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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:18

 

 

C03-18« Premier » syndicat du primaire, le SNUipp entre en congrès prochainement ( à Saint-Malo) et différents courants et tendances commencent à tirailler.

L’inquiétude monte.

Les tensions vont au delà des traditionnelles oppositions de courants et s’affichent désormais aux conseils nationaux du SNuipp, parfois au sein même de la tendance majoritaire Unité et Action (UA), dans laquelle des prises de positions assez radicales circulent.

Il faut dire que les positions de l’actuelle direction ont eu de quoi secouer : les positions au CSE ou le syndicat est finalement favorable aux réformes, discours ambigus, positionnement sur la grève du 12 février...
A tel point que des sections entières du courant majoritaire (UA) ont décidé d’intervenir auprès de leur propre direction, que des syndicats locaux entiers ne se retrouvent plus dans la pensée officielle du boulevard Blanqui (siège du SNuipp) voire pactisent avec les diables (CGT-SUD, comme à Paris, contre les rythmes).

L’inquiétude est grande de voir naître « un syndicalisme qui négocierait « dans les marges », », certains reprochent de ne plus être dans la revendication, mais dans la politique d’accompagement et ainsi d’être en rupture totale avec la base. En fait cela fait un certain temps que la ligne jaune a été franchie.

Pire, il en va de la démocratie interne pour certains : les mandats de congrès ne sont pas repris par la direction du syndicat. De même les militants UA ont eu la surprise de découvrir que l'échange de postes contre des projets dans le cadre de la mise en place du « plus de maîtres que de classes » ou de la scolarisation des enfants de moins de trois ans était considérée par le syndicat comme une avancée. Adieu les critères d’attribution et la transparence... tout comme la prise en compte de l’avis de la base syndicale pour élaborer le positionnement syndical.

L’inquiétude est d’autant plus forte que se profilent des questions importantes sur lesquelles la direction entretien le plus grand flou et n’active ni ne relaie les questions dans sa presse : écoles du socle, le conseil commun d'école et de collège, l'arrivée progressive des « projets éducatifs de territoire », la multiplication des postes à profil, ...

 

 

 

 et toujours plus..

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:14

In Le journal de l'animation

 

Taux d'encadrement périscolaires : le Conseil d'État rejette le projet de décret – Photo © Igor Negovelov - Fotolia.com
Le Conseil d'État a rejeté le projet de décret visant à permettre un assouplissement des taux d'encadrement périscolaires dans le cadre d'un projet éducatif territorial.
 

La circulaire du 20 mars 2013 relative au projet éducatif territorial l'annonçait comme un fait accompli :

"L’organisation d’activités périscolaires dans le cadre d’un projet éducatif territorial permettra de bénéficier, pour une durée de cinq ans, d’aménagements des conditions d’encadrement des accueils de loisirs périscolaires, ainsi :

• un animateur pour 14 mineurs au plus (au lieu de 10 prévus par l’actuelle réglementation) pour les enfants de moins de six ans ;
• un animateur pour 18 mineurs au plus (au lieu de 14 prévus par l’actuelle réglementation) pour les enfants de six ans et plus."

Mais cette mesure nécessitait un décret en Conseil d'Etat, puisqu'il s'agissait d'introduire une dérogation aux articles R. 227-16 et R. 227-20 du Code de l'action sociale et des familles : un décret en Conseil d'État ne peut être modifié que par un autre décret pris selon les mêmes règles.

Trois raisons

Or un coup de théâtre s'est produit cette semaine : le Conseil d'Etat a rejeté le projet de décret sur l'assouplissement des taux d'encadrement périscolaires dans le cadre du projet éducatif territorial.  

À ce rejet plusieurs raisons :

- Le projet de loi sur la refondation de l'école qui modifie le Code de l'éducation en instituant le PEDT n'a pas encore été voté par le Parlement et peut encore être modifié : la dérogation aux taux d'encadrement fondée sur un PEDT pas encore défini n'a donc pas pour l'instant de fondement légal.

- On n'expérimente pas lorsqu'il s'agit de protection des mineurs : "on ne peut expérimenter une réforme en réduisant une règle qui induirait une baisse de la sécurité des mineurs".

- Le texte introduirait une rupture d'égalité des usagers devant la réglementation : l'existence d'un PEDT ne semble pas une garantie suffisante aux yeux des conseillers d'État pour justifier une telle différence dans les taux d'encadrement, d'un accueil périscolaire à l'autre.

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 18:00

In Acrimed

 

Le JT 20 heures de France 2 du 4 juin 2013 (que l’on peut voir ici consacre deux minutes (de 14’15 à 16’23) au rapport de la commission chargée d’examiner plusieurs hypothèses sur la nouvelle réforme des retraites. Deux minutes d’informations tronquées et faussées.

 

 

« L’actualité en France, c’est d’abord, je vous le disais, les premières pistes de la réforme des retraites. La commission chargée d’établir un rapport vient de rendre ses conclusions. Elle évoque de nombreuses possibilités : revenir sur les avantages fiscaux des retraités, augmenter, soit l’âge de départ, soit la durée de cotisation, augmenter aussi les charges patronales, bref, il y en a pour tout le monde. Mais ce qui retient le plus l’attention c’est ce qui concerne l’harmonisation des régimes. La commission suggère de modifier les règles de calcul pour les fonctionnaires. »

« Ce qui retient l’attention ». Mais de qui au juste et pourquoi ? Peu importe : l’attention est focalisée sur la sempiternelle « question » des régimes de retraite des fonctionnaires. Et en quoi est-elle de nature à justifier que le JT s’y intéresse tout particulièrement – plutôt qu’à celle des cotisations patronales, par exemple ? David Pujadas s’abstiendra d’en dire plus, mais le reportage qui suit, réalisé par « Margaux Manière, Didier Dahan, avec notre bureau à Poitiers », permettra peut-être d’y voir plus clair…

 

 

Sur fond d’images de fonctionnaires au travail, la journaliste commente, ou plutôt pronostique : « Instituteurs, infirmiers ou encore employés de mairie, leur pension de retraite pourrait baisser. Aujourd’hui le mode de calcul des retraites du public est plus favorable que celui des salariés du privé ; la commission Moreau qui rendra son rapport au gouvernement la semaine prochaine propose de rapprocher les deux systèmes. Une piste qui fait bondir les fonctionnaires... »

Manifestement, la journaliste considère qu’il est inutile de préciser que par « rapprocher les deux systèmes », il ne faut pas entendre aligner les retraites du privé sur celles, dont le mode de calcul serait plus avantageux, du public… Cela va de soi !

La suite du reportage, sans doute censée illustrer à quel point l’idée fait « bondir les fonctionnaires  », propose l’interview d’une femme…

 

 

Au téléspectateur de deviner non seulement qui elle est – ni le commentaire, ni aucune incrustation ne l’indiquent – mais aussi quelle question lui est posée – laquelle a été coupée au montage. Et si cette femme, qui est probablement fonctionnaire, retraitée ou non, ne semble pas « bondir », elle est effectivement opposée – quelle surprise – à une baisse éventuelle de sa (future ?) pension : « C’est perdre nos acquis, quelque part, parce que si nous, c’était calculé sur les 6 derniers mois… Il y a beaucoup de prise d’échelon en fin de carrière. C’est quand même plus intéressant.  »

Avec l’infographie qui suit, que redouble le commentaire, la journaliste choisit de présenter les conséquences d’une telle réforme pour « un fonctionnaire » virtuel qui s’avère quelque peu atypique…

 

 

« Aujourd’hui, les pensions sont calculées sur les derniers mois de la vie professionnelle. Ainsi un fonctionnaire qui gagne en fin de carrière 4000 euros par mois, touche aujourd’hui 3000 euros de retraite. Mais si la piste évoquée par le rapport était suivie, une période plus longue serait prise en compte, par exemple les 10 dernières années. Et sur cette période, le fonctionnaire n’a pas gagné 4000 euros en moyenne mais seulement 3500. Résultat sa retraite ne s’élèverait plus qu’à 2625 euros, 11 % de moins qu’aujourd’hui. »

On reste perplexe devant cette simulation : en 2009, selon l’INSEE, le revenu moyen des fonctionnaires était d’un peu moins de 2400 euros… Alors qui sont ces fonctionnaires qui finissent leurs carrières à 4000 euros par mois ? Existent-ils ? Combien sont-ils ? De quoi parle-t-on ? Salaire net ou salaire brut ? Celui ou celle qui aurait voulu suggérer que les fonctionnaires sont des nantis ne s’y serait pas pris autrement…

Le reportage enchaîne avec quelques mots d’Éric Aubin, présenté comme le responsable chargé des retraites à la CGT. Là encore, on ne sait quelle question lui a été posée…

 

 

« C’est une mesure pour rien. Qui avait fait l’objet d’un débat en 2010 avec Éric Woerth qui avait, à l’époque, abandonné cette mesure parce qu’elle ne sert à rien et elle va crisper, effectivement, les salariés notamment du public. » Des propos si brefs et allusifs, qu’on ne pourra en retenir que son opposition à la mesure. Il aurait par exemple pu être intéressant de savoir pourquoi ce bon connaisseur du dossier affirme à deux reprises que ce serait « une mesure pour rien »... Mais ce n’est pas dans le JT France 2 que le téléspectateur l’apprendra.

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 21:38

In Paroles aux dindons

 

 

C03-23Les élus qui ont choisi de mettre en place la réforme des rythmes scolaires dès 2013 risquent d’avoir une mauvaise surprise. L’Etat ne verserait pas le fonds d’amorçage promis en 2013, se défaussant sur la Cnaf. Mise devant le fait accompli, celle-ci refuse de financer en plus les activités périscolaires.

Les collectivités qui ont choisi de passer aux nouveaux rythmes scolaires en 2013 et qui comptait sur les financements de l’Etat et de leur caisse d’allocations familiales (CAF) pourraient bien en être pour leurs frais. Le 3 juin, dans la cour de Matignon, Jean-Louis Deroussen, président de la CNAF  ne cachait pas son agacement face aux tergiversations de l’Etat sur la question du financement de cette réforme.

 

Dans le dossier de presse concernant la rénovation de la politique familiale, dont le gouvernement a réservé la primeur hier au Haut conseil de la famille, figure en effet un paragraphe très ambigu qui n’a fait l’objet d’aucun commentaire de la part du gouvernement : l’affectation de 250 millions d’euros en année pleine, à la réforme des rythmes scolaires.

 

Ambiguïté
De quoi parle-t-on exactement ? Du fonds d’amorçage de l’Etat (1) ? De l’enveloppe que la Cnaf devrait verser aux communes qui ont fait le choix de passer aux nouveaux rythmes scolaires en 2013 au titre des prestations de services ?

 

Le gouvernement semble avoir joué jusqu’au bout sur cette ambiguïté pour finalement annoncer la couleur en fin de semaine dernière. « J’ai appris qu’il n’y aurait pas de fonds d’amorçage de l’Etat. Le gouvernement demande aujourd’hui à la Cnaf de le suppléer et de verser le fonds d’amorçage aux communes selon les modalités prévues initialement », s’insurge Jean-Louis Deroussen.

 

Yves Fournel, élu en charge de l’éducation et de la petite enfance de la ville de Lyon, et président du Réseau français des villes éducatrices (RFVE), lui aussi présent à Matignon, confirme le flou artistique que le Premier ministre laisse planer sur le financement de la réforme des rythmes scolaires : « Il devait y avoir deux types de financement : le fonds d’amorçage de l’Etat, versé aux communes par le biais des préfectures, et l’enveloppe prise sur le Fonds national d’action social (Fnas) de la Cnaf pour financer les prestations de services, d’un montant équivalent. J’ai posé la question au Premier ministre. Il m’a répondu qu’il n’évoquait aujourd’hui que la “politique familiale”. A ce jour, nous naviguons dans le flou, sans savoir si le financement des activités périscolaires via les prestations de services de la Cnaf débuteront en 2013 ou 2014 », admet l’élu.

 

Contraints et forcés
Dans le cadre des négociations de la convention d’objectif et de gestion (COG) qui lie l’Etat et la Cnaf pour cinq ans, et qui devraient aboutir prochainement, le gouvernement insiste pour que la Cnaf finance les activités périscolaires issues de la réforme des rythmes scolaires, même si elles sont gratuites pour les parents, et même si les taux d’encadrement ne sont pas conformes à ceux exigés habituellement par les CAF.

 

« Ces points sont encore en discussion », confirme Jean-Louis Deroussen, qui entend de toute façon rester ferme face à un gouvernement qui les a mis devant le fait accompli. « Si nous payons pour le fonds d’amorçage, ce sera contraints et forcés ! Mais en aucun cas, nous ne paierons deux fois. Le financement de l’activité périscolaire aura lieu uniquement là où nous financions déjà les collectivités au titre des activités de loisirs sans hébergement (ALSH). Nous ne voulons pas que la Cnaf soit remise en cause pour ce désengagement de l’Etat », prévient-il.

 

Un désengagement d’autant plus incompréhensible que les montants en jeu pour le fonds d’amorçage ne sont pas importants, peu de communes ayant fait le choix de passer aux nouveaux rythmes en 2013. D’après les estimations de la Cnaf, il s’agirait de débloquer 27 millions d’euros en 2013 et 80 millions d’euros en 2014. « Quand les élus vont découvrir qu’il ne peuvent pas compter sur l’aide attendue, ils risquent de renoncer à leur décision de passer aux nouveaux rythmes dès 2013 », prévoit le président de la Cnaf. A un mois des vacances d’été, il serait en effet temps pour le gouvernement d’annoncer clairement les règles du jeu.

Note 01:La première tranche est de 50 euros par enfant, accessible à toutes les communes qui passent aux nouveaux rythmes en 2013. La seconde tranche (40 euros en 2013, puis 45 euros en 2014 et 2015) est réservée aux communes éligibles à la dotation de solidarité rurale (DSR) ou urbaine et de cohésion sociale (DSU) dites « cible »

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:24

In Sauvons l'Université

 

L. Delaporte, Mediapart, 27 mai 2013

Lire aussi « Éducation : la potion amère de la Cour des comptes » par Francis Daspe, président de la Commission nationale Education du Parti de Gauche, Invité de Mediapart.

 

À lire ici (abonnés).

 

C03-23C’est simple comme deux courbes qui se croisent. Plus la France dépense pour son éducation, plus ses résultats baissent. Dans son dernier rapport, Gérer les enseignants autrement, la Cour des comptes a frappé très fort. Au moment où, hasard, promis-juré, le texte sur la Refondation de l’école, dont la création des 60 000 postes est la mesure phare, devait être adopté au Sénat, la cour assenait donc que « le système français ne souffre pas d’un défaut de moyens, mais de modalités d’allocation et de gestion de ces moyens, moins performantes que celles des pays comparables ». 60 000 postes pour rien ? Voilà qui fait d’autant plus mal que le budget de l’éducation nationale est le seul à être préservé de l’austérité et que les créations de postes s’y feront au détriment des autres fonctions publiques.

 

La Cour des comptes l’avait pourtant dit : recruter des enseignants était une hérésie. Dès juillet 2012, dans son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques, les sages pointaient déjà que les suppressions de postes dans la fonction publique n’avaient pas empêché la masse salariale de continuer d’augmenter en euros courants (une hausse due au poids des pensions). Pour tenir l’objectif du retour à l’équilibre des comptes publics, il fallait donc plutôt geler ou réduire le nombre de fonctionnaires.

 

Comme piquée de ne pas avoir été entendue, la Cour des comptes, qui a déjà publié plusieurs rapports sur l’école, vient rappeler à l’État quel employeur peu rigoureux il fait et fixe au passage sa feuille de route à Vincent Peillon, lequel doit ouvrir à l’automne des négociations sur le métier d’enseignant.

Combien faut-il de profs ? Quel est leur nombre « optimal » ? La Cour qui a mené une enquête dans cinq académies types assure que le ministère n’en a, passé les slogans de campagne, presque aucune idée. Les recrutements prévus chaque année en fonction des départs se font, affirme-t-elle, sur une base « insuffisamment documentée en termes d’impact sur les modalités de satisfaction du besoin des élèves ». En clair, au doigt mouillé et plus pour répondre aux pesanteurs de la machine bureaucratique qu’à de réelles nécessités pédagogiques.

Combien d’heures les enseignants travaillent-ils ? Là encore, les sages regrettent qu’au-delà des obligations de service liées au statut, l’État n’en sache rien et ne se fonde que sur des enquêtes déclaratives.

« Qu’est-ce qu’un bon enseignant ? »

Pour les sages, l’État doit pouvoir faire mieux avec moins, en reprenant donc le contrôle sur une masse salariale qui pèse tout de même 17 % dans son budget. Après cinq années d’application sans faiblir de la RGPP à l’éducation nationale et 80 000 suppressions de postes, il reste encore des marges, explique-t-elle, à condition de mettre en place un mode de gestion des personnels plus efficace. Et de pointer çà et là, quelques « niches d’efficience », comme aux grandes heures de la RGPP : des enseignants qui ne font pas leur temps de service complet, des remplaçants inoccupés à certaines périodes de l’année, des profs épuisés dont on ne sait que faire (836 en 2011, soyons précis)… Des marges limitées, certes, mais censées démontrer une fois de plus l’absence de pilotage du système et ses rigidités.

 

Dans ce nouveau rapport, la Cour trace donc les voies du redressement des comptes publics par une gestion plus fluide de la « ressource » enseignante : annualisation du temps de travail, bivalence au collège (enseigner plusieurs matières), porosité entre le primaire et le collège…

Adepte d’un management moderne, la Cour des comptes prône une plus grande autonomie des établissements et des chefs d’établissement aux pouvoirs accrus. En soulignant une fois de plus l’absurdité d’un système d’affectation qui envoie systématiquement les plus jeunes enseignants dans les endroits les plus difficiles, le rapport propose de profondément modifier le système. Les profs seraient ainsi affectés « en fonction de l’adéquation de leurs compétences et de leur parcours avec les besoins des élèves », après avis du chef d’établissement.

 

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 19:19

In Toutes les Nouvelles 22/05/2013

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 18:06

In Le Mammouth Déchaîné

 

 
Il y a des jours ou les « processus de civilisation » (N. Elias) vont plus vite que d’autres. Aujourd’hui la fin d’une certaine idée de la République d’après guerre.

* Acte III de la décentralisation : Analyse.

Le texte entre ces jours ci en discussion devant le parlement. Peu de personnes en parlent, allez savoir pourquoi... Trop subversif ?

Parce qu’il change la nature même du pacte républicain. C’est-à-dire ?

L’architecture de ce projet de décentralisation modifie de façon assez radicale la place de l’Etat dans le fonctionnement quotidien de notre société en organisant un transfert conséquent de nombreuses missions et en attribuant, de façon plus ou moins aléatoire, des moyens et des marges de manœuvre nouvelles aux collectivités territoriales. Il accorde notamment un poids conséquent aux « métroples », ensembles urbains de plus de 400 000 habitants. Et surtout il créé les conditions de la concurrence, à l’échelle européenne, des régions, des métropoles entre elles, et rompt totalement le rôle de redistribution de l’Etat et de péréquation entre les territoires. Chaque territoire aurait ainsi une large autonomie pour se piloter, avec des coeurs, encore plus au coeur de l’activité (on ne vous parle pas des périphéries....). Bref une réinvention des territoires comme le souhaites les néolibéraux...

Plusieurs organisations syndicales (en particulier SOLIDAIRES) ont demandé de tirer un bilan des deux premières phases de la décentralisation. Le gouvernement a refusé net. Pas le temps. Il semble nécessaire de légiférer dans l’urgence.

Cet acte III sera en fait découpé en trois lois . Dans la philosophie des trois projets de lois, on comprend clairement que le pouvoir transfère une partie de ces prérogatives aux régions principalement, et aux métropoles particulièrement. En effet, dans la nouvelle organisation le pouvoir économique, avec toutes ses composantes (politiques de l’emploi, de la compétitivité, de la formation professionnelle, des transports ... ), est désormais confié aux régions.
La dimension sociale ne semble vouloir relever que du seul niveau des départements, mais ceux-ci auront la possibilité d’organiser des transferts de ces missions vers les régions et les métropoles.
Dans le même temps, la création de métropoles à l’autonomie consolidée (fiscale, sociale et économique) interpelle sur ce nouvel échelon politique qui forcément, aura une influence certaine sur le développement des services publics dont l’état se porte en principe garant.
Deux sortes de métropoles devraient voir le jour juridiquement : trois métropoles regroupant plus de un million d’habitants (le grand Paris Ile de France, le grand Lyon et Aix-Marseille-Provence) Pour Lyon et Marseille, la mise en place effective devrait être au début de l’année 2015 (janvier et avril). Dix métropoles regroupant chacune plus de quatre cent mille habitants (les principales grandes villes de France et leur agglomération (ex Nantes-Saint Nazaire). Seule Strasbourg serait déclarée « euro-métropole ».
Ces dispositions font l’objet du premier projet de loi présenté en mai.

Le deuxième volet de l’acte trois, décline les schémas d’organisation pour « mobiliser pour la croissance, l’emploi et la promotion d’égalité des territoires ».
C’est donc dans celui-ci, que seront examinés les axes éventuels sur lesquels l’accent sera donné pour y parvenir.
Quelles missions ? (Les fonds européens, la formation professionnelle, l’orientation des jeunes (apprentissage), la recherche et l’université ... ) on note la mise en place de « guichet unique », la réapparition des maisons de services publics.. Certaines organisations syndicales ont porté cette formule. A ce stade il n’est pas inutile de rappeler l’objectif affiché du gouvernement : « Pour une action publique simplifiée, plus proche des citoyens, donc plus efficace et moins coûteuse ». Avec ce genre de phrase on y trouve le meilleur comme le pire.

Le troisième volet abordera quant à lui de façon concrète les procédures de transferts de compétence. En effet, ce sont autant de transferts de missions qui, une fois confiées aux régions, ne permettront plus d’avoir une vision nationale des politiques menées.A aucun moment, sur les deux cent et quelques pages, il n’y a de référence à l’aspect fiscal et financier.

MAIS :
Rien sur l’organisation de transfert des moyens budgétaires pour garantir les transferts de missions. Rien sur une véritable réforme fiscale garantissant des services publics sur tout le territoire.
Rien de particulier sur la notion de péréquation.

Bref tout va bien...
 
Et toujours plus..

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 18:03

In Snuipp

 

 

Avec seulement 18,6% des communes passant à 4,5 jours en 2013, la mise en œuvre de la réforme des rythmes s’avère difficile. D’autant que les communes élaborent la nouvelle semaine selon des modalités très diverses. Tour d’horizon de quelques situations représentatives.

18,6% des communes, 22,5% des écoles, 22,3% des élèves, les chiffres du passage à 4,5 jours en 2013 rendus publics par le SNUipp-FSU traduisent l’ampleur des difficultés de cette réforme à l’épreuve de sa mise en œuvre. Avant que les DASEN n’avalisent les projets, les communes sont rentrées dans une phase d’élaboration de la nouvelle semaine selon des modalités très diverses : certaines consultent enseignants et parents, d’autres non, certaines appliquent le décret, d’autres s’en éloignent. Tour d’horizon de quelques situations représentatives.

À Joué-lès-Tours, on demande un arbitre

Certaines communes, à l’économie, optent pour un « saupoudrage » en réduisant le temps scolaire par petites touches Ainsi à Joué-lès- Tours (40 000 habitants) les 15 écoles publiques se sont vu présenter de nouveaux horaires prévoyant de simples décalages d’1/4 d’heure de la pause méridienne et des heures d’entrée et de sortie de classe. Ce choix à l’économie qui ne prévoit pas de temps d’activités périscolaires (TAP) a été très largement rejeté dans les écoles. Parents et enseignants dénoncent un « projet municipal élaboré sans aucune consultation ni concertation des professionnels et des parents » et proposent un aménagement différent : 8h30-11h30 (dont le mercredi) et 13h30-15h45. Une organisation qui permet d’envisager des TAP de 45 minutes en leur donnant un réel contenu éducatif et qu’ils soumettront au maire lors d’une audience. En cas de nouveau blocage, les conseils d’écoles voteront contre le projet de la municipalité et demanderont au DASEN de se positionner.

Le Maire de Servon a dit : « on veut faire, mais pas sans vous... »

D’autres communes, respectant mieux l’esprit du décret, raccourcissent les 4 journées de 45 minutes. Comme à Servon-sur-Vilaine, 3600 habitants, où les dix enseignants de l’école primaire étaient pourtant réticents à transformer la semaine scolaire dans la précipitation. Le climat de confiance et de dialogue établi avec la mairie a sans doute joué un grand rôle. Celle-ci avait déjà prévu de passer en 2013 à un double service de restauration le midi. Un tout nouvel équipement dédié à l’accueil périscolaire a permis d’évacuer le problème épineux d’occupation des locaux. Guillaume, le directeur, souligne l’importance des réunions de concertation qui se sont tenues régulièrement dès le mois de janvier : « l’équipe ne souhaitait pas modifier la pause méridienne et le maire a accepté d’organiser les TAP en fin d’après-midi ». Le projet retenu : une matinée plus longue de 8h 45 à 12h15 avec une après-midi raccourcie de 13h45 à 15h 30 et 3 heures le mercredi matin. Des ateliers, gratuits au moins la première année, sont organisés tous les jours de 15h 30 à 16h 30. L’équipe a choisi de placer l’APC tous les lundis en parallèle de l’activité péri-scolaire. Pour Guillaume, « ce scénario a été validé en Conseil d’école même si certains collègues ont un peu de mal avec le mercredi matin. On a la chance de pouvoir mettre en place un projet dont on est les décideurs, autant essayer en 2013... »

Peu de communes changent de rythme scolaire et toutes ne le font pas de la même manière

Hors décret à Parentis

Certaines communes préfèrent sortir du cadre trop contraint du décret en regroupant les activités périscolaires sur deux séances de 1h 30 ou en diminuant les horaires de l’après-midi au profit d’une matinée de 4 heures de classe. À Parentis-en-Born dans les Landes, la mairie était partie sur un projet d’allongement de la pause méridienne. Mais pour les 15 enseignants de l’école élémentaire, pas question de récupérer les enfants après trois heures de pause dans cette petite ville côtière où il est souvent difficile de mettre les enfants au travail l’après-midi. Une nouvelle organisation qui fait consensus a été proposée : Horaires de prise en charge inchangés (9h-12h, 14h-17h) mais le mardi et le vendredi, l’école s’arrête à 15h30 pour deux plages de TAP de 1h 30. Une solution qui ne modifie pas l’organisation des transports scolaires et permet à la commune d’organiser des activités sportives, musicales, linguistiques plus structurées en utilisant le milieu associatif local. Laurence, la directrice attend avec impatience l’autorisation du DASEN pour cette organisation hors décret : « Ça n’a pas été facile de se mettre d’accord et il serait dommage de revenir en arrière ». Le maire lui, espère bénéficier quand même de la subvention allouée pour les communes qui passent en 2013.

Les enseignants en première ligne

D’autres communes encore font le choix d’allonger la pause méridienne de 45 minutes ce qui ne modifie pas les horaires de sortie. Une organisation dictée par les contraintes budgétaires qui suscite souvent la critique légitime des enseignants comme à La Bresse (88), Nanteuil- Le-Haudouin (60), Bischwiller (67), Besançon (25), Évry (91) ou encore dans les maternelles d’Arras (62). Ces exemples montrent que l’assentiment de tous les acteurs est une condition nécessaire à la construction d’un projet de qualité dans lequel les enseignants sont en première ligne. Les problèmes rencontrés, les difficultés et les réussites devront être analysés avant que l’ensemble des communes n’applique la réforme en 2014.

Comité de suivi sur les rythmes : Obtenir des améliorations

Le comité de suivi de la réforme des rythmes a été installé le 23 avril dernier. Composé notamment de syndicats, de représentants des communes ou de parents d’élèves, il est chargé d’examiner les apports et les limites des principales organisations mises en place. Le SNUipp-FSU y participera mais ne fera pas tapisserie. Sa participation au débat est guidée par l’exigence de qualité pour les nouveaux rythmes des enfants et pour les conditions de travail des enseignants. Cette ligne de conduite sera tenue par le SNUipp dans ce comité, en faisant remonter les dysfonctionnements et en portant la nécessité de réécriture du décret afin de valoriser notamment la consultation et l’avis des conseils d’école. Dès le mois de juin, le comité présentera un point d’étape. Emaillé de bilans ponctuels, un rapport final sera publié en juin 2015.

Consulter les conseils d’école
C’est l’heure des choix. Pour le SNUipp-FSU, toute nouvelle organisation de la journée (horaires de l’école, durée de la pause méridienne, utilisation des locaux, ...) ne peut pas être le fruit d’une décision unilatérale des communes validées par le DASEN. Les conseils d’école doivent être consultés, leur avis et leurs propositions entendues. Quand un désaccord survient, une concertation doit permettre de trouver un point d’équilibre entre l’avis des conseil d’école et la commune. De plus, l’organisation des 108 heures (concertation, APC,..) est de la responsabilité pédagogique des équipes enseignantes. Le SNUipp-FSU est ferme sur le sujet : ce sont les équipes des écoles qui décident, et non les communes qui imposent.
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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 18:00

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:51

In Médiapart

 

 

Le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des enseignants est « un bréviaire grossier des idées libérales », dénonce Francis Daspe, responsable de l'éducation au Parti de Gauche. En préconisant austérité et « meilleure gestion » des ressources existantes, ce rapport pourrait aider le gouvernement à justifier l'abandon d'une promesse : le recrutement de 60 000 enseignants au cours du quinquennat, s'inquiète-t-il.

 


 

Dans la nuit qui suivit la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, le roi fut réveillé d’urgence pour être informé de cet événement fondateur. A la nouvelle ainsi portée à sa connaissance, Louis XVI émit l’hypothèse d’une révolte pour qualifier l’action populaire. « Non, sire, c’est une révolution ! », lui fut-il rétorqué. La lecture du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des enseignants rendu public mercredi 22 mai nous inspire une réflexion identique. Le commentaire le plus pertinent que nous pourrions adresser au président de la Cour des comptes, Didier Migaud, serait du même tonneau. « Un rapport ? Non, Monsieur le président, c’est un bréviaire ! »

 

C’est qu’en effet ce rapport recense la quasi-totalité des vieilles lunes libérales qui ont déstabilisé l’institution scolaire depuis plusieurs décennies. Elles avaient connu une accélération prodigieuse au cours des deux derniers quinquennats de la droite décomplexée. Nous nous étions (beaucoup) efforcés de vouloir croire, avec l’alternance, à une inversion de la tendance. Il n’en est malheureusement rien, ou alors si peu. Les politiques menées sont loin d’être en rupture avec leurs devancières : trop de continuités ont été d’ores et déjà dénoncées par les acteurs du système éducatif.

 

Les préconisations de ce rapport de la Cour des comptes, qui, rappelons-le, ne constitue pas un texte gouvernemental, coïncident en réalité grandement avec nombre de renoncements politiques et d’aveuglements idéologiques charpentant depuis une année l’action du ministre Vincent Peillon et le projet de loi d’orientation présenté au Parlement. L’examen un tant soit peu attentif du texte permet d’en prendre pleinement la mesure.

Il est suggéré d’en finir avec la gestion nationale des enseignants et de démanteler les cadres nationaux de l’école, via notamment le recrutement académique des enseignants du secondaire et l’adaptation des programmes à l’environnement local. La correspondance avec la volonté de territorialiser l’école, comme en témoignent la déclinaison de l’acte III de la décentralisation et le décret sur les rythmes scolaires, est à cet égard édifiante.

 

L’annualisation des obligations de services des enseignants, la redéfinition de leurs missions dans le sens d’une extension au mépris de leur formation et la polyvalence disciplinaire ne constituent rien moins qu’une attaque à peine voilée contre les statuts des personnels, pourtant boucliers de l’intérêt général.

 

L’autonomie des établissements est poussée extrêmement loin : les emplois du temps, la répartition des horaires entre disciplines et une partie des rémunérations des enseignants seraient décidées localement et non plus par des cadrages nationaux garants d’une certaine égalité territoriale, même imparfaite. C’est ouvrir de fait la boîte de Pandore d’une gestion managériale et d’une contractualisation des moyens attribués aux établissements sur la seule base d’une concurrence féroce que l’on voudrait présenter comme « libre et non faussée ».

 

L’allègement du nombre de cours dans les collèges défavorisés traduit en fin de compte le triomphe de la logique du socle commun, minimaliste et utilitariste, redoutable levier pour une école à deux vitesses se contentant de vouloir acheter une bien illusoire paix sociale dans des territoires demandant au contraire une volonté farouche de lutte contre les inégalités sociales.

 

La recommandation d’échanges de professeurs entre l’école élémentaire et le collège s’inscrit dans le cadre du dispositif Eclair (écoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) mis en place par la droite et que le nouveau ministre socialiste n’a pas abrogé. Le critère de « l’engagement » pour rémunérer différemment les enseignants fait irrésistiblement penser au salaire au mérite que voulaient instituer de manière compulsive les ministres de droite.

 

Pour justifier cette potion amère, la Cour des comptes reprend à son compte l’antienne des déclinistes de tout poil mettant toute leur énergie à dénigrer le système éducatif français pour mieux le démanteler en le transformant en entreprise, à force de gestion managériale et de privatisations rampantes. Ne dit-on pas que qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ?

 

Le dénominateur commun à toutes ces « suggestions impératives » est l’austérité. C’est ainsi que les conditions pour l’abandon d’une des rares promesses volontaristes faites lors de la campagne présidentielle sont offertes sur un plateau au gouvernement : le recrutement de 60 000 enseignants au cours du quinquennat. Il est claironné sur tous les tons qu’il ne s’agit pas d’une question de moyens humains supplémentaires, mais d’une meilleure gestion des ressources existantes, c’est-à-dire qu’il s’agit de s’accommoder de la pénurie créée par la droite. Autrement dit, faire mieux avec moins. Ce rapport ne vise rien moins qu’à justifier une capitulation programmée au milieu de gué en ce qui concerne ces recrutements absolument nécessaires.

 

Un rapport de ce type répond toujours à une commande. Concernant celui-ci, on aurait tendance à dire qu’il a été commandité. La nature du contrat semble claire : abattre encore davantage l’école de la République pourtant mise à mal. Le commanditaire ? Les forces coalisées de l’oligarchie communiant dans le mythe de la « seule politique possible », avec en figure de proue le Medef.

 

La suite...

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