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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:25

In Le Monde

 

 

badge-mater.jpgLe groupe PS du Sénat a retiré dans la nuit de jeudi à vendredi sa proposition de loi prônant la scolarité obligatoire à 3 ans, la jugeant dénaturée. Les dispositions essentielles de ce texte ont en effet été déclarées irrecevables pour raisons budgétaires sur demande du gouvernement.

 

"Je ne reconnais rien de ce qui est le corps central de notre proposition de loi, je ne vois pas de quoi nous allons débattre, elle a été dénaturée, je propose de la retirer" a déclaré en séance l'auteur du texte, Françoise Cartron. Cette décision est intervenue après un vif affrontement entre le gouvernement et la nouvelle majorité de gauche, le premier depuis le basculement du Sénat à gauche lors des élections du 25 septembre.

 

>> Lire : Au Sénat, le gouvernement bloque un texte de la gauche sur l'école

 

A l'ouverture du débat en fin d'après-midi, le ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel, a tenté de bloquer l'examen du texte en invoquant l'article 40 de la Constitution qui stipule qu'une proposition est irrecevable si elle induit une charge financière supplémentaire pour l'Etat.

 

VIVE RÉACTION DE LA GAUCHE

Cette décision devait être confirmée par la commission des finances du Sénat qui a finalement décidé que seuls deux paragraphes du premier article du texte étaient irrecevables mais que la discussion pouvait néanmoins avoir lieu sur le reste de la proposition de loi. Seul hic, les deux alinéas devenus irrecevables constituaient le cœur du texte, puisqu'ils abaissaient l'obligation de scolarité de 6 à 3 ans.

Les autres dispositions stipulaient que les enfants de 2 ans inscrits dans les maternelles bénéficient de conditions spécifiques adaptées à leur âge. Elles indiquaient également que les enseignants en maternelle devaient avoir une formation adaptée préalable, ainsi qu'une formation continue tout au long de leur carrière.

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 14:42

In Canard Enchaîné 02-11-2011

 

canard-02-11-2011.jpg

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 14:01

In C'est Classe !

 

Lors de la manif (2) le 27 sept 2011 à Paris (Reuters, Charles Platiau)
 

Deux milliards et demi d'euros ? Sept milliards et demi ? Cent milliards ? Qui dit mieux ? La promesse de François Hollande de créer 60 000 postes dans l'Education donne lieu à une belle bataille de chiffres. Tentons d'y voir un peu clair et de repérer les astuces de calculs, plus ou moins honnêtes, des uns et des autres.

 

Le candidat socialiste à la présidentielle n'en démord pas depuis son annonce-surprise du 9 septembre à Soissons (Aisne): cela coûtera 2,5 milliards d 'euros sur 5 ans au budget de l'Etat.

 

Comment fait-il ? Il prend un salaire chargé moyen mensuel de 3 470 euros, qu'il multiplie par 12 (mois). Puis il multiplie le résultat par 12 000 puisqu'il recrute 12 000 agents par an, essentiellement des enseignants mais pas seulement. On arrive alors à 500 millions annuels. Comme il refait l'opération chaque année durant son (éventuel) quinquennat, il multiplie enfin par 5, ce qui donne ces fameux 2,5 milliards d 'euros.

C'est le calcul minimal. Il ne compte que le coût du recrutement annuel. C'est un choix et ce n'est pas faux. Mais on aurait pu en faire un autre ... trois fois plus coûteux.

C'est le choix fait par le gouvernement - et ça n'étonnera personne. Il prend la même base de départ - 500 millions d'euros par an. Mais il les cumule d'année en année, considérant que si l'Etat recrute une année 12 000 personnes, il paie ensuite leurs salaires les années suivantes. Concrètement, cela signifie que la promesse de François Hollande coûte:

- 500 millions d'euros la première année,

- 1 milliard la  deuxième année - ces 500 millions plus les 500 millions des 12 000 nouveaux recrutements,

- 1,5 milliards la troisième année - le milliard cumulé plus les 500 millions des 12 000 nouveaux recrutements,

- 2 milliards la quatrième année - 1,5 milliards plus 500  millions,

- 2,5 milliards la cinquiième année - 2 milliards plus 500 millions.

 

Cela donne un coût total de 7,5 milliards d'euros. Ca n'est pas faux non plus mais encore faut-il bien  préciser le périmètre du calcul avant d'accuser les socialistes de raconter n'importe quoi. C'est le chiffre brandi par le ministre de l'Education Luc Chatel, qui a été repris par l'UMP et par François Fillon pour pour pointer "l'irresponsabilité" du programme socialiste en ces temps de crise.

 

Deux membres du gouvernement sont allés beaucoup plus loin et mis la barre à 100 milliards d'euros, voire plus. Comment ? Ils ont tout simplement poussé le raisonnement jusqu'au bout, et calculé le coût qu'allait représenter pour le budget de l'Etat le recrutement de ces 60 000 personnes durant toute leur vie - et plus seulement sur cinq ans.

 

Laurent Wauquiez d'abord. Le 20 septembre, sur i Télé, le ministre de l'Enseignement supérieur a asséné: "une fois que la décision est prise, elle coûte 100 milliards d'euros sur les 30 ans qui viennent." Mais son chiffrage, peu étayé, n' a guère été repris.

 

Samedi dernier, sa collègue du Budget et porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse a encore fait monter les enchères. "Un fonctionnaire est recruté pour l'ensemble de sa vie professionnelle, a-t-elle expliqué, et sa retraite est payée par le budget de l'État, ce qui porte le coût de la proposition socialiste à largement plus de 100 milliards d'euros sur les cinquante prochaines années".

"Cette proposition se traduira inévitablement par une double peine pour les agents de l'État, a-t-elle poursuivi. Elle interdira toute revalorisation des carrières des enseignants faute de moyens disponibles pour mieux les payer. Elle provoquera le gel des recrutements d'agents dans d'autres missions de service public (infirmières, policiers…) pourtant tout aussi prioritaires que l'éducation…". On appréciera au passage qu'une membre du gouvernement reconnaisse ainsi la nécessité de recruter de nouveaux  fonctionnaires.

Pour conclure, laissons la parole à un économiste reconnu, directeur de recherches au CNRS, Elie Cohen, interrogé hier par l'AFP.

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:15

In C'est Classe

 

Hollande à la convention d'investiture du PS 22 octo 2011 Paris(Reuters, Régis Duvignau) ocn
 

En promettant de créer 60 000 postes dans l'Education, François Hollande est-il un candidat "normal" ? Un "irresponsable" comme l'accuse Luc Chatel ? Ou quelqu'un "qui veut faire plaisir" à tout le monde parce qu'il est en campagne, comme l'a suggéré Nicolas Sarkozy jeudi soir à la télé ? Retour sur une annonce qui n'est pas si abracadabrantesque que certains veulent bien le dire.

 

Rappel des faits d'abord. Le 9 septembre, François Hollande bat la campagne (des primaires socialistes) dans l'Aisne -  Soissons, Marle, Hirson, Guise (le Familistère). Une visite placée sous le signe de l'éducation.

Des journalistes le suivent, surtout histoire de ne pas rater quelque chose. Ils ne sont  pas déçus. A l'issue de sa rencontre à l'Hôtel de ville de Soissons avec des élus et des parents d'élèves mécontents des fermetures de classes, François Hollande annonce sans crier gare que, s'il est élu, il va recréer en cinq ans "les 60 000 à 70 000" postes supprimés dans l'Education nationale durant le mandat de Nicolas Sarkozy.

Ces postes seront "affectés là où les besoins sont les plus sensibles", ajoute le candidat, "ce ne seront pas que des postes d'enseignants mais aussi  d'encadrants, d'assistantes sociales, de psychologues" et des métiers "liés aux nouvelles technologies".
 

Comment seront-ils financés ? François Hollande rappelle que les suppressions de postes actuelles rapportent 250 millions d'euros par an à l'Etat, alors que la suppression de la TVA dans la restauration coûte à elle seule 3 milliards d'euros annuels et les exonérations fiscales des heures supplémentaires, 4,5 milliards.

Le 11 septembre, le candidat, qui jusqu'ici s'est fait le chantre d'une gestion économe et rigoureuse, apporte des précisions sur Canal Plus. Ces postes seront créés au rythme annuel de 12 000. Et cela coûtera 500 millions d'euros par an, soit 2,5 milliards sur cinq ans, très loin des largesses fiscales sakozystes envers les plus riches.

"Les 500 millions de la première année seront pris sur les dépenses existantes, indique-t-il, il y aura autant de dépenses supplémentaires que d'économie. Je n'embaucherai pas d'autres fonctionnaires dans d'autres administrations. (...) Nous aurons aussi à mettre en cause des dispositifs fiscaux comme le bouclier fiscal, les cadeaux sur l'impôt sur la fortune".

 

Son annonce a aussitôt déclenché un tir de barrage du gouvernement. A l'Education, Luc Chatel dénonce des propos "irresponsables" et "irréalistes". Au Budget, Valérie Pécresse fustige la "façade anti-rigueur" du candidat ainsi démasqué. A l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez annonce carrément que ça va coûter "100 milliards d'euros sur 30 ans" - au jour d'aujourd'hui, les journalistes tentent toujours de vérifier son chiffre ...

Même sa camarade et rivale à la primaire Martine Aubry interpelle François Hollande pendant un débat télé: "et ça coûte combien ?". Elle promet elle aussi d'arrêter l'hémorragie des suppressions de postes en vertur de la règle "du 1 sur 2" (le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux). Mais elle refuse de s'engager sur des chiffres

 

François Hollande, qui aurait décidé tout seul de cette annonce pour se démarquer de ses concurrents, persiste et signe. Face aux critiques de la droite qui se durcissent après sa victoire, il développe plusieurs arguments: 

- il faut faire de la jeunesse une priorité, miser et investir sur elle, clame-t-il. Pour cela, elle doit être mieux formée. Les élèves les plus fragiles notamment doivent être davantage encadrés. Or on a supprimé au total 100 000 postes dans l'éducation ces dix dernières année. En recréer 60 000 - à peu près les suppressions sous Sarkozy sans compter les 14 000 annoncées pour 2012 - ne paraît pas excessif.

- le coût n'est pas non plus tel - "2,5 milliards d'euros en fin de quinquennat alors que les cadeaux fiscaux auront représenté 75 milliards d'euros durant l'actuel quinquennat", a souligné François Hollande vendredi soir sur France 2.

- son impact sur les finances publiques sera maîtrisé. Le député PS Michel Sapin, un proche du candidat, a même expliqué que ces nouveaux postes seraient compensés par des suppressions dans d'autres administrations.

- il n'a jamais été question d'embaucher que des enseignants, répète François Hollande contrairement à ce qu'assurent ses détracteurs à commencer par Nicolas Sarkozy (et cela "simplement pour faire plaisir à des organisations syndicales qui le demandent", a indiqué le chef de l'Etat jeudi).

- enfin, là encore contrairement aux accusations de la droite, François Hollande ne parle pas que de recruter mais aussi de réformer - notamment les rythmes scolaires, les missions et le statut des enseignants.

Pour la première fois, vendredi, le candidat socialiste a toutefois paru un peu reculer. Non pas en raison du coût mais de la faisabilité de la mesure.

 

"Il n'y a qu'une seule limite", a-t-il expliqué, "elle est dans le découragement de la jeunesse pour préparer les concours de l'enseignement. Trouvera-t-on des étudiants pour se destiner au métier d'enseignant ?".

Le candidat fait preuve ici de réalisme: le métier d'enseignant n'attire plus guère. Une perte d'attractivité inquiétante qui pourrait augurer d'un manque de profs dans l'avenir.

Cette année, près de 1 000 postes n'ont pu être pourvus dans le secondaire, faute de candidats et donc de lauréats au Capes. Certaines disciplines, comme les maths, sont même désertées. En septembre, pour les premières épreuves

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:18

In Médiapart

 

En accès libre sur Mediapart, le documentaire de Marina Julienne et Christophe Muel interroge les méthodes de dépistage des troubles du comportement chez les tout-petits. Réalisé en 2008, il reste d'actualité à l'heure où le ministre Luc Chatel reparle d'évaluations en maternelle et où les parlementaires durcissent la justice des mineurs.   

 

 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 08:59

 

C03-24L'administration a mis fin aux fonctions de plusieurs inspecteurs d'académie de Paris. Ce corps de fonctionnaires nommés par l'Elysée est critiqué par la Cour des comptes.

Un ancien candidat à la mairie de Neuilly, un secrétaire national du PS et une ex-conseillère de Dominique de Villepin viennent de perdre leur job prestigieux d'inspecteur de l'académie de Paris. Est-ce la fin des nominations politiques ?

Six décrets « portant cessation de fonctions » ont été discrètement publiés au Journal officiel vendredi. Ce sont les noms des hauts fonctionnaires concernés qui font tiquer. Dans la liste, on trouve notamment :

  • Arnaud Teullé, nommé en 2008... après les municipales : il avait perdu à Neuilly face à un autre candidat de droite... après avoir déjà dû céder sa place aux cantonales à Jean Sarkozy ;
  • Nathalie Briot, nommée en 2007... avant la présidentielle : elle avait été la conseillère de Dominique de Villepin aux Affaires étrangères, à l'Intérieur puis à Matignon ;
  • Christophe Borgel, nommé en 2002... avant une autre présidentielle : à l'époque conseiller de Jack Lang à l'Education nationale, il est aujourd'hui secrétaire national du PS en charge des élections et conseiller régional d'Ile-de-France.

Pourquoi l'Education nationale se prive-t-elle de leurs services ? Les décrets n'en disent évidemment rien. La réponse se trouve dans un rapport très sévère de la Cour des comptes, publié en février 2010, qui dénonçait « une survivance historique injustifiée ».

Un poste idéal pour recaser ses proches

Car il ne faut pas confondre les « inspecteurs de l'académie de Paris » avec les « inspecteurs d'académie » tout court. Les premiers, une vingtaine de hauts fonctionnaires, constituent un corps d'élite, dont la création remonte à Napoléon.

Deux siècles plus tard, la Cour des comptes s'interroge sur l'utilité de ce corps pour l'Education nationale. En revanche, elle n'a aucun doute sur son utilité politique. C'est ce qu'on surnomme un « fromage » de la République : le poste est idéal pour recaser, récompenser ou consoler :

  • pas besoin d'être un expert : il n'y a pas de concours, les nominations se font uniquement par décret du président de la République ;
  • beaucoup de temps libre : le rapport note diplomatiquement qu'un tiers des inspecteurs a une « activité faiblement identifiée »... et s'étonne que certains n'aient même pas de bureau ;
  • une rémunération généreuse : des débutants sans aucune expérience ont pu commencer à 4 500 euros net par mois, « à un niveau plus élevé que la plupart des hauts fonctionnaires en début de carrière ».

Un « secret de famille » au ministère

La Cour des comptes ne donne aucun nom, mais ses conclusions sont accablantes :

« Les nominations de certains inspecteurs leur ont surtout permis de percevoir des revenus supplémentaires tout en conservant leur activité antérieure, ou bien d'obtenir une garantie de revenus en consacrant une part notable de leur temps, et parfois même largement prédominante, à des occupations d'ordre privé ou politique. »

Le 13 juillet, la Cour de discipline budgétaire et financière est allée plus loin. deux très hauts fonctionnaires de l'Education nationale ont été condamnés pour avoir validé une douzaine de nominations contestables. Les peines étaient symboliques – des amendes de 300 et 400 euros – et les véritables coupables étaient probablement ailleurs. Plus haut placés...

C'était « un secret de famille », comme l'avait résumé un responsable du ministère entendu par la Cour des comptes. Ce secret commençait pourtant à s'ébruiter : en 2009, l'Education nationale s'était engagée à supprimer dans les deux ans ce corps controversé.

L'Education nationale fait discrètement le tri

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 20:10

In Marianne2

 

Une étude citée par le journal Le Monde révèle que 17% des professeurs sont victimes d'épuisement, contre 11% dans les autres professions. Bien que l'Education Nationale conteste la fiabilité statistique du rapport, l'étude fait grand bruit, suite au drame qui s'est déroulé au lycée de Béziers il y a deux semaines. Notre blogueur associé, Laurent Pinsolle, proche de Debout la République, revient sur ces chiffres.

(Dessin : Louison )
(Dessin : Louison )
Il y a deux semaines, un professeur s’immolait par le feu dans son lycée de Béziers. Parallèlement, le Monde faisait un article sur une étude qui révèle que 17% des professeurs souffrent de « burn out », un grave épuisement physique et mental.

Quand l’Etat abandonne les professeurs

L’étude révélée par le Monde est proprement effrayante. Un professeur sur six serait dans un état très difficile. En clair, n’importe quel élève de collège ou de lycée a un ou deux professeurs qui souffrent d’un grave épuisement physique et mental. Cela est doublement révoltant. Tout d’abord, il est inacceptable que l’Etat laisse ainsi les personnes en charge de l’éducation de la jeunesse à l’abandon, mal à l’aise dans leur métier, 30% souhaitant même le quitter.

Il n’est pas acceptable que tant de personnes souffrent à cause de leur travail du fait des frustrations et des difficultés que ce noble métier provoque aujourd’hui. Il est primordial que le métier de professeur soit épanouissant non seulement pour eux, mais aussi pour leurs élèves. Comment espérer que l’éducation nationale fasse bien son travail si les professeurs sont si mal dans leur peau, comme le montrent ces quelques témoignages récoltés par le Figaro ?
Et ces témoignages ne sont malheureusement pas anecdotiques. D’innombrables articles dans les journaux ou les magazines rappellent à quel point la condition de professeur est aujourd’hui difficile. Absence d’autorité sur des élèves qui n’ont plus le moindre repère, manque absolu de soutien de la part d’une administration qui préfère trop souvent ignorer les problèmes. Aujourd’hui, il faut un sacré courage et une belle vocation pour continuer à exercer dans de telles conditions.

Améliorer les conditions de travail

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 20:02

Attac 78 sud et Le Prisme d'Elancourt présentent:

 

Inculture(s) 2:

"Et si on empêchait les riches de s'instruire plus vite   que   les   pauvres..." 

ou   comment   j'ai   raté   mon   ascension  sociale...

 

Une autre histoire de l'éducation par Frank Lepage

le vendredi 9 décembre à 20h30

 



Ce n'est pas tout à fait une conférence, pas tout à fait un spectacle, c'est un peu les deux, on appelle ça une conférence gesticulée.
C'est une autre histoire de l'éducation en France depuis la Révolution française, en même temps c'est le récit de l'échec de Franck Lepage à passer en deuxième année de Sciences Po, mais c'est aussi ... un cours de parapente !

Ce qui est sûr c'est que c'est un vrai questionnement sur l'Ecole et notre métier.

 

5 euros le spectacle, pour réserver: http://www.leprisme.agglo-sqy.fr/saison-2011-2012/detail/theme/theatre/

  

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 19:53

In Mediapart

 

La polémique sur la théorie du genre dans des manuels de SVT de première rebondit: mardi, les députés UMP ont lancé un groupe de travail sur les manuels scolaires. La dernière fois que les députés de droite ont tenté une incursion dans les programmes, c'était sur le «rôle positif» de la colonisation.

 

A droite, la fronde continue autour des manuels scolaires. Après la lettre de 80 députés UMP demandant le retrait des manuels de SVT de première L et ES qui contenaient, selon eux, une intolérable référence à «la théorie du genre», les députés UMP ne désarment pas. Pour s'assurer de la disparition prochaine des manuels d'une «théorie qui affirme que l'identité sexuelle est une construction culturelle relative au contexte du sujet», ils viennent de mettre en place un groupe de travail pour réfléchir aux contenus des livres scolaires, a-t-on appris mardi. «Dans la mesure où cela émeut la société française, il n'est pas illégitime que le législateur réfléchisse sur ces questions», a assuré à Mediapart le député Jacques Grosperrin, membre de ce groupe et également en charge des questions scolaires à l'UMP. Se bornera-t-il aux manuels de SVT? «Nous ne voulons rien nous interdire. Nous pourrons aussi bien parler d'histoire que des SVT ou de la trop grande lourdeur des programmes», assure-t-il.
Le groupe socialiste a immédiatement décidé de boycotter le groupe: «Il n'appartient pas aux parlementaires et plus largement au pouvoir politique d'élaborer le contenu des manuels scolaires, des instances légitimes existant pour cela. Plus largement il s'agit de transférer à l'Assemblée nationale une polémique dérisoire sur la question du genre à des fins purement politiciennes et sous la pression des députés UMP de la Droite populaire. Le groupe SRC (socialiste radical et citoyen) ne participera pas à cette manipulation», expliquent-ils dans un communiqué. «Nous avons brutalement appris cela mardi matin, sans aucune concertation préalable comme il est d'usage», affirme le député socialiste Yves Durand, spécialiste des questions d'éducation. «Nous savons très bien ce qu'il y a derrière. Il s'agit d'une initiative de Xavier Breton(député de l'Ain) que l'on connaît bien pour ces positions catholiques intégristes. On est dans la volonté de censure pure et simple. Tout cela est digne du Tea party»

Le précédent colonial

Début septembre, Christian Jabob, à la tête du groupe UMP à l'Assemblée, avait plaidé pour que soit mise rapidement en place une mission d'information parlementaire sur les manuels scolaires arguant dans une interview au journal La Croix: «Eriger une idéologie en réalité scientifique me choque. Que ce soit un débat de philo, pourquoi pas, mais pas en cours de science.» Et qu’importe si l’immense majorité des scientifiques qui se sont exprimés sur le sujet ont défendu le sérieux de ces manuels.
Le président de l’UMP, Jean-François Copé, lors d'un point presse début septembre, avait également soutenu les «interrogations légitimes» des députés: «Ce qui est profondément choquant dans cette affaire, c’est que la théorie du genre, qui est une théorie défendue par des personnes mais combattue par d’autres, soit présentée comme une vérité scientifique alors que ça ne l’est pas… C’est comme si on présentait dans les manuels d’économie la théorie marxiste comme une vérité scientifique.»
Avant qu’il ne bascule à gauche, au Sénat deux tiers des élus avaient également exprimé leur désapprobation et demandé au ministre «de garantir aux élèves que ce chapitre ne pourra faire l'objet d'un sujet au baccalauréat». Pourtant, la fin de non-recevoir à la rentrée de Luc Chatel avait été des plus claires. Rappelant la place de chacun, il a précisé qu'il «n'avait pas droit de vie et de mort sur les manuels scolaires» et qu'en outre «le ministre de l'Education nationale n'est pas chargé d'éditer les manuels » mais est «chargé de rédiger les programmes. Ensuite, ces programmes sont mis à disposition d'éditeurs scolaires, et les éditeurs ont une totale liberté éditoriale», a-t-il notamment expliqué sur RTL
La dernière fois que la droite avait tenté de légiférer sur le contenu des programmes scolaires, l'opération s'était plutôt mal finie. Lors de l'élaboration de la loi du 23 février 2005 «portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés», un amendement stipulant qu'il faudrait désormais enseigner le «rôle positif» de la colonisation avait suscité l'indignation générale. Un collectif d'historiens s'était constitué pour demander l'abrogation de la loi et rappeler qu'il n'appartient pas au pouvoir politique d'écrire l'histoire. Après des mois de polémique, Jacques Chirac avait finalement abrogé l'article incriminé de la loi.
Le précédent ne fait pourtant pas peur au député UMP Jacques Grosperrin. «Nous ne voulons pas rédiger les manuels mais réfléchir à leur contenu. Il ne faut pas avoir de tabous et, de manière générale d'ailleurs, le législateur ne s'est pas assez occupé d'éducation.»
 Voilà qui est clair.
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 10:10
 Après "Main bassse sur l'école publique" , Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi livrent un nouvel essai sur l'école et la laïcité (en librairie à partir du 14 novembre) :

La République contre son École

  

 

  

republique-conttre-son-ecole.pngCertains, après la sortie de « Main basse sur l’école publique »,  (1) n’ont pas voulu croire, au moins dans un premier temps, dans la radicalité des postulats et parti-pris idéologiques qui avaient présidé, comme nous le dénoncions alors, aux mesures initiées par Xavier Darcos. Puis la « fusée des réformes » a décollé, et les yeux de nombreux citoyens, au-delà même de la communauté éducative, ont décillé. Les atteintes graves au service public d’éducation se sont succédées à un rythme infernal, de la suppression annoncée de la carte scolaire à une survie problématique des IUFM et des maternelles, de la confirmation, pour les communes, d’une obligation de chèque-éducation au bénéfice des établissements privés, au plan banlieue encourageant la création de nouvelles écoles privées catholiques, en passant, bien sûr, par des suppressions de postes d’enseignants (dont les RASED) planifiées sur au moins deux années, par dizaine de milliers, entraînant, ici, des suppressions de classes et même d’écoles, là, l’explosion des effectifs par classes, pour le public.

 

Une vigilance démocratique s’est fait jour au fil de l’automne 2008, authentique réveil citoyen, soucieux de voir survivre l’idéal républicain d’une école publique, gratuite et laïque. Des parents d’élèves s’inquiètent ainsi de ce qui apparaît a minima, comme un désinvestissement des pouvoirs publics, de sa mission éducative, pourtant inscrite dans la Constitution. Certains s’interrogent avec acuité : « Aujourd’hui, nous pouvons légitimement nous poser la question: l’Etat a-t-il toujours les mêmes ambitions en ce qui concerne l’instruction de ses citoyens et l’intérêt commun de la société portés par un service public d’éducation de qualité soutenu par une volonté politique forte? »

 

Réveil significatif d’une prise de conscience nouvelle et qui se généralise, du fait que les coups portés à l’institution-Ecole font partie d’un plan d’ensemble dont la perspective et les fins non seulement, ne sont pas portées au débat public, mais sont tout bonnement occultés. Prise de conscience d’autant plus inquiète, que, comme nous l’avons déjà pointé du doigt, plus personne aujourd’hui, ne pose plus sur la table, une question public-privé prétendument dépassée.

A l’heure d’une rigueur inégalée, qui pour reprendre l’expression d’observateurs, s’est aujourd’hui « attaqué à l’os » du service public d’éducation, jamais dans le même temps, l’Etat n’avait autant organisé la concurrence de son propre service public.

Certes, la République n’est plus aussi directement exposée qu’elle a pu l’être en diverses occasions de son histoire, de ses débuts, à l’obscure parenthèse de Vichy. Cependant, en changeant ainsi radicalement la conception de son école, en son organisation, en ses finalités et ses missions, c’est l'âme même de cette « République sociale », rétablie après-guerre, qui est altérée par le détournement actuel des principes d’égalité, de laïcité et de liberté de conscience. « On n’enseigne pas la liberté, et en premier lieu la liberté de conscience, quand l’enseignement repose sur un dogme prétendant détenir à lui seul la vérité absolue. Et on n’enseigne pas l’égalité quand c’est l’argent qui fait la différence de l’accueil au service des élites et des gens fortunés. »

  

 Alors qu’une forme d’omerta entoure la question scolaire Public-privé, ce livre a ainsi, vocation à faire vivre le débat démocratique, en opposant à la mort programmée de l’école publique et laïque, une contre-offensive citoyenne et républicaine.



La République contre son école , Eddy KHALDI, Muriel FITOUSSI, Demopolis, 14 novembre 2011.

 

(1) Le Monde,27 septembre 2011, article de Maryline Baumard : « Dans Main basse sur l'école publique, un livre à succès sorti à la rentrée 2008, Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi montraient que l'école privée était instrumentalisée pour concurrencer et démanteler le service public » 

          Visitez le site : http://www.la-republique-contre-son-ecole.fr/

  
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