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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 10:00

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In Mammouth déchaîné

 

En tous cas, le ministre est très satisfait!

En réponse au sénateur  de l'Aude Roland Courteau  qui l'interrogeait sur l'effondrement de la scolarisation des enfants de deux ans en école maternelle, Luc Chatel déclare, se référant à l'article  L. 113-1 du code de l’éducation, qu' "Il résulte de ces dispositions que la scolarisation des enfants de moins de trois ans ne saurait constituer une obligation pour le système éducatif, y compris lorsque les écoles et classes maternelles sont situées dans un environnement défavorisé.

 


L’accueil de ces enfants de moins de trois ans dans une école maternelle disposant de places est une possibilité ouverte à leur demande, mais non un droit. Ainsi, la mission du ministère de l’éducation nationale telle qu’elle est inscrite explicitement dans le code de l’éducation est effectivement accomplie. " source 

 

Précisons donc à l'attention du ministre que ce droit, qui est en effet une possibilité et n'est pas une obligation, est néanmoins défini comme un objectif politique et social confirmé par la loi n°2005-380 du 23 avril 2005 d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école, et que c'est une bien singulière façon pour le ministère de satisfaire cet objectif que de contribuer toujours un peu plus à l'effondrement des petites sections de maternelle où le taux de scolarisation est passé de 34,5 % en 2000 à 12,6 % en 2010 et continue à se détériorer..

 

et toujours plus !.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 09:59

eval1

In Libération

 

Primaire . Les résultats des tests en CE1 et CM2 sont un argument de campagne pour le gouvernement.

 

Par Véronique Soulé

«Nos réformes dans l’éducation font merveille. La preuve, le niveau des élèves monte grâce aux nouveaux programmes que nous avons introduits en primaire en 2008 !» A l’heure du bilan, c’est en résumé ce que le gouvernement clame, brandissant tel un trophée les résultats des évaluations de CE1 et de CM2. Ces tests nationaux, introduits en 2008, restent pourtant très contestés et plusieurs candidats, notamment à gauche, promettent de revenir sur ces évaluations souvent jugées trop politiques pour être honnêtes.

 

Quels objectifs ont été assignés à ces tests ?

Officiellement, ces évaluations ont deux buts. D’abord, elles doivent servir aux enseignants pour repérer les faiblesses de leurs élèves et éventuellement réajuster le tir, mais aussi pour voir les points du programme qu’ils ont eu du mal à faire passer. Le problème est que ces tests - une batterie d’exercices de français et de maths - se déroulent la dernière semaine de mai, ce qui est tard pour mettre en place un dispositif pour les plus faibles. L’enseignant peut aussi transmettre ses observations à son collègue de la classe supérieure, ainsi qu’aux parents. Mais ces tests stressent les familles et il lui faudra ne pas les angoisser davantage.

Ensuite, ces évaluations doivent aider au «pilotage national du système éducatif» pour reprendre le jargon ambiant. Au vu des «performances», le ministère peut décider de mettre l’accent l’année suivante sur tel point faible - la compréhension de l’écrit, le calcul mental, etc. Les rectorats, eux, se comparent les uns aux autres et repèrent les régions en retard où il faudra faire porter les efforts. Localement enfin, les inspecteurs identifient les écoles, voire les enseignants ayant les plus mauvais scores et qui sont invités à faire mieux.

 

Ces évaluations sont-elles fiables ?

C’est la grande critique. Chaque enseignant fait passer les tests à sa classe - certains les boycottent, dénonçant une «évaluationnite» stérile. Mais pour s’assurer de leur fiabilité, qui peut garantir que les conditions de déroulement sont les mêmes partout ? Soucieux de ne pas mettre leurs élèves en échec, certains profs sont tentés de les aider, explicitant les consignes ou donnant plus de temps. «Dans la Nièvre, où j’enseigne, explique Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp (principal syndicat du primaire), un inspecteur a demandé aux profs de CE1 et de CM2 d’entraîner leurs élèves aux tests parce que les résultats avaient été mauvais en 2011 et qu’ils devaient s’améliorer en 2012. On cherche à faire du chiffre.»

Des statisticiens, qui dénoncent la «politisation» des études publiées au gré des besoins de la com ministérielle, mettent en doute les résultats. En 2010, le ministère avait corrigé in extremis à la hausse les résultats en maths de CM2, les exercices ayant été jugés trop difficiles. En 2011, pour les mêmes raisons, les «bornes» ont été changées pour les CE1 : en 2010, un élève «ayant des acquis très solides» en français devait avoir plus de 41 bonnes réponses, contre plus de 39 en 2011. En un an, ces très bons élèves sont passés de 44% à 51%. «Les exercices ont changé d’une année à l’autre et nous avons mesuré par une méthode scientifique l’écart de difficulté. D’où le changement des bornes», explique Michel Quéré, responsable de la direction des études au ministère (la Depp).

 

Y a-t-il des alternatives ?

 

La suite...
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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 09:54

In Sauvons l'Université

 

 

 

A quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle, l’Unef a présenté, mardi 3 avril, dix exigences étudiantes organisées en quatre chantiers. Objectif : s’attaquer aux principales causes de la reproduction sociale. Au programme : hausse de 65% des bourses, revalorisation de 20% des aides au logement, avancées vers une allocation d’autonomie, embauches d’enseignants dans les universités, pénalisation des abus de stage... Le syndicat invite chacun des candidats, à l’exception de la candidate du Front national, à venir répondre aux étudiants dans les universités. Selon Emmanuel Zemmour, président de l’organisation syndicale étudiante, les rigidités qui lestent l’ascenseur social et creusent les inégalités entre les jeunes se situent à deux niveaux. D’une part, l’accès au diplôme est devenu de plus en plus inégalitaire : "la part d’étudiants en licence issus de milieux populaires a diminué de 9 points entre 2006 et 2011". D’autre part, l’amplification du phénomène de déclassement : "Alors que les 18-25 ans sont en moyenne cinq fois plus qualifiés que leurs parents, ils travaillent pour plus de la moitié sous un contrat précaire, quand 80% de la population travaille en CDI", dénonce Emmanuel Zemmour.
 

Premier chantier : un plan social dès la rentrée. Le nombre d’étudiants contraints de travailler pour financer leurs études est passé de 48% en 2003 à 68% aujourd’hui, selon l’Unef.
Première exigence : une revalorisation de 65% du montant des bourses pour atteindre 760 euros maximum. L’Unef a chiffré très exactement cet investissement à 508 557 600 euros pour les boursiers échelons 6.
Deuxième exigence : la création immédiate de 100 000 allocations d’autonomie aux étudiants financièrement indépendants d’un montant de 760 euros mensuels puis de 50 000 aides par an pour atteindre 350 000 allocations d’autonomie en fin de quinquennat.
Troisième exigence : face à l’explosion des loyers, revaloriser les aides au logement de 20%. Actuellement, 700 000 étudiants bénéficient de l’APL. L’investissement moyen serait de 1,6 milliards d’euros par an.

 

Deuxième chantier : garantir de nouveaux droits pour les étudiants étrangers. Quatrième exigence : créer un titre de séjour couvrant l’ensemble d’un diplôme pour sécuriser le parcours des étudiants et éviter ainsi qu’ils soient obligés de justifier chaque année, auprès d’un préfet.

 

Troisième chantier : remettre les étudiants au cœur de l’université. Cinquième exigence : donner la priorité aux étudiants de bac techno dans l’inscription en IUT. Aujourd’hui, 68% des étudiants en IUT ont un bac général, 30% un bac techno et 2% un bac pro. Le Plan licence de 2007 prévoient un accès de droit aux IUT des bacheliers technologiques avec mention et l’instauration d’un système de bonus pour les IUT, qui vont au-delà des 32%. François Hollande veut fixer des quotas.
Sixième exigence : recruter 2 500 enseignants et 2 500 personnels pour la licence pour garantir les 1 500 heures d’enseignement. Selon l’Unef, le taux d’encadrement des étudiants par les personnels administratifs s’est écroulé à partir du début de la massification des années 1980. On comptait 23 étudiants par personnel en 1985, dix ans plus tard, ce chiffre est monté à 33. Septième exigence : référencer les licences en une listes de 30 intitulés pour une meilleure reconnaissance des formations. Aujourd’hui, il existe plus de 9 000 possibilités de formations différentes. L’objectif serait de rendre plus lisible les offres de formations. Cette liste de 30 mentions de licence, étant chacune rattachées à un domaine de formation (droit, économie et gestion ; arts-lettres et langues ; SHS ; mathématiques, physique, sciences de la terre.

 

Lire la suite dans Le Monde ici

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 18:22

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 17:10

 

 

 

Atmosphère électrique jeudi après-midi à Sciences-Po. Des étudiants étaient réunis devant le 27, rue Saint-Guillaume et dans le hall de l’école pour accueillir Nicolas Sarkozy. Il devait intervenir dans le cadre de la journée « PrésidentiElle », après la plupart des autres candidats pour parler de femmes, de parité et de congé parental devant les lectrices de Elle et les élèves de l’école.

Nicolas Sarkozy a annulé sa venue au dernier moment : la bonne centaine d’étudiants, rassemblés pour protester contre son bilan, n’aurait pas plu au service de sécurité du candidat.

Le journaliste Bruce Toussaint, d’Europe1, qui devait l’interviewer raconte :

« On nous a fait savoir à 16h30 qu’il allait arriver plus tôt. Mais à 16h55, on nous a finalement annoncé qu’il ne venait plus. »

« Ça aurait eu de la gueule qu’il vienne »

La suite avec une autre vidéo...

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 12:26

In Mediapart

 

 

Cadre bucolique, potager attenant, l'école primaire de Bois-le-Roi, petit hameau de l'Eure, accueille six classes dans des conditions à première vue idéales. Si contrairement à bon nombre d'écoles du premier degré, rurales en particulier, cette école n'a pas été touchée par les récentes vagues de fermetures de classes, c'est uniquement parce que ses effectifs explosent. Ce village, comme ceux alentour, situé en pleine forêt mais à une heure et demie de Paris, est de plus en plus prisé par des jeunes couples qui ne parviennent plus à se loger en Ile-de-France. Ici, le foncier est plus abordable et ils peuvent s'offrir le rêve de la maison individuelle. Les demandes de scolarisation dans cette école en regroupement de communes avec le village voisin n'ont cessé d'augmenter ces dernières années. Résultat, comme les moyens ne suivent pas, l'école déborde…


 

résume Mélanie Riou, institutrice de 34 ans, originaire de Toulouse. Cela fait trois ans qu'une classe a cours dans un préfabriqué faute de disposer de suffisamment de salles. «C'est du provisoire qui dure», souffle une collègue en salle des profs. Comme le dortoir était devenu trop petit, la salle de motricité a été transformée en dortoir depuis la dernière rentrée. Pour la cantine, idem. La salle des fêtes du village, à quelques rues de l'école, accueille à midi 70 enfants. Un système D qui repose aussi sur l'implication de l'équipe.
«J'ai même eu une classe de 36 élèves !» précise cette institutrice qui sait très bien qu'avec un tel effectif, la qualité de l'enseignement n'est plus garantie. Alors que tous les experts s'accordent à dire que le niveau primaire est fondamental dans la scolarité, la France est l'un des pays qui y investit le moins. A l'arrivée au collège, près de 20 % des élèves ont des difficultés importantes en français et en maths, et pour beaucoup leur destin scolaire est déjà scellé. La situation que décrit aujourd'hui la jeune femme n'a rien d'exceptionnel. D'ailleurs, il y a encore quatre ans, lorsqu'elle travaillait dans une école de deux classes, elle avait déjà écopé d'une classe de 35 élèves de primaire sur trois niveaux. Là encore, difficile de s'occuper convenablement de tous les élèves.

 

Tout ne résulte d'ailleurs pas du coup de froid budgétaire sur l'éducation depuis 2007, précise néanmoins Mélanie Riou, qui enseigne en primaire depuis plus de dix ans : «C'est aussi le choix politique des communes qui accordent des permis de construire sans toujours regarder si et comment l'école peut suivre. Il n'y a pas d'anticipation, elles font dans l'urgence.» Dans cette petite commune rurale, les besoins qui incombent à l'école sont devenus très importants. « Nous avons pas mal de parents qui travaillent dans la banlieue parisienne. Ils déposent leurs enfants à 7 heures et viennent les chercher à 19 heures.» Assurer convenablement l'encadrement des enfants, dans ce contexte de pénurie, n'est pas toujours évident, admet-elle.

« Des choses qui auraient été inimaginables il y a quelques années »

Cette campagne électorale donne lieu néanmoins à une satisfaction : «Pour une fois, l'école est dans le débat. Cela dit, je trouve quand même dommage que cela tourne plus autour de la question du travail des enseignants – on ne travaillerait pas suffisamment – que sur la question des moyens qu'on veut bien mettre pour l'école.» Les Rased, ces enseignants spécialisés en difficulté scolaire, tout comme les psychologues scolaires, ont été laminés depuis cinq ans, considérés comme un poste d'économie d'autant plus appréciable qu'il n'est pas immédiatement visible par les parents…

Mélanie Riou, qui se dit très attachée à son métier, décrit pourtant une école primaire qui jongle pour assurer parfois le strict minimum. «J'ai un élève qui attend depuis un an une place en CLIS (classe d'intégration scolaire pour les élèves handicapés). On s'arrange comme on peut pour le faire progresser.» Derrière le discours de la rue de Grenelle assurant sur tous les tons que la question des moyens était secondaire dans l'éducation, les économies drastiques depuis cinq ans ont pourtant bel et bien grippé la machine : «On nous a par exemple alloué des heures d'AVS (assistant(e) vie scolaire), parce qu'il y avait un besoin, mais après cela il n'y a pas eu de recrutement faute d'argent.»

Comme bon nombre de ces collègues, ce qui la blesse le plus, c'est l'image des enseignants dans la société. «Aujourd'hui on entend des choses pas bien plaisantes», assure-t-elle. «Dans ma profession, j'ai très rarement été confrontée à de la paresse. J'ai toujours vu des gens très impliqués au contraire, qui ne comptent pas leurs heures.» Les instituteurs n'hésitent d'ailleurs pas à prendre sur leur propre budget pour faire fonctionner l'école. «Un tiers des livres qui sont dans la classe viennent de chez moi. Ça, c'est mon ordinateur personnel», pointe-t-elle d'un geste, en expliquant que cet investissement personnel passe aussi par des petits riens : «C'est le 10e tube de colle que j'achète avec mes sous !»


Selon elle, cette défiance envers le monde enseignant est entretenue par un certain discours politique. «L'instit qui fait ses heures et s'en va, je n'ai jamais vu ça. Quand j'entends Sarkozy dire qu'il donnera une prime à ceux qui font plus que leur temps de service, cela me fait sourire. Nous, on est bien au-delà. En plus lorsque j'ai demandé à rester dans ma classe pour pouvoir travailler en dehors des heures de cours, cela m'a été refusé par le maire pour un problème de responsabilité civile», souligne-t-elle.

Loin des discours, le quotidien que raconte Mélanie Riou est celui d'une école qui peine à joindre les deux bouts et demande toujours plus à ses enseignants. «Pour la formation, nous sommes convoqués à Evreux. Les frais de déplacements, c'est pour nous. Comme on a râlé, ils ont répondu que ce serait facultatif ! L'inspection académique a décidé qu'elle ne serait pas obligatoire mais fortement conseillée. C'est quand même bizarre», s'agace-t-elle avant de résumer : « Ces dernières années, on bricole sans arrêt.» A l'entendre, la dégradation s'est vraiment fait ressentir ces trois dernières années. «Comme il n'y a pas de psychologue scolaire, une famille a été contrainte de débourser trois cents euros pour avoir une expertise, un bilan psychologique, pour que leur enfant ait la chance de pouvoir redoubler ! Ce sont des choses qui auraient été inimaginables il y a quelques années.»

 

Dans l'éducation, les choses se dégradent trop rapidement

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 18:10

hollander

In TF1

 
Le candidat du PS François Hollande est considéré par les Français comme le meilleur en matière d'éducation, devant celui du Modem François Bayrou et celui de l'UMP Nicolas Sarkozy, selon un sondage LH2 pour Yahoo! rendu public jeudi. A la question: "parmi les candidats suivants, quel est selon vous celui qui fait les meilleures propositions en matière d'éducation?"
 
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 18:04

chiffres

In Libération

 

Leur nom : «les déchiffreurs de l'éducation». Ce collectif, soutenu par les syndicats, compte servir le débat public sur l'école en rétablissant la vérité sur les «allégations mensongères ou fantaisistes».

 

Sur le bureau du ministre de l'Education, six ou sept études sont empilées, en attente de publication. Le seront-elles ? Quand ? A moins qu'elles ne passent à la trappe... Le bataillon des statisticiens de l'Education nationale est un peu découragé. «Au premier trimestre, une seule de nos enquêtes, pourtant commandées officiellement, a été rendue publique... alors qu'on en produit une cinquantaine par an environ», affirmait mardi un fonctionnaire de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (la Depp). Hier, deux études, sur le brevet et le bac, ont été mises en ligne.

Le problème n'est pas nouveau. En novembre, une forte mobilisation, relayée dans les médias, avait forcé le ministère à vider les tiroirs. Une quinzaine d'études avaient été publiées en l'espace de quelques jours. «Aujourd'hui, statisticiens, chercheurs, syndicalistes, journalistes, professeurs... Nous partageons tous le même constat: le ministère bloque certaines publications et en détourne d'autres pour servir sa communication», dénonce Jean-Claude Emin. Ce jeune retraité, ancien de la Depp, vient de lancer avec des anciens collègues le collectif «les déchiffreurs de l'éducation», et un blog du même nom. L'initiative est soutenue par toute une panoplie de syndicats et organisations (CGT éducation, Unsa, Snuipp, Sud éducation, ligue de l'enseignement, FCPE...).

Les fuites, denrée rare

L'objectif du collectif est double. D'abord lancer un appel pour que cesse cette manipulation de la statistique publique. «Il faut que les études servent à nourrir le débat sur le système éducatif. L'utilisation politique faite aujourd'hui des chiffres dévalorise le travail des services du ministère, jette le discrédit sur la façon de travailler des agents et fausse le débat public», dénoncent Jean-Claude Emin et Daniel Blondet, ancien de la Dgesco, direction générale de l'enseignement scolaire. «Il faut une logique dépolitisée de la statistique. On a besoin de thermomètre et pas que le ministre fasse ainsi de la rétention d'information, renchérit Luc Bentz de Unsa-éducation.

En justiciers de la stat, les déchiffreurs comptent rétablir eux-mêmes la vérité sur les chiffres. Leur blog, hébergé par les Cahiers pédagogiques, ne contient pour le moment que quelques notes dont une intéressante sur les décrocheurs, ces jeunes qui sortent chaque année du système éducatif sans diplôme. Selon eux, leur nombre serait largement surévalué par le cabinet du ministre. [Démonstration à lire ici].

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 17:55

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In Appel de Strasbourg

Lettre ouverte à Pierre-Etienne Bisch,

 

Préfet de la région Alsace, préfet du Bas-­Rhin

 

Monsieur le Préfet,

 

Depuis plusieurs mois les services de la Préfecture du Bas-­-Rhin mettent en œuvre sous votre autorité une politique d’expulsion massive des étudiants étrangers, de non renouvellement des titres de séjour et de refus de délivrance d’autorisations de travail. Cette politique s’exerce aujourd’hui sans discernement, touche des étudiants de toutes nationalités, régulièrement inscrits à l’université, et les contraint à interrompre leurs études en cours d’année universitaire. Elle affecte aussi des personnels de notre université ainsi que des étudiants en fin d’étude qui disposent d’un emploi et auxquels vos services refusent de plus en plus souvent une autorisation de travail.
 

Par ailleurs, toujours sous votre autorité, le nombre des arrestations se multiplie, y compris dans les cités universitaires, semant la peur sur notre campus. Mais ce sont encore les procédures administratives de renouvellement des titres de séjours qui sont devenues une intolérable course d’obstacle, laquelle désespère les étudiants les plus courageux et les conduit aujourd’hui à quitter notre université et notre pays pour ne plus y revenir. Nous observons enfin que vos services s’arrogent des droits d’évaluation du cursus des étudiants alors que ceci relève des seules compétences de l’Université et de ses enseignants.  
 

Touts ces faits sont graves. Ils portent atteinte non seulement à l’image et à la tradition d’accueil de notre ville et de notre université, mais aussi à la liberté d’accès au savoir ainsi qu’aux Droits de l’Homme. Cette politique d’exclusion est source de nombreux maux pour des étudiants qui ne sauraient vivre plus longtemps dans la peur permanente de l’arrestation, parfois dans une clandestinité forcée, et constamment dans l’angoisse d’une interruption d’étude ou d’une perte totale de revenus, surtout quand cette politique s’applique aux étudiants les plus démunis et qui ont fait les plus grands sacrifices pour venir étudier dans notre pays.   

 

Le conseil d’administration de l’UdS vous a fait connaître, Monsieur le Préfet, et ceci à l’occasion de plusieurs motions, l’inquiétude de notre communauté ainsi que ses prières insistantes pour que vos services œuvrent avec plus de discernement et plus de respect pour le droit des étudiants. Nous en appelons une nouvelle fois à votre sens de la mesure et à un peu plus d’humanité. 

 

Mais ceci ne saurait suffire. Face à la gravité d’une situation qui crée aujourd’hui des préjudices irréparables, face à la très vive émotion de notre communauté et au-­-delà, devant l’indignation de nombreux citoyens attachés à nos valeurs républicaines, nous vous prions avec solennité de mettre en œuvre dans les meilleurs délais un moratoire sur toutes les procédures administratives d’expulsion engagées contre les étudiants régulièrement inscrits à l’Université de Strasbourg. Nous vous demandons encore de faire cesser les arrestations en cité universitaire. Nous vous invitons enfin à  reconsidérer vos critères de délivrances des autorisations de travail. 
 

Veuillez recevoir, Monsieur le Préfet, nos meilleures salutations.

 

 

UDEES, ADDAL, AFGES, UNEF, SUD Etudiants, SUD Education UdS, A et I-­-UNSA

 

Signature en ligne

 

Lettre Ouverte en pdf

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 16:49
In Parti de Gauche

 


 

En 2012, les deux tours de l’élection présidentielle se déroule en même temps que les vacances scolaires de printemps. Le premier tour a lieu le dimanche 22 avril et le second tour, le dimanche 6 mai.

Et en juin, on vote aussi pour les élections législatives : les dimanche 10 et 17 juin.

Si vous avez prévu de vous absenter à une de ces dates, surtout n’oubliez pas de faire une procuration dès maintenant !

Si vous avez besoin d’un contact de confiance qui vote Front de Gauche pour établir une procuration, nous vous proposons de vous mettre en relation avec nos volontaires. N’hésitez pas à contacter l’assemblée citoyenne Front de Gauche la plus proche de chez vous.

 

Pour établir une procuration :

Le demandeur doit se rendre au commissariat de police (ou au tribunal d’instance ou à la gendarmerie de sa commune) muni(e) de :

  • Une pièce d’identité (carte d’identité ou passeport en cours de validité)

  • Une photocopie de cette pièce d’identité (recto/verso pour la carte d’identité)

  • Les renseignements concernant la personne à qui vous donnez procuration : noms, prénoms, adresse, date et lieu de naissance

Cette procuration est valable soit pour 1 an, soit pour 1 scrutin, 2 scrutins… à vous de choisir ce qui vous convient.

Dans les jours qui suivent, la mairie sera avisée de la procuration et l’enregistrera. La personne qui vote pour vous recevra un courrier indiquant l’adresse du bureau de vote et devra apporter ce courrier le jour du vote ainsi que  sa carte d’identité.

Aucun délai maxi, cependant NE TARDEZ PAS TROP car le retour de courrier est indispensable pour celui qui votera ! Il faut donc compter une bonne semaine pour que la procuration soit reçue en mairie et enregistrée sur les registres ! La veille du vote, ce sera donc trop tard...

Télécharger la brochure "Pensez au vote par procuration"

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