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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 15:29

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In Café Pédagogique

 

 Et si on réduisait la taille des classes ? Alors que la réduction de la taille des classes reste une des premières revendications des enseignants, comme l'atteste le sondage effectué en mars 2012 par le Café pédagogique, cette mesure reçoit peu d'écho dans la campagne électorale. Certes, Luc Chatel ne cesse de répéter, sans être contrarié, que le nombre d'élèves par classe n'a pas d'impact sur les résultats. Et s'il avait tort ? "Le nombre d'enfants par classe n'a pas d'impact sur les résultats, bien au contraire". Le 7 mars 2012, Luc Chatel a encore asséné cette opinion lors d 'un débat à l'Assemblée nationale. Ces propos confortent la politique de suppressions de postes. Luc Chatel explique qu'il s'appuie sur les travaux de l'OCDE qui montrent qu'il n'y a pas de lien direct entre le nombre moyen d'élèves par classe dans un pays et ses résultats. "Les effets de la variation de la taille des classes sur la performance des élèves ne sont pas étayés par des éléments probants. Les recherches menées dans ce domaine controversé n’ont pas permis de tirer des conclusions cohérentes, même s’il apparaît que les classes moins peuplées pourraient avoir un impact sur des groupes spécifiques d’élèves, notamment les élèves défavorisés", écrit Regards sur l'éducation 2011. ...

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 15:01

In Mediapart

 

C03-23
Alors que l'éducation est parvenue à s'imposer comme un thème majeur de la présidentielle, la plupart des candidats en faisant une priorité, nous sommes allés ces dernières semaines
à la rencontre des enseignants pour comprendre comment ils vivaient cette campagne et quelles étaient leurs attentes dans ce scrutin. « Jamais on n'a ressenti un tel enjeu autour de l'école », nous a ainsi confié une enseignante de primaire.
La question du vote enseignant concernant 800 000 agents est évidemment un enjeu crucial pour les candidats à la magistrature suprême. Longtemps considéré comme acquis à la gauche, l'électorat enseignant avait semblé montrer en 2007 que cette équation politique n'avait plus rien de systématique. Il y a cinq ans, le vote des profs s'était en effet largement éparpillé. Selon le sondage « sortis des urnes », Nicolas Sarkozy avait ainsi recueilli quelque 17 % des voix, François Bayrou 24 %, quand la candidate socialiste, Ségolène Royal, plafonnait à 41 % des voix.

Entre le parti socialiste et les profs, le désamour s’était installé sous le gouvernement Jospin avec l'épisode Claude Allègre et son « il faut dégraisser le mammouth », ainsi que ses nombreuses sorties sur l’absentéisme des profs. La sanction dans les urnes pour le candidat socialiste, en 2002, avait été terrible : à peine 19 % des voix enseignantes s’étaient portées sur Lionel Jospin au premier tour, les profs lui préférant souvent Jean-Pierre Chevènement, Noël Mamère ou Olivier Besancenot. En 2007, Ségolène Royal, ancienne ministre déléguée à l'enseignement sous la tutelle de Claude Allègre, malgré les appels au vote utile, ne soulève pas d’enthousiasme. Elle pâtit aussi de la diffusion d’une vidéo pirate dévastatrice où elle explique vouloir faire faire aux profs les « 35 heures à l'école », sans assumer cette assertion dans la campagne. 

Cette fois, le contexte n'est plus du tout le même. L'école a subi, depuis cinq ans, les suppressions massives de postes (75 000), la mise à terre de la formation des enseignants, une précarisation galopante du métier, sans parler des multiples expérimentations souvent très mal vécues comme le recrutement local dans les anciennes zones d'éducation prioritaire. Le monde enseignant est à bout de souffle, épuisé par la multitude de réformes qu’il a connues ces vingt dernières années.

 

Ce bilan pèsera lourd le 22 avril prochain. D'autant que les propositions (très radicales) du président-candidat – autonomie des établissements, remise en cause du temps de service, évaluation par le chef d'établissement – cristallisent les craintes du corps enseignant. Selon un récent sondage mené par l'Ifop, François Hollande arriverait largement en tête au premier tour chez les enseignants avec 46 % des intentions de vote. Moins par adhésion, le plus souvent, que par rejet du projet du candidat de l'UMP.

 

Anaïs et Christophe, sacrifiés sur l’autel de la réforme de la masterisation, voteront Hollande (nous disaient-ils dans notre première enquête) « sans grande conviction parce qu’il est temps que le président s’en aille. Cinq ans, c’est long. Dix ans, c’est une catastrophe pour le pays. »

© LD

Sandy Rico, prof d'EPS en ZEP se disait, elle, comme beaucoup de ses collègues « plutôt attirée par Mélenchon, mais je crois que je voterai Hollande, par sécurité. On a été malmenés pendant cinq ans et il faut vraiment que ça change ! »

La « très grande prudence » de Hollande

Pour le chercheur en science politique Frédéric Sawicki, qui mène depuis trois ans une recherche sur l’engagement citoyen et professionnel des enseignants français, contrairement à ce qu'avait pu faire croire le vote de 2007, l'ancrage à gauche des enseignants est profond. « Les enseignants restent la catégorie socioprofessionnelle la plus ancrée à gauche et dont l’ancrage sur le long terme ne se dément pas si on compare à d’autres groupes, comme les ouvriers par exemple. »

 

Si le passif avec le PS est réel, il relève que « François Hollande a adopté un discours d'une très grande prudence dans cette campagne ». La question explosive du statut des enseignants et de leurs obligations de service a été soigneusement remisée dans la campagne – même si, depuis des années les responsables d'éducation au PS n'ont pas caché qu'augmenter le temps de présence des enseignants était un de leurs objectifs. La proposition de rétablir 60 000 postes dans l'éducation était bien évidemment faite pour rassurer ce “grand corps malade” quant à ses priorités budgétaires. Même si, comme certains profs ont pu nous le dire, certains l'ont trouvée un peu « racoleuse » voire décalée par rapport à leurs attentes profondes de changement.

À droite, on ne semble en tout cas plus miser sur le vote enseignant mais plutôt sur le mécontentement et les angoisses des familles. « Il faut rappeler qu’en 2007, ce qui a été remarquable, c’était le très fort vote Bayrou, explique Frédéric Sawacki. Sans avoir laissé un bilan impérissable, il n’avait pas réformé à la hussarde et il était issu de leurs rangs. » S’il reste quelques sympathies pour le personnage, dans cette campagne, Hollande lui a coupé l’herbe sous le pied. « Après les suppressions massives de postes, son discours s’en tenant à la rigueur ne passe plus et, contrairement à 2007, on ne peut plus faire uniquement campagne sur les questions pédagogiques (le retour aux fondamentaux...– ndlr). » Les attentes sont telles qu'un discours trop tiède, ou proposant une forme de statu quo, n'est tout simplement pas audible.

Une jeune génération moins politisée

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 13:38

In Le Monde

 

 

Par Eric Marty, professeur de littérature contemporaine à l'université Paris-Diderot

 

Depuis la loi d'autonomie de l'université de la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse, jamais les universitaires ne se sont à ce point trouvés dans la servitude. Ce diagnostic empirique pourrait être une petite leçon de philosophie politique : le pouvoir ne donne des libertés que pour mieux se faire obéir, et l'autonomie aura été, en grande partie, un processus par lequel désormais les enseignants du supérieur se surveillent, s'asservissent, se soumettent eux-mêmes, obéissent par anticipation aux menaces par crainte d'être exclus des lieux de décision.

 

Dure et impitoyable leçon qu'on espère falsifiable : c'est lorsque les universités étaient soumises à un pouvoir centralisé, vertical, "soviétique" disaient certains, que nous étions réellement libres. Libres de travailler, libres d'enseigner, de chercher, de publier, de diriger des thèses sans les entraves normatives, bureaucratiques, asphyxiantes que les pouvoirs horizontaux n'ont, depuis, cessé de multiplier.

 

Ce constat est d'autant plus amer qu'il est peu question de l'université depuis le début de la campagne électorale. Si Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, est l'un des rares à proposer la remise en cause radicale des réformes, il ne semble pas déployer, hélas, une vision réellement refondatrice de l'enseignement supérieur et il se limite, en cela comme ailleurs, à une politique exclusivement corporatiste. Plus grave cependant est le flou dans lequel François Hollande, candidat du Parti socialiste, se situe jusqu'à présent. De ses propositions ne ressort qu'une simple amélioration de la loi d'autonomie, visant à atténuer les risques - il est vrai, réels - d'autocratie des présidents.

 

A peine l'autonomie des universités a-t-elle été mise en place dans les établissements que le gouvernement procédait à une succession de réformes et de restructurations autoritaires. La "mastérisation des concours" a été la première étape. Loi absurde visant, pour le recrutement des enseignants, à fusionner, dans un même parcours, un travail de recherche (master) et des épreuves sélectives de concours. Les universitaires étaient chargés, dans l'urgence, de produire de nouvelles maquettes des formations à partir d'informations floues et contradictoires pour un dispositif dont tout le monde savait à l'avance qu'il ne pouvait fonctionner.

 

On connaît ces techniques de management qui visent à déstabiliser le personnel concerné par une restructuration, en le plaçant dans une succession d'impasses. Cette réforme, inventée par Xavier Darcos, a échoué après avoir fait perdre un temps considérable aux enseignants, et avoir déstabilisé durablement les unités de formation (UFR). François Hollande veut apparemment revenir sur cette réforme. Mais il n'expose à aucun moment sa doctrine sur les concours de recrutement, dont toute la logique est désormais à repenser.

Deux questions importantes sont laissées dans le plus grand flou. Alors que jusqu'alors les enseignants étaient évalués individuellement par un unique organisme, le Conseil national des universités, qui a le grand mérite d'être composé d'enseignants élus, de toutes tendances, et qui, de ce fait, parvient à une forme d'équilibre, le gouvernement a inventé des procédures supplémentaires très coûteuses de contrôle tout à fait parasitaires, parmi lesquelles un organisme intitulé Agence d'évaluation de la recherche dans l'enseignement supérieur (Aeres), dont les membres sont nommés et cooptés dans des conditions opaques et chargés d'évaluer les équipes de recherche, les enseignements...

 

L'évaluation permanente, accompagnée d'incitations à l'autoévaluation, selon des normes, des protocoles inventés par des technocrates et doublés par l'enfer informatique, semble davantage avoir pour fonction de justifier l'existence des évaluateurs et de l'institution Aeres que de permettre de dresser un véritable tableau de la recherche en France. Des méthodes bornées peuvent quantifier des résultats mais, en aucun cas, permettre de saisir ce que font réellement les universitaires dont, en outre, le temps est dévoré par ces tâches stériles et abêtissantes d'évaluation. Sur ce point, François Hollande n'a, pour l'instant, lâché que des propos extraordinairement vagues.

 

Plus grave encore est le projet en voie de réalisation de créer des méga-universités par la fusion forcée des établissements actuels, sous l'apparent prétexte de pouvoir concurrencer les universités étrangères sélectionnées par le fameux classement de Shanghaï, alors même que celles-ci n'ont rien des mastodontes que l'on veut créer.

 

Il s'agit en réalité de supprimer des universités, des enseignements, sous le prétexte de doublons, voire sans doute des disciplines jugées non rentables. Sur ce point, la discrétion de François Hollande est d'autant plus inquiétante que, parmi les agents actifs de cette restructuration par bien des côtés destructrice, nombreux sont les jeunes loups sociaux-démocrates de l'université.

 

La confusion a été un outil puissant dans les opérations réformatrices, confusion pratique (accélération du tempo des prises de décision et des délais infantilisants d'exécution, opacité des lieux de décision et filtrage de l'information), confusion politique sur les objectifs des réformes et sur le rôle même des universitaires dans les choix opérés, c'est pourquoi, sans doute, plus que jamais, la clarté est nécessaire.

Comment, dans ces conditions, ne pas réclamer du principal opposant à la politique qui a été suivie pendant cinq ans dans l'université qu'il déclare, clairement, quelle est sa philosophie politique pour l'université de demain.

 

Eric Marty, professeur de littérature contemporaine à l'université Paris-Diderot

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 18:38

 

In Les Echos

 

 

Le gouvernement conservateur espagnol va prochainement adopter des mécanismes permettant aux régions, en charge des dépenses de santé et d'éducation, d'économiser annuellement 10 milliards d'euros dans ces secteurs.

 

L'annonce surprise de 10 milliards d'euros d'économies, lundi soir, par le gouvernement espagnol conservateur de Mariano Rajoy, n'en était pas vraiment une. Il ne s'agit pas, en effet, de coupes supplémentaires venant s'ajouter aux 27 milliards d'euros que l'Etat central va économiser cette année. Ce sont simplement une partie des quelque 15 milliards d'euros de coupes budgétaires que doivent faire les communautés autonomes espagnoles (les régions) pour remplir leur partie du contrat, à savoir limiter leur déficit à 1,5 % du PIB. Dans ce pays quasi fédéral, la cible de déficit (5,3 % du PIB cette année) est en effet répartie entre les différentes administrations publiques.
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 18:01

Le 15 avril, François Hollande

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Le 19 avril, Jean-Luc Mélenchon

 

 

 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 17:46

C03-24

par Claude BARRATIER

 

Il s’agit encore du financement obligatoire des classes élémentaires privées sous contrat d’association avec l’Etat par les communes où elles sont implantées et par les autres communes dans des cas dérogatoires.

Qu'apporte de nouveau la circulaire 2012 qui succède à la circulaire 2007 disparue et à la circulaire 1985 devenue obsolète?

Les contrats d’association ne sont pas signés par les communes
. Ils permettent à l’école privée de bénéficier du paiement par l’Etat de ses professeurs, à condition d’obtenir une délibération d’aval de la commune censée avoir besoin de l’école privée pour accueillir les enfants de son ressort. Officiellement « faute de place », mais plus souvent pour apporter une aide à l’école privée, elle donne l’avis favorable indispensable. S’agissant des classes élémentaires cet accord n’est révocable que par l’Etat ou l’école privée, la commune ne signant pas ce contrat.


Les classes maternelles ne sont pas concernées directement par la loi de 1959 mettant en place les contrats d’association. Cependant, pour permettre aux professeurs de l’école privée d’être payés par l’Etat, la commune a pu demander que les maternelles figurent au contrat d’association, ce qui lui impose leur financement, certes, mais sans obligation définitive.
Une convention (qui n’est pas le contrat d’association) signée cette fois entre la commune et l’école privée précise les modalités de ce financement qui peut être un forfait communal des classes maternelles.
La commune peut dénoncer la convention en ce qui concerne le subventionnement des classes maternelles, avant le terme de la convention éventuellement signée, selon les modalités prévues dans la convention. Beaucoup de communes font des conventions pour 1 an, signées chaque année.
S’il n’existe pas de convention, il n’y a pas de dénonciation, mais il faut quand même avertir l’école privée si la commune a l’intention de mettre fin à ce financement. Décision administrative à justifier, par exemple en raison des contraintes budgétaires et des priorités locales.

Le financement des classes maternelles a provoqué des contentieux nombreux entre les communes et les organes de gestion des écoles catholiques.

La loi de 1959 concernant seulement les classes élémentaires, ses circulaires d’application n’évoquaient jusqu’ici les classes maternelles qu’à titre accessoire.
L’OGEC a cependant longtemps prétendu que dès lors que les classes maternelles figuraient dans le contrat d’association, elles devraient faire l’objet obligatoire et définitif d’un forfait communal. Elle ne le fait plus, ayant perdu des recours.

Voir http://droit-finances.commentcamarche.net/jurisprudence/administrative-3/mentionnes-3/1046743-conseil-d-etat-3eme-et-8eme-sous-sections-reunies-22-10-2008-309956

Voici ce qu'écrivait déjà l'OGEC à ses responsables en 2009
« L’enjeu de la petite enfance: OGEC rapport annuel du 12 décembre 2009 »

Ce rapport confirme que les mairies n’ont à financer définitivement ni les ATSEM ni les écoles maternelles. Extrait page 15.
« Financement des classes maternelles
Nous avons été sollicités a de nombreuses reprises sur les difficultés rencontrées par certains OGEC pour le financement communal de leurs classes maternelles. En effet, ce financement a été remis en cause par certains élus cherchant a minimiser leur participation aux dépenses de fonctionnement aux écoles implantées sur leur territoire. D’autres maires, sans remettre totalement en cause leur financement, refusaient de prendre en compte la masse salariale ATSEM dans l’assiette du coût de l’élève, ce qui conduit a une diminution du coût de l’élève
Une note a donc été adressée pour donner des arguments a nos OGEC en faveur du financement des classes maternelles mais nous restons fragiles quant au maintien de ce financement communal.

Fin de citation

La circulaire 2012 vient de paraître, qui reprend en fait la circulaire 2007 disparue avec l'article 89 de la loi du 23 août 2004.

Pour l’éclairer, un rappel de contentieux développés sur le financement des classes élémentaires, lors de la sortie de la circulaire 2005 qui remplaçait la circulaire de 1985 sans l’abroger, est nécessaire.

Cette circulaire 2005 ajoutait aux dépenses matérielles d’enseignement les dépenses péri scolaires (garderie, étude du soir, temps de cantine de 11 h 30 à 13 h 30, incluant les coûts des fluides, des personnels de service, etc), les contrôles techniques (électriques, gaz, incendie). Et surtout, cette circulaire décidait que les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles étaient des agents territoriaux de service des écoles maternelles, une catégorie qui n’existe pas dans la fonction publique.
Les écoles privées donnaient cette même appellation à leurs prétendus ATSEM en oubliant qu’ils ne pouvaient pas être « territoriaux. », en oubliant aussi que la catégorie fonction publique ATSEM s’obtient par concours Fonction publique et pas autrement.
Les prétendus ATSEM de service figuraient bien, avec les personnels municipaux de service, dans la liste 2005 des dépenses à prendre en compte pour le forfait communal des classes élémentaires, ce qui ne reposait juridiquement sur rien, mais coûtait cher aux communes, qui ignorantes de la loi de 1959 consentaient, minoritaires, à appliquer la circulaire 2005.

L’imbroglio était total et la levée de boucliers fut importante chez les maires de France, en particulier dans l’association des maires ruraux. La circulaire 2005 fut abrogée et remplacée en 2007 par une circulaire qui excluait clairement les ATSEM (qui retrouvaient leur vraie appellation, Spécialisés et non plus des service), qui excluait tout le péri scolaire, coût de personnels et de fluides, assurances, etc au prorata, qui excluait aussi les contrôles techniques des dépenses à prendre en compte pour le forfait communal des classes élémentaires. Après sa liste ainsi expurgée, la circulaire 2007 évoquait les classes maternelles dans des termes semblables à ceux qui seront employés dans la circulaire 2012.

La circulaire n°2007-142 du 27/08/2007 est tombée avec la disparition de l’article 89 de la loi du 23 août 2004, remplacé par la loi n°2009-13 du 28 octobre 2009 (loi CARLE). Cette circulaire 2007 va inspirer la circulaire 2012. Il est utile de la rappeler.

http://www.education.gouv.fr/bo/2007/31/MENF0701576C.htm


La circulaire 2012 clarifie les choses, et conduit les communes à les clarifier. Les ATSEM apparaissent dans les dépenses qui ne sont obligatoires que si la commune finance les classes maternelles dans un forfait communal (rappelons que ce n’est jamais définitivement obligatoire, ce que la circulaire aurait pu rappeler, puisque la jurisprudence existe et que la loi de 1959 n’a pas été modifiée).

Extrait de la liste 2012 : « …coût des ATSEM, pour les classes pré-élémentaires pour lesquelles la commune a donné un avis favorable à la conclusion du contrat d'association ou s'est engagée ultérieurement à les financer. »
Notons bien qu’un financement au forfait communal n’est pas une simple subvention puisqu’il inclut obligatoirement le prorata ATSEM…ce qui n’est pas le cas d’une subvention.

Voici la circulaire 2012

http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=59362

Cette circulaire rappelle les obligations, liées à la loi CARLE, et qui concernent les communes extérieures à la commune de résidence de l’école privée.

Nous avions eu droit à la circulaire 1985 qui appliquait la loi de 1959 et qui concernait les communes ayant une école privée sous contrat d’association avec l’Etat dans leur territoire. Nous avons été égarés par la circulaire 2005 qui appliquait l’article 89 de la loi de 2004 aux communes extérieures…et que les préfets faisaient appliquer aux communes non concernées (celles qui avaient une école privée sous contrat d’association dans leur territoire), alors même que la circulaire de 1985 n’était pas abrogée. Puis la circulaire 2007 pour laquelle je peux faire la même observation.

Aujourd’hui une seule et même circulaire 2012 s’applique donc à la commune de résidence et aux communes extérieures. La circulaire de 1985 doit être oubliée, obsolète.

Pour éviter les doutes et les contestations, une commune qui ne souhaite pas ou qui ne souhaite plus payer un forfait communal pour les classes maternelles privées, gagne du temps en mettant fin dans les règles prévues à la convention éventuellement en vigueur concernant les classes pré élémentaires. S’il n’y a pas de convention commune/école privée il suffit de faire connaître à l’OGEC, quelques mois à l’avance, la suppression de ce financement des classes maternelles. Il faut que le Conseil municipal se positionne sur cette décision bien sûr, donc veiller à bien l’informer par des documents consultables avant la séance du Conseil.

Cela n’empêche pas le conseil de subventionner les classes maternelles privées sous forme de subvention votée séparément du forfait communal : Une subvention étant libre et facultative, contrairement au forfait communal, les communes qui ont choisi cette solution en sont très satisfaites. Elles n’engagent pas leur avenir quant à leurs disponibilités financières.

Si des difficultés survenaient avec une école privée qui exigerait que toute subvention comprenne un financement pour ses ASEM, la suppression pure et simple de toute subvention pour les classes maternelles supprimerait débat et perte de temps.

A contrario, la circulaire 2012 évoque pour la première fois le possible engagement à l’égard des classes enfantines des communes qui s’en tenaient dans leur contrat d’association aux classes élémentaires, seules obligatoires dans la loi de 1959. Cela permet à une commune soucieuse de développer l’enseignement privé d’introduire les classes maternelles sans modifier le contrat d’association dont elles ne sont pas signataires. Ce faisant, elles permettront ainsi aux écoles privées concernées de demander à l’Etat de modifier leur contrant d’association, en y incluant les classes maternelles, ce qui permettra aux enseignants privés de ces classes maternelles d’être payés par l’Etat.

C’est donc la première nouveauté de cette circulaire 2012, la seconde étant d’y introduire l’application de la loi Carle.

Cette circulaire ne devrait pas apporter de contestations nouvelles. Si tel était le cas, la référence absolue resterait la loi de 1959 et le Code de l’Education comme le rappelle la jurisprudence déjà évoquée :

http://droit-finances.commentcamarche.net/jurisprudence/administrative-3/mentionnes-3/1046743-conseil-d-etat-3eme-et-8eme-sous-sections-reunies-22-10-2008-309956

Pour des détails sur le calcul légal du forfait communal on peut consulter un guide du forfait communal ici:

« Guide du forfait communal » http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=140

Claude BARRATIER

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 17:41

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In Quelle Ecole pour demain

 
M. Chatel communiquait en juin dernier, via le site du ministère de l’éducation nationale, sur les progrès supposés des élèves de CE1 et de CM2 en math et français, mis en évidence, selon lui par les nouvelles évaluations nationales.

« Cette politique est en train de payer... »

En effet, le ministre de l’éducation nationale s’est empressé d’accompagner ses pseudo-constats d’un satisfecit concernant les mesures imposées à l’école depuis 2008 : « J’ai le sentiment que, progressivement, a-t-il déclaré, cette politique est en train de payer, et nous permettra d’avoir de meilleurs résultats, c’est-à-dire moins d’élèves qui quittent le premier degré en ne maîtrisant pas les fondamentaux... »

Revenons sur la précision des chiffres affichés par ce ministre :

« Les élèves de CE1 constituent la première cohorte à avoir bénéficié de la réforme [du primaire] depuis la grande section de maternelle. Les résultats obtenus sont encourageants, puisque
- près de 80% des élèves arrivent en fin de CE1 en ayant de bons acquis en français et en mathématiques.

Plus précisément :
- 78,4% en français, en 2011
- en progression de 3,8 points par rapport à l’année 2010
- et de 5,6 points par rapport à l’année 2009 ;

- 78,7% en mathématiques en 2011,
- contre 77,4% en 2010
- et 74,8% en 2009. »

 

Tant de constance dans la progression ne peut que museler l’opposant le plus obtus : l’objectivité, la précision des chiffres sont implacables, et la transparence est totale, puisque chacun peut consulter en ligne les données concernant son département, et les comparer aux données nationales.

Dommage, bien sûr, que l’on ne puisse enregistrer aucun des graphes affichés. Il semblerait qu’on ne puisse pas non plus ouvrir dans un nouvel onglet une autre année que celle demandée en premier : on en est réduit à les consulter les unes après les autres... Cela entrave un peu les comparatifs détaillés.

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 17:37

 

 

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Election présidentielle 2012
Parents d’élèves :
Pour une politique éducative ambitieuse,
FCPE 94 appelle à rejeter
la casse de notre Ecole publique !

 

Les parents d’élèves, comme l’ensemble des citoyens, auront à se prononcer les 22 avril et 6 mai à l’occasion de l’élection présidentielle. C’est un moment décisif pour changer l’avenir de l’Ecole publique, des jeunes et de notre société.

 

La FCPE Val de Marne appelle les parents d’élèves à rejeter la politique actuelle de casse de l’Ecole publique, ainsi que toutes les idées de haine, d’exclusion et de discrimination.

 

Notre fédération de parents d’élèves défend des valeurs et des principes d’égalité, de laïcité, de gratuité et de solidarité pour l’école publique. Elles sont indissociables d’un projet de société plus juste et plus démocratique. La FCPE 94 Val de Marne soutient, pour cela, l’ambition d’une école de la République émancipatrice qui forme des citoyens libres et éclairés, dotés d’un esprit critique, assurant un haut niveau de culture commune à tous.

 

Depuis une trentaine d’années, cette aspiration est piétinée par des conceptions et des politiques éducatives libérales de restrictions et de suppressions de moyens.

 

Ces cinq dernières années, le fossé des inégalités a été creusé Les suppressions massives de postes (80 000) et les réformes rétrogrades ont réduit la présence d’enseignants et de personnels éducatifs formés, au profit d’une vision sécuritaire de l’école. L’odieuse politique de chasse aux sans papiers fait vivre dans la précarité et la peur de très nombreux enfants et jeunes scolarisés.

 

Avec la suppression des Réseaux d’aide (Rased), la lutte contre l’échec scolaire a été sacrifiée sur l’autel de la marchandisation et de la mise en concurrence généralisée des élèves, des établissements et des personnels.

 

Désengagement de l’Etat, dérèglementations et individualisation des parcours scolaires ont creusé le fossé des inégalités. A tel point qu’aujourd’hui, comme l’attestent de nombreux rapports officiels, l’école ne reproduit pas les inégalités, elle les aggrave.

 

- La scolarisation des moins de trois ans est passée de 34,6 % d'une classe d'âge en 2000, puis 20,7 % en 2007 à moins de 10% aujourd'hui;
- depuis plus de dix ans, plus de 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans diplôme, ni qualification;
- L'université, dont le nombre d'étudiants stagne à 2 millions depuis 20 ans, compte de moins en moins d’enfants d’ouvriers.

 

Ces inégalités profondes minent l’avenir de l’Ecole publique et du pays. Il faut d’urgence s’attaquer aux causes, en réinvestissant massivement dans l’éducation. C’est un défi de grande ampleur, mais face à la profondeur de la crise dans la société, les choix politiques doivent redonner du sens et de l’ambition à l’Ecole publique.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 17:30

In LibéLyon

 

 

C03-18Certes, tout n'est pas joué à la maternelle, mais les premières années d’école sont déterminantes pour le devenir de l’enfant. En 2009, la ville de Grenoble (Isère) a décidé d'expérimenter une pédagogie visant à l'adaptation et à l'intégration progressive des tout-petits à l'école maternelle. Alors que ce dispositif, baptisé Structure passerelle, mené avec l'Education nationale et la Caisse d'allocations familiales, semblait montrer son efficacité, il est condamné. L'inspection académique de l'Isère a décidé, en effet, de ne plus assurer sa part du financement.

 

Et elle a pris la même décision, pour les mêmes motifs, à l'encontre de l'Espace passerelle mis en place par la ville voisine de Saint-Martin-d'Hères (Isère).
 

Les dispositifs passerelles ne sont pas une nouveauté. Ils ont été impulsés par la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989 et la note de service n° 91-015 du 23 Janvier 1991.

 

Considérant que « La " petite enfance ", de 0 à 6 ans, est une période déterminante pour le développement de l'enfant et souvent délicate pour les familles, notamment dans les milieux les moins favorisés », ce texte préconisait que l'entrée à l'école maternelle soit « préparée » dans des « structures périscolaires ».

 

En 2009, la municipalité grenobloise saute le pas. Et créé une structure passerelle. Animée par une éducatrice de jeunes enfants, un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem) et un professeur des écoles, elle « rayonne sur les trois écoles maternelles du secteur 5 situées en Réseau d'Education Prioritaire. Le secteur 5 compte un grand nombre de familles en grande précarité socio-économique et peu d'enfants de ce secteur bénéficient des structures d'accueil petite enfance », précise la municipalité.

 

« Les études montrent que les enfants de trois ans issus des classes populaires ont jusqu'à neuf mois de retard par rapport aux autres enfants », explique Paul Bron, adjoint à l'éducation du maire de Grenoble.

"La loi prévoit une possibilité de scolarisation des enfants de moins de trois ans dans les quartiers en ZEP (zone d'éducation prioritaire, ndlr) mais vu les restrictions budgétaires, ils sont de moins en moins fréquents. 35% des moins de trois ans étaient scolarisés il y a quelques années, 13% aujourd'hui », poursuit l'élu.

« Notre objectif était de voir comment on peut accompagner la scolarisation précoce des enfants de 2 à 3 ans repérés par les services sociaux, dans un cadre confortable ».

 

Depuis son démarrage en novembre 2009, la structure passerelle a accueilli 61 enfants. Un cabinet extérieur, le cabinet CITI'S, a été chargé de l'évaluation du projet.

Les premiers résultats montrent que l'objectif est atteint pour une majorité des enfants. Selon l'observation faite par les enseignants, les deux tiers des enfants sont en situation plus favorable que la moyenne ou ont rattrapé le niveau moyen de la classe.

 

Alors que la ville de Grenoble et l'Education nationale avait signé, en 2009, une convention d'objectifs pour 5 ans, l'inspection académique a donc décidé de mettre prématurément un terme à cette expérience en supprimant le poste de professeur des écoles.

 

La suite...

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 18:28

 

C03-24L’idée de placer l’aide aux élèves en difficulté hors du temps scolaire « normal » s’est insinuée, répandue, imposée dans le paysage éducatif comme une vague sournoise et sans ressac. Ses sources sont anciennes avec les devoirs et les cours particuliers. Elles ont décuplées en puissance avec les « boîtes de soutien ». L’aide individualisée, caractéristique de la politique des cinq dernières années, habilement imposée, a conditionné une grande partie de l’opinion publique.

 

Le pouvoir a réalisé une belle performance : transformer un mensonge en vérité, laisser croire que ce mensonge est une bonne chose pour l’école, réussir à afficher une certaine bonne foi. L’aide individualisée a réussi à s’imposer et à faire une fantastique publicité indirecte aux « boîtes de soutien » qui prolifèrent et qui font des bénéfices énormes, permettant aux plus puissantes d’envisager une cotation en bourse.

 

Comment lutter et aider à la perception de la vérité ? Ce n’est pas facile alors que le mensonge est porté par d’immenses moyens de communication[1], avec des publicités remarquablement conçues et un matraquage sur les ondes et sur les murs. Ce n’est pas facile quand on fait systématiquement appel à ce « bon sens » si dangereux quand il n’est pas confronté à la pensée divergente et à l’esprit critique. Un de mes amis, inspecteur d’académie, protestait : « Mais enfin, c’est quand même l’honneur de la République d’offrir aux enfants de pauvres gratuitement, ce que les riches se paient depuis longtemps pour leurs enfants ». Bien des élus soi-disant progressistes et même des syndicats hostiles aux politiques mises en œuvre depuis 2007 sont tombés aussi « dans le panneau ».

 

L’aide individualisée est une escroquerie[2]. Elle n’a rien coûté ce qui n’est pas son plus gros défaut : réalisée grâce à la suppression du samedi matin, elle a permis aussi de justifier la suppression des RASED et même la suppression de la formation continue des enseignants à laquelle tente en vain de se substituer l’animation pédagogique obligatoire. En la cautionnant, bien des responsables naïfs n’avaient pas mesuré qu’ils cautionnaient l’ensemble. Prétendre remédier, rattraper, compenser, remettre à niveau, hors temps scolaire, avec des élèves dont les difficultés ne peuvent être réduites à des constats d’évaluations qui n’en sont pas[3], relève de la malhonnêteté intellectuelle. La stigmatisation douce, le surdosage d’explications magistrales et d’exercices d’application, « de la même chose » pour 4 ou 5 que pour 25 ou 30 élèves, l’alourdissement d’une journée scolaire déjà trop lourde, même pour les enfants qui ne sont pas en difficulté, sont aujourd’hui condamnés par tous les spécialistes de tous les bords jusqu’au Haut Conseil de l’Education et à l’Académie de Médecine. Cela n’empêche pas le pouvoir de persister et d’annoncer, dernière trouvaille électoraliste, la création de comités « usines à gaz » pour gérer, médecine et orthophonie à l’appui, les dispositifs d’externalisation[4]du traitement de la difficulté scolaire.

 

On peut s’étonner que certains groupements continuent de cautionner la manœuvre. C’est évidemment dans l’intérêt des enfants, diront-ils[5], formule magique permettant de dissimuler toutes les manipulations.

 

L’opération est aussi une terrible dévalorisation de l’école et des enseignants. Ils n’en ont pas toujours conscience et scient parfois, en fustigeant l’insuffisance du travail à la maison, la branche sur laquelle ils sont assis La dégradation de leur image dans les médias est bien stimulée. Si les enseignants ne parviennent pas à améliorer la réussite scolaire pendant le temps normal de classe, c’est qu’ils ne sont pas compétents et que l’on fera appel à d’autres, hors temps scolaire. C’est aussi une arme considérable pour ne pas changer l’école ou pour réduire sa place dans la société. Il n’est pas question de changer l’école, ce qui peut satisfaire certains, puisqu’elle n’est pas efficace, ajoutons lui des dispositifs qui, de plus, pourraient être privatisés.

 

La suite...

 

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