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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 17:53

In Elunet.org

 

C03-01.jpgMotion adoptée en assemblée générale de l’Association des maires ruraux de France du 9 octobre 2011 : Dans l’attente d’une rénovation du dialogue local en matière d’éducation,

 

L’AMRF appelle les maires à suspendre leur participation aux CDEN Réunis en assemblée générale à Monts-sur-Guesnes à l’occasion du Congrès marquant les 40 ans d’existence de l’AMRF, les Maires ruraux appellent les élus à suspendre leur participation aux travaux des Commissions Départementales de l’Education Nationale (CDEN).

Constatant l’inutilité de cette instance consultative dont les avis ne sont jamais entendus par les inspecteurs d’académie,

Constatant l’augmentation des difficultés rencontrées dans la gestion quotidienne des écoles, les menaces sur la qualité de l’enseignement du fait des effectifs d’élèves dans les classes consécutifs aux coupes budgétaires,

Constatant que les maires ruraux n’ont pas été associés aux réflexions sur les rythmes scolaires dont ils auront cependant à traduire et à assumer une fois encore les évolutions,

Regrettant depuis juin 2009 l’indifférence du ministère à leur égard perçue comme un mépris des élus ruraux et considérant qu’ils n’ont pas vocation à être les spectateurs d’un processus qui concerne leur commune et leurs habitants, ni être davantage complices d’une parodie de concertation.

En conséquence, l’AMRF appelle tous les élus ruraux à suspendre leur participation aux Conseils Départementaux de l’Education Nationale (CDEN).

• L’AMRF demande qu’y soient traités des sujets d’importance pour les territoires ruraux comme l’organisation de la vie et des rythmes scolaires, les relations entre les différents acteurs de l’école (IA, direction, enseignants, parents d’élèves,…), les ressources et équipements spécifiques comme l’équipement numérique, l’éducation artistique, ou l’organisation des transports. Plus généralement, le CDEN doit exercer un vrai rôle de partage de réflexion entre les différents acteurs de l’environnement éducatif et scolaire que sont les associations de parents d’élèves, les syndicats enseignants, les élus, les représentants du ministère de l’Education nationale, les conseils généraux et régionaux dans le respect de leur compétences respectives.

• Les Maires sont des acteurs responsables de l’aménagement de leur territoire. Ils le sont également dans le domaine de l’Education et souhaitent être davantage entendus en n’étant pas cantonnés au seul rôle de gestionnaire de moyens. En conséquence, l’AMRF :

- Demande que soient revus les textes règlementaires sur les missions et le fonctionnement des CDEN afin que la parole des élus soit enfin reconnue.

- Demande à ce que la participation des associations d’élus puisse être actée dans les CTP au moment de l’élaboration de la carte scolaire en amont des CDEN, comme le font déjà quelques inspections de manière opportune.

- Demande à ce que la Charte sur l’Organisation de l’offre des services publics, et au public en milieu rural, signée par l’Etat, soit appliquée sur l’ensemble du territoire y compris par l’Education nationale.

- Invite les élus à suspendre leur participation aux CDEN tant que son fonctionnement n’en fera pas un lieu véritable de concertation de tous les acteurs de l’école.

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 16:14

In Canard Echaîné 9/11/2011

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 08:28

 

 

 

Le SNUipp a mesuré l’impact pour les enseignants de l’accélération de la réforme des retraites annoncée par le premier ministre, dans le cadre du second plan de rigueur.

 

Le premier ministre a évoqué lundi 7 novembre une accélération des mesures de recul de l’âge de départ à la retraite, dans le cadre de son deuxième plan de rigueur. Il prévoit le relèvement à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite non plus en 2018 mais en 2017.

 

 Cette mesure si elle était votée au parlement se traduirait par un recul d’un mois pour les PE nés en 1952, de 2 mois pour ceux nés en 1953, de 3 mois pour ceux de 1954, etc. Quant aux instituteurs, le recul serait d’1 mois pour ceux nés en 1957, de 2 mois pour ceux de 1958... Le SNUipp qui rejette ce plan et demande avec la FSU « que les organisations syndicales soient consultées sur la situation économique et sociale » du pays, a réalisé des projections . Nous les publions ci-dessous

-1ère conséquence : l’âge de départ à la retraite est repoussé

Pour les professeurs des écoles ou instituteurs, ayant 15 ans de services actifs, l’âge de départ à la retraite serait repoussé de la manière suivante :

 

Age légal de départ en retraite
Générations Réforme de 2010 Propositions Fillon (2011)
1957 55 ans et 8 mois 55 ans et 9 mois +1 mois
1958 56 ans 56 ans et 2 mois +2 mois
1959 56 ans et 4 mois 56 ans et 7 mois +3 mois
1960 56 ans et 8 mois 57 ans +4 mois

 

Pour les professeurs des écoles n’ayant pas 15 ans de service actifs, l’âge de départ à la retraite serait repoussé de la manière suivante

 :

Age légal de départ en retraite
Générations Réforme de 2010 Propositions Fillon (2011)
1952 60 ans et 8 mois 60 ans et 9 mois +1 mois
1953 61 ans 61 ans et 2 mois +2 mois
1954 61 ans et 4 mois 61 ans et 7 mois +3 mois
1955 61 ans et 8 mois 62 ans +4 mois

 

Ainsi, un collègue ayant 15 ans de services actifs (services d’instituteurs par ex.), né le 1er janvier 1957, pouvait partir, après la réforme de 2010, le 1er septembre 2012. Avec les nouvelles annonces de Fillon, il ne pourra plus partir que le 1er septembre 2013 car il lui faudra un mois de plus et terminer l’année scolaire.

De même une collègue, n’ayant pas 15 ans de services actifs, née le 1er janvier 1955 qui pouvait partir le 1er septembre 2016 ne pourra plus partir que le 1er septembre 2017, à l’âge de 62 ans et 8 mois.

- 2ème conséquence : les effets de la décote sont amplifiés

Si on suit la même logique que celle mise en œuvre avec la réforme de 2010, l’âge où on peut partir sans décote devrait lui aussi être décalé.

Ex. Une collègue, ayant 15 ans des services actifs, née le 1er avril 1957 voit l’année d’ouverture de ses droits reportée de 2012 à 2013. L’âge auquel s’annule la décote sera porté à 59 ans (+1 mois). Le nombre maximal de trimestres pris en compte dans la décote serait de 13 alors qu’il est actuellement de 12. Le taux de décote passerait de 0,875 % par trimestre manquant à 1%. Le taux de décote maximum passerait donc de 10,5 % à 13 %.

En supposant qu’elle liquide sa pension au 11e échelon de la classe normale du corps des professeurs des écoles, à la date du 1er septembre 2013, après une durée de service et bonification de 150 trimestres… Sa pension brute passerait de 2050 € à 1992 €, ce qui représente une baisse d’environ 3 % sur le montant de sa pension

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 19:48

In C'est Classe !

 

Enseigner est un beau métier. Encore faut-il pouvoir le faire dans de bonnes conditions. Valérie Boucher, prof de français, se partage entre trois collèges avec des équipes et des manière de faire différentes. Le jeudi où elle va dans les trois, elle parcourt 74 kilomètres. A mi-trimestre, elle est déjà fatiguée.

 

Pour montrer que les profs "ne sont pas ces privilégiés que l'on croit" trop souvent, elle nous a adressé un témoignage écrit. En voici des extraits:

 

"Je suis une jeune professeur de Lettres Modernes, titulaire d'un poste dans le Cher. Après avoir eu une petite fille en juin, je n’ai pas souhaité prendre la totalité de mon congé maternité. J’ai donc fait la rentrée de septembre. Et voici mon service:

 - je suis en poste fixe au Collège François le Champi du Châtelet (Cher) pour 8 heures (de cours hebdomadaire, chaque cours nécessitant une préparation et impliquant des corrections de devoirs, ndlr), qui passeront à 12 heures à partir de février car nous nous partageons une classe avec une collègue,

 

- j’ai un premier complément de service au Collège Antoine Meillet de Châteaumeillant pour 4 heures (c'est-à-dire une classe, ndlr),

-  et un second complément de service de 4 heures (soit une classe, ndlr), au collège Jean Moulin de St Amand Montrond qui est aussi mon lieu de résidence.

Mon emploi du temps me fait intervenir sur deux établissement les lundi et mardi, et sur les trois le jeudi. Le mercredi et le vendredi, je ne me rends que dans un seul. Je fais entre 48 et 74 kilomètres tous les jours, excepté le mercredi où j'enseigne dans le collège près de chez moi.

Cette situation m’a paru viable les deux premières semaines. Mais je me suis vite vue débordée par le travail, les trajets, les contraintes de chaque établissement et mes préoccupations familiales - ma fille a quatre mois. Mon état de fatigue est tel que je ne me sens incapable de poursuivre ainsi sur une année scolaire.

Mon cas est dans doute similaire à bien d’autres. Mais j’ai à cœur de bien faire mon travail et ne veux pas faire une année en pointillés, c’est-à-dire périodiquement en arrêt maladie.

J'ai exposé cette situation aux services du rectorat qui me disent ne rien pouvoir faire à leur niveau. J'ai par ailleurs envoyé un courrier à Madame le Recteur qui me laisse sans nouvelle depuis fin septembre."

Ces affectations éclatées (ces "services", dit-on dans le langage de l'éducation) sont de plus en plus courantes. Dans le cadre de 'l'optimisation des moyens" - terme officiel désignant les suppressions de postes -, tout est calculé au plus serré, histoire de ne pas laisser un prof en sous-service. On lui demande alors de boucher les trous, sans trop d'égards à la faisabilité.

Dans les petites villes de province, c'est plus fréquent qu'ailleurs. Elles abritent des collèges avec de faibles effectifs, nécessitant peu de postes à temps complet. Mais il reste toujours un reliquat d'heures non attribuées. L'idéal, car le moins coûteux pour le Rectorat en quête d'économies, est  de trouver des profs de l'établissement qui acceptent de faire des heures sups (défiscalisées, dans le registre du "travailler plus pour gagner plus"). Mais certains refusent, trop occupés ou par principe

Travailler dans plusieurs établissement implique une charge de travail supplémentaire. Il y a les trajets, mais aussi l'adapation à chaque établissement. Valérie Boucher surfe sur trois logiciels différents pour remplir les cahier de textes et les notes. Sans parler de la difficulté à s'intégrer à trois équipes et de la moindre disponbilité pour les élèves lorsqu'on doit courir d'un collège à un autre.

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 19:26

 

In Mammouth Déchaîné

 

* Programme UMP pour l’école. C’est parti pour un nouveau corps de professeurs ?

 

Et de reprendre des propositions que l’on trouve à la CFDT et à l’UNSA... Comme quoi...

 

AFP - L'UMP, qui orga­nise ce mardi après-midi une conven­tion sur l'éducation, veut "revoir" les "obli­ga­tions de ser­vice" des ensei­gnants via "un nou­veau sta­tut" pour inté­grer dans leurs mis­sions "l'accompagnement" (tutorat...).
"Il faut réflé­chir à un nou­veau sta­tut des ensei­gnants qui per­mette d'intégrer dans les mis­sions des ensei­gnants non seule­ment les cours mais l'accompagnement: tuto­rat, orien­ta­tion, concer­ta­tion", peut-on lire parmi les 30 pro­po­si­tions qui seront ren­dues publiques lors de cette conven­tion "Du savoir pour tous à la réus­site de chacun".

Cette redé­fi­ni­tion des mis­sions des ensei­gnants "pour­rait abou­tir", sug­gère le parti pré­si­den­tiel, à "la créa­tion d'un nou­veau corps qui concer­ne­rait les can­di­dats à l'actuel Capes et qui serait ouvert aux pro­fes­seurs cer­ti­fiés en exer­cice, sur la base du volontariat".

L'UMP pré­co­nise aussi la mise en place d'une évalua­tion des ensei­gnants "par le chef d'établissement", s'appuyant sur "une dimen­sion qua­li­ta­tive", "qui mesu­re­rait leur capa­cité à faire pro­gres­ser les élèves".

Dans les "grands établis­se­ments", un "res­pon­sable dis­ci­pli­naire" ou "chef de dépar­te­ment pour chaque ensemble dis­ci­pli­naire", dési­gné parmi les ensei­gnants, "pour­rait ani­mer l'équipe de pro­fes­seurs de sa dis­ci­pline et par­ti­ci­per à leur évalua­tion". Ce res­pon­sable accom­pa­gne­rait les jeunes ensei­gnants "au début de leur par­cours" et "serait le res­pon­sable du tra­vail en équipe au sein de la discipline".

Après la réforme de l'autonomie des uni­ver­si­tés, l'UMP entend ren­for­cer "l'autonomie" des établis­se­ments sco­laires avec la pos­si­bi­lité pour le prin­ci­pal et le pro­vi­seur, "mais aussi, à terme, le direc­teur d'école", de "recru­ter libre­ment" son équipe ensei­gnante et d'administration.


* Mais aussi, tout ce qui court depuis plusieurs années :
(suite de l’AFP)

Elle veut en outre don­ner un "sta­tut juri­dique" aux établis­se­ments de pre­mier degré et à leur direc­teur pour per­mettre "une ges­tion péda­go­gique moderne et efficace".

Parmi les autres mesures, l'UMP confirme sa volonté d'allonger l'année sco­laire de "deux semaines", à nombre total d'heures de cours constant, de rendre obli­ga­toire, après concer­ta­tion, "la semaine de quatre jours et demi" et de pas­ser du col­lège unique au "col­lège pour tous", avec "une plus grande per­son­na­li­sa­tion des par­cours" (par exemple des "classes métiers-études dès 14 ans", à l'image du sport-études).

Au lycée, tous les cours pour­raient être sup­pri­més le samedi matin. Afin d'instaurer une "vraie mixité sociale" à l'école, l'UMP veut expé­ri­men­ter des établis­se­ments sco­laires par classes (exemple: un col­lège avec des 6e et 5e et un autre regrou­pant tous les 4e et 3e de l'agglomération).

Pour les plus petits, l'UMP veut, pour les deux-trois ans, "encou­ra­ger la créa­tion de jar­dins d'éveil", des struc­tures inter­mé­diaires entre la crèche et l'école mater­nelle, rendre l'assiduité "obli­ga­toire" pour les élèves de mater­nelle et encou­ra­ger l'apprentissage de l'anglais dès trois ans.
Pour les étudiants, l'UMP pro­pose de créer "un prêt à taux zéro" d'un mon­tant maxi­mal de 20.000 euros, "à rem­bour­se­ment dif­féré" et en fonc­tion du revenu.

On attend avec impatience les propositions socialistes... pour voir si elles sont franchement différentes.

 


 

 

Un nouveau statut de l'enseignant version UMP inquiète les syndicats

Le parti présidentiel a notamment proposé de «revoir» les «obligations de service» des enseignants en y intégrant «l’accompagnement», comme le tutorat.

L’UMP a provoqué l’inquiétude des syndicats de l’éducation en proposant mardi de «revoir» les «obligations de service» des enseignants via «un nouveau statut» qui permettrait d’intégrer dans leurs missions «l’accompagnement», comme le tutorat.

Il s’agit d’une des 30 propositions du parti présidentiel pour sa convention sur l’éducation, organisée au théâtre Bobino à Paris et destinée à alimenter le projet du futur candidat Nicolas Sarkozy.  

«Il faut réfléchir à un nouveau statut des enseignants qui permette d’intégrer dans les missions des enseignants non seulement les cours mais l’accompagnement: tutorat, orientation, concertation», prône l’UMP.

Aujourd’hui, dans le secondaire, un professeur doit assurer 15 heures de cours par semaine s’il est agrégé et 18 heures s’il est certifié, selon un décret de 1950 sur les missions des enseignants. La redéfinition de ces missions «pourrait aboutir» à «la création d’un nouveau corps qui concernerait les candidats à l’actuel Capes et serait ouvert aux professeurs certifiés en exercice, sur la base du volontariat». «Cette mesure, si elle était retenue par Nicolas Sarkozy» pour la présidentielle, serait applicable à compter du concours 2013 du Capes, a indiqué à l’AFP la présidente UMP de la commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée, Michèle Tabarot.

Ceux qui enseignent déjà pourraient eux-aussi, s’ils le souhaitent, opter pour ce nouveau statut en échange d’une «revalorisation de leur rémunération», a précisé Michèle Tabarot.

«L’UMP est en train de monter un piège»

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Le projet 2012 de l'UMP
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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 21:49

In Le Monde Science et techno 5/11/2011

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:59

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In Le Monde

 

Interstat, un collectif qui réunit les syndicats de l'Insee et des services de statistiques ministériels, accusent le ministère de l'éducation de faire de la rétention d'information, en ne publiant pas dans les temps leurs travaux.

 

Dans un communiqué, les statisticiens publics s'étonnent de voir que huit de leurs publications n'ont été ni publiées, ni mises à disposition du public sur le site Internet du ministère. Selon eux, des études annuelles, traitant par exemple du nombre d'élèves par classe ou de la réussite aux examens, sont mises en réserve par les services de Luc Chatel.

 

Pas tant par volonté de censure mais pour mieux contrôler sa communication : "des publications validées et prêtes à être diffusées sont retenues en attendant une éventuelle communication du ministre sur le sujet", dénoncent ainsi les chercheurs.

 

LES STATISTIQUES PUBLIQUES NE SONT PLUS INDÉPENDANTES

 

Plus grave, les statistiques présentées seraient faussées. Interstat accuse Luc Chatel de "s'enorgueillir, lors de sa conférence de presse de rentrée [le 1er septembre], d'améliorer les compétences des élèves malgré la hausse du nombre d'élèves et la baisse du nombre d'enseignants". Seulement, les données sur lesquelles se base ce propos sont "sujettes à caution".

 

En cause, la réorganisation des services de statistiques publiques. Les chercheurs affirment que les données utilisées par le ministère de l'éducation ne sont plus produites par un organisme "indépendant du pouvoir" mais par la direction pédagogique du ministère, qui publierait des résultats faussés. "La publication des résultats moins flatteurs d'opérations conduites en parallèle par la DEPP [direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance, un service public de statistiques] n'est pas autorisée, ce qui est plus inquiétant encore", souligne le communiqué.

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 08:39

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In Libération

 

 

Le ministre de l’Education a bloqué hier soir une proposition de loi communiste au Sénat prônant l’obligation de scolarité des enfants à partir de trois ans. Luc Chatel invoque des raisons budgétaires, à savoir l’article 40 de la Constitution, qui stipule qu’une proposition est irrecevable si elle induit une charge financière supplémentaire pour l’Etat. Cette décision devait toutefois être discutée dans la soirée par la commission des finances, où la gauche est majoritaire, comme au Sénat.

 

La tentative de blocage a provoqué la colère dans les rangs de la gauche. «Le gouvernement a mis le feu», a protesté le chef de file des sénateurs PS, François Rebsamen. «C’est juridiquement faire preuve de beaucoup de précipitation, c’est une mauvaise manière car l’ordre du jour a été fixé en présence du ministre [UMP] Patrick Ollier», a-t-il ajouté, demandant : «Mais qu’avez-vous à craindre d’un tel débat?»


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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 08:28

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In Mediapart

 

 

Il s’était déjà distingué à propos du coût des 60.000 recrutements proposés pour l’Ecole par François Hollande. Il vient de se surpasser à propos de la proposition de loi prônant la scolarité obligatoire à trois ans en prétendant que cela «entraînerait la scolarisation de 700 à 750.000 élèves de plus, ce qui entraînerait une charge de 1,3 milliard d’euros».

On admirera d’abord la ‘’précision’’ de l’évaluation de l’augmentation supposée d’élèves en maternelle ( entre 700000 à 750000 ) en regard de la conclusion financière unique et ferme : une charge supplémentaire de 1,3 milliards d’euros.
On avouera ensuite, à notre grande confusion, l’abîme de perplexité où cela nous emporte. On croyait ( selon les statistiques ministérielles elles-mêmes ) que la scolarisation en maternelle de la quasi totalité des enfants de cinq ans avait été atteinte dès 1970, celle des enfants de quatre ans dès 1980 et celle de trois ans en 1990. Alors, comment comprendre qu’une loi portant obligation d’être scolarisé en maternelle pourrait avoir pour effet une augmentation de fréquentation de l’ordre de 700000 à 750000 enfants ( soit environ la totalité d’une classe d’âge ) ?

Il est vrai que, pour ce qui concerne les enfants âgés de 2 à 3 ans, on a eu ces dernières années une diminution sensible de leur taux d’accueil en maternelle, qui est passé  de 32% en 2002 à 12 % cette année ( 23% en 2007 ) après un mouvement long et assez continu de hausse ( 10% en 1960, 18% en 1970, 35% de 1980 à 2000 ).
On en vient alors à penser que l’intervention chiffrée de Luc Chatel serait rien moins qu’un ‘’lapsus révélateur’’, qui nous livrerait ce qui est escompté par anticipation par le ministre et le gouvernement auquel il appartient : une diminution de la fréquentation du même ordre que celle qui a déjà eu lieu  ( pour les enfants de 2 à 3 ans )  ‘’escomptée’’ ( dans tous les sens du terme ) pour les enfants de trois ans et plus dans les années à venir..
C’est d’ailleurs ce qui était avant tout pointé ( pour être précisément évité ) par les défenseurs de la proposition de loi prônant la scolarité obligatoire dès trois ans : par l’auteure du texte  (la sénatrice PS  Françoise Carton ) qui a évoqué un texte « salvateur » face aux menaces pesant sur les maternelles, tandis que la rapporteure ( la sénatrice PC Brigiette Gonthier-Maurin ) parlait de « mesure de sauvegarde essentielle » pour les maternelles.

Toujours est-il, qu’un autre chiffrage ( tout aussi significatif du fonctionnement du ministère de l’Education nationale et de Luc Chatel lui-même ) vient de nous être livré par un récent rapport de la Cour des Comptes ( et ce n’est a un lapsus, mais une réalité qui n’est que trop tangible ) : les dépenses de communication du ministère ont progressé de 41% en cinq ans ( passant de 6844000 euros en 2006 à 9647000 euros en 2010 )…

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:30

In Libé Toulouse

 

C03-18La Reynerie est-elle un ghetto, faut-il y craindre les enfants de pauvres ? Oui, semble répondre l’offre d’emploi publiée le 12 octobre dernier sur le site du rectorat de l’Académie de Toulouse et visant à recruter un directeur-adjoint pour le collège de ce quartier du Mirail.

 

Cette offre d'emploi, consultée par LibéToulouse, ne fait pas dans la dentelle. Le collège y est présenté comme inséré dans un environnement de «forte concentration ethnique et religieuse proche de la ghettoïsation».
L'établissement y est encore décrit comme implanté «au bas des tours dans un univers dégradé» caractérisé par «la banalisation des actes délictueux».

 


La majorité de ses élèves seraient issus de «catégories socio professionnelles très défavorisées» avec un taux de boursiers proche de 85% et et un taux d'accès à la gratuité de la cantine de 90%.
La mixité scolaire «très fragile» y ferait l’objet d’un «travail important autour des codes, des postures, des rituels, et de la mixité fille/garçons»

 

Cette petite annonce leur passant sous les yeux, ce sont les parents d'élèves dudit collège qui ont bondi:

«Ce tableau stigmatise le quartier et ses habitants», s’insurge Marcel Llabres, membre du Conseil d’administration du collège. «C’est dans le droit fil des récentes déclarations du ministre de l’Intérieur Claude Guéant qui attribue aux enfants d’immigrés la baisse de niveau de l’école française», ajoute-t-il.

L’inspecteur d’Académie-adjoint de la Haute Garonne Joël Bourgeot répond à mots pesés qu'il s'agit plus simplement de ne rien cacher des difficultés du poste. «Il est important de recruter un chef d’établissement au fait des réalités», dit-il.
La «ghettoïsation» du collège de la Reynerie n’aurait selon lui rien de subjectif: «tout le monde travaille là-dessus. Ce sont des faits reconnus par l’ensemble des institutions -Ville, État, Région».

Situé dans une zone d’éducation prioritaire, le collège de la Reynerie est l’un des sept établissements scolaires du département à dépendre d’un accompagnement spécifique pour l’ambition et la réussite (programme ECLAIR). À ce titre, précise encore le rectorat, l'établissement bénéficie de moyens supplémentaires en personnel éducatif. 

 

  Les parents d'élèves veulent bien admettre qu'avec des effectifs par classe limités à 21 élèves, l'équipe éducative du collège réalise un «travail performant».
«Ils sont aussi les premiers à constater le déficit de mixité sociale au sein du collège», reprend Marcel Llabres. Selon lui, la faute en incombe essentiellement à la réforme de la carte scolaire qui permet «à ceux qui le peuvent de scolariser leurs enfants en dehors de leur quartier».

 

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