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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 22:49

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 13:06

In Sud Education

 

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FN : menteurs de père en fille La stratégie du vautour

Un vautour désigne non seulement un charognard mais aussi une personne qui sait attendre que sa victime soit affaiblie et sans défense pour pouvoir la dévorer

La situation sociale, économique et politique crée un très fort sentiment d’exaspération parmi la population. Les inégalités sociales, l’enrichissement d’une minorité tandis que la majorité est toujours plus exploitée (chômage, précarité, revenus en baisse, droits remis en cause, etc.), la casse des services publics, les « affaires » qui touchent le monde politico-financier, l’inefficacité des réponses politiques dans le cadre institutionnel, l’augmentation permanente des impôts des ménages au lieu d’une urgente réforme fiscale, nourrissent ce ras-le bol.

La politique menée par François Hollande ne répond pas à cette situation. En renonçant à affronter réellement les pouvoirs de la finance et en répondant aux exigences du patronat plutôt qu’aux revendications du monde du travail, ce gouvernement, après bien d’autres, nourrit aussi le discrédit du « politique ».

Le FN profiteur du désespoir

Le Front national tente de récupérer cette colère à son profit. Marine Le Pen a un objectif : la conquête du pouvoir. Pour cela, elle a adopté une tactique de « dédiabolisation » du FN, pour à la fois, élargir son électorat en visant les classes populaires et pouvoir siphonner une partie des voix de l’UMP.

Elle n’hésite pas pour cela à tenir un discours « attrapetout », surfant sur toutes les colères de la période et laissant coexister au sein de son parti des tenants de la vieille garde réactionnaire, antisémite (incarnée par son père) et des tenants d’un discours plus « moderne », plus « social » mais dont le fil rouge est celui du racisme anti-immigré, anti-noir et anti-musulman…

Elle se présente comme la « candidate anti-système », en défense du peuple, des « laissés-pour-compte » de la crise, mais le projet politique qu’elle incarne est avant tout celui d’un nationalisme exacerbé qui ne remet en cause ni le capitalisme, ni le libéralisme, ni la course au profit, ni la concentration des richesses dans les mains d’une minorité.

Le FN n’est pas l’ami des salarié-es !

Les élus FN à l’Assemblée nationale ne portent en rien des propositions en faveur des salarié-es : rien sur le SMIC, rien sur la défense des retraites, rien sur l’éducation, rien sur la santé, rien sur une fiscalité plus juste ! Les élus frontistes ont jugé bon de traiter en priorité « le problème roumain » ou de cosigner une loi sur la reconnaissance du « génocide vendéen ». Le député Collard a signé une proposition de loi dont l’objectif est de « protéger l’économie, la propriété privée et les épargnants et de garantir aux actionnaires une gestion d’entreprise durable ».

Marine Le Pen est une fille de millionnaire et les dirigeants de son parti sont majoritairement des patrons, des commerçants, des avocats qui défendent prioritairement leurs intérêts.

Selon le FN, priorité au capitalisme national

La mesure économique phare du FN est la sortie de l’euro pour protéger les entreprises françaises.Cette mesure est illusoire : elle conduirait inévitablement à une aggravation de la crise économique et à une concurrence encore plus forte entre pays. Elle ne remet en cause ni les puissances des multinationales (dont certains grands groupes français) ni la logique des marchés financiers. Le FN fait lui aussi de la maîtrise de la dette un impératif national : ce qui conduit à des politiques d’austérité comme actuellement !

La vision d’un capitalisme régulé à la française est une illusion mais tend à faire croire que patrons et ouvriers « français » auraient les mêmes intérêts !
Les mesures proposées favorisent d’abord le patronat, puisqu’il propose « d’alléger le coût du travail, sans pour autant grever le pouvoir d’achat des ménages », en d’autres termes de baisser les cotisations patronales…

Et si les « lois sur le temps de travail ne seront pas abolies », une « renégociation sera autorisée à la condition qu’elle s’accompagne d’une augmentation proportionnelle du salaire », cela revient à l’arnaque du « travailler plus pour gagner plus »…

L’immigration, bouc-émissaire de tous les maux

Pour le Front National, l’immigration serait la source de tous les maux : délinquance, chômage, bas salaires, endettement de l’État… Son discours, bâti sur des mensonges et des fantasmes, flatte les plus bas instincts des Français. Il faut rappeler que la France est un pays qui attire moins de migrants que d’autres en Europe : 150 000 chaque année en France, 450 000 en Grande Bretagne, et 800 000 en Allemagne (chiffres OCDE 2011). Avec l’instauration d’une « préférence ou priorité nationale » en matière d’emplois, de logements et d’aides sociales, le FN veut instaurer une ségrégation raciste contre les travailleurs et travailleuses immigré-es qui participent largement à la solidarité nationale à travers les cotisations sociales et les impôts. Les immigré-es et les étranger-es sont aussi nos collègues, nos ami-es, nos voisin-es, et ils ou elles sont indispensables aussi pour des pans entiers de notre économie.

Le FN ne cesse dans ses discours de haine de vouloir nous diviser, d’opposer les travailleur-euses français-es et immigré-es, les salarié-es du public et du privé, les chômeur-euses contre les salarié-es… épargnant les véritables coupables que sont les possédants.

Contre le racisme et la désignation de faux ennemis, Solidaires défend au contraire la solidarité de classe entre les travailleurs et travailleuses !

Les droits des femmes dévoyés

Le Front National a été obligé d’intégrer dans son discours le fait que les femmes ont obtenu certains acquis sur lesquels il ne pouvait pas revenir. Il se prétend même être le défenseur des femmes, en instrumentalisant la laïcité pour mieux agiter le fantasme du péril musulman ou celui de l’immigration.

Dans les rangs du FN, cohabitent aujourd’hui des « modernistes » avec les tenants d’une vision réactionnaire de la place des femmes, qui auraient avant tout vocation à être mères. On y retrouve les militant-es « pro-life » qui manifestent contre les centres IVG, les partisans du salaire maternel et ceux qui militent contre la déconstruction des stéréotypes à l’école.

Si Marine Le Pen a évité trop de proximité avec les anti mariages pour tous, bon nombre de ses adhérents-es étaient présents dans les manifestations qui s’opposaient à l’égalité des droits entre hétérosexuel-les et homosexuel- les. Ce qui fait le lien entre ces « modernes » et ces « anciens », c’est cette obsession identitaire et xénophobe : c’est avant tout la défense de la culture occidentale, blanche et judéo-chrétienne qui aurait soidisant permis la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes, oubliant que les acquis des femmes sont le fruit de luttes féministes que le FN a combattu !


Ne pas se tromper de colère

Pour Solidaires, le Front national n’est pas un parti comme un autre. Il reste un parti fondamentalement d’extrême droite, raciste et nationaliste. La base de sa politique reste la préférence nationale, la division des travailleurs et des travailleuses, la promotion d’un capitalisme national.
Nous réaffirmons, sans concession, notre antifascisme, parce qu’il est partie intégrante de notre identité et de notre projet syndical : celui-ci repose sur la défense et l’amélioration des droits individuels et collectifs dans une perspective de transformation sociale.
Cette perspective et la défense de nos valeurs supposent la solidarité entre tous les salarié-es, les chômeurs/euses, les retraité-es, la solidarité internationale et le refus de toute forme de racisme, de sexisme, d’homophobie. Face à l’extrême droite, on a besoin de luttes sociales victorieuses !

Face à l’extrême droite, on a besoin de luttes sociales victorieuses !

Face aux inégalités, aux injustices, à l’exploitation, aux exclusions, au désastre écologique… nous avons raison de nous révolter. Mais ça ne suffit pas : de nos révoltes, construisons un autre avenir !
Pour Solidaires, prise en charge des revendications immédiates, construction d’alternatives à travers les luttes, rupture avec la société actuelle et internationalisme sont complémentaires. C’est ainsi que le syndicalisme redeviendra une force porteuse d’un projet de société et renverra l’extrême droite dans les poubelles de l’histoire !

Soyons solidaires et antifascistes : une campagne unitaire

Face à la montée de l’extrême droite et de ses idées, le syndicalisme se doit d’être à l’offensive. Il doit démystifier les discours et projets de l’extrême droite et montrer en quoi c’est un poison mortel pour le travailleurs et travailleuses. Le lancement en janvier 2014 (avec une première initiative le 29 janvier) d’une campagne unitaire contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques, par la CGT, FSU, Solidaires avec les organisations étudiantes UNEF, UNL, FIDL, est une initiative décisive pour le combat antifasciste.

Pour une offensive solidaire et antifasciste

Marine Le Pen tente de donner une image modérée du Front national, mais la réalité est tout autre.
Le FN reste au centre de la nébuleuse de l’extrême droite française et de ses différentes composantes.
Il continue à entretenir des liens étroits avec une multitude de groupes et personnalités qui ont en commun la haine de la démocratie et une vision raciste de la société.
C’est ce qui le pousse à soutenir Dieudonné, qui entretient à dessein la confusion entre le légitime et nécessaire antisionisme (le refus de la politique menée par l’État d’Israël contre les Palestiniens) et l’inadmissible antisémitisme (racisme anti-Juifs). La grande proximité de ce dernier avec JM Le Pen, le FN, le fasciste Soral, le négationniste Faurisson et les différents groupuscules d’extrême droite (dont celui impliqué dans le meurtre de Clément Méric), le disqualifie vis-à-vis de tous ceux et celles qui luttent contre toutes les formes de racisme et notamment le racisme anti-musulmans.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 13:00

In Quelle école pour demain ?


C03-18Nous avons été bien surprises, jeudi dernier, dans notre petite école de Clermont-Ferrand, quand des mamans de nos élèves sont venues nous demander si c’était bien vrai qu’on étudierait la masturbation le lendemain, de la maternelle au CM2, et que nous ferions des cours sur les bienfaits de l’homosexualité. Elles avaient eu le scoop par sms, et préféraient nous demander...


Nous sommes tombées des nues, nous nous sommes récriées : "Mais non, bien sûr, vous avez eu raison de nous demander, ce sont des gens qui font courir de fausses rumeurs..."

Oui, mais nos propos n’ont pas suffi à rassurer réellement ces mamans : nous avions 11 enfants absents le lendemain, et 3 le lundi par effet de ricochet. Sur une centaine d’enfants à peine, ce n’est pas négligeable.

L’inquiétude s’était affinée : en fait, ce n’était pas pour le lendemain mais pour la rentrée prochaine. Nous les enseignants, nous ne le savions pas encore, mais nous allions être obligés parler, dès la rentrée prochaine, de la "théorie du genre" qui serait mise au programme, et de la masturbation dès 4 ans. Etc... D’ailleurs tout cela était prévu dans un rapport de l’OMS.

Bien déçues de ne pas avoir réussi à convaincre, et que l’inquiétude soit si facile à répandre, nous avons cherché les sources de cette rumeur...


Nous avons trouvé le site de Mme Farida Berghoul, qui semble initiatrice de cette affaire, et le site Al kanz, indiqué par une maman. Ces sites s’appuient sur un rapport de l’OMS, publié en suisse en 2011, pour assurer que ces standards seront imposés à brève échéance dans nos écoles.

L’ABCD de l’égalité, en expérimentation dans notre région se trouve détourné et diabolisé. La "théorie du genre" est brandie comme une menace par les mouvances issue de la manif pour tous

Vérification faite, le rapport de l’OMS existe bien, et son contenu est assez surprenant. Cependant nous n’avons trouvé aucune trace d’intérêt pour ce texte dans les communiqués que nous recevons de notre hiérarchie.

La notion de genre, sur laquelle nous avions peu de connaissance, est effectivement évoquée au collège : quels sont les attributs qu’une culture associe aux deux sexes, et comment évoluent-ils ? Il ne s’agit en aucun cas à inciter les garçons à devenir des filles, ni le contraire.

L’ABCD de l’égalité est effectivement en cours de recherche, et vise à faire réfléchir les enfants, à terme, sur l’égalité entre les garçons et les filles, les hommes et les femmes.

Laïcité

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:57

 

In Politis

 

C03-18Après les âneries et insanités parvenues par internet à des dizaines de milliers de familles, la question qui se pose, n’est pas de savoir quelle est la plus glauque des « informations » distillées pour inciter des familles catholiques et musulmanes à retirer les enfants des écoles maternelles et primaires : l’apprentissage de la masturbation, les sextoys en peluche, les garçons priés de s’habiller en filles, les filles contraintes de se vêtir en garçons, éducation sexuelle avec démonstration (?), les incitations à l’homosexualité, les conférences organisés par des gays, etc. On en passe et pas des meilleures.


Première question : comment et pourquoi l’extrême droite, y compris le Front National et une frange de l’UMP, ose désormais à répandre de telles horreurs et rumeurs ne correspondant évidemment à aucune réalité. Se sent-elle à ce point portée par une nouvelle vague réactionnaire ?


Deuxième question : comment des familles, issues en général de l’enseignement public, peuvent-elles croire de telles insanités sous le seul prétexte qu’elles sont diffusées par Internet où elles continueront à tourner en boucle pendant des mois ?


Qu’est-ce qui est le plus grave ????


On dira sans doute ici ou là que ce sont là des questions de « bobos », remarque qui en général sert à expliquer l’indicible. Et s’il ne s’agissait que de questions sur la nocivité d’un nouveau média dans lequel, comme dans les défilés de l’extrême-droite tout est permis sans encourir de sanctions ?


Que chacun se souvienne du succès ancien mais hélas persistant de ce faux qu’à été « Le protocole des sages de Sion » publié pour la première fois en 1901 par un officier de la police tsariste…

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:54

In L'Humanité

 

Les délires de Farida Belghoul sur l’introduction supposée de la théorie du genre à l’école font suite à des mois de campagne des réacs de tous poils qui n’hésitent pas à manier l’intox.

À qui la faute ? Depuis vendredi, une centaine d’écoles – sur les 48 000 établissements publics – ont été perturbées par des absences d’élèves. À l’évidence, les appels délirant de groupuscules d’extrême droite demandant aux parents de garder leurs enfants à la maison pour dénoncer un supposé enseignement obligatoire de la théorie du genre à l’école (l’Humanité du 27 janvier 2014) ont malheureusement trouvé un écho. Après l’Île-de-France, lundi dernier, le Loiret, le Rhône ou encore l’est de la France, ces « journées de retrait de l’école » pourraient continuer à essaimer. Leurs organisateurs ont dressé un calendrier par grandes villes jusqu’au 10 février. Qui est à l’origine de cette folle « rumeur du genre » ? Comment a-t-elle pu prendre une telle ampleur ? Qu’est-ce que les ABCD de l’égalité ?


Un combat 
du FN à l’UMP

L’appel à ces « journées de retrait de l’école » (JRE), une fois par mois, remonte au 18 décembre 2013 et il est signé par la désormais célèbre Farida Belghoul. Ancienne meneuse, en 1984, de la seconde Marche pour l’égalité, cette romancière et cinéaste, désormais proche du nationaliste Alain Soral, dénonce à longueur de blog le « gender », cette « théorie contre-nature » que les pouvoirs publics auraient décidé d’enseigner dès la maternelle, avec un encouragement à la masturbation ou encore des interventions de militants LGBT devant les enfants pour leur « apprendre » l’homosexualité, la bisexualité et la transsexualité… Des affirmations outrancières, certes, mais qu’elle partage depuis des mois avec les catholiques traditionalistes de la Manif pour tous, les identitaires, les islamistes intégristes et une belle brochette de militants d’extrême droite et de l’UMP. Dans la foulée du lancement à l’école des ABCD de l’égalité, la droite au sens large a, en effet, décidé de faire de la lutte contre une soi-disant introduction de la théorie du genre à l’école, son nouveau cheval de bataille. Un chiffon rouge agité régulièrement par l’UMP et ses proches comme Olivier Vial, président de l’UNI et fondateur d’un « observatoire de la théorie du genre ». On comprend mieux les hésitations actuelles de Jean-François Copé à condamner fermement les divagations de Farida Belghoul…


Quid des ABCD de l’égalité ?

Expérimentés dans environ 600 classes depuis janvier, les ABCD de l’égalité sont une dizaine de séquences pédagogiques destinées à faire s’interroger les élèves sur les stéréotypes sexistes et les inégalités sociales qui en découlent entre les hommes et les femmes. Adaptables de la grande section maternelle au CM2, elles s’intègrent dans les matières classiques (français, histoire, EPS…). Un site Internet dédié a été mis en place. « C’est un accompagnement pour éduquer au respect et à l’égalité », résume Vincent Peillon. Maman n’est pas forcément destinée à enfanter et à s’occuper du foyer ? L’horreur pour une partie de la droite et les milieux religieux qui y voient une remise en cause de « l’ordre naturel » et de la famille « traditionnelle ». Les militants de la Manif pour tous ont même été jusqu’à traduire leur émoi dans des affiches qui se passent de commentaire : « Touche pas à mon stéréotype ! »

 

Amalgames 
tous azimuts

Le postulat de base de cette rumeur est faux. N’en déplaise à la droite réac, il n’existe pas une théorie du genre qui avancerait à « petits pas » dans l’éducation nationale…

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:51

In L'Alsace.fr

 

C03-01.jpgAprès avoir provoqué un absentéisme inhabituel dans un certain nombre d’écoles bas-rhinoises vendredi dernier, suscitant les réactions du rectorat et de la Ville de Strasbourg, l’initiative des « anti-genre » risque-t-elle de gagner le Haut-Rhin ? Le site des JRE (pour « Journée de retrait de l’école ») annonce en tout cas une date pour Mulhouse, en février, tout en s’abritant derrière l’anonymat d’organisateurs, impossibles à joindre.


Les contradicteurs de ce mouvement utilisant largement les réseaux sociaux, qui tiennent à faire l’information face aux rumeurs, s’affichent, par contre, de plus en plus clairement. Parmi eux, un groupe d’universitaires alsaciens, dont nous publions ci-dessous la tribune : 


Pour en finir avec les idées reçues.
Les études de genre, la recherche et l’éducation : la bonne rencontre


Depuis quelques jours, les élèves et les parents d’élèves sont harcelés de mails et de SMS provenant d’associations extrémistes qui propagent la rumeur selon laquelle, parce que « le genre » est introduit dans les programmes scolaires, leurs enfants seraient en danger à l’école. Non seulement cette manœuvre de déstabilisation des parents est révoltante (les enfants ont été privés d’école) mais de plus cette rumeur est totalement mensongère.


NON, les enfants ne sont pas en danger. Non, il n’y aura pas de projection de films « sexuels » à l’école, et les garçons ne seront pas transformés en filles (et inversement).


NON, la prétendue « théorie du genre » n’existe pas. Le genre est simplement un concept pour penser des réalités objectives. On n’est pas homme ou femme de la même manière au Moyen-Âge et aujourd’hui. On n’est pas homme ou femme de la même manière en Afrique, en Asie, dans le monde arabe, en Suède, en France ou en Italie. On n’est pas homme ou femme de la même manière selon qu’on est cadre ou ouvrier. Le genre est un outil que les scientifiques utilisent pour penser et analyser ces différences.


OUI, les programmes scolaires invitent à réfléchir sur les stéréotypes de sexe, car l’école, le collège, le lycée sont le lieu où les enseignants promeuvent l’égalité et le respect mutuel, où les enfants apprennent le respect des différences (culturelle, sexuelle, religieuse).


OUI, l’école est le lieu où l’on permet à chacun, par les cours de français, d’histoire, de SVT, d’éducation civique, d’éducation physique, de réfléchir sur les conséquences néfastes des idées reçues et d’interroger certains préjugés, ceux qui ont fait que pendant des siècles un protestant ne se mariait pas avec une catholique, ceux qui font que l’on insulte encore aujourd’hui une ministre à cause de sa couleur de peau, ceux qui font que des petits garçons sont malmenés aux cris de « pédés » dans la cour de l’école, ceux qui font que Matteo n’osera jamais dire qu’il est élevé et aimé par deux mamans, ceux qui font qu’Alice veut mourir car on la traite de garçon manqué, ceux qui créent la haine et la discorde.


Les études de genre recouvrent un champ scientifique soutenu par le Ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur et le CNRS, et elles ont des utilités nombreuses dans l’éducation et la lutte contre les discriminations : ces études et ces travaux existent à l’université depuis longtemps. Ainsi, l’Académie de Strasbourg organise une journée de formation continue sur cette question, à destination des professeurs d’histoire géographie et, à l’Université de Strasbourg, un cours d’histoire des femmes et du genre est proposé dans la licence de Sciences historiques, tout comme, par exemple, plusieurs cours de sociologie, de sciences de l’éducation, d’anthropologie portent sur le genre. Des séances de sensibilisation aux questions d’égalité entre les sexes sont intégrées dans le parcours de formation des enseignants du primaire et du secondaire.


« Vati liest die Zeitung im Wohnzimmer. Mutti ist in der Küche. ». Voilà comment les petits Alsaciens apprenaient l’allemand, à travers les aventures de Rolf et Gisela, dans les années 1980. Réfléchir sur le genre, c'est réfléchir sur les effets de ce type de messages.


En permettant aux élèves de se demander pourquoi les princesses ne pourraient pas aussi sauver les princes, en montrant que, selon les lieux et les époques, les rôles des hommes et des femmes ont varié et que l’amour a des formes multiples, les chercheurs, les enseignants et les professeurs des écoles permettent aux enfants, citoyens et citoyennes de demain, de construire un monde plus égalitaire et plus harmonieux.


Les signataires : Sandra Boehringer, maîtresse de conférences, faculté des sciences historique

s, Université de Strasbourg (Unistra) ; Philippe Clermont, maître de conférences, Ecole supérieure du professorat et de l’éducation, Unistra ; Jean-Pascal Gay, maître de conférences, faculté des sciences historiques, Unistra ; Estelle Ferrarese, professeure, faculté des sciences sociales, Unistra ; Céline Petrovic, chargée d’enseignement, faculté des sciences de l’éducation, Unistra ; Sylvie Monchatre, maître de conférences, faculté des sciences sociales, Unistra ; Frédérique Berrod, professeure de droit, spécialiste de droit de l'Union européenne, institut d’étude politique, Unistra ; Claire Metz, maître de conférences en psychologie clinique, Ecole supérieure du professorat et de l’éducation, Unistra ; Thomas Brunner, professeur agrégé, faculté de sciences historiques, Unistra ; Anne Thevenot, professeur en psychologie clinique, faculté de psychologie, Unistra ; Alexandre Sumpf, maître de conférences, faculté des sciences historiques, Unistra ; Odile Schneider-Mizony, professeure de linguistique, faculté des langues et cultures étrangères, Unistra ; Corinne Grenouillet, maître de conférences, faculté des lettres, Unistra ; Dominique Schlaefli, ingénieur de recherches, service formation continue, Unistra ; Loup Bernard, maître de conférences et archéologue, faculté des sciences historiques, Unistra ; Isabelle Laboulais, professeure, faculté des sciences historiques, Unistra ; Céline Clément, professeure en psychologie et sciences de l’éducation, Ecole supérieure du professorat et de l'éducation, Unistra ; Michele Audin, professeure, UFR mathématiques et informatique, Unistra ; Florence Lecomte, chargée de recherche, institut de recherche mathématique avancée, CNRS et Unistra ; Fabienne Muller, maître de conférences, faculté de droit / institut du travail, Unistra ; Michel Koebel, maître de conférences, faculté des sciences du sport, Unistra ; François Bonnarel, ingénieur de recherche CNRS, unité mixte de recherche CNRS/Unistra "observatoire astronomique de Strasbourg" ; Nicole Poteaux, professeure émérite de sciences de l’éducation, faculté de sciences de l’éducation, Unistra ; Hervé Polesi, maître de conférences associé, faculté des sciences sociales, Unistra ; Audrey Kichelewski, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, faculté des sciences historiques, Unistra ; Mélanie Jacquot, maîtresse de conférence en psychologie clinique et psychopathologie, faculté de psychologie, Unistra ; Corine Pencenat, maître de conférences, faculté des arts, Unistra ; Nicolas Poulin, ingénieur de recherche, UFR de mathématiques et d'informatique, Unistra ; Roland Pfefferkorn, professeur, faculté des sciences sociales, Unistra ; Patricia Legouge, chargée d’enseignement, faculté des sciences sociales, Unistra ; Anne Masseran, maître de conférence en sciences de l'information et de la communication, ITIRI-lsha, Unistra ; Eric Tisserand, professeur agrégé, Ecole supérieure du professorat et de l’éducation, Unistra ; Valérie Lozac'h, maîtresse de conférences, Institut d'études politiques, Unistra ; Vincent Dubois, professeur de science politique, Institut d'études politiques, Unistra ; Sébastien Michon, chargé de recherche CNRS, laboratoire SAGE/Unistra ; Pascal Maillard, professeur agrégé, faculté des lettres, Unistra ; Isabelle Hajek, maître de conférences, faculté des sciences sociales, Unistra ; Thierry Ramadier, directeur de recherche, laboratoire sociétés, acteurs, gouvernement en Europe, CNRS et Unistra ; Ioana Cirstocea, chargée de recherche, CNRS, UMR 7363 SAGE, Unistra ; Philippe Chavot, maître de conférences, faculté de sciences de l'éducation, Unistra ; Marie Augier, agrégée, chargée de cours, faculté des sciences historiques, Unistra ; Patricia Caille, maîtresse de conférences, département information-communication, IUT Robert Schuman, Unistra ; Françoise Olivier-Utard, maître de conférences, institut de recherches interdisciplinaires sur les sciences et les technologies, Unistra ; Eric Fries Guggenheim, maître de conférences, faculté des sciences économiques et de gestion, Unistra ; Agnes Duclos, technicienne de recherche et de formation, Institut d'études politiques, Unistra ; Anne-Véronique Auzet, professeure, faculté de géographie et d'aménagement, Unistra ; Magdalena Hadjiisky, maître de conférences, Institut d'études politiques, Unistra ; Yasmina chadli, agent administratif, IUT louis pasteur, Unistra ; Hélène Michel, professeure de science politique, Institut d'études politiques, Unistra ; Julien Gossa, maître de conférences, département informatique, IUT Robert Schuman, Unistra ; Jay Rowell, directeur de recherche CNRS, Unistra ; Jean-Pierre Djukic, directeur de recherche au CNRs institut de chimie de Strasbourg, Unistra ; Brigitte Fichet, maître de conférences honoraire, faculté des sciences sociales, Unistra ; Anne-Sophie Lamine, professeure, faculté des sciences sociales, Unistra ; Nicolas Belorgey, chargé de recherche, CNRS et Unistra ; Gaëlle Lacaze, maître de conférences en ethnologie, faculté des sciences sociales, Unistra ; Catherine Delcroix, professeure, faculté des sciences sociales, Unistra ; Vincent beal, maître de conférences, faculté des sciences sociales, Unistra ; Nicolas Cauchi-Duval, maître de conférences, faculté des sciences sociales, Unistra ; Julie Sedel, maître de conférences en sociologie et en science politique, IUT Robert Schuman, Unistra ; Niilo Kauppi, directeur de recherche au CNRS, laboratoire SAGE, Unistra ; Solenne Jouanneau, maître de conférences en science politique, IEP de Strasbourg, Unistra ; Jean-Yves Bart, traducteur, projet Europe, Unistra ; Jacques Haiech, professeur de biotechnologie, faculté de pharmacie, Unistra ; Michelle Poloce, PRCE IUT Louis Pasteur, Unistra ; Michaël Gutnic, maître de conférences, UFR mathématique et informatique, Unistra ; David Bousquet, professeur agrégé, centres de ressources de langues, Unistra ; Christian de Montlibert, professeur émérite, faculté des sciences sociales, Unistra

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:28

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In Rue89 

 

Sur le front des « cerveaux malades », chers à Patrick Cohen, il se passe toujours quelque chose. Aujourd’hui, panique à la maternelle. Mais pas n’importe quelle panique : alerte générale, on enseignerait la masturbation aux enfants.

Des SMS circulent entre parents, les incitant, en protestation, à retirer leurs enfants une journée. Dans certaines écoles, le taux d’absentéisme, vendredi, a atteint 60%. Le directeur d’une école strasbourgeoise, située en ZEP, témoigne dans le Huff’ Post de l’affolement des parents, « principalement issus des communautés turque, gitane, maghrébine, qui ont toutes trois la particularité de vivre un peu repliées sur elles-mêmes ».

Farida Belghoul : la même, trente ans après

La panique se hisse jusqu’aux radios du matin. Elle fait l’objet de la chronique de Thomas Legrand sur Inter. Elle ouvre le journal de 8 heures sur France Culture. Derrière cette initiative de Retrait de l’école, Farida Belghoul, écrivaine, cinéaste, enseignante en banlieue, présentée par les radios comme proche d’Alain Soral et évidemment, coucou le revoilà, de Dieudonné.

Clic clic clic : initiatrice de la Journée du retrait de l’école, Belghoul est omniprésente sur la Toile. Sa vision du monde embrasse large et rappelle, c’est vrai, la vision soralienne. Elle pense, par exemple, que c’est l’Union des étudiants juifs de France qui a inoculé le rap dans les banlieues, comme on inoculerait un virus, pour casser les jeunes générations des « quartiers ».

Qui est Belghoul ? Libé la prend avec des pincettes. « Une certaine Farida Belghoul », dit le journal. Pourtant Libé connaît très bien cette ex-marcheuse pour l’égalité de 1983, qui brossait d’elle, encore en 2008, un portrait élogieux. La même ? Oui, c’est la même, trente ans après, qui participait au fameux Jour de colère, de dimanche dernier. On n’est pas sortis d’affaire.

Le texte à l’origine du bobard

L’origine de cette panique masturbatoire (parce que toutes les paniques ont toujours une origine) ? Un texte rédigé conjointement par un service du ministère de la Santé allemand, par le bureau pour l’Europe de l’OMS et par un collège d’experts.

Publié en Allemagne en 2010, le texte préconise en effet d’informer les enfants, de 0 à 4 ans, et de 4 à 6 ans, sur « le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce », et la « découverte de son propre corps et de ses parties génitales ». Le texte a été traduit en français, en 2013, par une association suisse.

C’est alors qu’il a commencé, en France, sa belle carrière virale.

 

La suite...

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:15

In Mammouth déchaîné

 

Pour en finir une bonne fois avec la théorie du genre : La lutte contre la « théorie » du genre, une foire aux intox et aux outrances (Le monde.fr)

* « Journée de retrait » : suite de l’offensive néo-cons sur l’Ecole

Huffingtonpost. —Masturbation à l'école, théorie du genre : un directeur raconte ce qu'il s'est passé dans son établissement
 

C'est un directeur d'école choqué par ce qu'il vient de vivre qui raconte comment se sont passés les derniers jours dans son établissement strasbourgeois. Il s'agit d'une école primaire de 240 élèves située en zone d'éducation prioritaire qui a été confrontée à une rumeur persistante, comme ce fut le cas dans plusieurs villes.
Tout est parti de la campagne baptisée "Journée de retrait de l'école". Lancée par l’écrivaine Farida Belghoul, proche de l’essayiste d'extrême droite Alain Soral, compagnon de route de Dieudonné, elle a été abondamment relayée par SMS et sur les réseaux sociaux pour protester contre un supposé enseignement de la théorie du genre.
"Jeudi dernier, j'ai été alerté par de nombreux parents qui avaient reçu un message leur disant de ne pas mettre leur enfant à l'école le vendredi, raconte-t-il. Trois sont venus me voir et j'ai reçu une vingtaine de coups de téléphone. Ils m'ont montré le SMS qu'ils avaient reçus dans lequel il était écrit de retirer leur enfant de l'école en les renvoyant vers un site internet, celui de Farida Belghoul. Mais les parents étaient incapables de me dire d'où venait ce message." En trente ans de carrière, c'est la première fois qu'il dit être confronté à pareil phénomène.

Une des dernières rumeurs en date (à Rennes): il y aurait des cours de masturbation dans les écoles maternelles ! ... source



"Les parents parlent de peluches en forme de pénis et de vagin qui seraient présentées aux enfants pour distinguer les genres"...source

Avec internet et les sms, nous vivons une époque moderne... et de plus en plus intelligente


* Et derrière cela ? L’UNI, Coffinier, les ultracathos...

Bon c’était facile...

L’UNI grenouille avec les ultras cathos de la manif pour tous et autres agités du printemps français: c'est lui qui est à l'origine de "l'Observatoire de la Théorie du Genre" destiné à diffuser la propagande contre la prétendue "théorie" du genre qui n'a jamais existé...

http://www.theoriedugenre.fr/

Liberte-scolaire.com, le blog de la  Fondation pour l’école d'Anne Coffinier, ne se contente pas de faire de la pub pour les écoles privées hors contrat financées par la fondation (en grande partie grâce aux dons défiscalisés).
Elle fait aussi de la propagande contre les dispositifs mis en place par le ministère de l’Éducation Nationale pour promouvoir l'égalité entre garçons et filles dans les écoles publiques: elle diffuse ainsi des vidéos enregistrées par ERTV (la "télé dissidente" d' Égalité et Réconciliation, l'association politique nazillonne d'Alain Soral) pour faire connaître les thèses  de Farida Belghoul sur la "théorie" du genre (ou du moins ce qui Farida Belghoul considère comme une "théorie"...).


Les cathos ultras émerveillés par Farida Belghoul
Selon le Figaro, Béatrice Bourges, la patronne du Printemps Français,  trouve Farida Belghoul «formidablement courageuse» et annonce qu'elle tiendra prochainement une conférence commune avec elle sur le «Gender» à Marseille.

On trouve aussi parmi les soutiens de Farida Belghoul (voir la liste des signataires de son "manifeste" sur cette page) des groupuscules intégristes comme Civitas dirigé par A. Escada dont les connivences avec l'extrême droite antisémite sont bien connues (ce qui devrait faire plaisir à Alain Soral qui se réclame ouvertement du National-socialisme), mais aussi des associations moins marquées à droite et ayant pignon sur rue comme l'association Lire-écrire (elle-même entretenant de très bonnes relations il est vrai avec  des mouvements proches des milieux cathos traditionalistes ou du RPF de Vaneste - voir ici par exemple ), ou encore l'association des enseignants pour l'enfance proche de La Manif pour Tous...

(outre Alain Soral qui se réclame maintenant ouvertement du «national-socialisme»)
Toujours plus...

De troubles liaisons
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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 17:19

In Snuipp

 

« Journée de retrait de l’école » : le SNUipp-FSU s’adresse au ministre

 

Alors que dans plusieurs départements des parents d’élèves n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école le lundi 27 janvier pour protester contre une soi-disant « théorie du genre » enseignée dans les classes, le SNUipp-FSU s’adresse au ministre pour qu’il apporte son soutien aux équipes enseignantes et rappelle aux familles la nécessaire sérénité dont ont besoin les écoles dans leur travail quotidien.

Les parents d’élèves de plusieurs départements étaient appelés, via les réseaux sociaux, à ne pas scolariser leurs enfants les 24 et 27 janvier derniers en signe de protestation contre l’enseignement d’une soi-disant « théorie du genre » dans les classes. Une « campagne mensongère et réactionnaire qui vise à effrayer les parents d’élèves [et qui] a malheureusement eu des premiers effets dans quelques écoles avec des chiffres d’absentéisme importants. » déplore le SNUipp dans un courrier adressé le 28 janvier à Vincent Peillon. La situation est d’autant plus préoccupante qu’une telle initiative est programmée chaque mois. « Or, rien ne peut justifier une telle déscolarisation, même ponctuelle ! » avertit le syndicat et «  personne ne peut accepter que l’école publique soit le terrain d’une instrumentalisation des élèves à des fins partisanes, religieuses et extrémistes. »

Soutien aux équipes

«  C’est bien le rôle de l’école de lutter contre les préjugés et les stéréotypes facteurs d’inégalités, d’exclusion et parfois même de violence. C’est aussi le rôle de l’école de former les futurs citoyens aux valeurs d’égalité entre les filles et les garçons » rappelle le syndicat qui demande au ministre d’apporter tout son soutien aux équipes enseignantes confrontées à cette opération de déstabilisation.

Télécharger :
- la lettre au ministre

Lire aussi  :
- ABCD de l’égalité : l’extrême droite tente d’instrumentaliser l’école


In Sud Education

 


La mobilisation des réseaux fascistes et réactionnaires se poursuit, et l’école est désormais une de leur cible. Ils s’attaquent frontalement aux programmes de lutte contre les stéréotypes de genre, et contre les discriminations sexistes et homophobes, proposés dans les établissements scolaires.

 

Sur les réseaux sociaux, et à travers l’envoi de textos et la distribution locale de tracts, les parents d’élèves ont été invités la semaine dernière à ne pas envoyer leurs enfants à l’école pour protester « contre la théorie du genre » ainsi qu’une prétendu « éducation sexuelle prévue à la maternelle à la rentrée 2014 avec démonstration ».

 

Sur la forme, cette opération a été lancée par le site "Journée de retrait des enfants de l’école", tenue notamment par Farida Belghoul, proche du groupe d’extrême-droite Egalité et Réconciliation d’Alain Soral. Cette même Farida Belghoul a elle même depuis longtemps retiré ses enfants de l’école et prône la scolarisation à domicile. De son côté la Manif pour Tous organise des comités "vigi-gender" un peu partout en France, visant à mobiliser les parents et à mettre la pression sur les équipes pédagogiques. Tous ces groupes se sont retrouvés dimanche 26 janvier à la manifestation d’extrême-droite à Paris.

 

Sur le fond il faut démystifier le propos : il n’est évidemment pas question de démonstration d’éducation sexuelle à la maternelle, c’est tout simplement mensonger ! Et la question du genre n’est pas une théorie. Le genre signifie « le sexe social », c’est à dire la façon dont une société assigne des comportements et des rôles aux filles et aux garçons en fonction de leur sexe. L’objectif de cette offensive est de chercher à limiter l’enseignement aux « outils de bases » (lire, écrire, compter), comme le souhaite une partie du patronat, et à empêcher toute réflexion et émancipation par l’échange et la connaissance. Car pour l’extrême-droite la vision des sexes est basée sur l’inégalité assumée entre femmes (cantonnée à la sphère privée, au travail domestique, aux enfants...) et hommes (qui travaillent, décident de tout...).

 

Sud Éducation dénonce ces tentatives de l’extrême-droite de mettre la main sur l’école publique. Nous rappelons avec force la pertinence des études de genre pour comprendre, et combattre, les stéréotypes et discriminations sexistes qui aliènent les individus. Nous soutenons toutes les initiatives visant à combattre les LGBTphobies.

 

Nous lutterons avec la plus grande détermination contre la propagation de tous les discours véhiculant des partis pris sexistes et homophobes. L’école est et doit rester un lieu d’émancipation de toutes les formes de haines et de discriminations. Nous nous battons pour une école publique qui permettent à toutes et à tous d’apprendre ensemble, de réfléchir et d’élaborer un esprit critique.


 

Organisons la riposte par les mots et par l’action !


Pour aller plus loin :
La campagne unitaire « syndicaliste et antifasciste », avec le meeting du mercredi 29 janvier
http://www.sudeducation.org/Unitaires-contre-l-extreme-droite.html & http://www.solidaires.org/article47106.html

Journal Féminisme, anti-sexisme et questions de genre de la commission Droits des Femmes de Sud Education Créteil disponible ici : http://www.sudeduccreteil.org/spip.php?article1796

Stage Syndicalisme et antifascisme/antiracisme les 6 et 7 mars organisé par Sud Éducation Créteil, ouvert à tou-te-s les salarié-e-s dans l’éducation nationale toutes les infos ici :
http://www.sudeduccreteil.org/spip.php?article1810

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 17:05

In L'Humanité

 

C03-23Des organisations d’extrême droite appellent à des «journées de retrait de l’école» pour dénoncer une prétendue introduction de la « théorie du genre » dans les classes.


«L’éducation sexuelle est prévue en maternelle avec démonstration» ; «Ils vont apprendre aux élèves à se masturber» ; « Ce sont les enseignants qui décideront si vos enfants seront filles ou garçons»... Depuis des mois, des organisations proches de l’extrême droite et de la Manif pour tous font courir les plus folles rumeurs sur l’introduction d’une prétendue «théorie du genre» dans les programmes scolaires. Une propagande délirante, qui vise les ABCD de l’égalité, ces modules pédagogiques testés depuis janvier dans quelques centaines de classes et destinés à lutter contre les stéréotypes sexistes dès la maternelle (lire notre édition du 3 décembre 2013). Cette mobilisation virulente vient d’inaugurer un nouveau mode opératoire : les « journées de retrait de l’école » (JRE).

 

La semaine dernière, de nombreux parents de l’est de la France ont reçu, par SMS ou ­e-mails sauvages, une invitation à ne pas mettre leur enfant en classe le 24 janvier, en signe de protestation. Résultat ? Dans certaines écoles de la banlieue de Mulhouse et de Strasbourg, on a dénombré jusqu’à un tiers d’absents ! En région parisienne, un même appel a été lancé pour aujourd’hui. Avec un certain écho. Comme dans cette maternelle d’un quartier populaire de Nanterre (Hauts-de-Seine). «Cela a créé une grande confusion chez les parents, témoigne Claudine, la directrice. Un papa nous a même demandé s’il était vrai qu’un sexologue allait venir dans les classes ce lundi!»

 

Les recteurs se veulent rassurants

L’appel national à ces JRE remonte au 18 décembre 2013. Il est l’œuvre de la romancière et cinéaste Farida Belghoul, figure historique de la Marche pour l’égalité et contre le racisme dans les années 1980 et désormais proche d’Égalité et Réconciliation, l’association du polémiste d’extrême droite Alain Soral. Sur le site Internet dédié à cette initiative, Farida Belghoul, dans des vidéos à fort relent conspirationniste, ­dénonce la « propagande LGBT » destinée à « apprendre l’homosexualité » aux élèves ou encore appelle à « protéger la pudeur et l’intégrité de nos ­enfants ». Parmi les liens recommandés, on retrouve la Manif pour tous, le Printemps français ou l’Action française.

 

Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, a alerté le ministère de l’Éducation nationale. Les recteurs et inspecteurs d’académie devraient transmettre aux écoles des « outils d’information » à distribuer aux parents d’élèves afin de les rassurer. Suffisant pour tordre le cou à la rumeur?

 

Une théorie du genre fantasmée. "La" théorie du genre n’existe pas. En revanche, il existe des «études de genre». Le terme remonte aux années 1950 et désigne, selon l’Institut du genre, «tout ce qui, dans la construction de l’identité sexuelle et dans la formation de la division entre les sexes, relève de mécanismes d’ordre social et culturel». Ces études ne nient pas les différences biologiques entre personnes, mais réfutent l’idée qu’elles se traduisent en différences psychologiques et comportementales.

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