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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 13:37

lacanourgue.jpg

 

 
Bilan de la carte scolaire 2012 : les chiffres ne mentent pas !

 

 

Le 21 juin 2011, visitant une école à La Canourgue en Lozère, le Président de la République annonçait avec aplomb : « A la rentrée 2012, nous ne procéderons hors démographie à aucune fermeture de classe de l'école primaire »… et de poursuivre : « Le un sur deux continuera, mais nous sanctuariserons l'école primaire pour qu'à la rentrée 2012, le nombre de fermetures de classes n'excède pas le nombre d'ouvertures ». (pour rappel lire ici Sauvons L'Ecole)
 
Passé le temps des déclarations d’intention, il convient d’observer comment recteurs et inspecteurs d’académies jouent de la calculette pour exécuter la commande présidentielle.
 
Pour évaluer la performance consistant à ne fermer aucune classe alors que le budget 2012 impose 5700 suppressions d’emplois dans le primaire, le SE-Unsa a lancé une enquête nationale. Il en ressort que dans les 91 départements qui ont déjà tenu leurs instances et arrêté leurs décisions définitives, 3494 classes ont été fermées et seules 1911 ont été ouvertes. Le solde négatif s’élève donc à 1582 classes. Nous voilà bien loin des engagements présidentiels.
 
Cette enquête confirme également qu’avec une amputation aggravée de 1882 emplois, les RASED paient à nouveau un lourd tribut à la razzia budgétaire. Dans chaque département, ils se retrouvent exsangues.
 
Annoncer qu’avec -5700 emplois budgétaires, on ne toucherait aucune classe relève de la tromperie. Aucun acteur sincère, aucun connaisseur attentif du système éducatif ne peut l’ignorer. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et sont accablants. Non seulement cette carte scolaire 2012 ne prend pas en compte la poussée démographique en primaire, mais elle abandonne toujours plus à leur sort les élèves en grande difficulté.
 
L’École de la République n’a que faire de forfanterie politique ou de coups de menton électoralistes. Elle mérite la considération et l’attention de la Nation. Pour le SE-Unsa, cela passe par une autre politique budgétaire et surtout par une ambition éducative partagée, mesurée et acceptée par l’ensemble de la communauté éducative
 

 


   Chiffres_carte_scol_2012   
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 18:36

In Snuipp Fsu

 

C03-03La répartition académique des 5 700 suppressions de postes d’enseignants dans le primaire qui sera à nouveau présentée, lors du CTM du 4 janvier prochain, sonne le début des opérations de carte scolaire.

 

Courant janvier, ces suppressions seront réparties département par département. Les Inspecteurs d’académie vont alors devoir faire connaître aux enseignants, aux parents et aux élus la nature des postes appelés à disparaître à la prochaine rentrée.

 

Rased, enseignants remplaçants, conseillers pédagogiques et intervenants en langues sont dans le collimateur. Dans les écoles qui attendent des élèves supplémentaires, les ouvertures de classes seront impossibles et la scolarisation des moins de trois ans va poursuivre sa mort lente. La mise en œuvre de cette politique laissera des élèves en difficultés sans aide spécialisée, des classes sans remplaçants, des classes encore plus chargées. Le recours à des contractuels, enseignants précaires, déjà utilisés dans quelques départements, pourrait être étendu.

 

Cette situation est dévastatrice pour les élèves et leurs enseignants. Puisque la loi prévoit l’alarme sociale(1) pour le premier degré, le SNUipp-FSU sonne l’alerte ! Dans tous les départements, il décide de déposer l’alarme sociale pour contraindre les Inspecteurs d’académie à ouvrir des discussions sur les mesures de carte scolaire. A cette occasion, le SNUipp-FSU demande à nouveau la suspension des suppressions de postes. Les sections départementales du SNUipp-FSU feront part aussi des besoins spécifiques de leur département pour que toutes les écoles aient les moyens de travailler à la réussite de tous les élèves. Le SNUipp-FSU rendra publiques les discussions département par département.

 

Le SNUipp-FSU va également proposer aux autres organisations syndicales et à l’ensemble des partenaires de l’école, de construire un mouvement unitaire (grève, manifestation nationale...), dès le début 2012, pour une autre politique budgétaire pour l’école.

 

Paris, le 2 janvier 2012

 

( 1 ) L’article 3 de la loi n° 2008 - 790 du 20 août 2008 sur le droit d’accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire prévoit la mise en place d’une alarme sociale préalable à tout conflit social pour les personnels enseignants du premier degré. Afin de prévenir les conflits, un préavis de grève concernant les enseignants du premier degré ne peut désormais être déposé par une ou plusieurs organisations syndicales qu’à l’issue d’une négociation préalable dont l’organisation incombe à l’État.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 13:03

 
Apprentissage de l'anglais : le conseil d'école de Noueilles se mobilise
Apprentissage de l'anglais : le conseil d'école de Noueilles se mobilise
Apprentissage de l'anglais : le conseil d'école de Noueilles se mobilise
Les parents d'élèves du Regroupement pédagogique (RPI) Issus-Noueilles-Pouze sont vivement préoccupés par l'enseignement des langues vivantes. Avec la configuration actuelle, les élèves ne totaliseraient que 22 h 30 d'anglais sur l'ensemble de l'année. Ce qui est très en deçà, expliquent-ils, des 54 heures prévues par les programmes, et qui met en péril l'acquisition du niveau A1 demandé à l'entrée en 6e.
  

Les deux enseignantes de l'école de Noueilles n'étant pas habilitées pour enseigner l'anglais, l'Inspection a affecté une intervenante en anglais. Mais cette dernière n'a été mandatée que pour moins de la moitié des heures, soit 45 minutes par semaine auprès de chacune des deux classes.

A la charge des maîtres

La suite...

 


 

Enseignement des langues vivantes en primaire : on est loin du compte !

Malgré les annonces répétées de l'importance de la maitrise des langues étrangères par les élèves et les programmes de 2007 qui prévoient leur enseignement dès le CE1, nombreuses sont les écoles de Haute Garonne où les enfants ne bénéficient pas ou mal de cet enseignement. C'est le cas au RPI de Noueilles Pouze. Ci-dessous la motion présentée au denier conseil d'école.

 

MOTION ENSEIGNEMENT DE LANGUE VIVANTE ETRANGERE
CONSEIL D'ECOLE DU 7 NOVEMBRE 2011
RPI ISSUS NOUEILLES POUZE

 

Les représentants élus des parents d'élèves, les enseignants des écoles d'Issus et de Noueilles, et les élus municipaux des communes du RPI, réunis ce jour en Conseil d’École, protestent contre les conditions d'enseignement de l'Anglais pour les élèves des cycles 2 et 3.
Ils demandent que l'intervenante d'Anglais affectée à l'école de Noueilles vienne y assurer l'intégralité des heures officiellement dévolues aux langues vivantes en cycle 2 et 3.
L'intervenante n'est mandatée que pour un seul créneau de 45 min par semaine, depuis la semaine du 17 octobre, ce qui, sur l'année scolaire ne représenterait que 22H30 cumulées.
Sachant que : les programmes prévoient 54H annuelles d'enseignement en Langues Vivantes pour les cycles 2 et les cycles 3.
Sachant que : les 31H30 manquantes ne pourront pas être assurées par les enseignantes actuellement non habilitées.
Sachant que : les actuels CM1 n'ont eu que 43% des heures prévues par les programmes l'an passé (soit 23H cumulées sur l'année scolaire). Ils termineraient leur année de CM1 avec un déficit de 60H cumulées, représentant plus d'un an d'enseignement de langues vivantes.
Le Conseil d’École demande à Monsieur l'Inspecteur d'Académie une mise en conformité de l'enseignement des langues avec les programmes officiels de l’Éducation Nationale au travers d'un doublement des heures de l'Intervenante en attendant que les enseignantes bénéficient d'une véritable formation leur permettant d'assurer cet apprentissage.

In Notre ambition pour l'école Haute Garonne

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 11:31

In Le Monde

 

(Troisième partie de notre reportage à l'école primaire Paul Langevin)

 

Classe de CP

 

Comme nous le racontions dans le reportage précédent, l'école Paul Langevin doit faire face à des difficultés sociales de plus en plus importantes des familles du quartier, qui ne sont pas sans conséquences sur l'apprentissage des enfants.

 

Les zones d'éducation prioritaire ont justement été créées en 1981 selon le principe simple de donner plus à ceux qui ont moins. Permettre de meilleures conditions d'enseignement en diminuant par exemple le nombre d'élèves par classe et en augmentant le nombre d'enseignants pour un meilleur encadrement ; mettre en place des réseaux d'aides aux élèves en difficultés ; construire des projets sportifs, culturels, de voyages, comme autant de façons de donner l'envie d'apprendre et pout ouvrir de nouveaux horizons aux enfants du quartier. "Beaucoup ont découvert Paris avec l'école ! Ce n'est pourtant qu'à quelques kilomètres..." Mais ces dernières années, l'équipe éducative a vu tous les budgets fondre à vue d'œil, les projets se réduire, les postes disparaître ou se précariser, les réseaux se déliter.

 

Jusqu'aux enseignants malades qu'on ne peut plus remplacer. "L'an passé, une professeur a eu une hernie discale en septembre. Nous n'avons eu personne jusqu'à la Toussaint ! Donc on a dû dispatcher les enfants dans les autres classes. Résultat : eux n'avancent pas et les autres classes ne sont plus dans de bonnes conditions de travail" peste Françoise Tirante. En ce début d'année, elle a une nouvelle professeur absente : "Surprise, j'ai eu quelqu'un le premier jour. Mais maintenant on n'arrête pas de m'appeler pour que je la rende ! Qu'est-ce-que vous voulez, on a supprimé 60 000 postes d'enseignants. Maintenant, tout le monde gère la pénurie !" La fédération de parents d'élèves FCPE compte 4140 demi-journées non remplacées depuis le début de l'année en France.

 

On toque à la porte de la salle des professeurs. C'est Sophie Juste, maître E au sein du RASED, le "Réseau d'aide spécialisé aux élèves en difficulté". Elle échange quelques mots avec Françoise Tirante puis soupire : "la journée va être bien agitée aujourd'hui !" Ces professeurs sont là en plus des enseignants habituels pour travailler avec des élèves, en petits groupes, sur des difficultés d'apprentissage spécifiques identifiées en classe : retranscrire ce qu'on entend, écrire tout seul, lire... Un travail individualisé pour permettre aux élèves de rattraper leur retard.

 

"Il faudrait mettre le maximum, mais on n'est plus en condition de le faire"

L'an passé Sophie Juste exerçait avec sa collègue sur le seul groupe scolaire Langevin-Wallon : les deux écoles primaires mitoyennes, et l'école maternelle. Mais cette année, en raison de suppressions de postes d'une part, et d'ouverture de nouvelles écoles sans création de poste d'autres part, elles doivent également intervenir sur l'école du centre-ville. Une surcharge de travail qui va les obliger à arrêter l'aide dans les grandes classes de CM1 et CM2, malgré les nombreuses demandes, pour se concentrer sur les petites.  

"Aujourd'hui nous ne travaillons plus que dans l'urgence. Dans la nouvelle école sur laquelle nous intervenons, il y a 19 élèves à prendre en charge en CE1 dont beaucoup ne savent pas lire! Nous faisons les pompiers, mais ce n'est pas comme ça qu'on aide les enfants ! Et cela ne va pas aller en s'améliorant" déplore-t-elle. "Ici, nous sommes dans un endroit particulier, il faudrait mettre le maximum, mais on n'est plus en condition de le faire".

Elle se rappelle de la grande mobilisation du printemps 1998 dans le département : plusieurs semaines de grèves et de manifestations qui avaient abouti à un plan d'urgence, dit de "rattrapage" pour la Seine-Saint-Denis, avec notamment la création de 3000 postes d'enseignants. "Mais depuis, alors que la situation des familles s'est aggravée, nous avons vu tout ces moyens disparaître" explique-t-elle désemparée. "Aujourd'hui, être en ZEP a perdu tout son sens : cela veut seulement dire des effectifs moins lourds et une prime mensuelle pour les enseignants. Mais il n'y a plus aucune réflexion pédagogique, aucun projet n'est financé. Nous on continue, mais avec des bouts de ficelle..."

 

La prime mensuelle est de 80 euros. Pour un salaire de professeur des écoles en début de carrière autour de 1 600 euros brut. "Moi j'étais contre la prime" confie Françoise Tirante. "J'aurais préféré qu'on nous finance des projets". Son salaire n'est pourtant pas mirobolant : après 36 ans de carrière – 28 ans en tant qu'institutrice, 8 en tant que directrice d'école – elle gagne 2 700 euros net par mois.

Au sein de l'école, les contrats précaires sont de plus en plus nombreux. Pour l'épauler au quotidien, Françoise Tirante peut par exemple compter sur deux assistants d'éducation. Mais aucun n'est là à plein temps : ils font chacun 18 heures par semaines, payés au SMIC horaire, sur la base de contrats aidés renouvelables chaque année. "Je préférerais être là à plein temps plutôt que de devoir compléter mon salaire en travaillant dans un magasin de sport" confie l'un d'eux. En poste depuis deux ans, le contrat de Leïla Pinson se termine en mars. Mais elle ne saura que quelques jours avant s'il est reconduit pour un an. "C'est problématique de construire un travail cohérent si les personnes peuvent s'en aller en milieu d'année" déplore Françoise Tirante.

 

"Comme nous, les services sociaux ont moins de moyens et sont débordés"

 

La suite...
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 21:05

 C03-01.jpg

Objet : refus d'inspection

Madame l'Inspectrice,


« Je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps », pour vous informer de mon refus d'être inspecté. Je tiens toutefois à vous préciser brièvement les motifs de ce refus.

Refuser l'inspection n’est pas un refus d’ouvrir sa classe à un regard extérieur. Bien au contraire, j'estime que la confrontation des pratiques est nécessaire. Mais l’inspection est censée assurer deux fonctions : conseiller et sanctionner. Or ces deux opérations s’excluent.

L’inspecteur donne des conseils, c’est vrai, parfois... Toutefois, que vaut un conseil quand l’inspecteur n’a pas les mêmes lubies que le précédent (ou le suivant)? Que vaut un conseil figé dans un rapport ? Une inspection est un acte d’autorité. Même chargé de bonnes intentions, un inspecteur, c’est toujours un inspecteur. Cette subordination hiérarchique tend à l’infantilisation : plaire ou ne pas plaire à l’inspecteur. Pour nous, les « refuseux », il ne saurait y avoir de collaboration pédagogique en dehors du cadre collectif et égalitaire d’une équipe.

Une inspection, c’est aussi une note. Nous refusons la venue d’une personne qui ne vient que pour juger, faire un rapport et mettre une note. L’important n’est pas de juger l’enseignant, c’est de comprendre l’acte éducatif dans sa durée et de le faire évoluer, ce qui ne peut se faire qu’au sein d’une équipe. S’il est absurde d’évaluer le travail d’un élève sur un seul exercice, cela l’est tout autant pour le travail des enseignants.

La notation, c’est le chantage à l’avancement au choix, à la mutation. Elle ne vise qu’à créer des inégalités dans le déroulement des carrières. L’inspection est une institution rétrograde qui fait partie d’un système social fondé sur la hiérarchie. Nous ne l’acceptons pas.

Refuser l'inspection est aussi un acte de résistance, Madame l'Inspectrice, je refuse en toute conscience de participer au démantèlement de l'Éducation Nationale : suppressions massives de postes, fin des IUFM et donc de la formation des professeurs, projet de jardins d'éveil à la place de l'école maternelle, l'arrivée des EPEP (E2P), la réforme du lycée et des universités, le fichage des enfants avec la Base élève et le LPC, la création d'une agence nationale de remplacement (avec des étudiants et des retraités!), suppression de la carte scolaire, augmentation du nombre d'enfants par classe (à cause des suppressions de postes)...

Nous sommes dans une logique d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est-à-dire sur la progression de résultats chiffrés. Or en éducation tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable!

« Ma décision est prise », Madame l'inspectrice, sur consigne syndicale dans le cadre du mouvement collectif national de refus de l'inspection et en référence à la note de service n° 83-512 du 13 décembre 1983 de Monsieur le ministre de l'Éducation Nationale, j'ai l'honneur de refuser l'inspection que vous vous proposiez de me faire subir.

Je vous prie de croire, Madame l'Inspectrice de l'Éducation Nationale, à mon dévouement au service public d'éducation.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:11

 

In Snuipp  

 

 

 

In Café Pédagogique

 

Rentrée : "L’école primaire vit un tournant historique" affirme le Snuipp

 

Pour Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, le premier syndicat des enseignants du primaire, la rentrée 2011 est sur de nombreux points "inacceptable". " Il faut donner à l’école primaire les mêmes moyens que dans les autres pays de l’OCDE", nous explique-t-il dans un entretien accordé au Café. Ce refus s'appuie sur les résultats d'un copieux dossier d'information sur l'état de l'école primaire et sur un sondage d'opinion.

 

Cinq chiffres résument le dossier.  8 300 élèves en plus cette année au primaire malgré la baisse du taux de scolarisation à 2 ans (qui ne concerne plus que 15 % des enfants contre 26% en 2005). 8 967 postes d'enseignants disparaissent à la rentrée et 1 500 classes ferment. Le Snuipp dénonce donc la mise à mal des professeurs qui apportent un soutien spécifique à l'école, à commencer par les enseignants spécialisés des Rased : 600 postes supprimés, soit 30 000 enfants privés de leurs soins. Enfin, dans 27 départements, les nouveaux enseignants vont aller directement en classe, passant d'un master à un CP ou une grande section de maternelle, sans accompagnement.

 

Qu'en pensent les Français ? Selon le sondage du Snuipp, ils condamnent majoritairement la politique gouvernementale.  82% des français sont hostiles aux suppressions de postes, 62% veulent réduire le nombre d'élèves par classe. 50% considèrent l'école comme une priorité, juste derrière l'emploi. 73% trouvent que l'école maternelle fonctionne bien et 62% l'élémentaire. On mesure le chemin à parcourir par Luc Chatel pour convaincre l'opinion du bien fondé de sa politique. Il y réussit sur un point : les français veulent aussi d'autorité à l'école. Sébastien Sihr réagit à cette apparente contradiction.

 

 

Lisez l'entretien avec Sébastien Sihr

 

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 07:48
 

Les enseignants du 1er degré sont confrontés de plus en plus aux demandes souvent exorbitantes de la part des inspecteurs (IEN) en matière de documentation à fournir lors des inspections.

Dans une circonscription en Mayenne…

Dans le document préparatoire à l’inspection, l’IEN exige d’assister à une séquence particulière, par exemple langue vivante ou histoire des arts en cycle 3.

Les documents demandés sont le registre d’appel, les préparations de classe, la fiche préparatoire à l’inspection, les évaluations, les cahiers et classeurs des élèves, le cahier individuel d’aide personnalisée, les PPRE rédigés.

Rappelons que les seuls documents exigibles lors d’une inspection sont le livret scolaire, le registre d’appel avec les pourcentages et la première page complétés, les consignes de sécurité, l’emploi du temps.

L’affichage des programmations n’est plus obligatoire depuis 2008.

Le cahier journal a été supprimé le 14 octobre 1881 !

Dans la fiche préparatoire à l’inspection, l’IEN demande :
- la relation entre le projet d’École et la pédagogie de l’enseignant ;
- la fluidité des parcours (nombre d’élèves par classe, nombre d’élèves en retard, nombre de PPRE, nombre d’élèves bénéficiant de l’aide personnalisée, nombre d’élèves bénéficiant de stages de remise à niveau) ;
- des renseignements sur la classe (nombre d’élèves, élèves en avance ou en retard, élèves allophones, enfants du voyage, PPS, PAI, suivis extérieurs, PPRE, RASED, objectifs visés par tous ces dispositifs) ;
- pour les élèves en difficulté : la nature des difficultés et les réponses apportées ;
- les acquis des élèves de CM2 (niveau A1 langue, B2I, évaluations nationales) ;
- pour le respect des programmes : les outils d’évaluation, comment les compétences sont renseignées dans le Livret Personnel de Compétences, comment les évaluations nationales sont utilisées, comment la différenciation pédagogique est mise en place ;
- pour l’aide personnalisée : le dispositif choisi, les compétences visées, l’évaluation de l’action, l’outil de suivi des progrès.

Cultivons-nous un peu…

Les hyènes sont principalement des prédateurs. Elles sont connues pour avoir une gueule très forte par rapport à leur taille et ont un système digestif très puissant avec un fluide très acide, ce qui les rend capables de manger et de digérer leurs proies entières.

La lecture de ce document est édifiante

Outre sa lourdeur et le temps qu’il faut y consacrer, ce document comporte des aspects extrêmement graves.

En effet, avec ces nouvelles modalités d’inspection, pour la première fois, l’évaluation de l’enseignant est intimement liée aux résultats et « performances » de ses élèves. C’est la culture du résultat dans toute sa perversité : tableaux à renseigner sur le nombre d’élèves relevant de l’Aide Personnalisée, du PPRE, du stage de remise à niveau ; résultats des évaluations des élèves accompagnés des résultats nationaux ; nombre de maintiens…

La notion de pilotage par les résultats, transposition du monde de la banque et de l’industrie, s’installe insidieusement dans notre système éducatif.

On passe sémantiquement dans le monde de l’entreprise pour faire valoir que l’objectif n’est plus la réussite de la formation personnelle des élèves mais la mesure de la performance du système.

La dérive managériale, les évolutions en cours, notamment concernant les évaluations des personnels, renvoient les enseignants à un désarroi grandissant. Le réel du métier est négligé (faire classe n’est plus considéré comme suffisant). L’imposition grandissante d’indicateurs déconnectés du travail pousse à des dérives pour obtenir des résultats.

Un dispositif dangereux et inacceptable

Les réformes mises en œuvre ces dernières années se caractérisent par le choix délibéré de faire l’économie du savoir-faire et des réflexions des enseignants. Elles relèvent de l’injonction institutionnelle, du déni de capacité des personnels, voire d’une volonté de caporalisation.

Le risque d’une telle procédure est d’y laisser notre identité professionnelle et de voir se réduire en chiffres, à fin de comparaisons malsaines, toute la professionnalité et la relation humaine qui se nouent dans l’acte pédagogique.

Les dernières inspections en Mayenne le confirment qui se caractérisent par :
- une volonté quasi-obsessionnelle de traiter avant tout les obligations institutionnelles telles que respect des programmes, application des réformes, « efficacité » de l’enseignement, prise en compte des évaluations ;
- une volonté forte de faire passer au second plan la pédagogie, la relation avec les élèves, le savoir-faire d’enseignants même chevronnés.

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 07:57

Lettre ouverte à l'Inspecteur d'Académie de la Loire 

               
Nous réclamons le droit d'innover


Sylvie Davier, Jean-Marc Hostachy, Nadine Pradel, Ghislaine Vigouroux, Yves Scanu

Depuis maintenant quinze ans, l’équipe enseignante de l’école maternelle Gounod, située dans un quartier de la périphérie stéphanoise classé réseau ambition réussite, dont les élèves sont principalement issus des milieux populaires, travaille de manière collaborative. Cette collaboration a sans nul doute favorisé, sous l’impulsion de deux IEN, le passage en école d’application toujours avec la même équipe. Forte de cette expérience, consciente de ses forces mais aussi de ses faiblesses, l’équipe fait le choix de prendre de nouvelles orientations pédagogiques. 

 


Mai 2010, l’équipe, déjà mobilisée depuis plusieurs mois sur le nouveau projet d'école, inspirée par les travaux des mouvements pédagogiques (ICEM Freinet, GFEN et notamment Sylvain Connac qui a initié une telle expérience dans le quartier de la Paillade à Montpellier), décide de répartir les élèves en classe multi-âges.
Ainsi à la rentrée de septembre 2011, quatre classes multi-âges fonctionnent. L'axe principal du projet est de transformer le climat des classes en misant sur la coopération entre élèves. Les deux nouvelles enseignantes qui rejoignent l’équipe en place adhèrent pleinement au projet.

  


Sa mise en œuvre a nécessité une restructuration complète du fonctionnement, tant sur le plan pédagogique que sur le plan matériel. Les temps de concertations pour construire, réguler et harmoniser le travail dans les quatre classes ont été fortement accrus, nécessitant un investissement fort de chaque membre de l’équipe. Un effort considérable d’information des familles a été nécessaire pour les convaincre de la pertinence du projet. Monsieur l'Inspecteur d'Académie a validé le projet en exigeant un engagement moral de trois ans considérant qu’un tel projet devait, pour en mesurer les réels effets, durer le temps de la scolarité à l’école maternelle, ce qui implique pour nous la nécessaire stabilité de l’équipe de l’équipe sur ces 3 ans. Nous avons bien évidemment accepté.

  


Février 2011. Bien avant les opérations de mouvement, l’équipe interpelle donc Monsieur l’Inspecteur d’Académie pour lui rappeler cette nécessité et lui réclamer le maintien de l’équipe existante afin de pouvoir poursuivre l’expérimentation.  Trois courriers resteront sans réponse à ce jour.

  


A l’occasion d’une rencontre fortuite, le directeur de l’école demande à être reçu. Monsieur l’Inspecteur d’Académie adjoint annonce que l’Inspecteur d’Académie refuse fermement tout traitement dérogatoire  dans l'attribution des postes d'enseignants.

  


L’équipe pédagogique a sollicité une inspection d’équipe afin que l’institution prenne pleinement connaissance du projet, s’est dite prête à toutes visites d’experts, à mettre tous les documents produits à la disposition de l’administration, à apporter son concours à des équipes qui souhaiteraient s’engager dans les mêmes voies, à prendre en compte les conseils éventuellement donnés. La conduite d’une telle innovation peut permettre d’apporter une contribution à la réflexion pédagogique, à la mobilisation de l’intelligence collective, à la lutte pour l’amélioration de la réussite scolaire.

  


Dans les jours qui viennent, le mouvement des enseignants en sera à sa première phase. Deux, voire trois collègues risquent de devoir quitter l'école. La première année d’expérimentation serait ainsi annihilée au mépris du travail effectué, de l’engagement des enseignants et de l’accord des parents. Nous avons la conviction, que repartir l'année prochaine avec de nouveaux collègues, sans bien sûr mettre en doute ni leurs compétences ni leurs qualités, au mieux, nécessiterait de repartir à zéro et compromettre cette première année d'expérience, au pire de mettre en péril le projet.

 


Pour les parents d'élèves que nous avons dû convaincre de la pertinence de cette expérience mais surtout pour les élèves, il nous semble incontournable d'obtenir un traitement dérogatoire aux règles habituelles du mouvement.

 


Il va de soi que nous réclamons bien un traitement dérogatoire exceptionnel et non pas de nouvelles règles de mutation qui se feraient sur profil. C'est la particularité de notre projet qui se traduit dans une répartition des élèves inhabituelle et communément considérée comme source de difficultés qui nous semble rendre légitime notre demande; Nous sollicitons donc: le maintien des collègues qui ont initié l'expérience.  Notre demande est sans conséquence pour la gestion d'ensemble des postes du département.

 



La recherche pédagogique, l’innovation se trouvent ainsi condamnées au nom d’une stricte logique comptable à courte vue.

 


    L’équipe pédagogique en appelle au soutien de tous les enseignants, des parents d’élèves, des syndicats, des mouvements d’éducation populaire, des élus, de tous ceux qui luttent pour l’avenir des l’écoles et plus largement à tous ceux qui considèrent qu’en la circonstance le droit d'innover doit être reconnu et permis à tous.
Elle a obtenu le soutien de pédagogues et de spécialistes comme Pierre Frackowiak et André Ouzoulias.

 


Vous pouvez vous aussi apporter votre soutien à l’équipe, contribuer à la lutte pour le droit à l’innovation à l’Education Nationale, défendre notre école et soutenir notre projet en envoyant un message électronique à l’adresse suivante :: ce.0421529j@ac-lyon.fr

Cette information sera adressée à l’Inspecteur d’Académie, au Recteur, et éventuellement rendue publique par voie de presse.


Premiers signataires :
Pierre Frackowiack, Inspecteur honoraire de l’Education Nationale
André Ouzoulias, professeur IUFM (Université de Cergy-Pontoise).

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 09:24

La logique comptable systématisée appliquée à l’école génère au mieux de
la colère et des luttes mais elle génère au quotidien l’abandon, la
souffrance et une infinie violence pour les enfants les plus
vulnérables. Cette logique épuise les équipes d’enseignants en les
condamnant à l’abattement et à l’impuissance, parfois même au silence !
Ce courrier témoigne de l’inacceptable, l’inadmissible constat d’une
politique qui méprise l’école et tous les professionnels de l’Education.

 

C03-01.jpgNous avons appris par notre directrice que vous étiez en désaccord sur de nombreux points avec les arguments que nous avons développés dans notre dernier courrier au sujet d’une élève de notre école.

 

 

Nous tenons à vous affirmer de nouveau notre permanent attachement à l’accomplissement de nos missions d’enseignant-e-s et cela à l’égard de tous les élèves, quelques soient leurs difficultés. Cependant, depuis plusieurs années, nous avons régulièrement tenté de vous alerter sur les limites que nous rencontrions dans l’accueil, la gestion et la prise en charge de certains élèves en très grande souffrance. Des élèves, qui presque quotidiennement, de par leur comportement, leurs troubles, perturbent le fonctionnement de nos classes, de l’école, en raison de leurs difficultés, de leur souffrance et de l’absence de soins appropriés ou de prises en charge spécialisées.

 

Nous sommes des enseignant-e-s et nous nous heurtons à la limite de nos compétences face à certains élèves très perturbés et cela malgré un véritable travail d’équipe, une réflexion permanente, la mise en place de toutes sortes de dispositifs individualisés, différenciés, personnalisés dont nous vous avons rendu compte régulièrement. Nous ne pouvons que constater notre impuissance et, conscient-e-s de la gravité et de la dégradation de la situation de certains de ces élèves, nous nous sommes tournés vers notre hiérarchie pour l’alerter, mais surtout pour obtenir de l’aide pour ces enfants.

 

 

C’est pleinement conscient-e-s de nos missions et de nos responsabilités et donc de nos échecs et de leurs éventuelles répercussions pour ces élèves et tous les autres que nous vous avons fait parvenir notre précédent courrier. Alors que les dernières mesures de carte scolaire prévoient la fermeture du dernier poste d’enseignant spécialisé de notre groupe scolaire - et cela alors que nous ne disposions déjà plus de rééducateur - nous ne sommes plus en mesure d’accomplir quotidiennement et dans des conditions décentes l’essentiel de nos missions.

 

Vous pouvez contester et remettre en cause l’ensemble de nos arguments, mais il nous semble alors que ce sont nos compétences, notre engagement et la réalité même de notre professionnalisme que vous mettez en cause.

 

Nous taire ou ne pas vous alerter sur les très grandes difficultés de certains enfants et les dysfonctionnements majeurs que cela génère dans notre école nous semblait inacceptable professionnellement et humainement, tout simplement.

 

Nous ne pouvons, Madame l’inspectrice, que maintenir nos demandes d’aides, de moyens, de soutien, afin de parvenir à assumer nos missions dans des conditions correctes pour tous les élèves.

 

Recevez, Madame l’Inspectrice, l’assurance de notre entier attachement au Service Public de l’Éducation.

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:51

 

En Loire-Atlantique, de nombreux enseignants ayant refusé, soit de remonter les évaluations nationales, soit de remplir le fichier base-élève, sont menacés de sanctions disciplinaires, en plus des sanctions financières qu'ils ont déjà subies.

 

François Le Ménahèze est l'un d'eux. De plus, son poste de formateur à l'IUFM lui a été retiré car il n'a pas "la bonne manière de servir"!!!

 

Dans cet interview, réalisée le 5 mai 2011, il explique la situation et la replace dans le contexte actuel.

 

 

Comité de soutien à François LE MENAHEZE dans le cadre de la résistance pédagogique

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