Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:33

In Libération

 

(photos Sauvons l'Ecole)

 

_DSC9354.jpgIls l'ont fait. Défiler nu. Enfin, à moitié nu, parce que devant des milliers de personnes (45.000 selon les syndicats, 8500 selon la police, entre 110.000 et 165.000 dans toute la France), dont des mineurs et des parents d'élèves... Après avoir posé en petite tenue dans un calendrier pour dénoncer le «dépouillement de l'école», une trentaine de profs a remis ça ce mardi, en tête du cortège parisien contre les suppressions de postes dans l'éducation. Torse nu pour les hommes, soutien-gorge pour les femmes, masque blanc pour tous, impact médiatique assuré.

 

Les «dépouillés», organisé en collectif, ont égréné une série de noms, professions, chacun ponctué d'un «dépouillé» tonitruant : «Sylvain G. , illustrateur, dépouillé !, Patrice M., étudiant, dépouillé !». «Ce ne sont pas seulement les enseignants, pas seulement des individus, mais tout un ensemble de métiers qui luttent», explique sous son masque Isabelle, prof dans l'académie de Créteil. «On n'est pas là pour faire de l'étalage ou de l'exhibitionnisme, ce qui est choquant c'est la réalité: l'école est nue».

Plus loin dans le cortège, c'est plutôt ambiance chemisettes et jupes sous le genou – sans forcer le cliché. Car, une fois n'est pas coutume, le privé s'est joint au public pour cette journée de grève. Public, privé, même slogan: «Zéro suppressions de postes en 2012». Après 16.000 nouvelles suppressions cette année, public et privé confondu, soit 66.000 au total depuis le début du quinquennat, «la coupe est pleine», résume Marie-Claude, remontée. Prof d'allemand dans un lycée privé parisien, elle n'avait pas manifesté en tant que prof depuis le mouvement pour la défense de l'enseignement privé en 1984. C'est dire. Ce qui l'a poussée à redescendre dans la rue? D'abord, les classes surchargées. «On veut des élèves, pas des sardines», clame d'ailleurs une pancarte quelques rangs derrière elle. «A 35 par classe, ça devient très compliqué», soupire Marie-Claude, qui fustige aussi la réduction des heures de langues au lycée : «Deux heures en première, ça sert à rien.»

«Moi aussi j'en ai ras la mallette»

 

Même tranche d'âge, même constat, mais côté enseignement public, Nadine, un carton «Moi aussi j'en ai ras la mallette» pendu au cou. Prof d'espagnol en Seine-et-Marne, elle a fait une croix depuis belle lurette sur «les heures qu'on avait pour enseigner en demi-groupes». Résultat, «les élèves les plus en difficultés trinquent les premiers, ce qui est tout l'inverse du sur-mesure prôné à longueur de discours par le ministre».

Plus loin dans le cortège, des jeunes profs stagiaires en mal de formation, regroupés sous dans le collectif «stagiaire impossible», des «Indignés», des lycéens... Etienne et Baptiste, 16 ans, en première S dans l'Essonne, à Saint-Michel-sur-Orges. Ils sont les seuls de leur lycée à s'être déplacés avec leur «pancarte de l'année dernière». Cette année, ils sont 33 dans leur classe «et c'est beaucoup trop. Encore nous ça va, parce que les élèves sont assez calmes mais dans d'autres classes, c'est pas gérable.»

 

Christine Boutin de sortie

 

boutin-copie-1.jpgBien présents aussi en cette période de campagne, les politiques: Ségolène Royal, Martine Aubry, Harlem Désir, Olivier Besancenot, Jean-Luc Mélanchon... Et Christine Boutin. «Je suis là parce que l'éducation nationale est en danger», commence la présidente du Parti Chrétien-Démocrate, tout sourire devant les caméras. Une guêpe vient perturber son plan communication. Puis un enseignant: «Pendant des années, vous avez été dans ce gouvernement et vous n'avez rien fait. Alors c'est bien sympathique de venir défiler, mais c'est un peu tard», l'apostrophe Dominique, prof dans un lycée technique, en chaudronnerie, depuis 37 ans. «Je suis là parce qu'il y a un malaise important», poursuit l'ancienne ministre. «Malaise que vous avez contribué à créer», rétorque le prof, mettant un terme à la pseudo discussion.

 

En aparté, il poursuit: «Sarkozy a dégradé vraiment les choses, mais elles l'étaient avant, notamment dans les filières techniques. Il n'y a plus de formation spécifique, or les profs doivent apprendre à apprendre. On peut être un bon professionnel et être complètement paumé devant les élèves! D'ailleurs, on n'en trouve plus des profs. Il faut un master pour enseigner aujourd'hui, mais des masters en chaudronnerie ça n'existe pas encore...»

«Ça frise la folie»

vlcsnap-2011-09-27-18h02m33s213.pngEn gilets jaune fluo, des enseignants Rased (réseau d'aide aux élèves en difficulté), dont les effectifs ont été sérieusement amochés par les suppressions de postes. Telles Agnès et Annick, fatiguées de «palier le manque» : sur les 20 postes de leur réseau en Essonne, cinq n'ont pas été renouvelés depuis 2007. «On n'arrive plus à gérer, on travaille dans l'urgence permanente. Alors que les besoins, eux, augmentent. Les élèves en difficulté sont encore plus livrés à eux-mêmes dans des classes surchargées. Ça frise la folie.»

 

La suite...

 

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Actions
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:28

In Nouvel Observateur

 

 

groison.jpgIl faut "avoir un vrai débat sur le projet éducatif et les moyens que l'on est prêt à y mettre", assure Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU. 

 

Un front uni des syndicats du public et, fait exceptionnel, du privé, appelle mardi 27 septembre à la grève pour dénoncer la "dégradation" de l'école, l'un des enjeux de la présidentielle de 2012. Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, syndicat majoritaire chez les enseignants du public, revient pour le "Nouvel Observateur" sur le malaise de l'Education nationale.

 

Quel est le mot d'ordre de cette mobilisation unitaire ?

- Il est double : arrêter les suppressions de postes parce qu'en cette rentrée scolaire on ne peut que constater les effets dévastateurs des réformes pour les élèves et penser, en fonction des besoins, à investir dans l'éducation et à recruter du personnel formé. Il est également nécessaire de souligner que les réformes en cours ne permettent pas de lutter contre les inégalités scolaires. Des rapports et des études internationales, comme celui de l'OCDE, montrent que la France est bien souvent en queue de peloton sur de nombreux secteurs : sorties du système scolaire sans qualification, baisse de la scolarisation des 15-19 ans … Partant de ce constat, on comprend que les réformes opérées ne sont pas les bonnes. Les suppressions de postes sont la conséquence de la règle de non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux. C'est une logique budgétaire et on l'applique sans regarder les conséquences. On marche sur la tête.

 

Comment les enseignants ressentent-ils ces difficultés au quotidien ?

- Les collègues sont partagés entre l'indignation et la colère. Ces personnels ont choisi de travailler dans l'Education nationale. Mais ils se trouvent dans l'incapacité de bien faire leur métier, ils voient dans quelle situation on place leurs élèves et ne peuvent pas tolérer le sort qu'on leur réserve. Je crois que cette journée marque aussi ce ras le bol. Car ce sont les jeunes les plus fragiles et les plus en difficulté qui en pâtissent le plus. Notre système continue de reproduire des inégalités.

 

La suite...
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:21

In Libération

 

 

Suppressions de postes en pagaille, manque de reconnaissance dans l'exercice de leur métier, quasi-disparition d'une formation digne de ce nom... Le métier de prof va mal. Ce mardi, les syndicats du public et du privé appellent à la grève qui s'annonce massivement suivie.

Signe d'un profond malaise, la rédaction de Libération reçoit un grand nombre de témoignages de profs, découragés et désabusés. En voici une sélection.


«Un immense gâchis pour tout le monde»

Chloé, 29 ans, prof de français. Elle enseignait depuis deux ans et demi quand, en janvier dernier, à bout de force et de nerfs, elle a demandé une mise en disponibilité.

 

«L'enseignement était un vrai choix, un désir profond. J'avais d'ailleurs un pied dans l'éducation depuis quelques années, en tant qu'assistante d'éducation et assistante maternelle, un moyen de ne pas cultiver trop d'illusions.

Après le concours, j'ai passé deux ans sans vagues, une année à Paris et une année au fin fond du 93. J'y trouvais ma place, ma légitimité et une forme d'épanouissement. L'an dernier cependant, parvenue au bout de mes «privilèges», à savoir ni stagiaire, ni nouvelle titulaire, les choses ont beaucoup bougé. J'ai ensuite été envoyée dans une zone d'éducation prioritaire (ZEP) d'Aubervilliers pour un remplacement de deux mois.

 

J'y suis allée avec appréhension mais aussi avec l'envie de mener ma mission à bien. Or, ma position de remplaçante m'a rendu la tâche pratiquement impossible puisque d'emblée le dialogue était difficile. Elèves bien sûr mais aussi équipe pédagogique et administrative considérant le caractère éphémère de mon intervention comme un frein à toute communication. Et moi-même, me sentant bien inutile et jetable à tout moment, j'ai perdu entrain et motivation, sans lesquels l'enseignement devient périlleux.

 

J'ai eu très vite le sentiment d'être mise dans une position d'échec puisque face à un public méconnu, j'étais non seulement désarmée mais seule. La formation à l'IUFM (avant la réforme de la masterisation, ndlr) ne nous permet en aucune façon d'anticiper des situations de crise, puisqu'il est toujours question d'une classe modèle, à peine perturbée par quelques bavardages ou démotivations. Mais on ne nous dit jamais comme réagir face à des «micro-incidents» ou des drames quand ceux-ci interviennent de façon presque continue, sans parler de la difficulté d'être une jeune femme: cela va du retard ou du travail non fait, aux interpellations directes du type «t'es une pute» ou indirecte du type «elle est bonne la prof, mate son cul!», jusqu'aux menaces de mort. Face à ces situations quotidiennes, rien ne se passe, l'administration minimise et contribue à l'éclatement de notre autorité.

Pris individuellement, on peut toujours trouver une explication, la source de tel ou tel comportement, l'absence des parents, la solitude, le mal-être ou la maladie. Mais en tant que professeur, arrive un moment où le voile posé entre élève et adulte se déchire. Nous devenons simplement des êtres humains face à d'autres être humains, nous devenons vulnérables et la guerre est déclarée. Et c'est un immense gâchis pour tout le monde. On finit par avoir peur et cette peur entame l'envie, le sommeil... C'est le début de la dépression.»

On n'enseigne plus, on manage!

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:18

In Rue89

 

Des ongles de pieds vernis aux couleurs du drapeau italien (Sirsnapsalot/Flickr/CC).

 

Début juillet 2010, j'apprends que je suis reçue à l'agrégation d'italien. Un peu de fierté, beaucoup de joie. Fin août, j'apprends que c'est dans un lycée du Val d'Oise que je rencontrerai mes premiers élèves. Je me précipite sur Google Maps et sur le site de la RATP.

Je me rends compte bien vite que c'est du site de la SNCF dont j'ai besoin. J'habite à Paris et pour rejoindre mon lycée, je mets deux heures quand tout va bien. Un peu de métro, de train et une demi-heure de marche à l'arrivée et j'y suis. Quatre heures de trajet par jour, donc.

« Agrégée, jeune et jolie mais ni enfants ni mari »

En italien, je suis la seule stagiaire de l'académie de Versailles à être nommée dans un lycée aussi éloigné mais l'inspectrice me rétorque que j'ai beau être « agrégée, jeune et jolie, je n'ai ni enfants ni mari » et que je pourrais aller de la gare au lycée à vélo. Bien. L'année passe.

Je n'arrive à joindre ma tutrice qu'après les vacances de la Toussaint. Elle vient me voir en cours pour la première fois en janvier. J'aurais beaucoup de choses à dire sur cette année de stage, mais c'est de celle qui a commencé il y a une semaine dont je veux parler.

En février 2011, j'apprends que je suis affectée pour l'année 2011-2012 dans l'académie de Caen, une académie que je n'avais pas demandée (et j'en avais pourtant demandé plusieurs). En juin, l'on m'informe qu'aucun poste fixe n'existe en italien dans l'académie de Caen pour l'année 2011-2012.

J'incarnerai donc le merveilleux sigle TZR, titulaire sur zone de remplacement. Devrai-je remplacer un enseignant à l'année ? Ou bien faire des remplacements ponctuels, un mois ici, le mois suivant là-bas ? Je ne le saurai qu'en juillet.

A Orbec, aucune gare, pas de voiture et je ne conduis pas

En juillet, c'est le syndicat qui m'apprend par téléphone que le rectorat m'a affectée dans un lycée d'Alençon, dans un lycée de L'Aigle, et « attendez, ce n'est pas fini ! », me dit-on, dans un collège d'Orbec. Est-ce une plaisanterie ?

Trois villes à 80 km les unes des autres (et, soi dit en passant, à 200 km de mon domicile). A Orbec, aucune gare. Je n'ai pas de voiture et je ne conduis pas mais ça, c'est le cadet des soucis du rectorat. Evidemment. Ma chance (oui, oui, j'ai de la chance), c'est que ce service m'impose d'enseigner dix-huit heures par semaine : agrégée, mon service est normalement de quinze heures, je suis donc en droit de refuser les heures supplémentaires que cette affectation semble m'imposer.

Avant de partir en vacances, coups de fils, courriers. Je reçois fin août un nouvel arrêté d'affectation sur lequel le collège d'Orbec ne figure plus. Joie. J'en arrive à me réjouir d'être nommée dans deux lycées éloignés de 80 kilomètres l'un de l'autre.

Des camping-cars pour les jeunes enseignants ?

La suite...

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Second degré
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:13

In Le Monde

  

Martine Aubry, candidate à la primaire PS, et Harlem Désir, son remplaçant par intérim à la tête du parti, ont participé mardi 27 septembre après-midi à la manifestation parisienne des enseignants pour dénoncer "l'acharnement" de la droite contre l'école et le "fiasco" de sa politique. M. Désir et Mme Aubry n'ont pas manifesté ensemble, le premier étant en tête du cortège avec les leaders syndicaux, alors que la maire de Lille était un peu plus loin derrière

 

"Moi je veux rassembler, et rassembler dans la justice, c'est pour ça que je suis là, c'est parce que je veux que chaque enfant de France puisse réussir", a déclaré Mme Aubry à la presse en marge du cortège. Elle était notamment entourée de Bruno Julliard, secrétaire national du parti à l'éducation, d'Anne Hidalgo, sa porte-parole de campagne et première adjointe au maire de Paris, ainsi que de Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France. Elle a dénoncé un "président de la République sortant" qui ne sait "qu'opposer, diviser" et dont la politique est "un fiasco".

 

"Il faut refonder profondément l'école", a aussi affirmé la maire de Lille, en indiquant que "dès le lendemain de la primaire, [elle] discuterait avec les enseignants, avec les parents d'élèves pour mettre en place ce grand pacte éducatif que nous voulons pour notre pays".

 

"IL N'Y A PAS DE RÉFORME SANS EMBAUCHE"

Interrogée sur le nombre de postes à créer dans l'éducation, Mme Aubry a répondu : "Moi je crois beaucoup à la négociation, je ne m'appelle pas Nicolas Sarkozy, je ne décide pas d'en haut ce qu'il faut supprimer ou ce qu'il faut remettre". "Il n'y a pas de réforme sans embauche, c'est évident, mais il n'y a pas non plus d'embauche sans réforme".

Harlem Désir a lui aussi dénoncé une droite qui, par "son acharnement à casser l'école", a réussi à "jeter dans la rue même les enseignants du privé". "Aujourd'hui, à la colère des élus locaux" qui ont fait basculer le Sénat à gauche, "s'ajoute la colère de ceux qui veulent sauver l'école".

 

Un peu plus tôt, l'ancien ministre socialiste de l'éducation Jack Lang avait apporté son soutien aux enseignants en grève, dénonçant une "sauvagerie" et une "violence" "jamais vues" du gouvernement à leur égard, au micro de la radio France Inter.

 


Jack Lang par franceinter

 

La suite...
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:05

In Libération

 

hir.jpgPrivés de 16.000 postes à cette rentrée, les enseignants sont dans la rue ce mardi. Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, a répondu à vos questions.

 

Genklag: J’ai entendu ce matin, sur France inter, que c’étaient près de 80.000 postes d’enseignants dans les quelques dernières années qui avaient été supprimés… Est-ce un chiffre réaliste?

Sébastien Sihr: Oui. C’est malheureusement le triste constat de la politique éducative de Nicolas Sarkozy. Avec la logique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, déclinée dans l’éducation, nous arriverons l’année prochaine à 80.000 postes rayés de la carte depuis 2007. Les suppressions de postes ont été l’alpha et l’oméga de la politique éducative du gouvernement qui finit par asphyxier l’école, empêchant les enseignants de faire du travail de qualité et condamnant les élèves en difficulté, issus des milieux défavorisés à rester sur le bord du chemin. Triste constat qui demande à changer la donne.
        
lia: Est-ce-que vous connaissez la moyenne du nombre d’élèves par classe, dans le primaire et dans le secondaire?

La moyenne est autour de 25 élèves par classe dans le primaire. Dans le secondaire, je ne sais pas (je suis représentant du principal syndicat du primaire). Mais une moyenne cache de grandes disparités. On voit une augmentation significative du nombre d’élèves par classe dans un bon nombre d’écoles, avec des effectifs pouvant atteindre 30 à 32 élèves en maternelle. Cette situation est intenable. C’est la conséquence des 9000 enseignants du primaire qui manquent à cette rentrée alors qu'à cette même rentrée l’école accueille plus de 9000 élèves supplémentaires. Il y a un effet mécanique qui se constate sur le terrain et qui est à des années lumière que ce que peut clamer le ministre sur les ondes.
        
SPQR: Les élèves sont en difficulté, donc vous faites grève: voilà qui va bien les aider, n’est-ce pas?

C’est une journée qui doit permettre justement de préparer l’avenir et d’assurer la réussite de tous les élèves et notamment ceux des milieux les plus fragiles. Le moment est d’importance. Il faut bien comprendre que si la politique éducative poursuit le chemin entamé par le gouvernement, l’école va dans le mur. Et au final, ce seront une fois de plus les élèves des milieux défavorisés qui paieront la facture. Les enseignants, les parents, les lycéens engagés aujourd’hui ont comme préoccupation tous les élèves et notamment ceux qui ont besoin de l’école.
        
lia: Avez-vous espoir qu’une victoire socialiste à la présidentielle améliore vraiment la situation de l’école, comme les candidats le promettent?

Liliane: Les candidats à la primaire PS ont chacun fait connaître leur projet sur l’éducation, lequel vous paraît le plus pertinent? Quelles mesures retenez-vous?

Je ne m’immiscerai pas dans le débat de la primaire, même si je suis extrêmement attentif à ce que disent les uns et les autres sur l’éducation. Une certitude: il y a la volonté de voir l’éducation au cœur du débat public dans les mois à venir. Et pour notre part, nous voulons y jouer un rôle déterminant pour les enseignants et les élèves car il est urgent de changer de cap.

 

La suite...
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 12:43

In Libération

 

Les personnels de l’enseignement public sont de 29 % à 54 % en grève mardi en primaire et de 22,3 % à 46 % dans le secondaire, selon le ministère et la FSU, tandis que la grève dans l’enseignement privé est «forte» dans ses bastions que sont les académies de Nantes et Rennes.

 

Signe d’un profond malaise, un front uni des syndicats du public et, fait exceptionnel, du privé, appelle à la grève pour dénoncer la «dégradation» de l’école, l’un des enjeux de la présidentielle de 2012.

Les chiffres du ministère et de la FSU ne concernent que l’enseignement public, le ministère faisant savoir que l’enseignement privé sous contrat n’est pas intégré dans son système d’information et qu’il est sous la responsabilité hiérarchique des évêques et non des recteurs.

 

Signe d’une situation inédite, le secrétariat de l’enseignement catholique et la Fep-CFDT, premier syndicat du privé, ont assuré à l’AFP n’avoir «aucun outil pour faire le décompte» des grévistes dans le privé, une telle mobilisation y étant très rare. L’enseignant catholique a renvoyé pour cela au Snpefp-CGT, un des cinq syndicats du privé ayant appelé à la grève.

Selon ce syndicat, l’académie de Nantes, première du pays pour le privé, connaît «35 % à 40 % de grévistes» avec plusieurs écoles entièrement fermées, ce qui est «inédit», a déclaré à l’AFP Philippe Legrand.

 

Et en Bretagne, la mobilisation s’annonce aussi très forte, selon François Le Pennec, un responsable du syndicat Fep-CFDT en Ille-et-Vilaine. Dans ce département, «au moins 14 écoles primaires» privées n’assurent aucun cours, «c’est du complètement nouveau, sans précédent», a-t-il déclaré.

 

La suite...
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 12:26

In Ecole dépouillée 

Communiqués de presse

Les Dépouillés répondent au ministre de l’Éducation nationale, invité du 12/13 sur France 3 du 18 septembre

Monsieur le ministre,

 

Qui dévalorise l’institution scolaire ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un gouvernement qui envoie les nouveaux enseignants non formés, donc « tout nus » devant les élèves ?

 

Qui ne respecte pas le statut de l’enseignant ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un ministère qui supprime 80 000 postes de titulaires en cinq ans puis recrute des personnels non qualifiés, précaires et sous payés ?

 

Qui dénigre l’école ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un ministre qui prétend former des citoyens avec des cours de morale alors qu’il supprime des cours d’histoire ?

 

Qui s’attaque aux valeurs de la République ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un président qui affirme que jamais l’instituteur ne pourra remplacer le curé dans la transmission des valeurs ?

 

Qui salit l’image de l’enseignant ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou une pseudo-réforme qui propose un seul enseignant pour un « accompagnement personnalisé » auprès de 30 lycéens en même temps ?

 

Qui ne respecte pas la démocratie sociale ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un gouvernement qui passe en force des lois destructrices au mépris du dialogue social et des mobilisations massives ?

 

Qu’est-ce qui est choquant, monsieur le Ministre ?
15 professeurs dénudés symboliquement ou un ministère qui supprime la carte scolaire et instaure « l’autonomie » des établissements, donc une inégalité profonde entre les élèves ?

Mais vous avez raison sur un point, monsieur le Ministre, les Français sont très attachés à l’école publique : depuis dix jours, plus de 9 000 citoyens ont déjà signé le Manifeste contre le dépouillement de l’école. Ils ont compris que, loin de dénigrer l’école, la "geste" des dépouillés cherche à lui redonner la dignité que votre gouvernement lui enlève davantage chaque jour. Nous espérons que vous entendrez leur révolte qui n’est pas minoritaire.

 

Le Collectif contre le dépouillement de l’école, le 19 septembre 2011

 

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 09:35

Lors de l'épreuve de philo du bac 2011, au lycée Clémenceau à Nantes (Stéphane Mahé/Reuters)

 

De nombreux proviseurs de lycées, principaux de collège et adjoints s'associent au mouvement de grève de mardi. Didier Laffeach, principal d'un collège à Rouen et secrétaire général adjoint d'Indépendance et direction, leur organisation syndicale, explique leur ras-le-bol.

 

Mardi matin, dans mon collège, je vais assurer la sécurité des élèves, des personnels et des biens mais sans répondre au téléphone ni aux sollicitations extérieures, puisque c'est notre seule façon de protester.

Comment, pourquoi ces personnels de responsabilité, ces cadres de l'Education nationale en sont-ils arrivés là [principaux et proviseurs s'associent rarement aux mouvements de grève, ndlr] ? Ils ont le spleen ! Le quotidien est devenu infernal, et le sentiment général est que cette école est déboussolée. Elle ne répond plus aux attentes ni de la société, ni des parents.

 

En quatre ans, depuis les derniers accords professionnels avec le ministère, et en dépit des suppressions de postes de personnels administratifs, ce sont plus d'une trentaine de missions nouvelles que nous devons assumer proviseurs et principaux ; toujours dans des délais plus brefs, toujours avec moins de moyens humains !

 

Le poids et le nombre des responsabilités augmentent à chaque nouvelle annonce, mais le temps n'y suffit plus. Et la reconnaissance morale ou financière fait cruellement défaut.

Le métier ne se ressemble plus. L'essentiel des tâches quotidiennes tend à détourner les personnels de direction de leurs missions principales de pilotage pédagogique de l'établissement. Nous sommes un peu dans la situation d'un directeur d'hôpital que l'on appellerait chaque fois qu'il y a un problème aux urgences, un malade mécontent ou une fuite d'eau dans une chambre.

Voici quelques éléments concrets qui expliquent notre malaise, et à vrai dire je ne pense pas être dans l'excès puisque les responsables d'établissements privés qui partagent avec nous certaines contraintes manifestent aussi leur mécontentement.

Une journée de grève où le principal est bien seul

Les jours de grève, nous découvrons le matin même qui participe au mouvement, et nous sommes parfois seuls ou quasiment. Il faut être sur tous les fronts pour assurer la sécurité des élèves et la continuité du service public : restauration, contrôle des présences, surveillance des entrées pour éviter les intrusions de manifestants…

Le rectorat, sans même se soucier de savoir si nous avons eu le temps de rentrer dans notre bureau, a pour unique souci de connaître le plus vite possible le nombre de grévistes. Ce qui passe par trois connexions successives à l'intranet du rectorat, dans les quarante-cinq premières minutes d'ouverture de l'établissement, pour compléter une enquête qui, selon un calcul illogique mais imparable, permet au ministère de minimiser la proportion de personnels absents dans sa présentation aux médias.

Une rentrée 2011 bouclée en dernière minute

Elle a été l'une des plus complexes à organiser, les dernières nominations de personnels enseignants aux services parfois partagés entre deux ou trois établissements sont intervenues quarante-huit heures avant la rentrée, obligeant les personnels de direction à travailler jour et nuit pour pouvoir remettre aux enseignants leurs emplois du temps le jour de la rentrée.

Cette réduction des délais sous-estime ou ignore totalement le quotidien d'un personnel de direction.

Des suppressions de postes au détriment des élèves

Depuis plusieurs années, les moyens humains mis à disposition des établissements sont de plus en plus contraints pour atteindre aujourd'hui la limite inférieure :

  • Les allègements d'effectifs pour permettre des travaux pratiques sont supprimés dans les disciplines scientifiques. Tant pis pour les élèves que cela passionnait.
  • Ceux qui étudient l'allemand sont regroupés sur plusieurs niveaux puisqu'ils ne sont plus assez nombreux. Tant pis pour les promesses de soutenir l'enseignement de la langue de la première puissance européenne.
  • Les classes sont chargées au maximum. Tant pis si c'est un frein majeur aux évolutions pédagogiques prônées par ailleurs, comme l'enseignement par compétences.
  • Les professeurs sont tenus de faire des heures supplémentaires au-delà de leurs souhaits. Tant pis s'ils sont moins disponibles pour les dispositifs d'aide individualisée présentés par ailleurs comme LE moyen de faire évoluer le système au profit des élèves rencontrant des difficultés.
  • Des professeurs sont nommés sur deux voire trois établissements parfois distants de plus de 30 km. Tant pis s'ils sont épuisés, si leur disponibilité en pâtit.
  • Il n'y a plus de « marge de manœuvre » pour adapter l'établissement au public accueilli. Tant pis pour les bonnes intentions des discours officiels.

Des remplacement des profs assurés par les heures sup

Les chefs d'établissements souffrent aussi des injonctions paradoxales de la hiérarchie qui demande par exemple d'organiser des remplacements de courte durée, sans donner le pouvoir de les imposer aux personnels ou de distribuer deux fois plus d'heures supplémentaires que ce que prévoit le statut des enseignants !

La gestion du remplacement des professeurs absents est cette année plus sensible que jamais dans un contexte de réduction du nombre de postes d'enseignants au-delà du raisonnable.

Les récentes réformes ayant eu pour effet de réduire les horaires de sciences physiques, au lycée comme au collège, c'est au chef d'établissement de persuader (il ne peut l'y contraindre) le professeur spécialiste de cette discipline de se muer en professeur de mathématiques… ou de technologie, selon les besoins du moment. Au détriment, bien sûr, de la qualité de l'enseignement et donc des élèves !

De telles situations se multiplient, démontrant bien les limites d'un système fondé sur les heures supplémentaires en lieu et place de poste de remplaçants et d'une gestion efficace des moyens de remplacement.

Des sollicitations incessantes du rectorat

Vendredi à 17 heures, la secrétaire se connecte une dernière fois sur la messagerie électronique du rectorat avant d'achever sa journée et découvre un message concernant les élections professionnelles.

Une vingtaine de dossiers compressés, chacun pouvant contenir des dizaines de fichiers qu'il faut imprimer et impérativement afficher dans un ordre précis, pour… la veille dernier délai !

Ce type de séquence, qui peut se répéter plusieurs fois par semaine et tout au long de l'année, illustre parfaitement l'indifférence voire le mépris de notre administration pour notre emploi du temps et donc pour nous.

Le nombre de messages quotidiens et la masse d'informations qu'ils contiennent pourraient à eux seuls mobiliser la totalité de notre temps sur des sujets parfois futiles et très éloignés de nos missions essentielles.

Des tâches en plus : le suivi des les profs stagiaires…

La suite... 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Second degré
commenter cet article
26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 20:53

In France-Uncut

 

Coût de la dette

  

Le coût de la dette en France est de 45Mds€/an (pour des recettes fiscales de 271Mds€/an). 

Le trou de la Sécurité Sociale (eq. du NHS en GB) est de 21Mds€ et le manque pour financer les retraites est de 10Mds€/an. 

Autrement dit, si l'État avait le droit de créer lui-même l'argent dont il a besoin (en abrogeant les lois qui l'obligent à se financer sur les marchés financiers) il aurait déjà 14Mds€ d'excédents fiscaux (recettes) la première année tout en comblant le "trou de la sécu" et en payant des retraites à 60 ans. La seconde année, c'est 35Mds€ d'excédents... On pourrait même avoir une politique sociale forte tout en diminuant les impôts !! 

Enseignement

16.000 postes d'enseignants ont été supprimés à la rentrée 2011 (plus de 65.000 depuis 2007). Ces suppressions auraient pu apporter une économie structurelle de 1,2Mds€ par année.

 

Et pourtant : La Société Générale: 1,2Mds€ d'impôts impayés en 2010. Sans compter les reversements d'argent public liés aux scandales financiers (1,5Mds€ de ristourne d'impôts publics pour financer l'affaire Kerviel) pour "pertes exceptionnelles".

 

Note : La France a le taux d'encadrement par élève le plus faible de l'OCDE ! Et ce déjà avant la rentrée 2011 et les suppressions de postes.

 

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole