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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 19:00

echec 

L’inadéquation générale de ces évaluations, le manque de fiabilité des résultats obtenus ont pourtant clairement

été dénoncés par de nombreux acteurs de l’éducation, et les appels au boycott de ce dispositif ont été multiples.

Malheureusement pour notre ministre, son enthousiasme se voit tempéré par des organismes nationaux dont les propos viennent renforcer les argumentaires de ces professionnels de terrain .

Trompeurs, peu fiables, confus...

Le Haut Conseil de l’Education a publié cet automne un rapport cinglant sur ces évaluations. En voici quelques citations :
- Les indicateurs concernant « les compétences de base » en français et en mathématiques sont partiels, peu exigeants, et donc trompeurs quant à la maîtrise du socle commun.
- Les indicateurs tirés des évaluations nationales des trois paliers du socle commun ne sont pas fiables pour des raisons de méthode.
- Au palier 1 du socle, la confusion entre deux types d’évaluation prive les indicateurs de la rigueur nécessaire
- Les évaluations de CE1 ne peuvent servir de support à l’élaboration rigoureuse d’un indicateur de pilotage du système éducatif relatif aux acquis. [...]

Aussi, le HCR nous invite-t-il à consulter les travaux de Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, qui met en place des méthodologies d’évaluations autrement fiables et rigoureuses, mais dont les résultats semblent intéresser bien peu le gouvernement.

L’indépendance : un combat de tous les jours.

Or il se trouve que les honorables chercheurs de cette institution viennent de publier un communiqué protestant vigoureusement sur l’usage qui est fait de leurs travaux :

« [La] rétention d’information a pour objectif de faciliter la communication du ministre. Ainsi, ce dernier a pu s’enorgueillir, lors de sa conférence de presse de rentrée (1er septembre 2011) d’améliorer les compétences des élèves malgré la hausse du nombre d’élèves et la baisse du nombre d’enseignants.
 

Ces résultats sont pourtant sujets à caution : alors que jusqu’au milieu des années 2000, les enquêtes dont sont tirés ces résultats étaient conçues et réalisées conjointement par des statisticiens et des enseignants. Elles sont à présent menées par la Direction pédagogique du ministère (DGESCO).

Or la DGESCO n’est pas un service statistique, et ne bénéficie donc pas de l’indépendance vis-à-vis du ministère dont jouissent légalement les services statistiques ministériels.

De plus, la réalisation et l’exploitation d’enquêtes de ce type ne fait pas partie a priori des missions de la DGESCO.

La publication des résultats moins flatteurs d’opérations conduites en parallèle par la Depp n’est pas autorisée, ce qui est plus inquiétant encore.

Sans ses publications, la Depp est progressivement vidée de sa substance et de sa raison d’être. Des médias comme Médiapart ne s’y trompent pas et ont expliqué récemment qu’ils ne considéraient plus la Depp comme une source d’information statistique sur l’Éducation nationale.

 

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 18:55

 

In Café Pédagogique

 


Promis : ce n'est pas en rapport avec les débats actuels sur l'Ecole, nous a affirmé Yann Diraison, directeur général des relations humaines au Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC). N'empêche, l'autonomie des établissements est un des sujets en débat actuellement et l'enseignement catholique publie un ouvrage qui en pousse la logique. Simple coïncidence pour un service d'éducation qui multiplie les innovations de gestion ?

 

C03-24"C'est l'aboutissement de deux ans de travail", nous explique Yann Diraison. L'ouvrage "L'établissement associé : l'autonomie au service de l'intérêt général" que publie le SGEC est un véritable guide juridique destiné aux chefs d'établissement du privé sous contrat. En 7 chapitres, il  aborde les différents points relatifs au contrat passé entre l'Etat et les établissements catholiques : les obligations du contrat, la nomination des maîtres, le droit disciplinaire applicable aux maîtres, la scolarité et l'orientation des élèves, la passation et résiliation du contrat, les relations informatisées entre l'Etat et les établissements et le financement des établissements.

 

Mais, voilà, l'ouvrage n'est pas qu'un guide juridique. "On est remonté aux textes fondateurs", explique Y. Diraison. "Mais on a aussi relevé les contradictions entre les textes et donné notre interprétation" avec l'optique de "montrer que le contrat laisse des espaces de liberté aux établissements". L'ouvrage fait donc une lecture qui invite les chefs d'établissement à user de leur marge d'autonomie." Yann Diraison en donne des exemples. Si un texte de 1960 demande au chef d'établissement de faire valider l'organisation de l'établissement et les emplois du temps, la loi Censi de 2005 donne au chef d'établissement le droit de faire les emplois du temps. Par conséquent, pour Y. Diraison, celui-ci peut organiser l'année et la semaine à sa guise pour peu qu'il respecte les volumes annuels des différentes disciplines. "On veut que les chefs d'établissement se posent la question de travailler autrement et sachent qu'ils peuvent oser le faire. On n'est pas porteur de dérégulation", poursuit-il. "Le système éducatif s'asphyxie progressivement à appliquer uniformément des règles qui ne sont pas forcément adaptées à la situation de l'établissement. Il faut laisser les établissements respirer". Certains établissements catholiques n'ont pas attendu cet ouvrage pour prendre les devants et inventer de nouveaux temps scolaires.

 

Cette propension à l'autonomie inquiète les syndicats. "Le secrétaire général sait très précisément ce que nous pensons de cet ouvrage", explique Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep Cfdt, premier syndicat du privé. "C'est une source potentielle de conflit car il mélange réglementation et interprétation". La Fep relève que le SGEC tranche toujours au bénéfice des chefs d'établissement. Par exemple sur l'interprétation des circulaires pour la nomination dans un établissement privé. Pour Luc Viehe, secrétaire général du Spelc, un autre syndicat du privé,  "l'autonomie des établissements est présentée comme une panacée. Elle permettrait, si elle était accordée par l'Etat, d'adapter dans une certaine mesure le service des enseignants en fonction des décisions du chef d'établissement... Cela nous fait craindre une précarisation de leur situation".


 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 20:57

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In Mediapart

 

Les principaux syndicats enseignants, à l'exception du Sgen CFDT, appellent à une journée de grève, jeudi 15 décembre, contre le projet de réforme sur l'évaluation des profs. Il y a un mois, le 15 novembre dernier, une fuite sur le site spécialisé “le Café pédagogique” révélait que le ministère préparait un projet sur ce sujet très sensible, en tentant visiblement d'éviter la consultation. Les textes présentés –un projet de décret et d'arrêté–  ne demandant plus qu'à être approuvés. «Il ne manquait que la signature», soupire Frédérique Rollet, secrétaire nationale du Snes, majoritaire dans le secondaire.

 

A cinq mois de la présidentielle, le ministère a manifestement voulu faire vite pour faire passer cette ultime réforme, hautement symbolique. Pourtant, à peine rendu public, le projet a provoqué la fureur dans le monde enseignant. Il faut dire que les textes proposés vont très loin. Ils stipulent que les enseignants seront désormais évalués directement, et presque exclusivement, par leur chef d'établissement, et non plus par le corps d'inspection. Ce dernier se retrouverait, de fait, en situation de figuration pour épauler une très hypothétique “auto-évaluation” des profs. Une provocation pour la majorité des enseignants qui y voient un début de remise en cause de leur statut de fonctionnaire.

 

Chargé de réaliser un entretien professionnel tous les trois ans, le chef d'établissement devra juger un prof sur «sa capacité à faire progresser chaque élève», mais aussi ses «compétences dans sa discipline ou ses domaines d’apprentissage;  sa pratique professionnelle dans l’action collective de l’école ou de l’établissement, en lien avec les parents d’élève et les partenaires». En fonction des résultats sur tous ces points, l'enseignant verra sa carrière avancer… ou pas.

 

«L'esprit de la réforme, c'est que l'établissement fonctionne comme une entreprise», analyse Frédérique Rollet pour qui «c'est un vieux rêve des chefs d'établissement du SNPDEN (syndicat majoritaire), d'avoir plus de contrôle sur les enseignants, notamment sur les promotions où leur poids est modéré». Même son de cloche à l'Unsa éducation pour qui «le dispositif risque de tourner rapidement à une application caricaturale de la gestion managériale», explique aussi Patrick Gonthier au nom de la fédération Unsa éducation dans un courrier au ministre.

 

Des cadres clairs

 
Pour l'intersyndicale, le corps d'inspection est le seul à pouvoir légitimement évaluer les enseignants sur le respect des programmes nationaux ou les approches didactiques. «Le chef d'établissement sait lorsqu'il y a le calme dans une classe. Mais juger de l'efficacité de l'enseignant…», affirme dubitative la secrétaire générale du Snes. Le manque de compétence disciplinaire du chef d'établissement, contrairement aux inspecteurs, qui évaluent leurs pairs sur une discipline qu'ils ont en commun, cristallise les inquiétudes. «Notre principal est un ancien prof d'éducation physique, comment voulez-vous qu'il m'évalue sur mon cours de lettres?», s'interroge par exemple une jeune enseignante de Seine-Saint-Denis.

 

Au-delà, beaucoup craignent que cette réforme pose les bases d'une redéfinition du métier de prof où la partie enseignement serait presque accessoire puisque les enseignants seraient davantage évalués sur leur participation à des projets, leur écoute vis-à-vis des parents voire leur présence dans l'établissement que sur leurs cours proprement dits. Les témoignages d'enseignants dans les établissements du dispositif Eclair (Ecoles, collèges, lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite), où les principaux ont pratiquement déjà ce rôle, laissent craindre des dérives… «On fait de la gesticulation», racontait récemment un prof, «Il faut à tout prix faire sa com'», «clairement, on est encouragé à faire des papiers avec des jolis camemberts, à faire de la visibilité à tout prix».

 

S'attaquer à la manière dont sont évalués les profs consiste bien, en ce sens, à revenir sur le statut de l'enseignant. Les syndicats ne s'y sont pas trompés. Se targuant d'avoir obtenu un recul du ministère sur un texte qu'il juge désormais «parfaitement amendable, parfaitement modifiable», le Sgen CFDT a renoncé à appeler à la grève et a entamé des négociations car «le statu quo est impossible». Pour Thierry Cadart, secrétaire national du Sgen CFDT: «Il faut en finir avec ces inspections individuelles infantilisantes et traumatisantes tous les cinq, voire dix ans.» Qu'un chef d'établissement participe à l'évaluation (actuellement, il ne peut délivrer qu'une note administrative) ne le choque pas. «Je ne suis pas convaincu par le procès en incompétence, les chefs d'établissement savent parfaitement qui sont les profs impliqués, ceux qui fonctionnent bien devant leurs élèves. En classe, la maîtrise de ma discipline ne représente pas plus de 10% des compétences à mobiliser.»

 

A condition que les cadres soient clairs – «Nous demandons la transparence sur les rapports d'évaluation, que cela soit fait de façon collective afin que cela ne se traite de façon interpersonnelle»– et que la question de l'évaluation – «un moment qui les aide à s'interroger sur leurs pratiques»– soit déconnectée de l'avancement de la carrière, le Sgen CFDT estime important d'avancer sur le sujet. «L'entretien professionnel tous les trois ans, cela n'a rien de scandaleux, cela pourrait même se faire plus souvent», affirme Thierry Cadart.

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:47

In Libération

14/12/2011

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 19:53

 

 

 

Le  Progrès 8/12/2011

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 19:18

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In Nouvel Observateur

 

Un décret, passé quasiment inaperçu, augmente de 30% les ressources exigées pour obtenir un titre de séjour étudiant. Les associations dénoncent une "sélection sociale".

 

Le décret du 6 septembre n’a pas fait de bruit. Pourtant, dans l’arsenal du ministre de l’Intérieur, qui cherche à tout prix à faire baisser l’immigration, c’est un bazooka. Le texte augmente de 30% le niveau de ressources exigé des étudiants étrangers pour la délivrance d’une carte de séjour. De quoi les dissuader de candidater. Pour justifier cette décision, les services de Claude Guéant s’appuient sur "un rapport de 2005" qui concluait que "les sommes demandées aux étudiants étaient insuffisantes par rapport au niveau de vie en France".

 

Le Gisti (Groupe d'Information et de Soutien des Immigrés) a saisi le Conseil d’Etat pour faire annuler cette mesure. Pour l'association, le gouvernement "a trouvé un moyen simple et efficace de réduire le nombre d’étudiants étrangers en France : la sélection sociale". En 2010, sur les 200.000 étrangers entrés légalement en France, il y avait 66.000 étudiants. Claude Guéant a annoncé qu’il voulait diminuer de 20.000 le nombre de nouveaux arrivants en un an. "Les étudiants sont une catégorie plus facile à refuser que les membres de famille, observe Serge Slama, du Gisti. En durcissant les conditions d’obtention du visa, on en bloque aisément 10.000."

 

"Une fabrique à sans-papiers"

Désormais, pour obtenir un titre de séjour, un étudiant doit justifier de 615 euros de ressources par mois contre 430 auparavant. Cette année déjà, Iana, une étudiante moldave en master Finance et Stratégie à Sciences-Po, a dû emprunter de l’argent à des amis pour atteindre le seuil requis. "Mais avec les nouveaux montants, je ne sais pas comment je ferai l’an prochain. Mes parents, médecins en Moldavie, ne peuvent pas m’aider."

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 19:12

 2011 1268

In Libération

 

 

La quasi-totalité des syndicats d’enseignants réclament le retrait du projet de réforme de l’évaluation et de l’avancement des professeurs.

 

La quasi-totalité des syndicats d’enseignants appellent à une journée de grève et de manifestations, jeudi, pour le retrait du projet de réforme de l’évaluation et de l’avancement des professeurs qu’ils jugent impraticable et conçu pour faire des économies.

Seul le Sgen-CFDT ne s’est pas joint au mouvement.

Des manifestations sont prévues dans tous les départements et, à Paris, le défilé partira à 14H30 de Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) pour arriver à Sèvres-Babylone (VIIe), non loin du ministère de l’Education nationale.

En primaire, où les grévistes doivent se déclarer 48 heures à l’avance en raison du service minimum d’accueil, il semble que la grève sera diversement suivie (de 8,5% à 20% de grévistes, selon les sources), mais c’est davantage la mobilisation dans le secondaire qui donnera la tonalité de la journée.

«Chez les enseignants du secondaire, c’est passionnel»

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 18:54

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In LibéToulouse

 

ENSEIGNEMENT. «Contre le fichage de nos enfants dés la maternelle» : le 14 décembre, des parents d’élèves de Haute-Garonne déposeront des recours devant le tribunal administratif pour s’opposer à l’enregistrement de leurs enfants dans le fichier base élève des écoles ; cette action fait suite aux précédents recours déjà déposé en mai dernier devant les tribunaux de Toulouse,  Lyon, Metz, Nîmes et Versailles.

Les plaignants dénoncent un système "hors-la loi et liberticide".  Ils s’appuient sur l’article premier de la loi Informatique et Liberté  et sur la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies.

Depuis la mise en place du fichier base élève en  2007 les six millions d’enfants inscrits dans les maternelles française sont recensés nominativement. Outre l’identité et l’activité professionnelle des parents, les informations recueillies  précisent l’âge, le lieu de naissance, l’adresse et la classe dans laquelle l’enfant est scolarisé.

«Sans tomber dans la parano, on passe par les enfants pour ficher toute la population», s'indigne  Annabelle Chaubet parent d’élève et l’une des porte-parole du Comité national de résistance au fichier base éléve (CNFBE)

Ces données sont informatisés dans la base élève de l’académie par les directeurs des écoles. Elles alimentent la base nationale identifiant élève. Techniquement,  ce répertoire peut être  interconnecté avec d’autres fichiers comme celui des évaluations des classes de CM1 et CM2 et le livret de compétence individuel en cours d’informatisation.

L’ensemble de ces données sont conservés 15 ans après la fin des études. A priori  fonctionnaires du Ministère de l’Education Nationale habilités y ont accès. En vertu de la protection judiciaire de l’enfance elles sont aussi accessibles dans certains  à ceux du ministère de l’Intérieur et de la Justice.  

 Mis en place sous prétexte d’études statistiques le recencement du ministère de l’Education nationale porterait atteinte à la vie privée individuelle et publique, estime le Comité national de résistance au fichier base élève (CNRBE). Ce comité, composé d’enseignants, de directeurs d’écoles et de parents d’élèves,  soutient les recours déposés devant les tribunaux administratifs. 

 «Ces données sont consultables par l’académie, ajoute-t-elle. En dépit des mesures de sécurisation, le nombre de personnes ayant des droits d’accès, le nombre de machines, … et les évolutions de personnel qui se produiront au fil des ans rendront une sécurité (presque) totale hors de prix. Il y a déjà eu des failles dans la sécurité de ces bases».

Les résistants au fichier base élève ont reçu le soutien des élus de la région. Toutes tendances confondues, ces derniers ont exprimé leurs vœux de le voir abandonné par l’Education Nationale. Sans effet.

Les directeurs d’école et les enseignants  qui refusent de l'alimenter risquent des sanctions administratives. Au pire le renvoi. En Haute-Garonne, vingt-deux d’entre eux ont cependant signé l’appel à la désobéissance mis en ligne sur le site du CNRBE.

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 21:56

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Malgré les lettres d'opposition de plus de 400 parents d'élèves déposés en juin à l'inspection académique de Paris, leur droit a été ignoré puisque les services académiques n'ont pas pris la peine de fournir la moindre réponse. En conséquence, mercredi 14 décembre, comme ailleurs en France, certains d'entre-eux vont déposer des recours devant le tribunal administratif.

 

Dans le cas particulier des écoles parisiennes, l'opacité la plus totale règne encore sur les connexions qui existent entre GEPI — le fichier municipal — et le fichier académique, BE. D'autre part, contrairement aux engagements de l'inspecteur d'académie lors de l'entrevue obtenue par le collectif le 15 juin dernier, les directions d'école, à la rentrée 2011, n'ont toujours pas été en mesure d'informer clairement les parents sur ce "triple fichage" — GEPI, BE et BNIE — qui s'opère dans la capitale dès l'inscription à l'école maternelle. La mairie de Parie ne s'est pas montrée jusqu'ici mieux disposée à clarifier la situation.

 

Le CNRBE Paris, soutenue par la FCPE Paris, appelle à

un rassemblement devant le tribunal administratif

(7, rue de Jouy, Paris 4e, métro St Paul)

à 13h.

 

Dans d'autres départements aussi les Inspecteurs d'académie ont refusé de prendre en compte le droit d'opposition des parents, droit pourtant reconnu par l'article 38 de la Loi Informatique et Libertés.

Ces recours font suite à ceux déjà déposés en mai dernier devant les tribunaux de Lyon, Metz, Nîmes, Toulouse et Versailles.

 

Car malgré l'omerta sur le sujet, le problème du fichage des enfants reste entier : manque de confidentialité, sécurisation impossible, interconnexions possibles grâce à la loi Warsmann, absence d'information fiable communiquée aux parents, déni de l’autorité parentale, banalisation de la collecte de renseignements et de leur saisie informatique par les enseignants, et surtout une atteinte à la Convention Internationale des Droits de l'Enfant.

Au travers du soutien sans réserve apporté aux plaignants, le CNRBE réitère ses demandes principales :

  • les données personnelles et nominatives des élèves et de leur famille doivent rester confidentielles et ne pas sortir des établissements scolaires ;

  • le droit d'opposition des parents doit être respecté dans les faits ;

  • l'Etat doit se conformer aux recommandations du comité des droits de l'enfant des Nations Unies : « ...que seules des données anonymes soient entrées dans des bases de données et que l'utilisation des données collectées soit régulée par la loi de manière à en prévenir un usage abusif. » ( juin 2009)

Enfin, le CNRBE rappelle que l'outil informatique et les fichiers doivent être avant tout «  au service de chaque citoyen » et qu'ils ne doivent en aucun cas«  porter atteinte ni à l'identité humaine, ni aux droits de l'homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles et publiques », comme le précise l'article premier de la Loi Informatique & Libertés.
--
CNRBE Paris
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/paris/
stopbe75(at)abasleschefs.org

Communiqué national : 

http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2011/12/12/droit-opposition-parents-ta/

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 17:19
echec

 

 

Quel est vraiment le niveau des élèves français? A entendre le ministre lire les résultats des évaluations des élèves en CE1 et en CM2, il serait en progression. A lire les résultats internationaux, il serait plutôt en baisse…

Deux nouvelles enquêtes, l'une comparant le niveau de maîtrise de la langue entre 2003 et de 2009, l'autre entre 1997 et 2007, montrent que les lacunes des plus faibles se sont aggravées. Mais ces deux travaux attendaient dans les tiroirs du ministère de l'éducation depuis le mois de juin. C'est l'Insee qui, le 16 novembre, les a divulgués dans son Portrait social. Le jour de la parution de l'ouvrage, les statisticiens de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) ont été priés de ne pas commenter ces résultats qui ne suivaient pas la "bonne" courbe.

 

Dix jours plus tard, le cabinet de Luc Chatel publie l'une des enquêtes. La seconde qui compare le niveau des élèves entre 1997 et 2007 est toujours au fond d'un tiroir: "Ce qui s'est passé là est assez symptomatique. Nos enquêtes sont bienvenues lorsqu'elles accompagnent la communication du ministre. Sinon, elles attendent, rappelle un chercheur, sous couvert d'anonymat. Et plus encore si elles montrent une baisse de niveau."

Comme tous les travaux ne collent pas au plan communication, les informations fournies au grand public sur l'école se réduisent comme peau de chagrin. Les "Notes d'information" en sont le meilleur exemple. "J'en publiais une cinquantaine par an", se souvient Claude Thélot qui, sept ans durant, a été à la tête de cette direction et développé la place de la statistique sur le sujet. 61 sont sorties en 2001, 62 en 2003… 37 en 2008, 18 en 2009 et 19 cette année. Sur un programme de 46 prévues.

 

On attend toujours le bilan sur l'expérimentation du sport l'après-midi en vigueur dans 200 collèges (prévu initialement pour novembre). Celui sur le dispositif d'accompagnement éducatif, qui devait sortir en avril. Rien sur la mutation des profs, le niveau de lecture en 6e, la vision du collège par les parents… Rien non plus sur l'évaluation de l'assouplissement de l'affectation dans les collèges et les lycées, alors que la politique a changé en 2007.

 

"Un appel d'offres a été fait auprès de chercheurs extérieurs. On a compris que le ministère ne publierait rien sur le sujet en écoutant la présentation qui nous en a été faite, affirme un statisticien de la DEPP, sous couvert d'anonymat. Savez-vous que dans un département de banlieue parisienne, cet assouplissement a embourgeoisé l'enseignement catholique et vidé les établissements publics des catégories privilégiées?" "Ça intéresse le citoyen, une info comme celle-là", reprend un autre chercheur de la DEPP. L'information finira par sortir. Ailleurs.

 

Cela s'est passé ainsi avec la cartographie de l'obésité des enfants. Le chercheur qui travaillait pour le ministère de l'éducation a attendu. On lui a dit que son travail serait publié quand le ministre communiquerait sur la santé à l'école. Puis rien. Alors il a publié au ministère de la santé au début de l'année. Ce que n'est que le 9 décembre que la Rue de Grenelle a mis l'étude sur son site.

Certaines informations sont diffusées avec des mois de retard. Quand elles ne gênent plus. Ainsi, le bilan de la rentrée 2010 a été publié à l'été 2011, alors qu'il était prévu pour février. Il aurait peut-être été délicat de montrer que le nombre d'élèves avait augmenté, alors qu'on coupait 16 000 postes. On attend maintenant les données de la rentrée 2011…

 

Plus encore que ces non-parutions, les scientifiques de la direction statistique sont choqués par le transfert des évaluations de l'école primaire de la DEPP vers le service chargé d'appliquer la politique du ministre, la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO). C'est désormais elle qui conçoit, fait passer et corrige les évaluations des élèves de CE1 et de CM2.

 

Les parents d'élèves de la FCPE dénoncent le fait que "cette direction se retrouve juge et partie puisqu'elle contribue à évaluer ses propres politiques". On pourrait se dire que cette association est marquée à gauche, mais elle n'est pas la seule à critiquer. "Il est regrettable que le ministère préfère mettre en avant les résultats contestables des évaluations CE1 et CM2, mises en place depuis quatre ans par la DGESCO, évaluations qui ont surtout pour objectif de nourrir la communication ministérielle au détriment d'une information étayée sur une méthodologie rigoureuse", estime Jean-Claude Emin, ancien sous-directeur de la DEPP.

L'Insee n'a pas repris ces résultats dans son Portrait social. Le Haut conseil de l'éducation (HCE), dans son rapport du 14 septembre intitulé "Les indicateurs relatifs aux acquis des élèves", a jugé que "les indicateurs tirés des évaluations nationales des trois paliers du socle commun ne sont pas fiables pour des raisons de méthode". Et pourtant, le cabinet de Luc Chatel continue d'y lire une progression du niveau des élèves.

 

Aujourd'hui, la retenue de certains résultats doublée de ce transfert de compétences jette une véritable suspicion sur tous les chiffres que le ministère laisse sortir. Au point que la communauté éducative s'appuie désormais sur les résultats internationaux. PISA (OCDE) pour la langue, les maths et les sciences à 15ans; PIRLS pour la lecture en fin de primaire. Deux enquêtes qui concluent, elles, à une baisse du niveau.

 

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