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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 17:47

In NouvelObs

 

Selon la Cour des comptes, les budgets alloués favorisent les académies enregistrant les meilleurs résultats, laissant les autres à la traîne. Le gouvernement ne mène aucune "politique particulière en matière de réduction des inégalités" à l'école, allouant même des moyens à des académies bien dotées au détriment des plus nécessiteuses, selon un pré-rapport de la Cour des comptes révélé par "Le Monde" vendredi 13 avril.

 

Dans ce "relevé d'observations provisoires", titré "L'éducation nationale et les inégalités territoriales : résultats et moyens scolaires", la cour conclut que "si le ministère de l'Education nationale souhaite réellement lutter contre les inégalités géographiques de résultats des élèves, une profonde inflexion de ses politiques territorialisées et une réforme de son mode d'allocation des moyens apparaissent donc indispensables".

 

"On peine à trouver une cohérence traduisant une politique d'ensemble précise", soulignent les magistrats, pour qui "le système éducatif se caractérise par des inégalités territoriales de toutes natures". Et "les moyens actuellement déployés ne permettent pas d'y remédier", ajoutent-ils.

Et d'asséner le coup de pied de l'âne : "Alors même que les outils sont disponibles, le ministère ne se met pas en position d'analyser précisément les inégalités territoriales, leurs causes, et les moyens de les limiter".

Chatel dénonce une lecture "partisane"

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 17:28

Les cathos de droite profitent des élections pour  vendre le chèque éducation et en finir avec l'Education Nationale

 

 

C03-18Extraits :

"Au pays de la carte scolaire, la liberté de choix de l’école par les familles est vaille que vaille assurée par l’existence d’établissements dits « libres » qui produisent un petit quart de l’enseignement des premier et second degrés.

Pourquoi « dits » libres ? Parce que ces institutions vivent très majoritairement grâce à un contrat léonin passé avec l’État : celui-ci prend en charge les salaires de leurs enseignants, mais en contrepartie leur impose des règles de fonctionnement calquées sur celles de leurs homologues publiques. La liberté de ces établissements « sous contrat » est donc limitée, qu’il s’agisse des programmes, des méthodes pédagogiques ou des équipes."

 

"Le chèque scolaire est la solution qui permettrait à la libre entreprise pédagogique de concurrencer à armes égales l’administration pédagogique qu’est l’Éducation nationale. Il consiste en effet à fournir un budget par élève à tout établissement répondant à de strictes normes de qualité, qu’il soit public ou privé. Le financement reste assuré par l’impôt, ce qui garantit à tout citoyen, fut-il pauvre comme Job, que ses enfants pourront être scolarisés où il veut dans de bonnes conditions (…)

Dans beaucoup de domaines, le « big-bang » serait en France la meilleure façon de réaliser un véritable changement institutionnel, si les dirigeants de ce pays avaient l’intelligence et l’audace requises pour mener une telle opération. Mais la ligne Maginot qui protège l’enseignement traditionnel est probablement beaucoup plus complète que celle qui, en 1940, a été débordée par la blitzkrieg allemande. Il faut donc réfléchir à une stratégie d’infiltration."

Source d'origine

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 12:48

In Médiapart

 

« De mémoire d'enseignant qui commence à approcher de l'âge de la retraite, c'est la première fois qu'on nous envoie un tel courrier », s'émeut un prof de l'académie d'Amiens. Par une lettre adressée aux chefs d'établissement, plusieurs académies ont en effet lancé un rappel au devoir de réserve durant la période électorale qui laisse ceux qui l'ont reçu pour le moins perplexes… « A l’occasion de la période électorale qui s’ouvrira prochainement, je vous rappelle qu’il en découle une obligation de réserve pour tous les agents de l’Etat, excluant la participation à des manifestations publiques en compagnie d’élus », affirme la missive signée par le directeur académique qui précise que « cette période de réserve électorale débutera le 23 mars et se terminera le 17 juin 2012 ».

 

Seuls événements à faire exception, les commémorations du 8 mai et celles du 10 mai liées à la traite et l’esclavage ainsi que celle de la Journée de la déportation. En prenant connaissance de ces consignes surprenantes, les enseignants en ont déduit qu'ils ne devraient donc assister à aucun meeting politique, à aucune réunion en présence d'élus et que, par exemple, le défilé du 1er Mai, où les élus évidemment sont nombreux, serait par conséquent interdit à tout agent de la fonction publique !

« C'est du délire », s'emporte Daniel Robin, co-secrétaire national du Snes. Pour qui ce comportement relève d’« un autoritarisme totalement idiot, symptomatique du climat actuel qui consiste à vouloir strictement encadrer les membres de la fonction publique. Je voudrais bien savoir, poursuit-il, si le ministre pense que les 800 000 enseignants doivent être interdits de participer en tant que citoyens à la campagne électorale». S'il admet que dans l'exercice de leur mission, il est «bien entendu inacceptable de se lancer dans une quelconque propagande électorale ou dans une réunion avec les parents par exemple», pour lui le devoir de réserve n’interdit bien évidemment pas l’exercice de la citoyenneté aux enseignants, qui, précise-t-il, «peuvent être eux-mêmes élus ou candidats». « La règle est la suivante : les représentants de l'Etat ne doivent pas participer durant la campagne à des manifestations publiques qui pourraient s'apparenter à un engagement politique. Il s'agit là des préfets, des recteurs évidemment mais ni des enseignants, ni a fortiori de tous les agents publics», souligne-t-il.

D’où est venue la consigne de diffuser ce rappel à l’ordre dont l’origine légale paraît bien incertaine ?

 

« Un venin peu à peu distillé »

Interrogé, le directeur de l’inspection académique d’Amiens, Jean-Luc Strugarek, nous explique qu’il a simplement relayé une note du préfet, classique en période électorale. Pour lui, l’émotion causée chez les enseignants repose sur «un malentendu» puisque la consigne ne s’appliquerait que «durant le service des fonctionnaires». Quand on lui oppose qu’il est plutôt rare que les profs assistent à des manifestations publiques avec des élus sur leur temps de service, il assure qu’il s’agit par exemple d’éviter qu’un enseignant ne participe à un événement pour valoriser telle ou telle action du conseil régional par exemple.

Une interprétation bien particulière qui a manifestement échappé aux enseignants. Pour Daniel Robin, il s’agit pourtant bien d’une politique visant à museler les fonctionnaires. «C’est un venin qui a été peu à peu distillé», explique-t-il, et qui a partiellement réussi à semer doutes et craintes chez les agents de la fonction publique. Au point que certains ne savent plus s'ils sont autorisés à parler publiquement de politique ...

Au ministère de la fonction publique, on assure que si aucune consigne particulière n’a été passée récemment, il existe bien une «période de réserve républicaine» dont les dates sont fixées par le ministère de l’intérieur et qui impose un certain nombre de contraintes aux agents de la fonction publique. Au ministère de l’Education nationale, on semblait surpris par ces courriers, sans faire plus de commentaire.

Il y a un an pourtant, à l’occasion des cantonales, le ministre de l’éducation avait déjà été interpellé par le député PS Bernard Roman sur des consignes relatives à cette “période de réserve électorale” pour les enseignants. Il s’était alors fendu à l'Assemblée d’une explication pour le moins embarrassée. Tout en rappelant le droit à la liberté d’expression de tout citoyen, il affirmait que «des règles spécifiques ont notamment été édictées s'agissant des périodes électorales». Pendant ces périodes, expliquait le ministre, «une obligation de “réserve d'usage” a été consacrée à l'égard des fonctionnaires, dans l'exercice de leurs fonctions. (…) Si, en principe, tous les fonctionnaires sont concernés par cette obligation, dans les faits, seuls sont visés ceux qui sont amenés à participer, dans l'exercice de leurs fonctions, à des manifestations ou cérémonies publiques. Cette obligation ne découle d'aucun texte statutaire ou relatif au droit électoral. Il s'agit d'une tradition républicaine». Pour simplifier le tout, il précisait également que cette «interdiction, durant cette période, de participer à une manifestation ou à une cérémonie publique (…) peut, toutefois, être nuancée au cas par cas, en fonction des situations particulières».

En clair, cette réserve particulière aux périodes électorales n'a aucun statut légal mais repose sur une tradition républicaine dont personne n’a entendu parler et s'applique de surcroît au cas par cas...

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:51

In Le Monde

 

 

C03-24Mesdames et messieurs les candidat(e) s à l'élection présidentielle, aucun de vous ne peut l'ignorer : les maux dont souffre notre système scolaire sont alarmants. Longtemps, nous avons voulu croire qu'il restait l'un des meilleurs au monde. Tout démontre, aujourd'hui, qu'il est devenu médiocre et, à certains égards, désespérant.

 

Médiocre ? C'est le constat en quatre points dressé par tous les rapports récents, de l'OCDE ou du Conseil économique, environnemental et social, du Haut Conseil de l'éducation ou de la Cour des comptes :

1. Chaque année, dans une sorte d'indifférence catastrophique, 150 000 jeunes sortent du système sans qualification.

2. L'effort budgétaire de la France en faveur de l'éducation est de plus en plus à la traîne par rapport aux autres pays de l'OCDE, en particulier pour l'enseignement primaire, où se créent des retards souvent irrémédiables.

3. Ce malthusianisme, symbolisé depuis cinq ans par la suppression de quelque 70 000 postes, achève de démoraliser un corps enseignant qui n'en avait pas besoin.

4. Les compétences des élèves de 15 ans se dégradent par rapport à celles de nos voisins ; loin de corriger les inégalités de départ entre élèves, l'école française a tendance à les aggraver.

Le nouveau (pré) rapport de la Cour des comptes dont nous avons eu connaissance rend le diagnostic plus désespérant encore. Au terme d'une longue enquête sur la répartition des moyens entre académies et établissements, les magistrats de la Rue Cambon concluent ceci : "Le système scolaire français se caractérise par l'importance et la persistance des inégalités, au rebours de l'objectif d'égalité des chances fixé par le code de l'éducation."

 

En clair, qu'il s'agisse de l'affectation d'enseignants expérimentés ou des taux d'encadrement, l'Etat favorise les écoles, collèges et lycées déjà les mieux dotés et accorde moins de moyens à ceux qui sont les plus défavorisés et réussissent moins bien. Dans la plus grande opacité, cette discrimination s'est aggravée ces dernières années, et elle n'est pas corrigée par les contributions des collectivités locales. Elle réduit à néant l'effort supposé des zones d'éducation prioritaires, censées donner plus à ceux qui ont moins.

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:46

In Sud Education

 

 
Déclaration de la fédération SUD Éducation-Union syndicale Solidaires au Conseil Supérieur de l’Éducation du 11 avril
 

Après le ministre, le ministère fait campagne… à droite toute ! Comment comprendre autrement les derniers textes issus du ministère de l’Éducation nationale qui paraissent à moins d’un mois d’échéances électorales décisives ?

La circulaire de rentrée 2012 publiée au BO du 29 mars reprend la plupart des idées du ministère et du programme UMP.

 

En primaire, vous dressez un bilan flatteur en vous attribuant « l’amélioration du niveau de français des élèves de CE1 » attestée par des évaluations nationales dont la fiabilité est sujette à caution. Vous proposez essentiellement un programme d’aide pour les élèves de grande section composé uniquement d’exercices d’entraînement systématiques décontextualisés. Imposer des apprentissages de plus en plus précoces en réduisant l’école maternelle à une préparation de l’école élémentaire, c’est nier son rôle spécifique qui tient compte des besoins psychologiques et physiologiques particuliers des enfants très jeunes qu’elle accueille pour les faire rentrer dans la sociabilité, la découverte du monde et de la langue. Cela risque de conduire à l’augmentation de l’échec pour les élèves les plus fragiles d’autant que vous continuez la liquidation des Rased dont l’action allait bien au delà d’une simple remédiation. Cette démarche est contreproductive et ne correspond pas pour nous au rôle de l’école maternelle.

 

Au collège, l’orientation précoce est confirmée. Avec la généralisation d’une évaluation de fin de 5e portant sur le français et les maths, la circulaire annonce le rétablissement d’un palier en fin de 5e. Dans le même sens les 3e DP6 deviennent officiellement « des classes préparatoires aux formations professionnelles » et surtout de « nouvelles formes variées d’alternance proposées dès la classe de quatrième… » La circulaire applique dans l’urgence la globalisation des horaires de langues annoncée par le ministre le 7 février. Le caractère expérimental ne trompe personne : l’absence de définition d’un volume horaire pour chaque langue vivante signe la fin des horaires officiels. Les collèges globalisés adapteront leur offre de langues aux postes existants. Ainsi grâce aux groupes de compétence conjugués à cette mesure, le ministère pourra récupérer des postes aux dépens de la formation en langues des élèves.

 

Au lycée, après les économies d’heures et de postes générées par la réforme, d’autres suppressions de moyens se profilent avec la mise en place des « réseaux de lycée » qui permettront de jouer sur la carte des formations pour économiser des postes. Après avoir dynamité l’enseignement de l’histoire-géo dans le cycle terminal, vous ne résistez pas à introduire, à titre expérimental, un nouvel enseignement mixte SES/PFEG qui pourrait contourner les SES et leurs enseignant-es déjà bien malmené-es par la réforme du lycée. Alors que la remise en cause de la voie technologique se poursuit en lycée professionnel, la circulaire encourage l’alternance en terminale professionnelle selon les vœux du président-candidat. Pour finir comment oser écrire que « l’assouplissement de la carte scolaire contribue à l’égalité des chances » !

 

L’éducation prioritaire continue à être dévoyée. D’un côté, pour la majorité des établissements, une école du socle, qui est aussi frappée par les réductions de dotation pour 2012, de l’autre un écrémage républicain pour une minorité d’élèves méritant-es avec vos internats d’excellence. Partout un dynamitage des statuts des personnels avec les lettres de missions et la généralisation du recrutement local, maintenant hors mouvement national.

 

La destruction du service d’orientation de l’éducation se confirme. Les Cop sont relégués au suivi prioritaire des cas psychologiques alors que les suppressions des postes mettent les CIO en difficulté pour accueillir les élèves. Dans le même temps la procédure de labellisation qui est en marche dans le cadre d’un Service Public d’Orientation Tout au Long de la Vie (SPOTLV) correspond à une externalisation des missions d’aide à l’élaboration des projets et d’accompagnement des collégien-ne-s et des lycéen-ne-s.

 

Concernant la formation, la circulaire continue à faire l’apologie de la mastérisation dramatiquement contredite par l’effondrement des inscriptions aux concours depuis 2010 et par le vécu des stagiaires. Pour autant le nouveau projet d’arrêté fixant le cahier des charges qui est présenté à ce CSE relève aussi de cette fuite en avant. L’annulation avec sursis, à la demande de plusieurs organisations dont SUD Éducation et la FCPE, d’une partie des arrêtés de 2010 sur la formation des maîtres-ses, n’a jamais été mise à profit à pour remettre à plat votre réforme. Pire, pour être en conformité avec l’arrêt du conseil d’État, vous présentez un nouveau cahier des charges qui aggrave encore la situation. Rien ne change dans le schéma global de la formation ; en effet, 2 ans de master sont toujours nécessaires pour passer le concours et les épreuves écrites, orales ainsi que la validation du M2 demeurent concentrées la même année. La réforme reste donc socialement sélective avec une année supplémentaire à financer et la mission s’avère aussi impossible, vu la masse de travail en M2. Une fois cette course d’obstacle franchie, vous maintenez une formation d’un tiers de l’obligation de service en plus du temps plein des « stagiaires » pour le même salaire… sans compter le stress et le temps de préparation et de transport pour les divers stages. Sans doute la coupe du « travailler plus » n’était pas suffisamment pleine, puisque vous prévoyez que des étudiant-es en formation assurent des stages en responsabilité et se substituent ainsi aux enseignant-es en violation des règles statutaires. C’est le cas avec des stages portés à 40 jours au lieu de 2 fois 15 jours en responsabilité en M2, mais aussi avec les masters en alternance où les étudiant-es servent de moyen de remplacement à l’année avec une classe en responsabilité sur une année ou les deux ! L’ensemble se faisant bien sur sans réel cadrage national par des conventions locales entre rectorat et établissements du supérieur chargés de la formation !


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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:42

In Snuipp

 

 

Comme l’an passé, le SNUipp-FSU a donné la parole aux Professeurs des écoles stagiaires pour recueillir leur appréciation concernant leur entrée dans le métier.

 

Avec 23,8 % de participants, cette enquête à grande échelle permet de mesurer les évolutions du côté du vécu des stagiaires alors même que le ministère avait défini des nouvelles modalités d’accompagnement : accueil de 5 jours maximum avant la rentrée, disparition de la formation accompagnée de septembre aux vacances d’automne.

 

A l’évidence, les aménagements proposés ne convainquent pas les intéressés. Plus de 7 PES sur 10 continuent de juger que leur formation n’est pas suffisante. Ils sont même 41,3 %, contre 35,5 % l’an dernier, à la considérer comme vraiment « insuffisante ». Certaines critiques sont renforcées : manque de préparation aux différents niveaux de classe ( de 57,7 % en 2011 à 62,2 % ) , charge de travail (de 58,4 % en 2011 à 59,7 %) . Une autre critique fait une percée : la confusion entre temps de formation et temps d’évaluation ( de 24,4 % en 2011 à 34%) au sujet des visites de formateurs. Plus nombreuses cette année, elles visaient à compenser le non respect du tiers-temps réglementaire de formation. Une récente enquête du SNUipp-FSU montrait que cette insatisfaction était également vécue par les formateurs eux-mêmes. Enfin, avides de réelles améliorations, à 98 %, les PES plébiscitent de nouvelles modalités pour l’année de stagiaire, privilégiant une prise de fonction progressive alternant stages en classes et retours en formation.

 

Ce bilan constitue une pièce supplémentaire à verser au réquisitoire déjà conséquent de l’échec de la réforme de la formation des enseignants. Il est temps de tourner la page et de rouvrir sérieusement le chantier.

A la prochaine rentrée, le SNUipp-FSU demande des mesures d’urgence :

Pour les stagiaires de la rentrée 2012 :

- A la rentrée, aucun PES ne doit débuter seul en classe. La mise en responsabilité face aux élèves doit s’opérer de manière progressive
- Offrir à minima le tiers-temps de formation de 12 semaines
- Proposer des temps de regroupement à l’IUFM pour l’analyse des situations professionnelles vécues (gestion de classe, travail en groupe, classe multi-niveaux, progressions, différenciation pédagogique, autorité, évaluation, relation aux familles …), l’approfondissement disciplinaire et didactique, la formation aux différentes facettes du métier comme l’apprentissage de la lecture, du langage, la psychologie de l’enfant, la spécificité à l’école maternelle, la scolarisation des enfants en situation de handicap…).
- Proposer des parcours de formation adaptés au cursus des stagiaires ( en fonction du type de master, des stages effectués, précédemment... ) qui leur permettent de s’exercer dans tous les cycles et de rencontrer une diversité de terrains (ruralité, environnement social…)

Pour les stagiaires des rentrées 2011 et 2010 :

- Mettre en place des compléments de formation

D’une manière générale, des discussions doivent s’ouvrir pour reconstruire une véritable formation professionnelle des enseignants : elle devra être conçue selon un continuum intégrant des modules de préprofessionnalisation dès la licence, un concours avec des épreuves disciplinaires et professionnelles, l’organisation d’une véritable alternance progressive en M1 et M2, la reconnaissance de la formation par un master.

Paris, le 12 avril 2012

Lire aussi :
- le dossier de presse

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:34

In Le Monde

 

 

L'éducation n'est plus nationale. Un rapport d'observations provisoires de la Cour des comptes que Le Monde s'est procuré montre pour la première fois l'injustice de la répartition des moyens d'enseignement sur le territoire. Quelque 93 pages d'un travail inédit dévoilent ligne après ligne comment l'Etat donne plus à ceux qui ont déjà plus et moins à ceux qui cumulent tous les risques de réussir moins bien. Un favoritisme qui s'est aggravé ces dernières années.

 

L'académie de Créteil, qui était en 2006 dans la moyenne nationale pour la dépense par élève dans le primaire, est tombée au 22e rang sur 26. Et c'est la même injustice dans les lycées et collèges. Pour la rentrée 2011, Créteil, qui gagnait 3 836 élèves dans le second degré, a perdu 426 postes, quand l'académie de Paris, qui gagnait, elle, 1 000 élèves, a obtenu 20 emplois de plus.

 

Ce travail est entre les mains du ministère et de quelques recteurs invités à faire part de leurs remarques à la Cour. La procédure classique prévoit que leurs réponses soient annexées au rapport définitif. Selon la chronologie évoquée dans ces pages, il a fallu une année aux rapporteurs de la Cour des comptes pour obtenir les données nécessaires à leur travail. Les magistrats racontent avoirbatailler ferme pour obtenir certaines informations du ministère de l'éducation, et précisent que leurs demandes "n'ont pas toujours abouti".

 

 SITUATION ANCIENNE

Même si la situation est ancienne, le gouvernement n'a aucun intérêt à laisser sortir ces comparaisons, qui montrent qu'en 2010 l'Etat a dépensé 47 % de plus pour former un élève parisien que pour former un banlieusard de Créteil ou de Versailles. 51 % de plus pour former un Parisien qu'un Niçois... Il est décrit, noir sur blanc, comment sous couvert d'une éducation censée offrir à tous la même chose, voire donner plus à ceux qui ont moins, l'école française entérine des situations acquises qui sont profondément injustes. Paris a des enseignants expérimentés, une offre de formation bien plus large que d'autres académies et, même si son taux d'encadrement n'est pas plus élevé, cela privilégie le Parisien.

 

En France, on sait où sont les élèves défavorisés, mais on ferme les yeux sur cette donnée lors de l'allocation des moyens. Le ministère octroie les postes d'enseignants aux académies ni vraiment en fonction du nombre d'élèves, ni en fonction de leur milieu social, ni en fonction des résultats aux évaluations, s'étonnent les magistrats. "Il est impossible à partir des données fournies par le ministère de mettre en regard l'évolution des moyens financiers alloués par l'Etat, celle du nombre d'élèves et celle de leurs résultats", jugent-ils.

 

Preuve que les situations de fait sont entérinées, les calculs se font toujours par rapport aux moyens dont dispose déjà une académie. S'y ajoutent deux principes, selon la Cour : plus une académie est grande, plus elle est ponctionnée en période de récupération de postes. Et plus son tour arrive tard dans le dialogue de gestion entre le ministère et les académies, moins il reste de postes de profs à distribuer. Dommage pour Créteil et Versailles qui couvrent la banlieue parisienne et ses quartiers difficiles mais répondent à ces deux critères ! Interrogé sur ce rapport, l'actuel directeur de l'enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, répond que "son affectation des moyens tient compte des nécessités de compensation". Et que son mode d'attribution est "complexe mais pas opaque".

 

Pourtant, la différence de traitement commence dès qu'un enfant met un pied dans l'école. Pour un élève de primaire de l'académie la plus défavorisée de France métropolitaine, le pays dépense 2861euros par an. Pour un Parisien, il en dépense 3 134. De la maternelle au CM2, cela fait un différentiel d'une année d'enseignement... Et la scolarité des enfants de 2 ans, qui doit être un accélérateur de réussite pour ceux qui sont les plus éloignés des apprentissages? Les "pauvres" sont les premiers à en être écartés. Le rapport révèle qu'en Seine-Saint-Denis, seuls 0,9 % des moins de 3 ans ont une place à l'école contre un peu plus de 4 % dans l'académie de Créteil tout entière et 13,4 % en moyenne nationale (jusqu'à 49 % en Lozère).

 

BONNE CONSCIENCE

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:29

In Basta!

 

Comment rendre compte des progrès de Lise, élève de CE2 ? A la demande du ministère de l’Éducation, les instituteurs passent beaucoup de temps à évaluer le travail de leurs élèves. Un système d’indicateurs et de cases à remplir qui rappellent les baromètres « qualité » et d’objectifs qui ont envahi le monde du travail. Très loin des réalités de la classe et de l’enfant.

Des larmes coulaient le long de sa joue quand elle est revenue de la classe de ma collègue. Une peine silencieuse. Gros sur le cœur. La veille, j’ai expliqué à ma collègue que Lise ne travaillait pas, que j’étais dépassé. « Envoie-la moi quand elle ne fait plus rien. Elle viendra finir son travail chez moi », m’a-t-elle proposé. Le lendemain, après avoir averti Lise de ce qui l’attendait, j’ai ouvert la porte qui sépare nos deux classes. Remontrances et morale. La technique de l’électrochoc, dixit l’institutrice.

 

Le lendemain, Lise reprenait lentement son rythme. Sur son cahier du jour : souvent la date, parfois la consigne, rarement l’exercice. Une autre collègue me confiait : « Tu sais, j’ai eu Lise en maternelle, je la connais un peu, je ne crois pas que cela change quelque chose qu’elle aille travailler dans une autre classe, et même qu’on la dispute fortement. Tu as vu comment elle fait négligée ? Ses parents ne la suivent pas… » Pendant plusieurs semaines, je suis resté sans solution. À l’observer se balancer sur sa chaise, rêver. À l’écouter me raconter qu’au premier trimestre, avec l’autre maîtresse, un camarade lui prenait son goûter. Un jour, avec sa maman, elle a mis de la moutarde dans son sandwich, qui a disparu… Jamais, par la suite, on ne lui a pris son goûter.

 

Après les vacances de février, j’ai décidé de reprendre une idée présentée par une psychologue dans une émission de télé : mettre une bille dans un bocal en verre à chaque petite réussite. La prise de parole à l’oral, un exercice bien fait, une meilleure concentration que d’habitude. La pédagogie des petits pas, comme l’a qualifiée mon directeur lorsque je lui ai expliqué ma trouvaille. Ici, pas question d’enlever une bille, pas question de pénaliser. Le bocal représente seulement ce qui est positif. Parfois, c’est moi qui invite Lise à aller chercher une bille et à la placer dans le bocal. Parfois, c’est Lise qui vient me rappeler qu’elle a parfaitement effectué le travail demandé.

 

« Reporting » et statistiques contre réalités humaines

Une, deux, trois billes. Le bocal se remplit au fur et à mesure. Depuis que le bocal de la réussite a été mis en place, Lise se remet au travail, reprend confiance en elle. Et moi, espoir en elle. Combien de temps cela durera ?

Pour la fin du deuxième trimestre, quand j’ai rempli le livret de compétences de chaque enfant, j’ai salué les efforts de Lise au cours de ces dernières semaines. Le livret de compétences, c’est le document dans lequel on indique l’ensemble des résultats aux évaluations du trimestre. Dans chaque matière, tout est détaillé. En face de chaque point du programme, on indique « Acquis, Presque Acquis, En cours d’Acquisition ou Non Acquis ».

Si certaines compétences ont été évaluées en classe, avec un devoir en bonne et due forme, il est impossible d’évaluer chacune des 40 compétences travaillées au cours du trimestre. Pour certaines, ce sont ainsi plus des impressions fondées sur des observations, un ressenti… qu’une véritable évaluation. Mais ces petites cases doivent être remplies. D’abord un fichier Excel, puis imprimé et donné aux parents, ce livret est censé donner une image du travail de leur enfant. Il est aussi la preuve, pour eux, que le programme a bien été travaillé. D’où l’importance pour l’enseignant de renseigner l’ensemble des compétences, même quand son appréciation (A/PA/EA/NA) est donnée à la volée.

 

Des instits évalués selon le niveau de leurs élèves

Mis dans le dossier de l’élève, il servira ensuite à suivre son parcours, les années suivantes. Pour évaluer ses besoins, ses lacunes, ses forces. Montrer ses progressions, ses régressions. Tout noter, apprécier, évaluer. Rentrer dans des cases. Le travail de l’enseignant s’apparente de plus en plus à un travail d’évaluateur, de contrôleur, intimement relié à un ordinateur. Un temps considérable est ainsi passé à évaluer. Pour mieux aider, s’adapter aux besoins de chaque élève ? Difficile avec les moyens humains actuels (lire la chronique précédente).

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:27

 

C03-01.jpgLe CSE a repoussé à l'unanimité, par 51 voix contre et zéro voix pour, l'arrêté portant cahier des charges de la formation des enseignants, apprend AEF de sources syndicales, mercredi 11 avril 2012. Dans un communiqué commun, FCPE, CGT-Éduc'action, UNL, SUD-Éducation, CFE-CGC, Sgen-CFDT, FEP- CFDT, Snep-FSU, Snes-FSU, Snuipp-FSU, SE-Unsa, SNPDEN-Unsa, Unsa-Éducation « dénoncent l'attitude fermée du ministre de l'Éducation nationale quant à la réforme de la formation des enseignants » et « appellent les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche à ne pas publier cet arrêté et à respecter les avis du CSE et du Cneser ». Le Cneser a en effet rejeté le texte le 19 mars dernier (AEF n°164251). 

 

Ce projet d'arrêté abroge l'arrêté du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en IUFM et l'arrêté du 2 juillet 1991 relatif au contenu des formations organisées par les IUFM et à leur validation. 

« L'administration a tenté de défendre ce texte tout en reconnaissant qu'il n'était pas précis », indique à AEF Claire Krepper, secrétaire nationale du SE-Unsa. « Elle a précisé que quel que soit le futur ministre de l'Éducation nationale, il faudrait revenir sur la formation des enseignants rapidement, ce cahier des charges n'étant qu'un point d'étape et non un aboutissement ».

 

COMPÉTENCES DÉCENTRALISÉES. Egalement, le rapport présenté au CSE sur les « effets de l'exercice des compétences décentralisées sur le fonctionnement du système éducatif et sur la qualité du service rendu aux usagers » a reçu « 30 refus de vote » et « trois abstentions », indique à AEF Claire Krepper, « les membres estimant n'avoir pas eu le temps d'examiner convenablement le contenu du rapport ».

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:22

In Sud Ouest

 

C03-18Le collectif landais L'Éducation est notre avenir a organisé hier un vrai faux conseil départemental extraordinaire de l'Éducation nationale. Compte rendu||Dax Les délégués du personnel ont boycotté mardi le conseil d'administration du lycée Borda face au silence du rectorat.

 

Ils étaient tous là, le ministre de l'Éducation nationale, le préfet des Landes, le président du Conseil général et bien sûr les membres des organisations associatives et syndicales qui composent la communauté éducative du département. Tous siégeaient hier dans un vrai faux conseil départemental extraordinaire de l'Éducation nationale improvisé à Mont-de-Marsan.

Objectif de ce simulacre revendicatif imaginé par le collectif landais L'Éducation est notre avenir (1), et soutenu par le Conseil général des Landes - le vrai cette fois - : exprimer sous formes de propositions et suivant neuf thématiques les attentes partagées par les militants en matière d'éducation.

La défense de la maternelle

Premier point abordé, la maternelle, et plus particulièrement « le droit à la scolarisation des enfants dès l'âge de 2 ans ». D'après le collectif organisateur, le taux de scolarisation des moins de 3 ans aurait chuté de manière spectaculaire pour passer de près de 30 % en 2006 à environ 6 % seulement aujourd'hui.

Une insistance particulière a été portée sur la nécessité de disposer d'enseignants formés et entourés d'agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem).

 

Le rôle des emplois Rased

Dans l'ordre chronologique, l'assemblée s'est ensuite attachée à rappeler le rôle primordial des personnels dépendant des réseaux d'aides spécialisés aux élèves en difficulté (Rased). Selon le collectif, « cette réponse immédiate et directe pour des élèves en difficulté » se heurte à la suppression de nombreux postes spécialisés, alors que ce dispositif participe pleinement à « la mission première du service public qui est d'assurer la réussite de tous les élèves ».

« Au regard de notre situation, et rien que dans les Landes, il conviendrait de créer 17 postes de psychologue scolaire et 53 postes de maître », dénonçaient vivement hier les syndicats et associations.

 

La question des effectifs

Convaincus par le fait que « la diminution de la taille moyenne des classes a un impact positif sur la réussite scolaire », les militants ont plaidé pour « des effectifs maximums de 25 enfants par classe, et même 20 dans les écoles relevant de l'éducation prioritaire (ZEP) (30 et 25 dans le secondaire, NDLR) ».

Or, d'après les comptes du collectif, le département des Landes a besoin d'« une dotation exceptionnelle » de 78 postes pour atteindre cet objectif au niveau du primaire et de 46 postes au niveau du secondaire.

 

Un service public en danger

La suite...
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