Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 19:06

01-07-2011-19-06-31.jpg

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Actions
commenter cet article
1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 18:42

In TVFil78

 

 
La réponse de Mme Tasca, sénatrice à M. Boissinot, recteur de l'Académie de Versailles
 
01-07-2011-18-51-21.jpg 
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Local
commenter cet article
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 17:58

In Canard Enchaîné 29/06/2011

 

canard 29-06

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 17:32

 

 

C03-23(Revue de presse, 30 juin 2011)

 

La « mission d’information sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants » vient de rendre son rapport —adopté par les seuls députés UMP— majoritaires dans la commission. Ce rapport doit être examiné le 6 juillet prochain par la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale.

Une mission parlementaire propose de supprimer les concours d’enseignants

PARIS, 29 juin 2011 (AFP) - 19h54 heure de Paris - La mission d’information de l’Assemblée nationale sur la formation des enseignants a proposé, dans un rapport adopté mercredi par les députés UMP de la mission, de supprimer à terme les concours d’enseignants, a-t-on appris de sources parlementaires.

 

"A terme, remplacer le concours par le master et confier aux autorités académiques ou aux établissements le soin de recruter sur la base d’un entretien professionnel les enseignants", est l’une des 20 propositions du rapport, ont indiqué ces sources à l’AFP.

La "mission d’information sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants", composée de 14 députés et dont le président-rapporteur est l’UMP Jacques Grosperrin, avait entamé son travail fin mars et a adopté son rapport mercredi, après quelque 80 auditions.

 

Jacques Grosperrin n’a pu être joint par l’AFP.

Le rapport a été adopté par les députés UMP, majoritaires dans la mission, tandis que les socialistes n’ont pas pris part au vote, arguant du manque de temps donné pour lire le rapport final, et que la députée communiste a voté contre, selon les mêmes sources parlementaires.

 

Ce rapport doit être examiné mercredi 6 juillet par la commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale, a-t-on appris au service de presse de l’Assemblée.

Les principaux concours pour le recrutement des enseignants sont le concours de professeur des écoles, le Capes (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré) et l’agrégation.

Outre ces concours, il faut aussi depuis l’an dernier avoir un diplôme de master (bac +5) pour devenir enseignant fonctionnaire titulaire, du fait de la réforme de la formation des enseignants, dite "mastérisation".

Vers la suppression des concours enseignants
(Le Monde, Aurélie Collas, 30 juin 2011)

 

Supprimer les concours enseignants ? Certains hauts fonctionnaires de l’éducation le pensent tout bas, un élu de la majorité le dit tout haut. Pour Jacques Grosperrin, député UMP du Doubs, cette petite révolution est l’aboutissement inévitable de la réforme de la formation initiale des maîtres, qui a conduit, depuis 2010, à élever le niveau de qualification de la profession de la licence (bac+3) au master (bac+5).

 

Cette proposition a été adoptée, mercredi 29 juin, par la mission d’information "sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants". Dans son rapport, que Le Monde s’est procuré, Jacques Grosperrin estime que le concours n’a plus lieu d’être : "Il forme avec le master deux voies d’entrée dans le métier, parallèles et autonomes, aucune n’ayant prise sur l’autre". Il propose ainsi de dispenser les étudiants de concours. Diplômés d’un master 2, ils seraient recrutés "par les autorités académiques ou les établissements, sur la base d’un entretien professionnel", comme cela se pratique déjà dans plusieurs pays anglo-saxons.

 

Mais "l’opinion publique n’est pas prête pour une transformation aussi radicale", reconnaît le député. L’ultime étape de la réforme ne devrait donc pas intervenir avant dix ans, voire quinze ans. En attendant, M. Grosperrin préconise de supprimer l’agrégation "externe", ouverte aux diplômés d’un master, pour ne garder que l’agrégation "interne", accessibles aux professeurs certifiés ayant cinq ans d’ancienneté. "Le maintien d’une seconde voie d’entrée dans le métier ne se justifie plus, à l’heure du recrutement généralisé des enseignants à bac+5", estime-t-il.

 

Lire la suite ici ainsi que le commentaire de Maryline Baumard à la suite : L’agrégé qui veut en finir avec les concours enseignants

Le Capes va-t-il passer aux oubliettes ?
(Armelle Lévy, RTL, 30 juin 2011)


C’est un coup de tonnerre dans l’Education nationale. Un rapport parlementaire, que RTL s’est procuré en exclusivité, propose une véritable révolution dans la formation des maîtres. Parmi les vingt propositions phare, il y en a une très audacieuse : celle de supprimer carrément le concours de recrutement des enseignants, le fameux Capes. Vu que les professeurs sont recrutés désormais au niveau master (Bac +5), plus besoin de passer en plus le concours d’enseignant. Le master d’enseignement leur suffirait pour postuler directement auprès des chefs d’établissement ou des autorités académiques. Ce sont eux qui choisiraient directement les futurs professeurs avec après un entretien individuel. Ces jeunes professeurs, choisis localement, garderaient le statut de fonctionnaire.

 

En janvier dernier, Nicolas Sarkozy avait demandé à Luc Chatel de revoir la réforme de la formation des maîtres. Une mission parlementaire s’en est emparée et fait des propositions chocs.

 

RTL s’est procuré le rapport en exclusivité, qui sera présenté la semaine prochaine à la Commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale, dont le rapporteur est Jacques Grosperrin, député UMP du Doubs et ancien professeur d’EPS.

 

"Il faut réformer la réforme", titre le rapport. L’organisation de cette formation entrée en vigueur à la rentrée dernière "n’a été ni pensée ni réfléchie". La formation actuelle n’est pas assez professionnalisante, donc les jeunes professeurs stagiaires arrivent devant les élèves sans avoir été préparés à la tenue de classe. "Si le système ne s’est pas effondré, c’est parce que les jeunes professeurs ont la vocation et la motivation pour exercer ce métier d’enseignant".

À écouter ici

Vers la suppression des concours de recrutement des enseignants ?
(Claude Lelièvre, blog Médiapart, 30 juin 2011)


Selon l’AFP, l’une des propositions d’une mission d’information de l’Assemblée nationale est « de remplacer à terme le concours par le master et confier aux autorités académiques ou aux établissements le soin de recruter sur la base d’un entretien professionnel les enseignants ».

 

La « mission d’information sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants » ( composée de 14 députés ) constituée en mars 2010 vient de rendre son rapport ( contenant une vingtaine de propositions ) qui a été adopté par les seuls députés UMP, majoritaires dans la commission. Ce rapport doit être examiné le 6 juillet prochain par la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale.

 

Il faut savoir que depuis la loi Guizot de 1833 qui a généralisé les écoles normales de garçons, les instituteurs ont été’’ normalement’’ recrutés sur concours ; et que depuis la loi Paul Bert de 1879 qui a généralisé les écoles normales de filles, les institutrices ont été ‘’normalement’’ - elles aussi - recrutées sur concours.

 

La question est un peu plus complexe ( et pour l’essentiel plus récente ) pour les enseignants du secondaire. Jusqu’en 1950 les enseignants du secondaire ont été recrutés soit via l’agrégation, soit embauchés sur la base d’une licence puis titularisés sur leur poste à l’instar, en quelque sorte, de ce que l’on a appelé plus tard les ‘’adjoints d’enseignement’’. Deux version fort différentes du CAPES nouvellement institué au tout début des années 1950 vont se succéder. Le décret du 1er avril 1950 institue une certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement public du second degré ( CAPES ) qui comprend deux parties : « Premièrement, une partie pratique dont les épreuves ne peuvent être subies qu’au cours de la seconde année d’un stage d’au moins deux années dans un collège ou un lycée ; deuxièmement, une partie théorique ». D’abord, donc, un stage pratique et son évaluation ; ensuite un examen écrit, qui ne doit pas être livresque mais étroitement professionnel : « Le stagiaire pourvu de conseillers pédagogiques apprend son métier ; c’est la preuve de son apprentissage qu’on lui demandera au terme de son stage. Le succès au stage sera suivi d’un examen écrit dont les épreuves, à caractère très étroitement professionnel, devront confirmer l’adaptation du candidat aux différentes tâches qu’il a à remplir comme professeur. Le succès dépendra donc beaucoup moins d’une préparation intensive et livresque que de l’application au travail quotidien et de la réflexion personnelle sur ses conditions ». Mais des craintes se font jour quant à la préparation au concours de l’agrégation, au rétrécissement de son aire de recrutement. Dès 1952, les partisans de la défense et illustration de l’agrégation ont gain de cause. Une deuxième mouture du CAPES est mise en place, qui durera. Le décret du 22 janvier 1952 stipule : « Le concours pour l’obtention du CAPES comprend deux parties indépendantes : premièrement une partie théorique qui comporte des épreuves écrites et une épreuve orale ; deuxièmement une partie pratique soutenue un an après le succès à la partie théorique ». Dans le Journal Officiel du ministère de l’Éducation nationale, l’inspecteur général Campan commente la réponse profonde de ce nouveau dispositif, de cette inversion : « une caractéristique essentielle du nouveau système, c’est sa liaison avec le concours d l’agrégation ». Il s’agit d’assurer avant tout – directement et indirectement – un recrutement élargi et de qualité pour l’agrégation, qui est ainsi consolidée.

 

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans IUFM et formation
commenter cet article
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 17:18

Cinq Ien en 6 ans, des menaces sur le lycée de la Plaine de Neauphle (lire dans l'Humanité) : le maire de Trappes écrit à Luc Chatel :

 

30-06-2011-17-19-51.jpg

30-06-2011-17-26-47.jpg

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Local
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 20:41

 

Occupation élémentaire Pasteur Villejuif 27 juin 2011u 
En attendant la "sanctuarisation" promise par Nicolas Sarkozy pour 2012, des parents se mobilisent jusqu'à la dernière minute. A l'école Pasteur de Villejuif, ils ont fait lundi une formation expresse dans les classes pour pouvoir remplacer à la rentrée un prof qui risque de manquer, car on prévoit des effectifs en hausse mais l'inspection refuse d'ouvrir une classe.

L'école élémentaire Pasteur de Villejuif (Val-de-Marne), située en zep (zone d'éducation prioritaire) compte 16 classes dont une CLIN - une classe d'initiation pour les enfants nouvellement arrivés en France. Elle scolarise cette année 353 enfants au total. Selon les chiffres communiqués par la directrice, il en est prévu 374 en septembre - dont 359 dans les 15 classes "ordinaires". 

 

Devant cette hausse, les parents d'élèves réclament une classe supplémentaire. Une demande qu'ils jugent légitime, car l'Inspection académique du Val-de-Marne a fixé le seuil d'une ouverture en zep à 23,5 élèves par classe.

Or avec 373 élèves pour 15 classes, on arrive à une moyenne de 25. En effet, généralement on ne compte pas la CLIN où les élèves font du français pour pouvoir intégrer le cursus normal, mais sont inscrits dans les autres classes où ils suivent les enseignements ne nécessitant pas de maîtriser le français. De toute façon, même en les enlevant, on arrive à 24.
 

Mais dans le Val(de-Marne comme ailleurs, on doit faire des économies. L'Inspection a donc annoncé qu'elle viendrait compter le nombre d'enfant à la rentrée. Et qu'elle déciderait en fonction.

Mais pour les parents d'élèves, c'est tout vu. "C'est clair, on est au dessus du seuil, explique Stéphan Vassout, le responsable FCPE (la première fédération de parents d'élèves) du groupe scolaire Pasteur, alors à quoi bon attendre ? Cela ne va faire que désorganiser à la rentrée notre école".

 

 La suite..

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 18:05

 

In Snuipp

 

 Lors du conseil des ministres, le ministère de l’Education nationale a rendu publics les résultats 2011 des évaluations de CE1 et de CM2.

 

Sans nuance, le ministre insiste sur les progrès accomplis en français comme en mathématiques par rapport aux deux années précédentes. Il affirme surtout que cette évolution est le fruit de sa politique éducative : nouveaux programmes avec « un recentrage sur les fondamentaux », aide personnalisée. A vouloir trop en faire, l’exercice de communication finit par être grossier. Bientôt, on nous ferait croire que le saccage de la formation initiale et continue des enseignants, les suppressions de postes constituent un bien pour l’école et la réussite des élèves.

Il aurait sans doute fallu plus de sérieux et de prudence dans l’analyse des résultats. L’épisode de l’an dernier qui avait amené le ministère à introduire un coefficient correctif pour compenser la baisse des résultats en mathématiques fait planer un doute sur la rigueur scientifique de l’opération. Comment tirer des conclusions définitives de réussite du système sans s’interroger sur les conditions de préparation et les contenus des épreuves ? Quel rôle ont joué les entrainements aux mêmes types d’exercices ? Peut-on mesurer les performances de l’école en se focalisant seulement sur quelques compétences ?

Le jeu du ministère est dorénavant clair. Ces évaluations ne constituent pas un outil au service des élèves mais elles sont utilisées comme une opération de communication savamment orchestrée. Publiées fin juin, elles ne seront pas exploitables dans les classes pour aider les élèves. Le SNUipp-FSU rappelle que cette méthode n’est pas la bonne. A nouveau, il demande un retour à des évaluations nationales diagnostiques, placées en début d’année scolaire afin de permettre à l’enseignant de connaître et comprendre la nature des réussites et des erreurs de ses élèves. Et ce pour aider les élèves dans leurs apprentissages et non pour servir de satisfécit à la politique éducative du ministre. En effet, ce qu’attendent les enseignants, c’est que l’Ecole permette à tous les élèves, notamment les plus fragiles, de réussir.

 

 

 

 

 

In Chroniques Education 

 

 

Le niveau monte ?


Selon le ministère de l'Éducation nationale le niveau des élèves aurait progressé depuis l'an dernier. L’affirmation du Ministère s’appuie sur les résultats des évaluations nationales de CE1 et CM2, passées en mai et en janvier derniers. Dans Le Figaro, on peut lire que la part des élèves ayant des acquis très solides en français est passée de 44% en 2010 à 50,79% cette année, et de 47% à 51,6% en mathématiques. Celle des élèves ayant un niveau jugé insuffisant en français est passée de 25% l'an dernier à 22% et, en mathématiques, de 23% à 21,4%. Au CM2, les performances des élèves sont restées quasiment stables en français et ont progressé de 35% à 38% pour les élèves ayant des acquis très solides en mathématiques. Évidemment la fonction de ces évaluations (très contestées au moment de leur passation) est surtout d’alimenter la communication du ministre. “ «Ces résultats sont très encourageants, estime en effet Luc Chatel, L'on peut attribuer cette progression à l'effet de la réforme du primaire recentrée sur les fondamentaux» ”. 

 
Certains esprits critiques ne manqueront pas de faire remarquer de nombreuses similitudes dans les tests d’une année sur l’autre. Un effet “bachotage” ne peut être nié. Sébastien Sihr, du SNUipp a jugé quant à lui "difficile de tirer des résultats des évaluations des conclusions sérieuses et définitives sur la politique menée par le gouvernement", notamment car il a "de sérieux doutes sur la fiabilité scientifique de ces tests".

 

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 15:33

In Café Pédagogique

 

 

C03-24Dans le Nord Pas de Calais, 5 établissements catholiques ouvrent des maternelles hors contrat.

 

Cinq établissements catholiques à Calais, Béthune et dans l'Audomarois, ouvrent à la rentrée des classes de maternelle hors contrat pour accueillir des enfants de moins de trois ans. Ce sont justement ces classes qui sont fermées par suite des suppressions de postes dans le public et le privé sous contrat. Ce qui rend cette  situation possible c'est que l'école maternelle est la forme de garde la plus rentable. Selon La voix du Nord, le fonctionnement d'une classe hors contrat revient à 30 000 €. Finalement les familles doivent acquitter seulement 90€ par mois. L'ouverture d ela classe hors contrat répond à l'embarras des parents et aussi aux suppressions de postes dans le privé.

 

Le 28 juin, Luc Chatel a été interrogé par la sénatrice PS Françoise Cartron. "C'est la privatisation de la préscolarisation !", lui a-t-elle reproché. "On croit rêver : c'est l'enseignement catholique qui doit combler les lacunes de l'éducation nationale !" Le Gouvernement mène la même politique que tous ses prédécesseurs : les enfants de moins de 3 ans sont accueillis dans la limite des places disponibles", a répondu Luc Chatel. Seulement en 10 ans les places disponibles ont fondu au soleil. On est passé de 35 à 15% d'enfants de 2 ans scolarisés. Comme dit Luc Chatel "Chaque année, la rentrée se passe mieux"...

 

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Privé-Public et Laïcité
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 14:45

In Rue89

 

 

 

(D'Angers) Beaupréau, ville de 7 000 habitants des Mauges rurales (Maine-et-Loire). Un coin désindustrialisé, où l'on élève des bovins, enclavé, et délaissé par l'Education nationale… Ici, il n'y a ni lycée ni collège publics. Les premiers établissements de la République sont à plus de 10 km. C'est un ensemble catholique privé qui a le monopole.

Depuis des années, des militants laïques de la commune dénoncent une pesanteur chrétienne historique. Ces parents d'élèves et syndicalistes (FSU, La Ligue, FCPE, Snep, Sud éducation, etc), se battent à coups de lettres à en-tête pour l'ouverture d'une « cité scolaire » (lycée et collège) publique à Beaupréau.

« La droite n'a jamais voulu bouger sur ce dossier »

Ce 15 juin, dans les locaux de La Ligue de l'enseignement, à Angers, ils s'agglutinent dans une pièce qui ressemble à une salle de classe : murs bleu clair et chaises en bois.

Leur obsession : briser le monopole de Dom Sortais (c'est l'abbé général des cisterciens réformés), un ensemble scolaire catholique qui comprend un collège, un lycée et un lycée pro. Environ 1 700 élèves.

Jack Proult, président du Comité de vigilance laïcité, un homme hyper-têtu (il vaut mieux être de son côté) :

« C'est une chasse gardée. Le résultat d'un choix idéologique. La droite n'a jamais voulu bouger sur ce dossier. Je me souviens que Dominique Brossier [ex-conseiller général du canton de Beaupréau, UDF jusqu'en 2008, ndlr] disait que tant qu'il serait vivant, il n'y aurait pas d'établissement public dans cette ville. »

 

L'élu ne se souvient pas avoir prononcé cette phrase (« Si je l'ai fait, c'était stupide »), mais admet qu'il juge « inutile pour le moment » la construction d'un lycée public : la priorité est selon lui au désenclavement routier de la commune.

Dans les années 60, le veto d'un duc

Jack Proult regrette que les enfants de Beaupréau soient exposés à un « projet pédagogique catholique » : « Croire et aimer son prochain, tout ça » – dans le groupe privé, le catéchisme et les « temps de réflexion » sont en option.

Il veut que les parents aient « le choix » et brandit souvent l'article 13 du préambule de la Constitution française :

« L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat. »

 

Pour le moment, les collèges publics les plus proches de la commune sont ceux de Montrevault (à 11 km) et de Montfaucon-Montigné (à 19 km). Le lycée public le plus proche est à Cholet (à 20 km). Il faut donc prendre la voiture ou le car pour étudier dans le public.

Jean-Bernard Audureau, président du Collectif pour la promotion de l'école publique dans les Mauges, une autre organisation militante, explique :

« C'est une très vieille histoire. Dans les années 60, le duc de Blacas s'est opposé à la construction d'un collège dans la ville. Il y a trente ans, mes deux frangins devaient déjà prendre le bus pour se rendre au lycée de Cholet. »

 

Le directeur de Dom Sortais : « Je n'ai jamais laissé un élève dehors »

Selon Jack Proult, un premier collectif pour un lycée public à Beaupréau a été fondé en 1984. Il a disparu quelques années plus tard. Cela fait seulement six ou sept ans que la « bataille » a repris. Le feuilleton est couvert par la presse régionale : Ouest-France et Le Courrier de l'Ouest.

Lorsqu'elle évoque cette bataille, Monique Pasquier, ancienne assistante sociale et maman mobilisée, est tendue. Ses deux filles étudient au collège de Montrevault, à 11 km de leur domicile.

Elles prennent le bus à 7h30 à Beaupréau (« L'hiver, il fait nuit noire »). Selon elle, avec les arrêts, la durée du trajet est de trente minutes, mais l'année prochaine, le trajet durera une heure pour la plus grande qui entre au lycée de Cholet.

Du coup, Monique a choisi de la mettre en internat. Elle ne verra pas sa fille la semaine, au nom de ses principes (« Quand on veut l'égalité, ça commence par l'éducation »). Le lycée privé coûte cher, elle parle de « ségrégation économique ».

Bruno Véron, directeur de l'ensemble catholique, juge pour sa part ses tarifs raisonnables. Autour de 1 415 euros par an pour un demi-pensionnaire au lycée et 790 euros pour un collègien. Il ajoute :

« Mais je n'ai jamais laissé un élève dehors. Quand il y a un problème, on fait jouer la solidarité. »

 

Un lycée en 2015… si le lobby catho ne paie pas

Sur le papier, Jack Proult et Monique Pasquier ont gagné. La création d'un lycée public a été validée en 2006 (budgeté 30 millions d'euros par le conseil régional).

La région est passée à gauche deux ans plus tôt, en 2004. Le socialiste Jacques Auxiette avait fait de la construction du lycée public un argument de campagne : il fallait, selon lui, réparer « une erreur historique dans les Mauges ».

Le lycée doit donc ouvrir en 2015. Mais l'ensemble privé Dom Sortais fait du lobbying pour l'éviter et cela a l'air de marcher. Le groupe privé s'inquiète dans des courriers aux élus de sa viabilité économique, en cas de mise en concurrence. Bruno Véron :

« Récemment, on a fait des investissements très lourds. Notre situation financière n'est pas bonne. La création d'un lycée pourrait entraîner de grosses difficultés et le licenciement de personnel [sur les 260 salariés, ndlr]. »

 

« Un jeu scandaleux que joue Nicolas Sarkozy via son recteur »

La suite...
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Privé-Public et Laïcité
commenter cet article
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 12:49

In Marianne

 

Nicolas Sarkozy a annoncé la semaine dernière le gel des fermetures de classes dans les écoles primaires pour la rentrée 2012. Belle pirouette, selon Francis Daspe, du Parti de Gauche*, pour éviter de parler des 16 000 postes supprimés à la rentrée prochaine, et pour tenter de faire oublier que les classes déjà surchargées, le seront encore davantage.


La période des élections arrivant, on ne renonce à rien pour tenter de grappiller des voix. Pour parvenir à ses fins, il n’existe visiblement pas de petites mystifications. Un sujet aussi sensible que l’éducation se prête aisément à ce genre de dérives. A moins d’un an de la séquence électorale de 2012 qui verra se succéder présidentielles et législatives, l’actualité récente en offre déjà un bel éventail.

A commencer par l’annonce faite mardi 21 juin à La Canourgue par le président de la République à l’occasion de son déplacement en Lozère. Il y a triomphalement proclamé le gel des fermetures de classes dans les écoles primaires pour la rentrée de septembre 2012. Formulé de cette manière, cela pourrait s’apparenter à une excellente nouvelle : on pourrait croire que la droite s’est enfin rendue compte de la nocivité de la politique d’économies drastiques menée depuis 2002, et qui a connu une accélération significative depuis 2007. Hélas, quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que cela n’est nullement le cas.
 
Le président de la République a de facto validé les 16 000 suppressions de postes pour la prochaine rentrée de septembre 2011, accordant un satisfecit à l’action de son ministre Luc Chatel. Au total, près de 70 000 postes perdus depuis 2007. Pour le primaire, rien que pour la rentrée à venir, cette politique de casse se traduit par 8000 postes d’enseignants en moins et 1500 classes fermées.
Quasi de manière simultanée, voilà que nous apprenons par l’entremise d’un rapport du ministère du budget, qu’en vertu du dogme du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, l’Education Nationale devrait perdre 14 000 postes en septembre 2012. Autrement dit, pendant que Nicolas Sarkozy fait diversion par des annonces purement électoralistes, la révision générale des politiques publiques (la RGPP désormais bien connue) continue d’exercer ses rigueurs implacables. Qui est plus est au tarif habituel : pas de demi-mesure pour l’occasion…
 
Le subterfuge réside dans l’équation ainsi proposée : pas de fermetures de classes dans le primaire pour 14 000 postes supprimés à un rythme maintenu dans l’ensemble de l’Education nationale. Sa résolution est en réalité simple et évidente. Au-delà de l’apparente bonne nouvelle, il convient de décrypter en creux le discours présidentiel totalement différemment. Les classes déjà notoirement surchargées le seront encore davantage, crevant de la sorte le plafond de l’intolérable. Sale temps en perspective pour les collèges et lycées qui seront mis à la diète : la quasi intégralité des 14000 postes supprimés concernera de facto le secondaire. Il est également à attendre une baisse de la scolarisation en maternelle. Et nous ne gloserons pas sur la clause de réserve indiquant que le moratoire des fermetures de classes au primaire se fera « hors critères démographiques ». De quelle manière sera-t-elle interprétée et appliquée ? Le pire est à craindre.

Cet exemple n’est pas unique : il s’agit au contraire d’une méthode systématique de récupération de faits à des fins bassement politiciennes. C’est ainsi que la fraude à l’épreuve de mathématiques du Bac scientifique a immédiatement servi de prétexte pour jeter le bébé avec l’eau du bain : la remise en cause de l’examen national anonyme par l’adjonction d’une part plus ou moins significative de contrôle continu reviendrait à casser une des bases du cadre national du système éducatif républicain. Il est vrai qu’une telle opération irait dans le sens de l’autonomie ardemment souhaitée par le gouvernement, mais aussi par d’autres situés à d’autres endroits de l’échiquier politique.
Les réflexions pour une réforme des rythmes sont pareillement instrumentalisées. La volonté d’allonger l’année scolaire de 36 à 38 semaines en rognant sur les vacances d’été n’a pour limite qu’un seul souci : la préservation des intérêts financiers du lobby touristique. L’extension de l’accompagnement éducatif et la notion encore confuse de temps éducatif global visent avant tout à contourner les statuts des enseignants par un alourdissement et une diversification des tâches demandées. Là aussi on discerne aisément le double objectif d’économies budgétaire et d’accentuation de la précarité. En filigrane de la volonté de transformer l’école en « lieu de vie », se dessine le choix d’une école à deux vitesses dès lors que la mise en perspective avec la suppression de la carte scolaire ou la référence constante à un socle de compétences utilitaristes et minimalistes s’effectue.
 
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole