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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 18:52

In Sud Education

 

 

Un film de la fédération SUD éducation

 

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Published by Sauvons l'Ecole - dans IUFM et formation
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 18:44

In Libération

 

Le syndicat des enseignants SE-Unsa a mené sa petite enquête pour mieux cerner le profil de la relève.

 

Malaise, quel malaise? Les trois quarts des jeunes profs «s'éclatent» dans leur métier. Ça, c'est pour la bonne nouvelle du sondage du SE-Unsa, deuxième syndicat d'enseignants, qui a mené sa petite enquête pour mieux cerner le profil du jeune prof d'aujourd'hui (moins de 35 ans). Entre mi-avril et mi-juillet, le syndicat a fait tourner un questionnaire dans les IUFM, les universités et les réseaux sociaux. Histoire de savoir s'ils «s'éclatent», donc, mais surtout quelles sont leurs attentes, leurs difficultés, leur vision de l'avenir. 5000 enseignants (dont 80% de femmes) ont répondu, répartis entre milieu rural et urbain.

Et alors? Tout ne va évidemment pas si bien. Derrière l'enthousiasme pour leur métier, les réponses confirment une série de difficultés. Mal payé, en manque de formation et de reconnaissance, démuni face aux élèves en difficulté ou handicapés, sans illusions sur la capacité du système à garantir l'égalité des chances... Le jeune prof de 2011 est pétri de doutes. Sur son métier et surtout sur les conditions dans lesquelles il l'exerce.

Ainsi, les trois quarts disent travailler plus de 40 heures par semaine (dont la moitié plus de 44 heures). Du coup, ils ne sont pas prêts à travailler plus pour gagner plus, alors qu'il sont parmi les plus mal payés de l'OCDE. Pour les deux-tiers d'entre eux, leur formation professionnelle ne les a que très peu préparés aux réalités du terrain. Sans grande surprise, plus les profs sont jeunes, moins ils s'estiment formés, ce qui recoupe les critiques récurrentes sur la réforme de la masterisation.

«Paradoxe»

Chiffre inquiétant, près de la moitié avoue ne pas savoir faire progresser un élève en difficulté. Ils sont 90% quand il s'agit d'un élève handicapé. D'ailleurs, seuls 10% trouvent le système efficace pour garantir l'égalité des chances. Et encore moins (3,4%) pour préparer à l'insertion professionnelle.

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 19:08

In C'est Classe

 

Comment faire en un an à peu près ce que l'on faisait en deux ans, en plus devant des élèves de séries différentes dont certains passeront la matière au bac à la fin de l'année et d'autres non ? A la suite de la réforme de la classe de première, les professeurs d'histoire-géo sont face à ce défi. Et protestent contre un programme indigeste.

 

L'une des principales nouveautés de la première qui se met en place à cette rentrée dans le cadre de la réforme du lycée, est l'introduction d'un tronc commun aux élèves de S, L et ES. Il s'agit de 15 heures de cours au total, en français, histoire-géo, langues vivantes, EPS (éducation physique et sportive) et ECJS (éducation civique).

L'idée, selon les concepteurs de la réforme, est de permettre aux lycéens qui se seraient trompés de filière de changer et de passer dans une autre sans être trop perdus.

 

Pour ses détracteurs, le but est tout autre: en regroupant les séries, on peut entasser davantage d'élèves, par exemple compléter une classe de S avec des élèves de L, des ES avec des L (toujours les moins nombreux), etc. Et on économise des profs...

 

Le problème est que - autre nouveauté - les S vont désormais passer l'histoire et la géographie au bac en  première. Les L et les ES poursuivront, eux, en terminale tandis que la matière deviendra optionnelle pour les S  - cela avait provoqué un tollé dans les milieux histoirens en 2009, sans aucun effet.
 
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 19:02

In Mammouth déchaîné

 


C03-24Circulent dans les boites ces jours-ci, des messages inquiétants qui semblent pétris de bons sentiments, du genre :

« Ceux qui me suivent depuis un petit bout de temps, connaissent mon attachement au respect des droits de l'homme et notamment à la liberté d'expression.
Cependant, mon passage chez Reporters sans frontières m'a emmené vers une réflexion :
*"La liberté d'expression n'existe pas sans le pouvoir d'expression".
L'information est donc importante, mais que reste-il d'elle si nous nepouvons pas la déchiffrer ?*
*Aujourd'hui, une grande partie des élèves en France arrivent en 6° avec de grandes difficultés en lecture. 40% exactement.*
*Allons-nous dans la bonne direction et croyez-vous que nous parviendrons à préserver nos droits, à l'avenir, dans ces conditions ?
*

Il s’agit en fait d’un cheval de Troie de la droite la plus réactionnaire pour faire passer une campagne on ne peut plus réac aussi en faveur de la méthode syllabique, m éthode très en vogue notamment chez SOS éducation (voir aussi plus bas, la vidéo).

Derrière cette opération se cache l'association Lire-écrire (plutôt très à droite) même si le site de l’association le cache un peu.
Leurs fréquentations ne laissent que peut de doutes, doutes que l’on lève rapidement en voyant ceci, ou cela ou encore cela.

Parmi les associations qui soutiennent, on trouve des mouvements proches des milieux cathos traditionalistes militant ouvertement pour l'école privée hors contrat (AES association Education Solidarité du père Bonnet, proche de Coffinier, de  son association "créer son école" et de sa "Fondation pour l'école")


On trouve aussi l'association Famille et liberté présidée par Vaneste..

 

 

 

 

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 18:56

Dans la dentelle, cette vidéo de SOS Education !

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 18:30

 

In Café Pédagogique

 

 

 

A tous ceux, comme Luc Chatel, qui affirmaient qu' un "consensus" existait sur une réforme des rythmes scolaires, les événements du 30 septembre apportent un démenti cinglant. Le passage en force peut mener au chaos.

 

Vendredi 30 septembre, des milliers de lycéens ont spontanément manifesté dans tout le nord de la France. Ils étaient plus de 500 à Douai ou Béthune. Mais des mouvements ont eu lieu aussi dans toutes les villes du Nord Pas-de-Calais, en Picardie et spécialement à Amiens, en Champagne Ardennes, en Ile-de-France , par exemple au Chesnay, en dans l'ouest, par exemple à Guingamp. A l'origine des ces rassemblements qui ont tourné en émeute à plusieurs endroits (18 interpellations) une rumeur selon laquelle le gouvernement supprimerait un mois de vacances en été.

 

De la rumeur et de la réalité. Evidemment aucune décision n'a été prise en ce sens. Le gouvernement n'a même pas osé décider d'allonger de 2 jours les vacances de la Toussaint de peur de devoir annoncer un départ plus tardif en vacances ou un retour plus tôt... Mais cette rumeur ne part pas de rien. Le rapport du comité de pilotage sur la réforme des rythmes scolaires remis début juillet préconise le passage de 36 à 38 semaines de cours, c'est à dire la réduction de deux semaines des vacances d'été. Luc Chatel a cru bon de présenter cette mesure comme "consensuelle" et de la mettre en tête des décisions à prendre.

 

Une mesure qui n'est pas évidente. A l'évidence pour les lycéens la mesure n'est pas consensuelle. Nous l'annoncions le 5 juillet. Elle ne l'est pas plus pour les enseignants. On sous estime au sommet à quel point la question des rythmes scolaires est liée dans le secondaire à celle du salaire des enseignants. On voit mal les enseignants du secondaire, dont les salaires sont gelés et les conditions de travail se dégradent rapidement, accepter les bras croisés de travailler gratis deux semaines de plus. Une proportion inconnue, mais sans doute plus importante qu'on ne le croit, a déjà deux employeurs simplement pour vivre décemment. Pour ces enseignants, toute modification des rythmes est inacceptable en l'état.

 

Contrairement à ce qu'affirment le ministre et le rapport, les vacances d'été françaises ne sont pas exceptionnellement longues. Les calendriers scolaires recensés par Eurydice, le système d'information européen dédié à l'éducation, montrent une autre réalité. En Europe, seuls le Danemark, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont des vacances d'été inférieures à 8 semaines, avec 6 semaines dans ces trois cas. Seize pays européens ont des vacances d'été de 9 semaines et plus. Le record est à chercher en Lettonie et Estonie avec 13 et 12 semaines. Mais Chypre, la Finlande, la Hongrie, l'Islande, la Roumanie, la Slovaquie et la Suède ont deux mois et demi de congés d'été. La France se prépare à s'aligner sur l'exception et non la norme.

 

Pour changer les rythmes scolaires, toutes les variables n'ont d'ailleurs pas été retenues par les rapporteurs. Focalisés sur les objectifs de santé, ils n'ont pas osé toucher aux paradigmes de départ. Car la position de la France est tout à fait spécifique en Europe. C'est le pays qui a le plus d'heures de cours par jour en Europe. On peut évidemment en déduire qu'il faut augmenter le nombre de jours de cours et pour cela à la fois la semaine d'école (passer à 9 demi-journées) et le nombre de semaines (38 au lieu de 36). Mais le comité pouvait aussi jouer sur le nombre d'heures. Avec 864 heures de cours au primaire, la France  fait partie des pays européens qui ont le plus d'heures annuelles d'enseignement, avec l'Espagne (875), l'Italie (891) ou le Portugal (900). L'Europe protestante se satisfait avec moins : 798 en Angleterre, 564 en Allemagne, 569 en Finlande.

 

Là encore l'impression qui se dégage c'est que l'intérêt des enfants est poussé en avant pour faciliter un impératif budgétaire. Si la réduction des vacances d'été ne dégagerait aucun emploi au primaire , c'est très différent au secondaire. Elle permettrait de maintenir un même volume annuel de cours en réduisant les horaires hebdomadaires d'enseignement par discipline. Elle aurait donc un effet immédiat sur les postes suffisamment alléchant en ce temps de disette.  Le mouvement spontané des lycéens met en évidence les limites des calculs technocratiques. On ne peut pas changer l'Ecole sans associer ses acteurs. Ou alors il faut en payer le prix...

 

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Des lycées bloqués contre une "rentrée catastrophique"

"Plusieurs dizaines de lycées" ont été bloqués, vendredi 30 septembre, notamment "dans le Nord, à Paris ou à Grenoble", pour protester contre "une rentrée plus que jamais catastrophique" et pas seulement contre le raccourcissement des congés d'été, a annoncé l'Union nationale lycéenne (UNL)

 

 

Ces mobilisations ont eu lieu à la suite d'une "rumeur" propagée par SMS disant que le gouvernement pourrait supprimer un mois des congés d'été, ont expliqué des lycéens, une source policière et le rectorat de Lille.

L'UNL avait appelé à participer à la journée d'action conjointe de l'enseignement public et privé de mardi, et il était "tout à fait logique que là où les conditions de rentrée sont vraiment les plus dures, la mobilisation continue", a pour sa part justifié son président, Victor Colombani. "Classes à trente-cinq élèves, professeurs non remplacés, centaines, voire milliers d'élèves sans affectation faute de place dans les lycées, professeurs mal formés... Voilà la réalité à laquelle sont confrontés 2,5 millions de lycéens en cette rentrée", a écrit le premier syndicat lycéen dans un communiqué.

 

 VACANCES D'ÉTÉ

 

Le possible raccourcissement des vacances d'été "n'est qu'un des motifs" de la mobilisation, mais l'UNL lance tout de même "un avertissement au gouvernement de ne pas toucher du tout" à ces congés, a ajouté M. Colombani. L'UNL "s'est toujours opposée" à un raccourcissement, "qui constituerait une attaque au droit au repos", et les lycéens "aspirent" surtout "à des journées de six heures de cours maximum", précise le communiqué de l'organisation.

Dans plusieurs villes du Nord–Pas-de-Calais (Douai, Lens, Béthune, Dunkerque), mais aussi au Chesnay (Yvelines) ou à Vesoul, des centaines de lycéens ont manifesté vendredi, et parfois causé des dégâts.

 

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In Anrhropologie du présent

 

 

In Le Monde

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 12:34

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In Libération

 

 

Rebond de colère syndicale après l’annonce de la suppression de 14 000 postes en 2012.

 

Vingt-quatre heures à peine après une mobilisation réussie dans l’Education, l’annonce du projet de budget 2012 a provoqué hier la colère des syndicats. Indifférent aux protestations, le gouvernement a maintenu la suppression de 14 000 postes l’an prochain au nom de la réduction de la dette publique. Au total, quelque 80 000 postes auront ainsi disparu depuis 2007.

 

A la suite de ce que le ministère appelle un «dialogue de gestion» avec les recteurs, censé améliorer l’efficacité du système et surtout conduire à des économies, les coupes se répartissent ainsi : 5 700 postes supprimés dans le primaire, 6 550 dans le secondaire, 1 350 dans le privé et 400 dans les services administratifs. Le ministère n’a pas su dire combien on attendait d’élèves supplémentaires à la rentrée 2012. Mais avec le dynamisme démographique de la France, les effectifs devraient continuer de gonfler.

 

«Leviers». Comme les années précédentes, le ministère assure que l’on fera dans la dentelle et qu’il reste encore des marges à grignoter sans pour autant s’attaquer à la qualité de l’enseignement. Les recteurs, qui sont les personnages clés dans cette affaire, devront trouver les «leviers à actionner» pour récupérer des postes. Comme cette année, les économies porteront notamment sur les effectifs des classes qui vont continuer d’augmenter, sur les enseignants qui ne sont pas affectés à une classe - comme les Rased (maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire) -, sur les intervenants en langues étrangères en primaire qui, selon le ministère, n’ont pas fait leurs preuves. Autres postes d’économies : les options rares, qui vont être regroupées dans un seul établissement du secteur, la scolarisation des moins de 3 ans, qui va continuer de chuter, et enfin les remplacements.

 

Classe unique. Sous la pression des élus locaux mobilisés pour sauver leurs écoles - les maires mais aussi les sénateurs voyant venir les élections -, Nicolas Sarkozy s’est engagé à «sanctuariser» le primaire en 2012, c’est-à-dire à ce qu’il y ait autant d’ouvertures que de fermetures de classes - 1 050 ont déjà disparu à cette rentrée. Mais on se demande comment il va pouvoir tenir sa promesse. Les écoles rurales à classe unique et toutes celles avec de faibles effectifs, dont certaines ont déjà été menacées cette année et se sont battues, risquent d’être les premières victimes.

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 21:15

 

 

 

 

 

 

 

Le minis­tère de l'Education natio­nale a pré­cisé mer­credi soir la répar­ti­tion des 14.000 postes qui seront sup­pri­més à la ren­trée pro­chaine dans le cadre du bud­get 2012. En voici les détails:

 

- 5.700 postes d'enseignants dans les écoles pri­maires publiques.
- 6.550 postes d'enseignants dans les col­lèges et lycées publics.
- 400 postes au sein des per­son­nels admi­nis­tra­tifs de l'Education nationale.
- 1.350 postes dans l'enseignement privé sous contrat.

 

Au minis­tère, on pré­cise que les "leviers" pour sup­pri­mer ces postes seront les mêmes que l'an dernier:
- Possible (sic) aug­men­ta­tion de la taille des classes dans les écoles et col­lèges (hors éduca­tion prio­ri­taire, où le "pla­fond" d'élèves par classe est "régle­men­tai­re­ment" fixé à 25 dans les écoles et les col­lèges, a-t-on rappelé).
- Les ensei­gnants affec­tés hors des classes (il en reste "20.000 dans le pre­mier degré", dont les "Rased" spé­cia­li­sés dans la lutte contre l'échec scolaire).
- Disparition pro­gres­sive des inter­ve­nants exté­rieures de langues étran­gères dans les écoles primaires.
- Regroupements d'établissements, dimi­nu­tion des décharges de ser­vices d'enseignement, adap­ta­tion de l'offre de for­ma­tion des lycées géné­raux et pro­fes­sion­nels par exemple en mutua­li­sant des options rares.
- Poursuite de la dimi­nu­tion de la sco­la­ri­sa­tion en mater­nelle des enfants âgés de deux à trois ans.
- Suppressions de postes d'enseignants remplaçants.
- "Rationalisation" des moyens en per­son­nels administratifs.

 

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 20:36

Toujours plus fort ! Pour bien comprendre la stratègie de Marine Le Pen, (re)lisez le livre de Caroline Fourest et Fiammetta Venner ...

 

 

 

 

 

In Nouvel Observateur

 

 

La présidente du Front national, qui prône le remplacement des départs à la retraite, évoque une "erreur" de son parti à l'égard du corps professoral.

 

La présidente du Front national Marine Le Pen s'est adressée aux enseignants jeudi 29 septembre en parlant d'"erreur" de son parti à leur égard et en assurant que "cette époque (était) révolue", sans toutefois promettre de créer des postes mais en s'engageant à ne plus en supprimer.

 

"Je le sais, longtemps, il y a eu un malentendu entre nous. Longtemps, nous avons donné le sentiment de vous regarder en ennemis", a lancé la présidente du FN en clôture d'un colloque sur l'école du think tank frontiste Idées Nation. "Longtemps, nous n'avons pas su parler, trouver les mots et comprendre à quel point vous étiez attachés à l'intérêt général", a poursuivi la présidente du parti d'extrême droite. Marine Le Pen s'était adressée de cette manière aux fonctionnaires, dans une vidéo en février dernier, mais jeudi, celle qui a succédé à son père au début de l'année a aussi parlé d'"erreur".

 

"Longtemps, nous avons commis l'erreur de penser que vous étiez complices ou passifs face à la destruction de l'école. Pour l'immense majorité d'entre vous, c'était une erreur et cette époque est révolue", a-t-elle assuré.

 

"Je m'engage à mettre fin à l'absurde règle du 1 sur 2"

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 20:10

  

In Interro Ecrite

 

D'où vient l'argent ? Ou va l'argent ? Sur les finances de SOS-Education, les questions vont bon train. Les insinuations aussi. Je n'en ferai ici aucune. Ce qui veut bien dire que, ne disposant d'aucun élément « croustillant » sur ce sujet, je vais décevoir de nombreuses attentes. On pourrait me reprocher de n'avoir pas cherché avec l'ardeur nécessaire. On n'aurait pas entièrement tort : je suis simple journaliste, pas membre de la brigade financière.

Tout en restant dans les limites de l'enquête journalistique ordinaire, je me suis quand même interrogé sur le caractère plausible ou non de l'audience et du mode de financement dont se réclame SOS-Education. Celle-ci, en 2006, revendiquait 64 000 adhérents-donateurs (ayant versé au moins 15 euros au cours des 12 derniers mois). Selon les mêmes critères et toujours selon les chiffres annoncés par l'association, ils seraient environ 80 000 en 2010, soit une nette augmentation sur quatre ans mais un léger fléchissement par rapport à 2009 (84 000 annoncés).

 

Le « référendum » sans fin   (nb lien Sauvons l'Ecole)

 

Un autre indicateur est la catégorie « sympathisants », désignant les signataires des pétitions ou questionnaires diffusés par l'association. Celle-ci en annonce en 2010 environ 200 000 sur les 12 derniers mois, dont environ 120 000 sur les six derniers mois. En 2006, elle annonçait 220 000 sympathisants ayant répondu positivement sur les 12 derniers mois à son « référendum national sur l'éducation », lancé en 2005... et qui ne s'est jamais arrêté depuis.

L'association revendique 80 000 adhérents en 2010, alors que le SNES, principal syndicat enseignant du secondaire, n'affiche « que » 68 000 cotisants (contre 71 000 en 2006). Alors SOS-Education plus forte que le SNES ? Avant d'examiner s'ils doivent être remis en cause, tenons ces chiffres pour exacts... La comparaison est-elle fondée ? C'est très douteux car si une adhésion en vaut une autre quelle que soit leur couleur idéologique, les deux univers sont totalement différents.

Les grands syndicats aussi ont leurs adhérents « passifs » qui ne font que cotiser, mais ils ont aussi autre chose, qui fait défaut à une structure du type de SOS-Education (même si elle essaye de combler ce manque): leur charpente militante, leur enracinement dans l'histoire et dans un milieu  professionnel, leur position dans un réseau d'alliances et aussi leur légitimation à intervalles réguliers à travers les élections professionnelles.

 

Amorcer la pompe

 

Tout cela mis ensemble creuse l'écart. Même sur fond de crise aigüe du syndicalisme et d'usure de ses modes traditionnels d'action, un syndicat ou une alliance de syndicats sont encore capables d'impulser des mobilisations sociales. En face, des structures telles que SOS-Education, même dans un cadre inter-associatif rassemblant toute la mouvance libérale, ne font pas actuellement pas le poids.

Ceci posé, les chiffres annoncés sont-ils crédibles ? Les nombreux ennemis « naturels » de SOS-Education sont persuadés que quelque chose cloche. Mais dès lors qu'on sort du terrain de la polémique pour se situer sur celui de l'information, la réponse ne tombe pas du ciel. Face à l'incrédulité des milieux de l'éducation, Vincent Laarman, le délégué général de l'association, plaide une régularité sans faille des comptes, et assure que « quelques milliers d'euros » ont été suffisants pour amorcer la pompe.

J'avais assisté en 2006 dans les locaux de SOS-Education à l'ouverture et au dépouillement des sacs postaux de réponses à son « référendum » permanent (comprendre : à son dernier publipostage). Je n'ai pu ouvrir moi-même des enveloppes, comme je l'aurais souhaité, mais il était exclu que ces sacs aient pu être une mise en scène à mon intention.

 

Rapport annuel

 

En revanche, j'ai interrogé un professionnel de la collecte de fonds pour les causes humanitaires, travaillant dans une grande agence de communication. A ma grande surprise, alors que je m'attendais à l'affirmation de l'impossibilité de réunir tant de réponses positives et surtout tant de donateurs, il jugeait la performance annoncée par l'association plausible d'un point de vue technique.

Selon lui, l'alliance d'une « cause fortement mobilisatrice et solvable » et d'un fichier de départ « bien ciblé » peut suffire à déclencher « un effet boule de neige », surtout si l'appui de structures amies vient limiter le coût de la prospection. Et nous avons vu que SOS-Education n'est pas dépourvue de structures amies.

 

Le total des dons recueillis en 2009 est de 2 161 675 euros selon le compte-rendu, et le poste de dépense le plus important, dénommé « information/sensibilisation du public », atteint 1 552 837 auros. On apprend par ailleurs dans le rapport annuel qu'une responsable de l'association est en charge d'un programme « grands donateurs ».

 

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