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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 17:57

 

 

 Ensemble, avec nos collègues du lycée Jean Moulin,

manifestons par milliers

mercredi 19 octobre, à 15h, à Montpellier

 

Le suicide de notre collègue du lycée Jean Moulin de Béziers a suscité une très forte émotion, dans l’académie de Montpellier, mais aussi dans tous les établissements de France.

Une très forte émotion, et un très grand élan de solidarité.

Ce dont témoignent les innombrables messages que nous recevons de toute la France.

En contact permanent avec nos collègues qui y animent la Fsu et ses syndicats, nous avons fait le choix de soutenir et de renforcer les initiatives proposées par l'ensemble des collègues du lycée Jean Moulin, et d'appeler toute la profession à exprimer, dans le cadre de ces initiatives, son émotion et sa solidarité, mais aussi son indignation et ses exigences.

Les assemblées générales qui se sont tenues au lycée Jean Moulin ont décidé d'organiser une marche blanche à Béziers aujourd’hui mardi 18 octobre, qui a réuni près de 2500 personnes, et de proposer une marche blanche académique à Montpellier mercredi 19 après-midi.

 

Le Snes, le Snep, le Snuep, et l’ensemble des syndicats de la FSU Languedoc-Roussillon appellent tous les collègues de l'académie de Montpellier, mais aussi les parents d'élèves, les lycéens et toute la communauté éducative à s’associer à cette action, et à y participer en manifestant massivement, avec nos collègues du lycée Jean Moulin, mercredi 19 octobre, à 15h (départ de la Comédie, au niveau de l'office du Tourisme).

Chacun de nous est concerné.

 

Manifestons par milliers mercredi à Montpellier.

 

Communiqué des sections académiques du Snes, du Snep et du Snuep

La Fsu Languedoc-Roussillon

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 17:47
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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 21:04

 

 

Choquée par la mort de « la prof de maths qui s'est immolée », Prof Falbala – qui enseigne les lettres sur la Côte d'azur – a envoyé cette tribune à Rue89.

 

J'écris de chez les profs qui croyaient au pouvoir de la littérature. J'écris pour celles qui pètent les plombs, celles qui savent pas « gérer les conflits », celles qui s'absentent parce qu'elles ne peuvent plus faire face à une situation d'hostilité larvée, celles qui restent fidèles au poste, regard éteint, rasant les murs.

J'écris d'un lieu où règne la peur

Celles qu'ont pas réussi à avoir des classes à faibles effectifs, celles qui n'ont pas le nouveau manuel adapté au nouveau programme parce qu'au lycée il n'y avait pas assez de crédits pour les acheter, celles qui officient dans des salles où ne peut pas pousser les murs, où il n'y a pas de rideaux pour faire le noir quand on passe un film, où il y a juste 35 chaises et 35 tables collées les unes contre les autres pour 35 élèves qui ont parfois la faiblesse de s'agiter et de bavarder.

J'écris d'un lieu où règne la peur, la peur de l'autre malveillant, et au lycée chacun a son autre, l'administration qui a peur de sa hiérarchie, les surveillants aux emplois précaires qui ont peur de l'administration, les profs qui ont peur des élèves, des parents, du regard des autres profs et les élèves eux, qui ont juste peur de rater leur vie.

Il ont peur de ne pas avoir accès au meilleur enseignement parce qu'ils n'ont pas eu la chance de naître dans les beaux quartiers, d'avoir des parents friqués qui pourraient les mettre dans le privé où les conditions d'enseignement sont un peu meilleures.

« Aux ouvriers de s'adapter aux boulons »

J'écris d'un lieu où se propage la rumeur malveillante contre tel prof ou tel élève, rendu responsable de toute cette pagaille – agité, dépressif, ennuyeux, paresseux, bavard, absent, « j'men-foutiste », agressif, bordélique, instable, provocateur, etc.

Un lieu où les inspecteurs, si par miracle ils viennent, regardent, avant d'inspecter, l'ancien rapport d'inspection, parce que comme ça ils ont déjà une idée et un jugement formés – c'est plus simple et puis il ne s'agit pas de contredire l'inspecteur précédent et d'ailleurs, le prof est d'abord :

  • une nature en général infantile (dixit les rapports, normal il n'a jamais quitté le cadre scolaire),
  • peu susceptible d'évoluer,
  • rangé dans des catégories – rayonnant ou pas, bordélisé ou pas, assidu ou pas, aux ordres ou pas.

Quand j'ai rencontré le médecin du rectorat à laquelle j'avais justifié mon désir d'obtenir un poste adapté parce que je n'en pouvais plus, elle m'avait expliqué que dans une usine, quand les boulons changeaient il fallait bien que les ouvriers s'adaptent aux nouveaux boulons et que dans l'enseignement, c'était pareil, il fallait s'adapter.

J'étais tellement sidérée que j'ai omis de lui demander qui étaient les boulons.

C'est beau un cours de littérature

La suite...

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 19:53

Mail d'un prof de Jean-Moulins 15/10/2011

  

"Notre collègue du lycée Jean-Moulins à Béziers qui s'est immolée est décédée.Nous sommes tous bouleversés voire traumatisés.Nous sommes en AG depuis 2 jours et avons refusé d'accueillir les élèves en classe,et décidés une grêve illimitée jusqu'à ce que les responsabilités soient établies.

 


 Voici notre programme :
Lundi 17, matin 8h AG, après-midi marche blanche silencieuse avec un bandeau noir à Béziers
Mardi matin AG, 14H départ pour une manifestation académique au rectorat de Montpellier
 Mercredi: obsèques ?

Jeudi 10h débrayage, commémoration de ce drame dans tous les établissements de France.
 Nous souhaitons une mobilisation générale pour que la souffrance au travail cesse et que de tels drames ne se renouvellent plus
.


 PS Lise à dit en s'enflammant : "je le fais pour Vous"

Luc  Chatel a menti , elle n'était pas suivie médicalement, ni fragile, mais consciencieuse, compétente,aimant son travail et courageuse.
 Nous comptons sur Vous tous.
 Merci de diffuser ce mail à toutes vos connaissances afin d'alerter l'opinion, pour que l'éducation nationale ne devienne pas France-telecom..."


 

 
In France Soir

 

Béziers : Obsèques et recueillement, marche blanche reportée

Les obsèques de Lise, l'enseignante du lycée Jean-Moulin de Béziers, dans l'Hérault, décédée après s'être immolée par le feu jeudi dans la cour de l'établissement, ont lieu lundi après-midi dans un village du département.



 

Une marche blanche devrait se dérouler, ce mardi, afin de rendre hommage à l'enseignante. Prévu initialement ce lundi, ce défilé a été repoussé afin de permettre aux enseignants et élèves qui le veulent de se rendre aux funérailles, que la famille de la victime a souhaité en toute intimité, sans la présence de la presse. Mercredi, une deuxième marche est programmée devant le rectorat de Montpellier.



 



 


 

Le Snes invite à se réunir dans les établissements mercredi matin en observant une minute de silence.

 
Le Se-Unsa invite à se réunir mardi à 14h, heure de la marche blanche de Béziers.


 

 

 

Après le décès de notre collègue du lycée Jean Moulin de Béziers, organisons jeudi 20 octobre une commémoration dans tous les établissements de France

Notre collègue, Lise, 44 ans, enseignante au lycée Jean Moulin de Béziers, est morte vendredi après-midi après s’être immolée par le feu la veille dans la cour de son lycée. Au moment de craquer une allumette devant ses élèves, elle leur a dit : « C’est pour vous que je le fais ».

« Cet acte symbolique nous interroge tous », ont déclaré les 280 professeurs de l’établissement dans un communiqué. « Son geste appelle à la solidarité de l’ensemble des personnels et témoigne de notre difficulté à accomplir notre mission. Nous attendons donc l’engagement responsable de nos autorités. Nous pensons très fort à Lise », disent-ils.

La fédération SUD éducation adresse tout d’abord ses condoléances aux proches et à la famille de notre collègue. Elle exprime sa solidarité aux personnels et aux élèves de l’établissement et de la ville profondément marqué-e-s par ce drame.

La fédération SUD éducation ne tolère pas les propos du ministre Luc Chatel sur la fragilité psychologique de notre collègue.

Lorsqu’un drame de cette nature survient, c’est toujours vers la vie personnelle des intéressé-e-s que se tourne le regard des patrons (à Orange, chez Renault, à la SNCF, ...). Comme l’indique le Parquet de Béziers, le choix qu’elle a fait et le lieu de son suicide montrent bien une réelle souffrance liée à l’exercice de son métier.

Son acte est symboliquement très fort et doit interpeller nos responsables sur les souffrances au travail de toute une profession. Il n’est pas possible de traiter cet acte comme un simple fait divers. C’est fermer les yeux sur les risques psycho-sociaux qui affectent aujourd’hui des salarié-e-s de l’Éducation nationale de plus en plus nombreux/ses. Cet événement suscite une forte émotion dans tous les établissements, écoles et services. Si ce drame reçoit une large couverture médiatique, il n’est malheureusement pas isolé.

La souffrance au travail est grande, elle est largement répandue dans l’Éducation Nationale qui subit de plein fouet les conséquences des politiques libérales. Les personnels du service public d’éducation sont confrontés à la pression croissante de la hiérarchie, à la dégradation des conditions de travail, aux détériorations successives du système éducatif, à une destruction programmée de nos métiers avec la suppression de la formation initiale et continue des enseignant-e-s. L’absence d’une médecine du Travail digne de ce nom au sein de notre secteur professionnel est également aujourd’hui une cruelle réalité.

Les personnels du lycée Jean Moulin organisent lundi à Béziers un moment de recueillement devant le Lycée ; une marche blanche mardi à Béziers ; une marche blanche mercredi à Montpellier. Ils appellent à organiser jeudi 20 octobre à 10h00 une commémoration de ce drame dans tous les établissements de France, avec des débrayages de 10h00 à 11h00. Ils souhaitent une mobilisation générale pour que la souffrance au travail cesse et que de tels drames ne se renouvellent plus.

 

 

La fédération SUD éducation relaie et soutient cet appel des collègues de Lise à organiser jeudi 20 octobre une commémoration de ce drame dans tous les établissements de France. Il nous est impossible de rester silencieux face à l’irréparable.

Nous invitons les collègues à se réunir avant jeudi dans les établissements, les écoles et les services pour déterminer ensemble sous quelle forme organiser cette commémoration (affichage d’inscriptions sur les portails, rassemblement dans la cour pendant la récréation, lecture d’un texte, signature collective et envoi d’une lettre de solidarité aux collègues du Lycée Jean Moulin de Bézier1, courrier au Ministère, débrayages…)

Nous rejoignons la demande déjà exprimée d’ouverture d’une enquête administrative sur place. Contrairement à ce que voudrait nous faire croire notre hiérarchie, qui tente de la réduire à une succession de drames individuels, la souffrance au travail est une problématique collective, liée aux conditions de travail. Elle appelle une réponse collective.



SUD Education
 

  

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 18:57

In Quelle Ecole pour Demain ?

 

 

Il est courant de lire et d’entendre que l’éducation constitue un budget insupportable dans ces temps de "crise". Laissons de côté les causes réelles et l’origine de la-dite crise et de la dette associée, pour se centrer sur des questions simples :
- Est-il vrai que l’on dépense de plus en plus pour l’école ?
- Doit-on, objectivement faire cesser cette gabegie ?

Sans être économiste averti, nous avons exploré et analysé les chiffres officiels : ceux de l’INSEE, ceux du ministère de l’éducation nationale, ceux d’eurostat. Et nous avons tenté de répondre à ces interrogations légitimes. Cette exploration nous a conduit à quelques vraies surprises...

 

Par exemple :
- le budget de l’éducation n’augmente pas, pour peu qu’on prenne en compte le coût de la vie ;
- par rapport au PIB, il est en baisse ;
- par rapport aux pays de taille et de PIB comparables, le budget par élève/étudiant français est tout juste moyen.

De plus :
- le budget consacré à l’enseignement dans les premier et second degrés, au bout du compte, c’est à peine 34 milliards sur les 60 milliards annoncés...
- l’économie réalisée par les suppressions de postes d’enseignants, c’est tout juste 1,7 milliards d’euros.

- La baisse de TVA pour les restaurateurs coûte entre 2,4 et 3 milliards d’euros.
- Le coût de la loi Tepa (bouclier fiscal) a été estimé en année pleine, à 13 ou 14 milliards d’euros.
- La fraude fiscale est comprise entre 42 à 51 milliards d’euros, selon le syndicat des impôts...

 

 

Evolution de la dépense intérieure d’éducation
— de 1980 à 2006,
— par rapport au PIB :

 

 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 20:29

 

Quid ??? ou comment torpiller des élections professionnelles...

 

 Sujet: IMPORTANT : Informations élections professionnelles
 Date : Fri, 14 Oct 2011 12:59:16 +0200
 De : Direction des Systèmes d'Information 
Pour : l.etab@ac-creteil.fr, l.agentcomptable@ac-creteil.fr, l.int93@ac-creteil.fr, l.int94@ac-creteil.fr, l.int77@ac-creteil.fr


 Bonjour,

Merci de ne pas voter à partir des postes informatiques qui sont paramétrés pour l'utilisation des applications GOSPEL ou RIO.

 En effet, le site ministérielle pour les élections provoque une mise à jour du client JAVA incompatible avec ces 2 applications.

Cordialement,


 La DSI Cecoia

 


Election, piège...

 

In Mammouth déchaîné

 

Dans les rectorats on s’inquiète sérieusement. Jeudi matin moins de 15 % des électeurs avaient retiré leur mot de passe, ce qu’ils auraient dû faire avant le 12, 8 h . L’administration est contrainte ainsi de laisser la possibilité de récupérer son mot de passe jusqu’au 20. Il faut dire que la notice de vote n’était pas très claire à ce sujet, c’est le moins qu’on puisse dire. D’après les premiers chiffres, 9 % des corps électoraux avaient voté ce vendredi en tout début de matinée.

 

Encore aujourd’hui, des « votants » sont dans l’incapacité de récupérer leur mot de passe, les bases électroniques ayant été bricolées par le ministère ou les académies. Comme le vote est lancé, il n’ay aurait plus de solution pour les remettre à jour et donc pour ceux qui sont concernés, pour récupérer leur sésame.

 

Cela s’écharpe déjà entre syndicats. Alors qu’il apparaissait que tout envoi de tract, par voie informatique (et sur les boites académiques des enseignants) était théoriquement impossible, deux d’entre eux (le SGEN et le SNALC, ce dernier se targue même d’en avoir envoyé 500 000) exploitent largement le filon.


Contestations en série, et contre contestation... alors que le rectorat de Créteil (au moins) dit que c’est possible, d’autres soutiennent que non...

 

La majorité des syndicats a de plus refusé de sceller les urnes électroniques. Trop de problèmes sur les listes électorales. De source syndicale on apprend de plus que l’administration n’assume toujours pas ses difficultés à maîtriser le système informatique et se la joue autoritaire. Le jour du scellement, lors d'une suspension de séance demandée par les syndicats, les responsables administratifs ont empêché les délégués de liste de se réunir, en prétendant exercer une autorité sur les organisations syndicales pour faire se réunir à huis clos les seuls membres du bureau de vote électronique. La directrice adjointe à la gestion des ressources humaines est plus tard allée jusqu'à menacer de faire évacuer la salle alors que … la séance était publique de par la loi elle même.


D'autres failles, ou incidents du même type se sont également produits dans plusieurs académies : Orléans-Tours, Clermont-Ferrand, Nice, Besançon , Nancy-Metz, Aix-Marseille, Amiens, Paris, Caen...

 

Et toujours plus...

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 12:04
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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 15:53

 Lycée Jean Moulin : les collègues de l'enseignante témoignent 

 

 

 

 

 

Les suicides d’enseignants se suivent et se ressemblent 

  

* Ce jeudi 13 octobre 2011, une professeure de mathématiques, âgée de 44 ans, s’est immolée dans la cour du lycée Jean Moulin de Béziers. Beaucoup d’articles de presse commencent par caractériser cette dame comme "très fragile psychologiquement". Cela me paraît diffamatoire et à ce titre attaquable en justice ; cela me paraît aussi passer à côté d’une réalité :de nombreuses professions placent aujourd’hui les salariés dans des conditions de travail où ils se retrouvent mis à nu, chacun pour soi dans des lieux trop collectifs. C’est le cas de l’enseignant devant sa classe. 

Cette dame avait accumulé bien des souffrances dans ses classes pour préparer aussi froidement un tel acte : annuler son cours, quelques minutes avant la récréation se placer sous le préau, calmement s’asperger d’essence, allumer... marcher en feu au milieu de la cour.

L’administration et l’IPR concerné avaient-ils connaissance de ses difficultés ? Ont-ils essayé d’intervenir ? Je ne sais ? 

* Les suicides d’enseignants se suivent sans entamer les certitudes de Chatel et consorts... Hérault en octobre, Isère en septembre, Guyane et Réunion en août, Charente en mai, Gironde en mars... pour citer quelques cas dont j’ai connaissance. 

Les suicides d’enseignants se ressemblent aussi : ils ont lieu de plus en plus sur le lieu de travail pour bien marquer la cause de cet acte désespéré. Il est vrai qu’ils concernent fréquemment les collègues les plus exposés : vacataires, contractuels, stagiaires, prof de lycée pro... 

Je lis dans un quotidien régional l’interview d’un collègue du lycée Jean Moulin " Son acte nous fait prendre conscience que les enseignants sont fragilisés... Les suppressions de poste, la surcharge dans les classes, le culte du résultat, les réformes à l’emporte-pièce, faites dans l’urgence... Tout cela met une pression supplémentaire" 

Le ministère de l’Education Nationale comme les recteurs, Inspecteurs d’Académie, IPR... pourraient tenter de cerner ce qui se passe, tenter de trouver des pistes de solution. Ils préfèrent rester dans le registre pitoyable de la communication. De toute façon, je sais par expérience personnelle que le sort des salariés constitue généralement le dernier de leurs soucis, comme pour tous les "managers" d’aujourd’hui.

Les médias mettent en cause les élèves qui seraient trop indisciplinés, trop peu travailleurs, trop peu ceci et cela. Sans nier ces réalités, je crois nécessaire de réfléchir à une question : peut-on être "civique" en dessous du seuil de pauvreté ? Quiconque connaît l’effondrement du niveau de vie dans les milieux populaires, quiconque connaît l’effondrement du niveau de vie des jeunes, quiconque connaît l’effondrement du nombre de postes dans l’Education Nationale comprend que la situation ne peut qu’être explosive.

Comment faire vivre une école républicaine quand l’enrichissement des riches et l’appauvrissement du reste de la population constituent le nec plus ultra des gouvernants comme c’est le cas depuis 2007 ?

Jacques Serieys

6) Une enseignante s’est immolée par le feu jeudi 13 octobre 2011 dans la cour de son lycée, à Béziers

Une prof à bout. Ce jeudi matin, une enseignante du lycée Jean-Moulin de Béziers (Hérault) s’est placée au centre de la cour de son établissement, avec un bidon d’essence à la main. Devant les élèves réunis pour la pause de 10h, elle s’est mise à crier, avant de s’asperger de carburant et de s’immoler par le feu. Le personnel de l’établissement, ainsi que des élèves ont alors tenté d’éteindre les flammes. « Les pompiers sont intervenus immédiatement. Cette professeur a été évacuée par hélicoptère peu après 11h00 », a expliqué la direction du lycée à Reuters. Brulée au troisième degré sur tout le corps, elle était encore consciente lors de son départ vers le service des grands brulés du CHU de Montpellier. Si son pronostic vital était encore engagé en fin de matinée, elle devrait selon le procureur de Béziers, « s’en sortir ».

De très nombreux élèves de ce lycée professionnel ont assisté à l’horrible scène. « Des dispositions sont en train d’être mises en place auprès des élèves et des professeurs pour gérer cette situation de crise », a précisé la direction de cet établissement, le plus important de la ville de Béziers, avec 1158 élèves et 162 professeurs. Une cellule psychologique a été mise en place, et tous les cours ont été annulés.

Que s’est-il passé dans la tête de de cette enseignante de 44 ans ? Elle n’aurait laissé aucun document permettant d’expliquer son geste, mais le procureur de la République de Béziers cité par le « Midi Libre », a évoqué une « tentative de suicide en lien avec l’activité professionnelle ». Selon les premiers éléments, elle était en conflit avec des élèves....

Clément Mathieu - Parismatch.com

5) Professeur : la profession la plus exposée au suicide... (par SUD-Education)

Face au malaise grandissant chez les enseignants, le syndicat Sud-Education 29 va mener une enquête en partenariat avec l’UBO pour « ouvrir la parole » dans l’Éducation nationale.

Les profs sont les plus exposés au suicide, 39 pour 100.000 », assure OlivierCuzon, de Sud-Education 29, qui se base sur une étude de l’Inserm. Des suicides qui font moins de bruit qu’à France Télécom, d’autant que perdure le cliché du prof heureux, toujours en vacances. « En l’absence de lieu de parole dans l’Éducation nationale, nous avons organisé des rencontres tout au long de l’année avec Cyril Labous, psychologue au CHU de Brest. Le compte rendu est édifiant », s’inquiète Sébastien Menes. Et le syndicaliste de poursuivre en dénonçant « l’accroissement du surmenage, de la charge de travail, de la paperasserie, des successions de réformes, des classes surchargées ». Bref, une accumulation de contraintes, « sans compter les suppressions de postes », qui fragilise les enseignants. « Ce ne sont pas les enseignants qui sont fragiles mais l’organisation, de plus en plus calquée sur celle des entreprises, qui les rend malades », rectifie Géraldine Lebagousse. « Quand les profs osent enfin exposer leurs problèmes, la hiérarchie leur reproche de manquer d’autorité. Et, de plus en plus, les licencie pour "insuffisance professionnelle". Ils ont le sentiment qu’on leur fait porter la responsabilité de l’échec scolaire », déplore Michel Boury.

Enquête d’envergure

Le travail mené par Sud-Education va se poursuivre à la rentrée par une enquête auprès de tous les enseignants. Ce questionnaire sera décortiqué par les chercheurs du département de sociologie de l’UBO, qui a elle-même vécu un suicide retentissant. « Nous nous appuierons sur cette enquête afin que le rectorat reconnaisse enfin la souffrance au travail ». En attendant, le syndicat organise simultanément, mardi à 20h30, dans ses locaux de Brest, de Quimper, et dans l’ancien lycée de Kernéguès, à Morlaix, une projection débat autour du documentaire « Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés ».

4) Lycée professionnel de Montrouge (Hauts-de-Seine)

Mercredi 7 mars dernier, en fin d’après-midi, un jeune enseignant de 28 ans a mis fin à ses jours, sur les lieux mêmes où il travaillait, au Lycée professionnel de Montrouge. La nouvelle, qui s’est répandue dès le lendemain parmi l’ensemble du personnel et des élèves, a été ressentie comme un choc.

Il est bien sûr très compliqué de comprendre les raisons d’un geste aussi désespéré. Ses collègues, sensibles à son mal-être profond et ancien, lui apportaient depuis longtemps un soutien moral et une entraide au travail. Parmi les raisons de son geste, expliquées dans une lettre, le jeune enseignant a invoqué ses difficultés au travail.

Il n’y a donc pas qu’à Orange, France Télécom ou Renault que le stress professionnel peut pousser à bout. Les enseignants sont eux aussi soumis à des attentes de plus en plus grandes de la part de la hiérarchie, dans un contexte de suppressions de postes. Dans l’enseignement professionnel, comme dans l’enseignement général, les missions des professeurs se compliquent du fait même qu’ils sont moins nombreux. Il leur faut pallier le manque de surveillants et de personnel administratif. Avec la quasi généralisation du contrôle en cours de formation, c’est sur chaque enseignant devant gérer seul dans ses classes les évaluations donnant lieu à délivrance du diplôme, que reposent l’organisation et la responsabilité du bon déroulement des épreuves. Les programmes ne cessent de changer, de surcroît tous en même temps. C’est le cas notamment avec la mise en place du nouveau programme de bac professionnel en trois ans au lieu de quatre, qui donne lieu à une charge de travail supplémentaire. C’est aussi le cas des nouveaux programmes de CAP. Le suivi des élèves en stage est de plus en plus tatillon et nécessite plus de travail au moment où, en raison de la crise, les places de stagiaires diminuent. Les attentes des élèves, qui sont de plus en plus grandes face à un avenir offrant moins de perspectives, font aussi partie des difficultés supplémentaires qui s’accumulent sur les épaules des enseignants.

Ce suicide, comme d’autres, tels à Nancy en avril 2 010 ou à Condé, dans le Calvados en février dernier, illustre de façon dramatique le malaise au travail qui se répand chez les enseignants. Il pourrait bien se transformer en colère.

3) Malaise dans l’Education nationale : exemple de l’académie de Caen

« Depuis début janvier 2011, dans la seule académie de Caen, plusieurs personnes enseignants ou personnels ont mis fin à leurs jours ou ont tenté de le faire. » En s’adressant dans une lettre au ministre de l’Éducation, Luc Chatel, les enseignants du lycée Charles-Tellier de Condé-sur-Noireau (Calvados) évoquent le suicide d’un collègue début février. Mais aussi le décès, mi-janvier, d’un instituteur de la région de Granville (Manche) et la tentative de suicide d’un agent de service d’un lycée caennais qui avait évoqué « d’importants problèmes avec la hiérarchie », selon Michel Lelarge, un représentant du syndicat Sud...

Le rectorat« ne nie pas le malaise »

Au-delà des drames qui touchent des familles et des équipes, les enseignants s’interrogent sur les suppressions de postes, le sens de leur travail, l’évolution de leur métier, les tâches administratives toujours plus lourdes... « On nous demande la culture de la performance, avec moins de monde, moins de matériel. Ce n’est pas valorisant », remarque un enseignant de la Manche. Il reconnaît les difficultés de la profession « à s’adapter dans la morosité ambiante » et « un besoin de vider son sac avec, parfois, de l’agressivité dans les réunions internes ».

Le rectorat de Caen « ne nie pas le malaise », mais ne fait pas d’autre commentaire. Au ministère de l’Éducation, qui emploie près de 2 800 assistants sociaux, on rappelle que les comités d’hygiène et de sécurité vont bientôt se saisir des conditions de travail et des risques psychosociaux. Quelque 80 médecins prévention devraient être recrutés. Luc Chatel s’exprimerait sur ce malaise des enseignants dans les prochains jours.

Sébastien BRÊTEAU.

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/act...

2) Le taux de suicide sur un an parmi les enseignants est de 39 pour 100000

Le Réseau des enseignants en résistance dénonce les conditions de travail dégradées. Ils réclament l’ouverture d’une enquête sur le stress des élèves et des professeurs.

Le chiffre est alarmant : 39 cas par an pour 100 000 enseignants, selon une étude épidémiologique de l’Inserm de 2002. Il s’agit donc de la profession la plus touchée, suivie de près par les fonctionnaires de police (35 pour 100 000).

Pour Sébastien Rome, instituteur et désobéisseur, il est urgent d’ouvrir le débat sur les conditions de travail : « Les enseignants sont face à un large public et les occasions de conflits se multiplient. On observe un désarroi croissant chez les profs. Au lieu de parler des problèmes rencontrés dans leur classe, ils se replient. Le questionnement reste individuel alors qu’il devrait être posé collectivement. La médecine du travail n’existe pas dans notre institution. » Autre donnée représentative du sentiment de défaillance : 93 % jugent leur profession dévalorisée et près de la moitié sont prêts à changer de métier. À cela plusieurs explications.

- Les professeurs manquent de reconnaissance. « Le métier n’a pas plus la même aura qu’avant. » Et les sentiments de culpabilité et de honte prédominent. « Nous nous sentons impuissants face à des situations sociales difficiles vécues par les élèves.

- L’exigence de réussite à tout prix des parents met une pression très forte sur les enseignants.

- Le désengagement de l’État fait perdre du sens à notre travail. »Si le tableau est sombre, les désobéisseurs refusent de se résigner. Ils proposent l’ouverture d’une enquête sur le stress des enfants et des enseignants dans l’école.

IXCHEL DELAPORTE

Source : http://www.humanite.fr

1) Suicides d’enseignants : des précédents depuis 2000

Dépêches de l’Education

Source : http://www.vousnousils.fr

Une enseignante de 45 ans s’est suicidée lundi par pendaison à l’intérieur du groupe scolaire Gambetta de Massy (Essonne).

Voici un rappel de quelques suicides d’enseignants depuis 2000 :

- 17 mars 2000 : Un instituteur de 41 ans tue ses deux enfants puis se suicide dans le grenier de sa maison à Jublains (Mayenne).

- 7 sept : Un enseignant en comptabilité, âgé de 34 ans, se suicide par défenestration depuis sa salle de classe d’un lycée professionnel de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

- 12 avr 2001 : Un instituteur d’une classe unique dans un village du nord de l’Alsace, âgé de 42 ans, se suicide en se jetant par la fenêtre de l’école alors qu’il allait être interpellé par les gendarmes. Il avait fait l’objet d’une plainte de parents d’élèves "pour des problèmes relationnels entre lui et certains des enfants".

- 10 fév 2002 : Suicide d’un instituteur de 57 ans d’une école élémentaire privée de Valenciennes (nord), mis en examen deux jours plus tôt pour "atteintes sexuelles" sur mineurs de quinze ans. Il avait été placé sous contrôle judiciaire.

- août : Un ancien instituteur de l’école communale de Bayel (Aube) se suicide en se jetant sous un TGV à Guingamp (Côtes-d’Armor), où il était en vacances, après avoir appris l’envoi de lettres anonymes l’accusant de pédophilie.

- 16 nov 2004 : Un instituteur de Limay (Yvelines) met fin à ses jours après avoir été mis en examen pour "agressions sexuelles" sur mineur de moins de quinze ans.

- 26 sept 2005 : Un professeur de mathématiques d’un collège de Berre-l’Etang (Bouches-du-Rhône) accusé de viols sur mineurs est trouvé mort à la prison marseillaise des Baumettes où il était en détention provisoire depuis un an.

- 8 jan 2007 : Un professeur du lycée d’Albert (Somme) tente de se suicider dans sa classe, avant le début des cours.

- 4 mars 2008 : Une institutrice de 39 ans de l’école maternelle de Pauillac (Gironde), enceinte, se suicide au terme de plusieurs mois de tensions avec l’équipe pédagogique, les services municipaux et des parents d’élèves.

- 7 mars : Un instituteur de 25 ans tente de se suicider à l’école de Brousses-et-Villaret (Aude) avant les cours.

- 17 juil : Un enseignant d’histoire-géographie est retrouvé pendu à un arbre dans un bois à Fessy (Haute-Savoie). Début juin, il avait organisé une sortie au cours de laquelle un car avait été percuté par un train sur un passage à niveau à Allinges, causant la mort de sept collégiens et faisant 25 blessés.

- 19 sept : Un professeur d’un collège de Saint-Michel (Aisne) se suicide chez lui quelques heures après avoir été placé brièvement en garde à vue à la suite d’une plainte d’un élève qui l’accusait de lui avoir donné un coup de poing, ce que l’enseignant avait toujours nié.


In Parti de Gauche Midi Pyrénées



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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 18:07

In C'est Classe !

 

Aubry hollande sur france 2 le 12 oct 2011 Reuters Ho News

Vous êtes de gauche, vous voulez voter dimanche au second tour de la primaire et vous vous demandez  quelles sont les différences entre les deux "impétrants" en matière d'éducation. Dur, dur ... 

 

Si l'on voulait être lapidaire, on répondrait: un chiffre. François Hollande promet de recruter 60 000 personnes en cinq ans dans l'Education nationale, à raison de 12 000 par an. Et pas Martine Aubry. Ce sera, pour l'essentiel "des enseignants mais aussi des psychologues, des infirmières, des surveillants, bref tout ce qui fait fonctionner nos établissements", a redit Hollande lors du dernier débat télé mercredi soir.

 

Le chiffre de la discorde correspond grosso modo aux suppressions de postes de ces cinq dernières années: autour de 9 000 en 2007, 11 200 en 2008, 13 500 en 2009, 16 000 en 2010 et 16 000 en 2011. Ce qui donne un total de 66 000. Il faudrait encore y ajouter les 14 000 prévus dans le projet de de budget 2012.

 

Martine Aubry est évidemment d'accord pour arrêter les suppressions de postes - c'est écrit dans le programme du PS adopté à l'issue de la Convention pour l'égalité réelle. Mais elle refuse de donner des chiffres. Pour elle, c'est mettre la charrue avant les boeufs: il faut d'abord définir un grand projet pour l'école, puis en fonction des réformes, voir précisément où sont les besoins en enseignants, et combien.

 

La promesse chiffrée de François Hollande semble même l'énerver prodigieusement. Chaque fois que le sujet revient sur la table, elle le tacle, avec des formules aussi aimables que: "affirmer "j'en rajoute 60 000 et basta, je vais avoir le vote des enseignants", ce n'est pas ma façon d'être" (dans les locaux de Libé le 19 septembre). Ou, plus dans l'ironie: "je suis contente que François Hollande fasse maintenant une priorité de l'éducation et qu'il ait changé d'avis car il y a encore quelques jours, il disait vouloir sanctuariser le budget de l'éducation à ce qu'il est aujourd'hui" (le 10 septembre). Aubry faisait ici  allusion à une interview publiée le 5 avril 2011 sur lexpress.fr. Enfin, on retiendra aussi le tranchant  "Et ça coûte combien ?", lancé lors du dernier débat à 6.

Mercredi soir, le chiffre a encore donné lieu à un vif échange mais pour tout dire, assez incompréhensible. Martine Aubry a implicitement reproché à François Hollande de ne pas jouer franc jeu, en annonçant d'un côté qu'il allait recruter 60 000 profs mais en en supprimant autant d'un autre côté, du fait de la fin des redoublements qu'il défend.

 

- "Tu disais que tu souhaitais créer 60 000 emplois mais tu en supprimes à nouveau 60 000 puisque le redoublement c'est des profs en moins" (les élèves restant une année de moins dans le système, ils sont moins nombreux, nécessitant alors moins de profs, ndlr), a-t- elle lancé.

- "Mais non, a rétorqué l'autre impétrant, le redoublement c'est des effectifs en plus. Et je ne dis pas qu'il faut supprimer tous les redoublements".

Puis devant l'insistance de Martine Aubry, il a ajouté un brin agacé: "je ne comprends pas le raisonnement. On peut avoir moins de redoublements  et plus d'enseignants pour suivre les élèves, c'est l'objectif".

Mais devant la technicité des échanges, on peut craindre que beaucoupt aient lâché entretemps...

Il est sûr qu'une telle annonce chiffrée a un coût - 2,5 milliards d'euros sur 5 ans selon Hollande. Sans parler du fait que le candidat, chantre d'une gestion rigoureuse et d'un redressement des finances publiques, risque ainsi de se lier les mains. Les syndicats, apparemment surpris, n'en demandaient sans doute pas tant. S'ils réclament un plan pluriannuel de recrutements, ils veulent aussi un grand débat sur l'école malmenée par les 5 ans de sarkozysme. 

 

En plus, si la gauche passe, il lui faudra aussi parler revalorisation - les enseignants français sont parmi les plus mal payés des pays développés, sauf en fin de carrière,  selon l'OCDE, et ils perdent chaque année de leur pouvoir d'achat.

 

La suite...
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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:31

In France3

 

  
Marcel Rufo, pédopsychiatre à l'hôpital Salvator de Marseille, estime que le projet du ministère de l'Education nationale d'évaluer dès cinq ans les élèves à "risques" pourrait les "conditionner à échouer".

 

Le projet du ministère est-il nécessaire?
"Les enseignants repèrent déjà les élèves fragiles, mais il faut les aider en leur donnant des moyens: c'est presque utopique, mais j'aimerais que le tiers de la formation des professeurs des écoles porte sur le développement psychologique, cognitif, relationnel et affectif de l'enfant pour leur permettre de faire un repérage qui ne soit pas standardisé.  Ce qui me gêne, c'est la démarche épidémiologique, scientifique. L'épidémiologie ne remplacera jamais l'intime, la relation que l'enseignant noue avec l'enfant et le dialogue singulier qu'il a avec ses parents.  Les enseignants devraient aussi être soutenus par une cellule de spécialistes qui les aident à affiner ou à infirmer leurs impressions (psychologue, orthophoniste, pédopsychiatre...). C'est plus complexe qu'un projet standardisé!".

 

 

Y a-t-il un danger à évaluer un enfant à cinq ans?

"A cinq ans, l'enfant a la compétence de douter de lui. C'est peut-être cela
l'argument décisif: si un enfant est repéré comme en difficulté, vous croyez qu'il ne le sait pas? Il sait qu'il déçoit ses parents et il va se cantonner dans l'échec. C'est ça qui m'inquiète: que l'on conditionne les enfants à échouer. C'est ne pas tenir compte de la blessure narcissique que l'on impose à l'enfant. Ne mettons pas du doute sur le doute. On colle une étiquette extrêmement anxiogène sur des enfants: lorsqu'on est signalé tôt comme en difficulté, on le devient."

 

 

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