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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 06:59
In Libération



A Paris, la manifestation au départ du Luxembourg a rassemblé aujourd'hui sous la grisaille entre 7.500 lycéens selon la police et 13.000 selon les syndicats, dans une atmosphère relativement calme.

Pour les lycéens, le report de la réforme du lycée n'est qu'une demi-victoire. «La réforme n'est que repoussée. Ça veut dire que l'année prochaine ça recommence. Cette réforme, il faut qu'elle soit retirée. Point», énonce posément Johanna, en seconde générale au lycée Maurice-Ravel, dans le 20e arrondissement de Paris. Sa copine Julie précise: «On n'est pas contre une réforme du lycée, mais Darcos doit en parler avec les lycéens, il ne peut pas imposer sa loi comme ça.»

Dans ce cortège 100% lycéen (enseignants et étudiants n'étaient représentés que par leurs leaders syndicaux) se côtoient tous les styles: sweet-capuche, gothique, teckonik, rasta, bobo en herbe... Sur les banderoles, des slogans comme «Non aux évolutions Darcos, oui à la révolution étudiante», «Les réformes Darcos ne servent qu'à habiller les suppressions de postes» ou «Laissez-nous étudier».

«En janvier on revient»

Certains ne s'en cachent pas, ils sont là par suivisme, «parce que les autres y sont». Sans être vraiment informés. «La réforme? Quelle réforme?», s'étonne Tiffanie, en BEP au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), et pourtant au cœur du cortège.

Outre la réforme du lycée, la colère porte encore et toujours sur les suppressions de postes, qui décidément ne passent pas. «On est 35 par classe, pas moyen de se concentrer. En cours d'anglais, tout le monde ne peut pas participer. Une bonne réforme, ça commencerait par rajouter des postes!», lancent Solal et Elise, en seconde au lycée Charlemagne (4e arrondissement).


«Notre éducation n’est pas au service du fric!»

Les concessions de Darcos n'ont pas suffit à calmer les lycéens qui arboraient aujourd'hui des banderoles telles que «Darcos, maintenant ou dans douze mois, ta réforme on n’en veut pas» (Lyon), «Darcos démission pour sauver l’éducation» (Rennes), «Notre éducation n’est pas au service du fric!» (Paris), «Au clair de la Lune, mon ami Darcos, prête-moi ta thune, pour payer mes profs» (Lille).

A Paris, ils étaient entre 7.500 personnes, selon la police, et 13.000 selon les organisateurs. Dans l’Ile-de-France, des barrages filtrants (Hauts-de-Seine) ou des blocages de lycées ont marqué cette journée.

A Orléans, la manifestation s’est déroulée dans le calme malgré quelques interpellations en marge du défilé et une présence policière particulièrement nerveuse, selon notre correspondant régional.

Dans l’Ouest, où le mouvement lycéen est particulièrement implanté, les cortèges ont regroupé notamment 5.000 personnes à Rennes. Certains lycées, souvent privés, ont par ailleurs été fermés jusqu’aux vacances en Loire-Atlantique, dans le Finistère, le Morbihan ou la Manche.

Entre 5.500 et 10.000 jeunes ont défilé à Lyon, perturbant les transports en commun. Des heurts avec jets de pierre et bousculades ont émaillé la manifestation. Une quarantaine de personnes ont été interpellées ou contrôlées, selon la police.

Les lycéens du Nord-Est, particulièrement à Nancy, étaient fortement mobilisés tout comme dans la région Midi-Pyrénées où 51 établissements sur 125 étaient perturbés.

A Lille et dans le Nord du pays, plusieurs milliers de lycéens ont manifesté, demandant «le retrait total de la réforme».

A Bordeaux, la mobilisation commence à baisser, mais reste forte. Ils étaient encore environ 2400 lycéens dans la rue aujourd'hui, de tout le département.

«On a tous les éléments d'une crise sociale»

Les partis de gauche ont apporté leur soutien aux lycéens. Benoît Hamon, porte-parole du PS, a estimé que le gouvernement avait «allumé un incendie qu’il ne parvient pas à atteindre», alors que
François Fillon a accusé le PS de vouloir «créer des tensions» en appelant ses militants à manifester auprès des lycéens.

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 06:30

Comme annoncé mardi dernier, Bastien CAZALS s'est rendu à l'Inspection Académique de l'Hérault, ce jeudi 18 décembre 2008 à 9 heures, accompagné de deux représentants syndicaux

Dans le cadre de l'ouverture d'une procédure disciplinaire à son encontre, M. CAZALS a pu consulter son dossier personnel, qui ne contenait aucun élément nouveau, et faire copie des deux rapports de visite effectués par l'Inspectrice de l'Education Nationale de la circonscription de Gignac et qui ont donné lieu aux deux décisions prises par l'Inspecteur d'Académie de retrait sur salaire (5/30è et 3/30è).
Il s'st ensuite entretenu avec l'Inspectrice d'Académie adjointe, et l'I.E.N. de Gignac. Lors de cet entretien, les représentantes de l'administration ont invité M. CAZALS à considérer attentivement sa situation personnelle, en lui enjoingnant de réfléchir aux suites qu'il allait donner à ses engagements exprimés dans sa lettre ouverte au Président de la République.

Il n'a pas été question de retirer les sanctions infligées ces derniers jours, portant sur 8 journées de retrait de salaire au seul mois de décembre, et il a été annoncé oralement que la procédure disciplinaire n'était pas encore engagée.

A sa sortie, Bastien CAZALS a été massivement acclamé par quelques dizaines de lycéens, également hostiles aux réformes engagées par X. Darcos dans l'enseignement en second degré, et venus apporter leur soutien au mouvement qu'il avait déclenché le 26 novembre dernier, par la publication de sa Lettre ouverte au Président de la République.

Son initiative avait pris une telle ampleur qu'elle avait reçu une adhésion massive, manifestée mardi soir à Saint-Jean-de-Védas par la présence de près de 300 parents d'élèves et collègues enseignants dans une "marche pour la défense de l'Education Nationale et pour le retrait des sanctions infligées à M. CAZALS", et hier à Montpellier par la remise à l'Inspecteur d'Académie de 384 lettres de désobéissance signées d'enseignants de l'Hérault.

Rappelons enfin que 4531 signatures de la pétition de soutien à Bastien CAZALS ont été déposées hier à l'Inspection Académique de l'Hérault, pétition lancée mercredi 10 décembre (elle recueille à ce jour près de 5000 signatures)

Bastien CAZALS assure l'ensemble des parents d'élèves et des enseignants de sa détermination restée intacte pour que les réformes, nécessaires, de l'Education Nationale, soient mises en œuvre en accord et en concertation avec les acteurs concernés, pour le meilleur bénéfice de nos enfants.

http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com/


(Source AFP)

"Pour l'instant", pas de procédure disciplinaire contre le directeur d'école "en résistance"

Le directeur d'école de l'Hérault entré "en résistance" contre les réformes dans l'Education nationale, a annoncé jeudi qu'aucune procédure disciplinaire n'était "pour l'instant" engagée à son encontre, à sa sortie de l'Inspection académique où il avait été convoqué.

"Pour l'instant, il n'y a pas de procédure disciplinaire", a déclaré Bastien Cazals qui a été invité par l'Inspection académique à "prendre le temps de la réflexion" sur la suite de son action.

"Je n'ai pas pris de décision", a-t-il dit, soulignant qu'il allait chercher conseil auprès de représentants syndicaux et de ses amis et avouant qu'il était "fatigué".

En revanche, il n'a pas été question à l'inspection académique d'annuler les ponctions sur son salaire de décembre, soit l'équivalent de 8 jours, compte-tenu de son refus, avait justifié le rectorat, de mettre en oeuvre l'Aide personnalisée aux élèves.

"Nous continuons à exiger le retrait de toutes les sanctions financières", a déclaré Joël Vezinhet, secrétaire départemental du SNUipp, précisant avoir lancé un ultimatum. Si, au 6 janvier, les sanctions n'étaient pas levées, un appel à la grève des enseignants serait lancé pour le 13 janvier dans tout le département.

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Mise à jour 20/12/2008

(Source AFP)

Hérault: l'inspection académique rétablit les sanctions contre un enseignant récalcitrant

L'inspection académique de l'Hérault a annoncé samedi qu'elle rétablissait les sanctions engagées à l'encontre d'un directeur d'école maternelle, estimant qu'il était "revenu sur ses engagements" d'appliquer les réformes engagées dans l'Education nationale.

Bastien Cazals, directeur d'une école maternelle de Saint-Jean-de-Védas, "n'a pas tenu ses engagements, nous revenons donc sur la décision de passer l'éponge sur les sanctions", a déclaré à l'AFP l'inspecteur d'académie de l'Hérault Paul-Jacques Guiot.

Vendredi, l'inspection avait annoncé la levée des sanctions contre M. Cazals après son engagement à reprendre la totalité de son service. Ces sanctions consistaient en un retrait de huit jours sur son salaire de décembre pour manquement à ses obligations de service et l'ouverture d'une procédure disciplinaire à son encontre.

Selon M. Guiot, M. Cazals "s'était engagé à reprendre la totalité de son service, mais dès qu'il a su que nous abandonnions les sanctions il s'est mis à communiquer très fortement en disant qu'il ne ferait pas les deux heures d'aide personnalisée" hebdomadaires prévues en primaire pour les écoliers les plus en difficulté depuis la rentrée après la suppression du samedi matin.

Après l'annonce vendredi de la levée des sanctions, M. Cazals avait indiqué sur le blog "Une école pour Victor et Hugo" que "compte tenu de ce geste d'apaisement décidé par l'administration" il était prêt à fournir dès janvier une aide personnalisée aux élèves dont les parents le souhaitaient.

M. Cazals ajoutait s'inscrire ainsi "dans la dynamique collective engagée par les 384 désobéisseurs", des enseignants qui ont déposé mercredi des "lettres de résistance" à l'inspection académique.

Aucune réaction n'était disponible samedi en fin de matinée sur ce blog à l'annonce du rétablissement des sanctions.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 22:20

Le changement de ton du Ministre de l'Education Nationale à l'approche des vacances de Noël est-il purement tactique ? Eteindre l'incendie qui couve dans la maison... avant les mesures de carte scolaire qui tomberont au premier trimestre.
On ne touche pas au lycée, ni à la maternelle, ni... à rien, pour désamorcer la bombe. Pour le reste on verra plus tard...

La déclaration commune Ageem-Ministère

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 18:11
(Source AFP)

Plus de 50.000 jeunes ont manifesté jeudi dans toute la France, globalement dans le calme, pour protester contre le projet de réforme du lycée du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, sur fond de blocage de nombreux établissements.

Cette estimation résulte d'un comptage non exhaustif des manifestations par les bureaux de l'AFP à partir des chiffres avancés par la police et en l'absence de chiffres des organisateurs pour la plupart des villes.

Lundi, M. Darcos avait annoncé qu'il reportait d'un an, en accord avec le chef de l'Etat, cette réforme censée entrer en vigueur à la rentrée 2009 en seconde, avant de préciser mardi qu'il fallait repartir "de zéro" sur ce projet et d'annoncer jeudi qu'il allait "rouvrir la totalité du dossier".



Les lycéens ont pourtant choisi de maintenir leurs manifestations partout en France avec des slogans et banderoles tels que "Darcos, maintenant ou dans douze mois, ta réforme on n'en veut pas" (Lyon), "Darcos démission pour sauver l'éducation" (Rennes), "Notre éducation n'est pas au service du fric !" (Paris), "Au clair de la Lune, mon ami Darcos / Prête-moi ta thune, pour payer mes profs" (Lille).

"Nous ne voulons pas de réforme du lycée qui légitime les suppressions de postes", a lancé Antoine Evennou, président de l'UNL, première organisation lycéenne, à Paris.

"C'est impensable de parler d'une réforme sur fond de suppression de postes", a renchéri Alice Nicolet, présidente de la FIDL, deuxième organisation lycéenne.

Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef, organisation syndicale étudiante qui s'est jointe à la manifestation parisienne, a estimé que l'"inquiétude" des lycéens gagnait l'université, qui craint pour son "budget".

A Paris, entre 7.500 personnes, selon la police, et 13.000 selon les organisateurs, ont défilé sans incident jusqu'au ministère. Dans l'Ile-de-France, des barrages filtrants (Hauts-de-Seine) ou des blocages de lycées ont marqué cette journée.

Dans l'Ouest, où le mouvement lycéen est particulièrement implanté et se traduit par la perturbation de nombreux établissements, les cortèges ont regroupé 5.000 personnes (police) à Rennes, 2.000 à Rouen, 2.500 à Quimper, 2.000 à Saint-Brieuc, 2.500 à Lorient, 1.500 à Brest, 2.300 à Caen et 1.000 à Saint-Nazaire.

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 07:58
A l'attention de : Monsieur le Président de la République


Nous, parents des petits Victor ou Hugo défendus par Bastien Cazals dans sa lettre adressée à Monsieur le Président de la République le 25 novembre dernier, sommes indignés de la suite donnée à sa prise de position publique.

M. Cazals va perdre 294 € de salaire à la veille de Noël au motif qu'il refuse la stricte application des nouvelles dispositions entrées en vigueur à la rentrée 2008. Cette sanction n'est pas définitive, elle peut encore augmenter chaque jour.

En s'élevant contre les réformes de M. Darcos, notamment contre la suppression des RASED jusque là chargés d’accompagner les élèves en grande difficulté, il a su nous alerter sur les dangers auxquels nos enfants sont désormais exposés.

Parce que nous refusons qu'à travers cette sanction le ministère exerce un chantage et tente un passage en force au profit de mesures décriées par l'immense majorité du corps enseignant,

Parce que nous partageons les convictions exprimées par Bastien Cazals,

Nous exigeons :
- la levée des mesures administratives prises à l'encontre de M. Cazals et lui infligeant la suppression d'un jour de salaire pour chaque demi-heure de service non effectuée ;
- l'arrêt des sanctions actuellement prononcées ou prochainement envisagées à l'encontre de tous les enseignants engagés dans une démarche similaire par opposition à cette politique ;
- une prise de position claire du Président de la République sur les conséquences que subiront les enfants et leurs familles, du fait des réformes en cours.

petition
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 21:16

In Libération

Aujourd'hui à Montpellier, près de 200 enseignants du primaire ont remis des lettres de «désobéissance» à leur inspecteur d'académie. Ou comment refuser d'appliquer les réformes Darcos pour obtenir leur retrait.

 

Entre 150 et 200 enseignants se sont rassemblés cet après-midi devant le rectorat de Montpellier, pour remettre un total de 383 lettres de désobéissance signées et adressées à l’inspecteur d’académie de l’Hérault. Un modèle de la lettre est téléchargeable ici.

Une lettre dans laquelle chacun d’entre eux a écrit, nominativement: «Je m’engage  à suspendre ou arrêter l’aide personnalisée», «Je m’engage à refuser le fichage de mes élèves dans l’application Base-élèves», ou encore: «Je déclare que je ne remplirai plus de déclaration d’intention préalable de grève.»

Ce mouvement, soutenu par une intersyndicale composée du Snuipp 34, du Snudi-FO 34, de Sud Education 34 et de la CNT Education 34, a été amplifié par les sanctions prises récemment envers plusieurs enseignants qui s’étaient lancés individuellement dans la bataille. Ainsi, Alain Refalo et Bastien Cazals, deux instituteurs qui avaient choisi d’envoyer leur propre lettre de désobéissance il y a quelques semaines, étaient présents.

«Créer un rapport de force»

«Aujourd’hui, ce mouvement devient un mouvement collectif de désobéissance civile. Nous allons créer un rapport de force tel qu’il sera impossible de nous sanctionner», a déclaré Alain Refalo sous les applaudissements. «C’est la preuve que je ne suis pas un cas isolé», a souligné Bastien Cazals, qui s’est vu retirer 8 jours de son salaire de décembre et envers qui une procédure disciplinaire a été ouverte hier.

«Ce matin, l’assemblée générale a décidé de poser un ultimatum à l’inspecteur d’académie. Si au soir du 6 janvier, il n’a pas retiré les sanctions contre Bastien Casals et [deux directrices qui ont refusé de remplir la base-élèves ndlr], nous appelons l’ensemble des collègues à une grève totale le 13 janvier», a annoncé Joël Vézinhet du Snuipp-FSU.

Occupations massives d'écoles

A 15h30, une délégation de l’intersyndicale était reçue au rectorat, pour remettre les 383 lettres. «Il ne s’agit pas de lettres symboliques. Elles signifient qu’à partir de la rentrée, nous n’appliquerons plus l’aide personnalisée. L’objectif est que soient retirées toutes les mesures Darcos», a rappelé Benoît Guerrée, de la CNT Education.

«Pour nous, l’action des lettres est un intermédiaire. Quand il y aura des occupations massives des écoles par les parents et les enseignants, on n’en aura plus besoin», a confié en aparté Patrick Toledano, secrétaire académique du Snuipp-FSU, que le recteur a demandé à recevoir demain en urgence.

«Le recteur est très inquiet. Il a peur d’être débordé par la situation. Nous sommes dans un mouvement ascendant que les RG suivent de très près», assure le syndicaliste.

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 18:31
(Source AFP)

De 150 à 200 enseignants se sont rassemblés mercredi devant l'Inspection académique de l'Hérault à Montpellier tandis qu'une délégation y remettait 383 "lettres de résistance" contre les réformes dans l'Education nationale, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les enseignants qui ont signé ces lettres expliquent qu'ils ne veulent pas appliquer les réformes en l'état, notamment en ce qui concerne l'aide personnalisée aux élèves.

Ils adressent aussi un ultimatum à l'inspecteur d'académie de l'Hérault pour qu'il lève, d'ici la rentrée de janvier, les sanctions financières et disciplinaires prises à l'encontre de Bastien Cazals.

Ce dernier, directeur d'une école maternelle à Saint-Jean-de-Védas (près de Montpellier), "entré en résistance" contre les réformes dans une lettre ouverte au président Sarkozy, a pris part à la manifestation organisée par les syndicats SNUipp-FSU, Sud, FO, SNE et CNT.

Si les sanctions n'étaient pas levées, les enseignants menacent de faire grève le 13 janvier dans tout le département. Ils en décideront en assemblée générale intersyndicale le 7 janvier.

"C'est une bonne réponse collective, je ne me sens plus seul. Cette action, c'est la meilleure façon de me défendre et de résister à la réforme à venir", a déclaré M. Cazals.

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 18:12

KABAR - ACHOIS : POINT DE RALIEMENT DE LA MANIF = Fac MOUFIA

VENEZ TOUS JEUDI 18 DECEMBRE
programme kabar-achois
animé par GREGORY MUS 1 et VINCENT MUS 2


Le forum
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 16:46



Saint-Etienne, le 8 décembre 2008

 

 

 

Lettre ouverte à Monsieur le Ministre,

 

 

 

 

Nous, enseignants de RASED, vous écrivons cette lettre aujourd’hui car en conscience nous ne pouvons plus nous taire, nous ne pouvons rester sans réagir face à ce que nous considérons comme le démantèlement des fondements de l’Ecole Publique de notre pays.

Dans votre réponse du 26 /11/08 à la question d’un député de la Charente  vous stipulez que «  les élèves rencontrant des difficultés reçoivent l’aide nécessaire pour les surmonter » dans le cadre de l’aide personnalisée. Cette mesure peut s’avérer appropriée pour certains élèves ayant des difficultés passagères et ponctuelles mais c’est une réponse insuffisante voire inadaptée pour ceux qui ont des difficultés persistantes et résistantes à la différenciation pédagogique mise en place par les enseignants

des classes ordinaires.

Dans les classes, les collègues apprécient à la fois le travail en petits groupes de l’aide personnalisée, mais formulent aussi leur impuissance à faire évoluer les élèves résistants.

De plus, cette aide personnalisée :

- alourdit le temps de présence des élèves les plus fragiles sans tenir compte de leur rythme biologique.

- stigmatise à outrance certains élèves, renforçant encore leurs difficultés.

- entrave la communication éducative entre parents, enseignants et membres du RASED.

- ne peut pas s'adresser à certains élèves trop rétifs à l’école, pour lesquels rajouter un peu plus de scolaire ne ferait que rigidifier le blocage. 

Ces constats viennent confirmer la réelle nécessité de professionnels formés au traitement de la difficulté grave et persistante.

Or, depuis la mise en place du soutien hebdomadaire, la confusion a été entretenue entre aide spécialisée et aide personnalisée, et le discrédit a été porté sur les interventions des maîtres spécialisés, sans qu’aucune évaluation qualitative sérieuse du dispositif RASED n’ait été conduite.

 

Les spécificités des différents membres du RASED ne sont plus reconnues aujourd’hui par votre ministère. Vous proposez d’ailleurs, dès cette année à 3000 d’entre nous de redevenir des enseignants traditionnels sans pouvoir mettre en œuvre la spécialité pour laquelle nous sommes formés. Cette « sédentarisation » serait alors synonyme de « dé-spécialisation ».

Certains d’entre nous, ciblés par un IEN selon des critères inconnus, devront assurer une tâche irréalisable : être à la fois enseignant au cœur de la classe et enseignant référent pour les enfants en difficulté.

Cela ne permettra pas aux élèves de mettre à distance le regard du maître, des camarades, le poids de l’évaluation dans la classe qui les empêche momentanément de dépasser leurs difficultés.

Ce travail de mise à distance et d’écart avec la norme scolaire reste nécessaire à la prise en compte de la difficulté persistante : c’est le fondement même de l’aide spécialisée.

De plus, nous ne pourrions pas assurer nos missions d’enseignant spécialisé dans de telles conditions. Nous serions alors confrontés comme les autres enseignants de l’école à la gestion quotidienne de la classe sans avoir les moyens de porter un regard distancié sur les élèves en difficulté et croiser les regards avec d’autres partenaires (CMPP, médecin scolaire, SESSAD, assistantes sociales, familles) Qui assurerait le rôle de médiation entre les différents partenaires ?

 

 Nous nous permettons de vous rappeler les finalités du RASED , B.O n°19 du 9 mai 2002 :”Le dispositif d’aides spécialisées, contribue à assurer, avec les équipes pédagogiques, d’une part, la prévention des difficultés préjudiciables à la progression dans le cursus scolaire ou à une bonne insertion dans la vie collective et, d’autre part, la remédiation quand les difficultés s’avèrent durables et se traduisent  par des écarts d’acquisition attendues ou par un défaut durable d’adaptation à l’école et à son fonctionnement particulier”.

 

Nous considérons que le dispositif d’aides personnalisées pour les élèves en difficulté n’est qu’un prétexte budgétaire pour supprimer les RASED.

Par qui ces élèves à besoins particuliers adressés précédemment aux RASED seront-ils alors pris en charge ?

Certaines familles feront certes la démarche de s’adresser à l’extérieur de l’école, aux orthophonistes, aux CAMPS et CMPP, mais ces professionnels sont déjà débordés, et les délais de prise en charge seront encore allongés. D’autres familles acceptent de travailler avec le RASED parce que c’est un dispositif interne à l’école, mais ne feront jamais la démarche de consulter d’autres organismes. Nombre d’enfants se retrouveront sans aide, laissés pour compte.

 

L’objet de notre lettre est de vous informer que nous ne serons ni acteurs ni complices de ce processus. Si aujourd’hui, nous décidons d’entrer en résistance, c’est par nécessité. Pour servir la cause de l’intérêt public, les membres du RASED signataires s’engagent devant vous :

 

-          à ne pas leurrer les familles, qu’ils rencontrent lors de leurs différentes prises en charge et à les informer sur les lourdes conséquences de la disparition des membres du RASED pour leurs enfants.

 

-          à ne pas laisser croire que les nouveaux dispositifs proposés (aide personnalisée et stages de remise à niveau) permettront de traiter la grande difficulté et réduiront ainsi l’échec scolaire. C’est parce que les membres du RASED côtoient quotidiennement la difficulté scolaire qu’ils sont à même de déclarer ces dispositifs inadaptés. C’est pourquoi, nous demandons le gel de l’aide personnalisée et suggérons que de nouveaux dispositifs réfléchis et élaborés avec les enseignants puissent répondre de manière cohérente aux besoins de nos élèves.

 

-          à ne pas cautionner la création des jardins d’éveil payants car comme le souligne Philippe MEIRIEU « ce sont des systèmes de garde aux ambitions éducatives bien moins grandes » entraînant à termes la disparition de l’école maternelle dont « les modèles pédagogiques sont solidement ancrés dans une tradition et étayés par la recherche » ayant pour « obsession de rétablir, par l’Ecole, un peu de justice sociale. » La scolarisation tardive de certains élèves issus des catégories socio professionnelles les plus précaires augmentera inévitablement l’échec scolaire, il en résultera un nombre plus élevé d’enfants en difficulté à gérer dans les classes. L’enseignant sera alors bien démuni et portera seul la lourde responsabilité du traitement de la difficulté.

 

-          à ne pas postuler sur les postes fléchés, (enseignant spécialisé référent des enfants en difficulté au sein de l’école). Il nous apparaît en effet que cette mesure est totalement irréalisable et scandaleusement trompeuse tant pour les parents dont les enfants sont actuellement suivis par un des membres du RASED que pour ceux qui pourraient en avoir besoin demain.

  

Les enseignants qui ont choisi un jour de se spécialiser l’ont fait pour combattre au plus près et de manière différente la difficulté scolaire en s’engageant auprès de ces élèves qui la vivent quotidiennement. C’est pourquoi, nous vous demandons Monsieur le Ministre, de renoncer à la sédentarisation des enseignants spécialisés. Nous demandons de surcroît la création de plusieurs milliers de postes RASED afin de ne pas laisser dire que  nos actions sont dispersées et inefficaces quand dans les faits les RASED sont le plus souvent incomplets et en nombre insuffisant.

 

            Les enseignants des RASED restent attachés aux valeurs de l’école Républicaine, Laïque et Gratuite et continueront à promouvoir cette école de la réussite pour tous.

 

            Nous vous assurons, Monsieur le Ministre de nos sentiments déterminés et respectueux.

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 13:05

In Libération

Le report de la réforme du lycée n'y a rien fait, les lycéens sont toujours dans la rue ce mardi. Le ministre adapte son discours, assurant vouloir «repartir à zéro».




Vidéo LyonCapitale

Décidément, rien ne se passe comme prévu pour Xavier Darcos. Recadré par Nicolas Sarkozy, il a été forcé hier de reculer, reportant d’un an la réforme du lycée. Pour désamorcer la crise avec les lycéens.

Sauf que ce mardi, l'annonce n'a pas eu l'effet escomptée. Les lycéens sont toujours dans la rue, fortement mobilisés. «La situation ne s'est pas franchement arrangée, la mobilisation s'est même durcie. Hier, 11 établissements étaient bloqués, contre une vingtaine aujourd’hui» précise à la mi-journée le rectorat de l
’académie du Nord-Pas de Calais.


Le constat est semblable dans la région Midi-Pyrénée
où une cinquantaine de lycées sont bloqués (sur 125 dans la région). Plusieurs milliers de lycéens ont defilé dans les principales villes de l’Ouest et notamment à Rennes où ils étaient près de 6000 selon la police. En banlieue parisienne, la situation était aussi particulièrement tendue après des incidents devant plusieurs lycées, fermés par mesure de sécurité.

Appel à la grève jeudi «maintenu»

Partout en France, le mot d’ordre de la mobilisation des lycéens est le même: «On veut une suppression de la réforme, pas un report. Et puis, les 13.500 suppressions de postes d'enseignants à la rentrée 2009 sont toujours maintenues» résume un lycéen lillois.

L'Union nationale lycéenne (UNL) appelle toujours les lycéens à se mobiliser «massivement» jeudi. «Le ministre doit entendre que nous ne nous arrêterons pas pour un simple changement de date. Si le ministre de l'Education nationale n'accepte toujours pas les garanties exigées, l'hiver sera chaud!»


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