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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 18:38

In Snuipp

 

Selon une étude réalisée par le réseau d’information Eurydice, 20 pays européens ont connu en 2011 et 2012 des coupes budgétaires sérieuses. La France fait partie des mauvais élèves.

Dans un rapport rendu public le 21 mars dernier, Eurydice mesure l’impact de la crise économique sur la gestion des systèmes éducatifs en Europe. Le moins que l’on puisse dire est que ce dernier n’est pas mince. Eurydice, réseau d’information européen sur l’éducation, estime que 20 Etats ont diminué leurs budgets pour l’éducation sur les années 2011 puis 2012. Les leviers utilisés pour faire fonctionner le système éducatif avec des budgets en baisse sont similaires partout : suppressions de postes, gel voire baisse des salaires, fermetures d’école, augmentation des effectifs par classe…

En France, budgets en baisse

Seuls neuf pays ont investi davantage dans leur école durant cette période mais quatre d’entre eux qui ont augmenté leur budget de plus de 5% se distinguent particulièrement, il s’agit de l’Allemagne, du Luxembourg, de Malte et de la Turquie. La France, elle, fait partie des pays où « l’effet de la crise financière sur les budgets de l’éducation » s’est fait particulièrement sentir. En effet, dans les 20 pays cités, dix ont diminué leurs budgets de plus de 5% (Grèce, Italie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Portugal, Roumanie, Pays de Galles, Croatie). La France, quant à elle, se classe parmi les pays où la baisse est comprise entre 1 et 5% alors qu’en 2009 et 2010 elle avait connu une légère hausse.

Télécharger :
- L’étude Eurydice (en anglais)

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 19:20

In Euronews

 

 

Lecture/Arrêt Vidéo

 

“On ne joue pas avec l‘éducation et la santé”, c‘était le mot d’ordre des manifestants espagnols à Madrid. Des dizaines de milliers de personnes, qui protestent contre les nouvelles mesures d’austérité, avec des coupes budgétaires prévues dans ces secteurs essentiels, l‘école et la santé.

 

“Nous protestons contre les coupes et la détérioration des droits des travailleurs, explique Santiago, membre du syndicat UGT. Il est clair que nous revenons 30 ans en arrière. La situation est inquiétante, mais le plus inquiétant, c’est la situation que nos enfants vont hériter”,

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 18:38

 

In Les Echos

 

 

Le gouvernement conservateur espagnol va prochainement adopter des mécanismes permettant aux régions, en charge des dépenses de santé et d'éducation, d'économiser annuellement 10 milliards d'euros dans ces secteurs.

 

L'annonce surprise de 10 milliards d'euros d'économies, lundi soir, par le gouvernement espagnol conservateur de Mariano Rajoy, n'en était pas vraiment une. Il ne s'agit pas, en effet, de coupes supplémentaires venant s'ajouter aux 27 milliards d'euros que l'Etat central va économiser cette année. Ce sont simplement une partie des quelque 15 milliards d'euros de coupes budgétaires que doivent faire les communautés autonomes espagnoles (les régions) pour remplir leur partie du contrat, à savoir limiter leur déficit à 1,5 % du PIB. Dans ce pays quasi fédéral, la cible de déficit (5,3 % du PIB cette année) est en effet répartie entre les différentes administrations publiques.
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 18:49

In Mammouth déchaîné

Info glanée dans des témoignages de Lemonde.fr : « Le salaire mensuel net [d’un enseignant de l’éducation nationale grecque] en début de carrière était l'année dernière de 1 114 euros, mais sera baissé a 660 euros le mois prochain pour 21 heures d'enseignement hebdomadaire.

J'ai 32 ans et je suis enseignant de langue grecque dans une école publique. Jusqu'en septembre, je gagnais 1 200 euros par mois. Je parle six langues, j'ai un doctorat en philologie, soit douze ans d'études, et je dois désormais survivre avec 750 euros par mois. Après avoir payé les dépenses de première nécessité, il me reste soixante-dix euros pour vivre. Soixante-dix euros pour aller chez le médecin, pour acheter des vêtements ou des livres, boire un café, aller au cinéma ou affronter un imprévu. »

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 07:57

In Europa.eu

 
 

Bruxelles, le 10 février 2012 – Plusieurs États membres de l’Union européenne, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, l’Autriche et la Belgique, pourraient connaître à l’avenir une grave pénurie d’enseignants, selon un nouveau rapport de la Commission européenne. Ce rapport, intitulé «Chiffres clés de l’éducation en Europe 2012», a été présenté aux ministres de l’Éducation des États membres, réunis à Bruxelles ce matin. Il montre que le nombre de diplômés choisissant la voie de l’enseignement diminue, alors que beaucoup d’enseignants approchent de la retraite. Cependant, il met également en évidence des aspects encourageants. Notamment, le budget de l’éducation est stable dans la plupart des États membres. De plus, l’enseignement supérieur reste la meilleure garantie contre le chômage: les diplômés ont plus de chances de trouver plus rapidement un emploi.

 

«Ce rapport constitue un outil précieux pour les décideurs politiques et leur fournit d’importantes indications. Le perfectionnement professionnel des enseignants est le garant d’un enseignement de qualité pour nos étudiants. C’est la raison pour laquelle Erasmus pour tous, le nouveau programme proposé par la Commission pour l’éducation, la formation et la jeunesse, vise à améliorer ce perfectionnement, tout en modernisant les systèmes d’éducation», a déclaré la commissaire à l’éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse, Mme Androulla Vassiliou.

 

Le rapport établit que la formation spécifique des enseignants – parrainage, lignes directrices relatives à l’évaluation, observation en classe, etc. – est plus répandue en Europe, aujourd’hui. Elle n’a cependant pas suffi à rendre l’enseignement plus attractif. La Commission entend contribuer à remédier à cela et à améliorer la qualité de la profession en permettant à un million d’enseignants d’acquérir une expérience d’enseignement et de formation à l’étranger grâce à Erasmus pour tous.

 

Le rapport indique aussi que le pourcentage de diplômés de l’enseignement supérieur dans la population a augmenté et que ces diplômés trouvent un emploi deux fois plus rapidement que les personnes moins qualifiées (5 mois contre 9,8 mois). On voit aussi que l’objectif que l’Union européenne s’est fixé pour 2020, à savoir porter à 40 % la proportion de diplômés de l’enseignement supérieur, se fonde sur des éléments solides. Il est vrai, toutefois, que les diplômés du supérieur sont de plus en plus surqualifiés pour le poste qu’ils occupent et que certaines professions offrent de meilleures perspectives d’emploi que d’autres, d’où l’importance croissante du choix de la formation.

 

Contexte

Le rapport intitulé «Chiffres clés sur l’éducation 2012» a été présenté aux ministres de l’Éducation des États membres de l’Union européenne, en même temps qu’un rapport conjoint du Conseil et de la Commission, «Éducation et formation dans une Europe intelligente, durable et inclusive» (voir MEMO/12/76).

 

Il a été élaboré conjointement par le réseau Eurydice et Eurostat. Il présente les principales évolutions des systèmes d’éducation européens durant les dix dernières années et associe données statistiques et informations qualitatives pour décrire l’organisation, la gestion et le fonctionnement de 37 systèmes d’éducation européens, du préprimaire à l’enseignement supérieur. Les données sont collectées via les unités nationales du réseau Eurydice, Eurostat et l’enquête internationale PISA 2009 (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), réalisée par l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Le précédent rapport de la série «Chiffres clés sur l’éducation» remonte à 2009.

 

La publication couvre les domaines prioritaires de la coopération européenne dans l’éducation et la formation, ainsi que la stratégie plus générale de l’Union européenne pour une croissance intelligente, durable et inclusive. Les 95 indicateurs repris dans le rapport couvrent la situation démographique, les structures d’enseignement, la participation, les ressources, les enseignants et le personnel de gestion, les processus éducatifs et les niveaux de qualification, ou encore, le passage à la vie active.

 

Le réseau Eurydice fournit des informations et des analyses sur les systèmes éducatifs et les politiques de l’enseignement en Europe. Il est constitué de 37 unités nationales réparties dans les 33 pays participant au programme de l’Union pour l’apprentissage tout au long de la vie (États membres de l’Union, pays de l’AELE, Croatie et Turquie). Il est coordonné et géré par l’Agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» de l’Union, sise à Bruxelles.

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:46
  
La FSU exprime sa plus grande solidarité, son soutien au peuple grec et au mouvement syndical qui se sont engagés dans la lutte contre le énième plan d’austérité imposé par la Troïka (FMI - BCE - Commission Européenne).

  

La Grèce est placée sous la menace d’un chantage permanent qui vise à lui faire accepter l’inacceptable et à l’entrainer de force dans une spirale du toujours plus d’austérité !

  

Inacceptable de ramener le peuple grec des décennies en arrière en baissant le salaire minimum, en licenciant 15 000 fonctionnaires de plus, en s’attaquant à nouveau aux retraites et aux dépenses de santé, en remettant en cause le principe de la négociation collective et les protections du droit du travail.

  

Inacceptable de punir le peuple alors que les intérêts de l’Eglise, des grands armateurs, des grands fraudeurs du fisc sont préservés, alors que le nouveau sauvetage des banques grecques par l’Etat protège les intérêts des actionnaires.

  

Inacceptable que l’Union européenne sacrifie la solidarité à la loi du plus fort !

  

Inacceptable qu’au mépris de la démocratie et de la souveraineté des peuples, le nouveau Pacte budgétaire condamne l’Europe à l’austérité permanente, à la récession, au démantèlement de l’Europe sociale.

La FSU tient à réaffirmer son soutien au peuple grec et exige un véritable plan de solidarité avec la Grèce !

  

Il est urgent de construire une Europe du partage des richesses et des solidarités. Il en va de la démocratie dans chaque pays européens.

 

Communiqué de la FSU
Les Lilas, le 14 janvier 2012

 

 


 

 

 

La Grèce au bord de la rupture



La situation actuelle de la Grèce est catastrophique. Les cures d'austérité successives n'ont fait qu'aggraver la crise entrainant le pays dans un cercle vicieux aux effets dévastateurs.

 

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:04

C03-23Ecoles fermées, hôpitaux et services municipaux tournant au ralenti : au Royaume-Uni, les salariés du public sont en grève mercredi 29 novembre. D'après les organisateurs, jusqu'à deux millions de personnes doivent se joindre à cette action.

Si le pays est peu habitué aux grands mouvements sociaux, et toujours très réticent quant aux retombées négatives pour les usagers, les syndicats entendent faire de ce mouvement une démonstration de force, face à un gouvernement intraitable sur sa réforme des retraites. Un millier de manifestations ont également été programmées dans le cadre de ce mouvement avec lequel l'opposition travailliste a pris ses distances.

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 17:30

In Le Monde

 

 
Penser "plus aux gens et moins à sauver les banques". Des milliers de lycéens et d'étudiants sont descendus dans la rue, jeudi 17 novembre, dans toute l'Italie pour dénoncer les coupes dans le budget de l'école publique, dans le cadre d'un mouvement international.
 

A Milan, des manifestants ont jeté des œufs sur le bâtiment de l'université privée catholique du Sacré-Cœur, dont était recteur le nouveau ministre de la culture, Lorenzo Ornaghi, qui a fait aussi l'objet de quolibets. "Redonnez-nous notre argent, que l'Eglise paye", scandaient les protestataires, exigeant l'arrêt des soutiens publics au système privé.

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 20:46

Rien à voir... quoique !

 

In Rue89

 

 

 


C03-18Angela Merkel et Nicolas Sarkozy à Berlin avant une conférence de presse, le 9 octobre 2011 (Fabrizio Bensch)

Ce « sommet » de la zone euro (dix-sept pays participants), convoqué à Bruxelles ce dimanche, est-il celui de « la dernière chance pour l'Europe » comme le laisse entendre Nicolas Sarkozy ? Simplement une étape de plus sur un long chemin qui permettrait de sauver l'euro, à en croire Angela Merkel ? Ou le premier jalon d'une prise de pouvoir technocratique sur cette zone euro ?

De fait, les deux dirigeants abordent la réunion dans des états d'esprit bien différents.

Sarkozy veut être le sauveur de l'euro

Côté Sarkozy, avant « son » sommet du G20 début novembre, il s'agit d'apparaître comme le sauveur du monde, à tout le moins de l'euro, si ce n'est de l'Europe. Et pour cela, le président français met en avant la nécessité d'augmenter massivement la dotation du Fonds européen de stabilité financière (FESF) tout juste mis en place. Une dotation qui passerait de 400 milliards d'euros à 1 000, voire 2 000 milliards.

A quoi s'ajoutent, côté français, la demande d'une plus forte implication de la Banque centrale européenne (BCE) dans le soutien des pays en difficultés – pour tout dire, en faisant jouer la planche à billets, comme l'a fait la banque centrale américaine – et le refus d'un abandon plus important que prévu de la dette grecque, ce qui mettrait les banques françaises, notamment, en grande difficulté.

Merkel ne veut rien lâcher

Côté Merkel, c'est une autre histoire. La chancelière allemande, en aussi grande impopularité politique que le président français, ne veut rien lâcher qui augmenterait la participation du contribuable allemand au sauvetage de la Grèce ou du Portugal (puis de l'Espagne, puis de l'Italie…).

Elle ne veut pas davantage d'un relâchement de la discipline monétaire de la BCE derrière lequel se profilerait l'hydre de l'inflation tant honnie par le peuple allemand.

En milieu de journée, jeudi, Berlin faisait état d'un « accord total » avec Paris, après les discussions informelles la veille, à Francfort. Mais cela ne trompe guère. Les chefs d'Etat ou de gouvernement vont se trouver, une fois de plus, face à une joute franco-allemande feutrée sur ces trois sujets :

  • gonflement du Fonds européen de stabilité financière,
  • implication de la BCE dans le renflouement des dettes souveraines,
  • montant de l'ardoise grecque à effacer (et donc à imputer aux banques prêteuses).

Un traité paraphé en catimini

Cela dit, un accord semble bel et bien exister entre Sarkozy et Merkel, c'est sur une modification du traité européen qui conduise à un véritable gouvernement économique de la zone euro. Là, les protagonistes avancent masqués. Bien sûr, une modification des traités a déjà été évoquée, mais de façon très générale, très floue. Or il s'avère que, dans une semi-pénombre, tout est d'ores et déjà prêt.

Le lièvre a été levé ces jours-ci par des militants plutôt anti-européens. Et déjà, la rumeur se répand sur le Web : nos dirigeants européens, plus particulièrement ceux de l'euro-zone, auraient d'ores et déjà conclu de nouvelles dispositions qui constitueraient autant de nouveaux pouvoirs supranationaux, une sorte de « dictature économique ». De quoi s'agirait-il ?

Sous un acronyme – « MES » – se cacherait un « mécanisme européen de stabilité » en passe de devenir le véritable gouvernement économique de la zone euro. Ce mécanisme prendrait dès 2013 le relais du Fonds européen de stabilité financière, mais avec une toute autre ambition. Or, qui tient les cordons de la bourse maîtrise le reste.

De fait, il semble bien qu'un traité pour l'établissement du Mécanisme européen de stabilité ait été paraphé par les ministres des finances des 17 pays membres de la zone euro, le 11 juillet dernier. Cela s'est fait en catimini, dans l'indifférence générale, et sans grande publicité. Apparemment, il n'existe d'ailleurs qu'une version officielle en langue anglaise de ce traité.

Rassurons-nous cependant : il n'en est qu'à l'état virtuel puisqu'il demande à être ratifié par les dix-sept parlements nationaux avant la fin de l'année 2012 pour entrer en vigueur. Ce qui promet de belles bagarres parlementaires.

L'orthodoxie ultralibérale ou le vice originel

Tel qu'il apparaît, ce traité institue, ou plutôt instituerait, un nouvel organe de politique économique européenne dont les règles de fonctionnement s'apparenteraient à celles du FMI. Il n'est qu'à prendre connaissance de l'article 12 dudit traité pour voir vers où on se dirigerait. Il n'est question que de « programme d'ajustement macroéconomique » et de « privatisations », de « surveillance des politiques économiques », « de rétablissement de la dette publique sur une trajectoire fiable ». Faute de quoi le MES refuserait son concours.

D'une certaine façon, ce mécanisme suppose donc un abandon de souveraineté économique pour chacun des dix-sept pays. D'ailleurs, l'objet même du MES (article 3) est éloquent : il s'agit de « mobiliser des fonds et fournir une assistance financière, sous stricte conditionnalité de politique économique au profit des membres du MES… ». On ne saurait être plus clair.

En soi, l'idée d'un pilotage centralisé de la zone euro est loin d'être absurde. On a suffisamment reproché aux dirigeants européens de se montrer trop mous et trop peu réactifs dans la gestion de la crise de l'euro pour barguigner sur une plus forte coordination des politiques économiques.

Là où le bât blesse, c'est que ce mécanisme européen de stabilité est tout entier imprégné de l'orthodoxie libérale la plus rétrograde, qui consiste à sacrifier la croissance à la monnaie. C'est son vice originel. Une sorte de prise en otage idéologique de la zone euro. On voit déjà où cela conduit la Grèce.

Sans contrôle démocratique

Et on peut se demander quelle marge de manœuvre aurait, par hypothèse, un gouvernement socialiste dans un pays de la zone euro, qui ne partagerait pas ce credo et voudrait pondérer son avancée vers l'équilibre budgétaire par un effort de croissance et de réindustrialisation.

On peut s'émouvoir surtout de l'absence de toute référence démocratique dans ce traité : pas un mot, que l'on sache, sur le parlement européen, pas une ligne, sur les organisations syndicales, tandis que la part belle est faite au président de la Banque centrale européenne et au président de la Commission européenne qui participeraient de droit à toutes les décisions. On se retrouverait ainsi face à un nouveau moloch techno-européen ne rendant compte qu'à lui-même.

Officiellement, à en croire le site même du Conseil européen, la modification du traité européen n'est pas à l'ordre du jour du sommet de dimanche. Nul doute qu'elle sera évoquée néanmoins. Et on ne serait guère surpris que le tandem franco-allemand trouve dans ce projet une sorte de panacée pour masquer leurs autres désaccords. On a coutume de dire que les sommets accouchent de souris. Pour le coup, celle-ci serait plus que redoutable.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 19:09

In Libération

 

 

Enseignants, parents et lycéens venus de plusieurs régions d’Espagne ont défilé samedi à Madrid pour leur première manifestation nationale.

 

 

 
Des milliers d'enseignants et lycéens, lors d'une première grande manifestation, en septembre. (© AFP Dominique Faget)

Aux cris de «non aux coupes» budgétaires dans l’éducation, des dizaines de milliers d’enseignants, parents et lycéens venus de plusieurs régions d’Espagne ont défilé samedi à Madrid pour leur première manifestation nationale, à l’appel des principaux syndicats du pays. Aux rythmes des tambours couverts par le son des sifflets, entre 70 000 et 100 000 personnes selon les organisateurs, ont défilé à la mi-journée dans une ambiance festive.

 

Beaucoup portaient des t-shirts verts «Ecole publique de tous pour tous» et agitaient des ballons de la même couleur, devenue l’emblème de la mobilisation croissante contre les coupes budgétaires dans l’éducation. Face à l’affluence sur la place proche de la gare d’Atocha, un deuxième cortège s’est constitué pour se rendre à la Puerta del Sol, paralysant la circulation dans le centre-ville.

«A VENDRE - EDUCATION PUBLIQUE», dénonçaient des panneaux oranges et noirs similaires à ceux accrochés sur les bâtiments pour signaler un appartement à vendre, résumant la colère des manifestants qui fustigent les coupes dans l’éducation publique au profit des écoles sous contrat ou privées.

Contre la privatisation des services publics

Les dirigeants politiques «font payer à l’enseignement une crise qu’elle n’a pas créée», ont regretté les syndicats dans «un manifeste pour la défense de l’éducation publique» lu à la fin de la manifestation. «L’école d’Esperanza est particulière. Si tu n’a pas d’argent, tu ne peux pas y entrer», chantait une fanfare de professeurs, en référence à la dirigeante du parti populaire (PP, droite) de la puissante région de Madrid, Esperanza Aguirre.

«Ce qu’ils veulent c’est privatiser l’éducation et tous les services publics», dénonce Manuel Pascual, l’un des membres de la fanfare, venu d’Extrémadure. Comme lui, nombreux enseignants et parents sont ceux qui craignent que cette politique de coupes dans l’éducation, suivie dans plusieurs régions administrées par la droite, ne s’étende à tout le pays après les élections législatives du 20 novembre pour lesquelles le PP est donné largement vainqueur.

 

«On va vers un modèle où l’éducation publique sera marginale et seuls ceux qui ont de l’argent pourront y avoir accès», regrette Berta Fernandez en montrant son écriteau «Abuela» (grand-mère) dans le dos. Outre Madrid, où des dizaines de milliers de professeurs et familles ont déjà défilé ces dernières semaines, des manifestants étaient venus dans 200 bus selon les organisateurs, d’autres régions comme la Castille-La Manche, l’Extrémadure, de Galice ou encore d’Andalousie.

Direction, le chômage

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