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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:44

25-11-2010 19-01-41

In Ecoleendanger69ouest

 

par François Le Ménahèze

 

Après dix années de mise à disposition auprès de l’IUFM des Pays de la Loire en tant formateur en temps partagé et chargé de cours à l’université, je suis définitivement renouvelé à mon poste (…ou plus précisément refusé d’être détaché sur ce même auprès de l’université) « compte tenu de ma manière de servir et notamment de refus d’appliquer les instructions nationales (non remontée des évaluations nationales) et, dernièrement, pour n’avoir pas « rompu avec mon attitude antérieure d’agir fonctionnaire de l’Etat de manière éthique et responsable ». (voir ci-joint la décision définitive de l’I.A. … après deux mois d’attente pour moi, mais surtout pour les étudiants en master actuellement en attente de formateur !?)

 

Trente années d’expériences et de responsabilités dans le service public d’éducation soutenues par des valeurs et une éthique (enseignant et directeur dans divers milieux, responsabilités nationales dans le mouvement Freinet, parcours universitaire et travaux de recherche, coordination d’éditions pédagogiques, formateur et universitaire subitement déniées par un inspecteur d’académie !!

 

Des dizaines de témoignages et courriers envoyés de toutes parts (parents d’élèves, municipalité, collègues enseignants, collègues formateurs, direction de l’IUFM, responsables de l’université, ICEM-pédagogie Freinet, étudiants et stagiaires de l’IUFM et de l’université, député de Loire-Atlantique, …) pour attester de mes compétences et attitude professionnelle rejetés pour non-conformité. Il est vrai que nous ne sommes plus à l’ère de la compétence professionnelle mais plutôt de l’obéissance servile.

 

Jamais encore dans l’histoire de l’Ecole nous n’avions connu une telle infantilisation du corps enseignant et une obligation d’obéissance qui vont totalement à l’encontre de ce qui fait le sens de ce métier et de l’éthique professionnelle de celui-ci.

 

Le refus aux mesures actuelles (culture de l’évaluation, aide personnalisée stigmatisante, programmes archaïques, temps d’enseignement réduit, formation aseptisée…) et la résistance qui s’est organisée depuis sont pleinement assumés. Nous défendons aujourd’hui un réel comportement professionnel qui se centre sur l’intérêt premier des enfants et des valeurs du service public d’éducation. Notre « manière de servir » est celle de la responsabilité, de la liberté et des valeurs ancrées dans l’Ecole. (voir ci-joint mon « courrier de loyauté ! » exigé par l’I.A. pour conserver mon poste de formateur…et refusé)

 

Nous ne pouvons accepter l’évolution actuelle du système éducatif. Le service d’un fonctionnaire aujourd’hui n’est pas seulement de « fonctionner », d’appliquer avec obéissance, mais de travailler avec intelligence et de manière lucide, animé d’un sens éthique et critique. Il est de permettre à chaque enfant d’apprendre, de progresser.

 

Des fonctionnaires, par le passé, nous ont montré la voie de la résistance ; ils sont toujours présents à nos côtés pour nous rappeler que le devoir de désobéissance est parfois le seul à adopter. Dans son dernier ouvrage « Indignez vous ! », Stéphane Hessel nous apporte une nouvelle fois son soutien lorsque « des réformes sont trop éloignées de l’idéal de l’école républicaine, trop au service d’une société de l’argent… »

 

La résistance collective à la destruction de l’école publique est donc plus que jamais d’actualité. La résistance pédagogique reste une démarche éthique et responsable, c’est un levier qui porte l’exigence d’une école respectueuse des droits de l’enfant, une école au service du progrès de tous, une école qui préfigure une société plus juste et plus solidaire. Elle s’appuie directement sur la liberté pédagogique inscrite dans la loi, mais aujourd’hui bafouée.

 

Le refus d’appliquer certaines instructions se poursuivra par tous les enseignants qui sauront sortir de cette torpeur dans laquelle on veut nous enfoncer. « Résister est un verbe qui se conjugue au présent », nous disait Lucie Aubrac. Alors, continuons… rejoignons, rejoignez la résistance pédagogique.

 

Contacts :

- François LE MENAHEZE lemenaheze@wanadoo.fr
- Résistance pédagogique 44 resistance.pedagogique.44@gmail.com
- Site du Réseau des enseignants du primaire en résistance : http://resistancepedagogique.org/site/

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:32

 

In Libération

Des crédits débloqués en urgence pour payer des fonctionnaires en décembre

La commission des Finances du Sénat a approuvé le déblocage de 930 millions d’euros pour assurer les paies de certains fonctionnaires de huit ministères, dont l’Education nationale, la Défense, l’Intérieur et le Budget.

 

La commission des Finances du Sénat a approuvé, ce jeudi, une demande d’ouverture de crédits d’urgence de 930 millions d’euros pour assurer les paies de décembre de certains fonctionnaires de huit ministères, dont l’Education nationale, la Défense, l’Intérieur et le Budget.

 

S’inquiétant «du dérapage des dépenses de personnel de l’Etat», la commission, présidée par le centriste Jean Arthuis, a annoncé avoir donné un avis favorable «assorti de fortes réserves» à un projet de décret d’avance de crédits qui lui a été transmis. Soit «l’ouverture en urgence de 1,39 milliard d’euros d’autorisations d’engagement et de 1,14 milliard d’euros en crédits de paiement, dont 930 millions d’euros seront destinés à couvrir des dépenses de personnel», détaille la commission.

 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 17:56

Les suppressions de poste dans l'Education Nationale depuis 2007 commencent à produire leurs effets redoutés.

 

A Trappes, depuis la rentrée, c'est maintenant  plus de 200 journées (les chiffres FCPE datent un peu) d’enseignement non remplacées  pour le primaire, auxquelles s'ajoutent les heures non enseignées dans le secondaire. Face à cette situation dramatique mais prévisible, les enseignants et parents de Trappes ont décidé de passer à l'action par des iniatives au cours de la prochaine semaine.

 

Pour rappel, un rassemblement s'était tenu devant l'IA, le 20 octobre pour protester contre la situation des remplacements dans le 78. On lira ici le compte rendu.

 

2010 0313   

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 15:44

In Fabula

Plusieurs dizaines de milliers d'étudiants britanniques ont défilé le 10 novembre 2010 dans les rues de Londres pour protester contre l'augmentation des frais d'inscription dans les universités britanniques. Le mouvement étudiant n'est pas terminé en Grande Bretagne: Day of Action in the UK le mercredi 24 novembre.

La Fédération SUD Etudiant se déclare solidaire de la lutte des étudiant-e-s britanniques, de même que l'AG des étudiants du Havre du 15 novembre 2010: motion de soutien aux étudiants britanniques.

On peut également signer une pétition de soutien: In Global Solidarity with Students and Faculty Protesting Cuts in the UK - Pétition


Ci-dessous, revue de presse (SLU) sur la situation des universités en Grande Bretagne ainsi qu'aux États-Unis:

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 15:16

In Canard Enchainé 24/11/2010

 

canard-24-11-2010.jpg

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:14

In Histoires d'Universités

 

C03-18L’état de l’Ecole 2010 (29 indicateurs sur le système éducatif français) vient de paraître (DEPP, n°20, novembre 2010). La dépense pour l’éducation par habitant (indicateur 01) est stable depuis 2000 : 2.050 euros en 2000, 2.050 en 2009 (comptes provisoires). Contraste avec la décennie précédente : la dépense par habitant avait crû de 1.600 à 2.050 euros (constants) entre 1990 et 2000. La dépense d’éducation représentait 7,3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2000 ; elle ne représentait plus que 6,7% du PIB en 2007 (l’état de l’Ecole, 2009), 6,7% en 2008, 6,9% en 2009.

 

L’Etat se désengage progressivement de la dépense d’éducation et oblige les collectivités territoriales à monter en puissance. L’Etat couvrait 69,1% de cette dépense en 1990, 63,7% en 1990, 65,2% en 2000 et seulement 59,2% en 2009. A l’inverse, les collectivités territoriales couvrent une part de plus en plus importante de cette dépense : 14,2% en 1980, 18,5% en 1990, 19,9% en 2000, 24,6% en 2009. Si les tendances se poursuivent, dans quelques années, les collectivités territoriales assureront une dépense équivalente à la moitié de celle de l’Etat. On n’a pas encore assez pris conscience de cette lame de fond.

 

Et la dépense d’éducation pour l’enseignement supérieur (indicateur 04) ? 26,3 milliards d’euros en 2009 (comptes provisoires). Rappelons que l’enseignement supérieur demeure une compétence de l’Etat, non déléguée aux collectivités territoriales. Et pourtant la tendance est la même : l’Etat couvrait 78,5% de la dépense en 2000 ; il n’en assure plus que 72,4% en 2009 ; à l’inverse, la part des collectivités territoriales dans l’ensemble de la dépense est passée au cours de la même période de 5,2% à 9,8%.

 

Quid de la dépense moyenne par étudiant (indicateur 04, tableau 02) ? Elle aurait progressé d’environ 700 euros entre 2006 et 2009, atteignant à cette date 11.260 euros. Celle pour un étudiant de l’université est-elle en forte croissance comme l’affirme Valérie Pécresse depuis 2007 ? Un peu supérieure à 8.000 euros en 2006, elle serait passée à 10.220 euros en 2009. Cette forte progression est-elle réelle, toutes choses étant égales par ailleurs ? La réponse ? Impossible de la formuler précisément car le Compte de l’éducation et la LOLF ont, en 2006, modifié deux paramètres de la dépense : dans la dépense pour l’enseignement supérieur universitaire, sont désormais intégrées la dépense pour la recherche et la dépense pour les IUT, et… il est impossible aujourd’hui d’extraire ces deux types de dépense pour connaître l’évolution réelle depuis 2006.

 

Les données du même tableau 02 ne manquent pas d’inquiéter. Qu’observe-t-on en effet ? La dépense pour un étudiant de classe prépa (CPGE), pour un étudiant de STS et pour un étudiant d’IUT (jusqu’en 2006) connaissent un tassement voire un recul depuis 2002. Aurait-on déshabillé Pierre pour habiller Paul, étudiant universitaire ? Il demeure qu’un étudiant universitaire est nettement moins financé qu’un étudiant en STS (13.730 euros) et qu’un étudiant en CPGE (14.850 euros) ; rappelons que les dépenses pour les classes supérieures des lycées (hors salaires des fonctionnaires) sont assurées par les collectivités territoriales. L’étudiant universitaire reste ainsi le parent pauvre du financement public. Le projet d’Institut d’enseignement supérieur (TAG IES), porté par ce blog, a pour objectif d’y porter la dépense par étudiant au niveau de celle assurée pour les étudiants de CPGE et de STS. L’IES mettrait donc bien plus de moyens à disposition de tous les étudiants du cycle Licence.

 

La dépense moyenne annuelle par étudiant du supérieur et la dépense cumulée par étudiant durant la durée moyenne de ses études sont en France inférieures à celles observées en moyenne dans les pays de l’OCDE (cf. les deux graphiques de l’indicateur 04). La France est tout juste devant… l’Irlande !

 

Le pire est devant nous...

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 07:32
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 20:26

In La Science au XXI siècle - blog du Courrier International

 

C03-24Le 20 novembre, évoquant le projet gouvernemental de plan de « rigueur » irlandais, l'AFP fait état notamment de l'annonce d'une « baisse drastique du salaire des fonctionnaires » et de vastes « suppressions d'emplois publics ».

 

Partout, la crise, provoquée par une politique au service des grands groupes privés, est utilisée par ces lobbies pour accélérer le démantèlement du patrimoine public. Le même jour, dans Le Monde, l'article de Frédéric Gros « Le managément sécuritaire » décrit l'effacement progressif du « monopôle d'Etat » en matière de sécurité au sens large, l'Etat restant entre autres « gestionnaire » du « flux des fonctionnaires et des retraités ». De son côté, le site Service Public diffuse une information intitulée « Fonctionnaires d’Etat : quelle réorientation professionnelle en cas d’emploi supprimé ? », à propos du décret paru mardi au Journal Officiel sur « la situation de réorientation professionnelle des fonctionnaires de l'Etat » en application de la loi n° 2009-972 « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique ».

 Une loi contre laquelle la « gauche » n'avait pas daigné saisir le Conseil Constitutionnel en temps utile. Notre collectif envisage d'introduire un recours contre le décret publié cette semaine, et d'examiner en même temps la question de la constitutionnalité de la loi qu'il applique.

En effet, un tel dispositif risque d'avoir des effets dévastateurs et irréversibles dans la recherche publique et l'enseignement supérieur. Autant en ce qui concerne l'actuel processus de privatisation des universités déclenché par la Loi n°2007-1199 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) que par rapport à la « managérisation » accélérée des organismes de recherche publics, et tout particulièrement les établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) parmi lesquels le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Le 20 novembre également, l'IFRAP diffuse une note de Bernard Zimmern intitulée « Peut-on réformer l’ENA ? », évoquant notamment la question de la raison d'être de cette école et la situation de la « haute fonction publique » française. Mais si l'on peut partager un certain nombre de critiques formulées par l'auteur, les conclusions dans le sens d'une privatisation de fait de ces fonctions nous semblent aller dans un sens opposé à l'intérêt général et rejoindre l'actuelle politique de démantèlement du secteur public.

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 07:25

Dans de nombreux établissements, les CA votent une motion de soutien aux stagiaires.

 

L’ensemble des collègues se mobilise, il est maintenant indispensable de sensibiliser les parents à la situation, notamment en cette période de conseils de classe. Leur soutien est fondamental pour porter nos revendications.

 

Voici la lettre destinée aux parents d’élèves, qui a déjà été distribuée dans certains établissements, et qu’il faut diffuser le plus largement possible. Selon vos établissements et la position de vos principaux/ proviseurs, vous pouvez :

 

- la faire distribuer par les PP à chaque parent au moment de la remise des bulletins ( => demandez aux délégués syndicaux d’en faire la demande auprès du chef d’établissement. Celui-ci pourra demander de modifier certains éléments (suppression du logo et de l’adresse du blog). Malgré tout, ce mode de diffusion est le plus fort, il peut avoir un réel impact.

 

- la remettre aux délégués des parents d’élèves pour qu’ils la diffusent auprès de chaque famille.

 

- la distribuer avec vos collègues devant l’établissement le jour de la remise des bulletins (=>si le chef d’établissement refuse de faire remettre la lettre par les PP, elle devra être transmise devant l’établissement. Affichez la lettre en salle des profs et mobilisez vos collègues pour être nombreux à la distribuer aux parents)

 

Cordialement, Stagiaire impossible

 

Pour télécharger cette lettre

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Nous sommes de nombreux enseignants stagiaires à avoir pris notre poste en cette rentrée 2010. Les conditions d’enseignement et de bonne tenue des cours nous paraissent gravement compromises par la réforme concernant notre formation. Nous œuvrons ensemble pour le présent et le futur de vos enfants, il nous semble donc essentiel de vous informer le plus honnêtement possible sur la détérioration de nos conditions de travail.

 

Nous commençons désormais notre année de stage à temps plein : 18 heures de cours pour la majorité d’entre nous, contre 6 à 8 heures les années précédentes.

 

La préparation d’une heure de cours est un exercice totalement nouveau, et demande un temps considérable de préparation (en moyenne 4 heures de préparation pour 1h de cours, soit, en théorie, pour ceux qui n’ont que des classes de niveaux différents, 90 heures par semaine). A cela s’ajoute une journée de formation, nécessaire car les concours que nous avons passés sont des concours d’érudition, sans pédagogie ni sciences de l’éducation. La formation est indispensable, et nous regrettons qu’elle soit cette année aussi réduite : enseigner, comme tout métier, s’apprend !

 

Préparation des cours + présence devant les élèves + correction de copies + formation : plus de 60h de travail par semaine !

 

L’augmentation de la charge horaire entre dans le cadre d’économies budgétaires : les stagiaires auparavant à temps partiel occupent désormais des postes à temps plein. Elle rend l’exercice de notre métier impossible.

 

Nous arrivons tous à un état d’épuisement physique et moral qui limite gravement notre capacité à construire et dispenser des cours épanouissants, variés et dynamiques, ou à être suffisamment disponibles pour les élèves. L’urgence dans laquelle nous travaillons est source d’erreurs, d’improvisations, de tensions et d’énervement, autant de situations préjudiciables à l’ensemble de nos classes et à chacun de nos élèves. Nous sommes privés du temps que nous devrions leur accorder. On relève de nombreux arrêts maladie, voire des démissions, ce qui ne peut que nuire à la bonne progression des élèves, d’autant plus que certaines des classes que nous avons en charge sont des classes à examen.

 

Jeunes enseignants, nous sommes motivés par un métier que nous avons choisi, que nous aimons, et pour lequel nous souhaitons nous investir, ce que nous ne pouvons pas faire actuellement : nous travaillons dans l’urgence. Voilà pourquoi nous demandons des conditions décentes d’apprentissage du métier d’enseignant (avec un allègement des heures de cours et un renforcement de notre formation), et entreprenons de nous organiser pour porter cette demande.

 

Pour nous contacter : contact@stagiaireimpossible.org, http://blog.stagiaireimpossible.org/

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 18:25

In Sud-Ouest

 

Réunis en colloque, les enseignants spécialisés contre l'échec scolaire s'inquiètent de l'avenir des réseaux d'aide aux élèves en difficulté.

 

 En marge du colloque, les enseignants ont manifesté leur soutien à l'école publique et aux Rased. PHOTO Xavier Léoty

En marge du colloque, les enseignants ont manifesté leur soutien à l'école publique et aux Rased. PHOTO Xavier Léoty

Ils sont 9 000 en France. Professeurs des écoles, ils ont suivi une formation particulière pour travailler au sein des Rased, ces Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté, qui, depuis vingt ans, luttent contre l'échec scolaire. À l'heure où le dispositif est menacé, la Fédération nationale des associations de maîtres E (Fname) tient son colloque national à La Rochelle. Rencontre avec son président, Gérard Toupiol.

« Sud Ouest ». La Cour des comptes parle de 20 % d'élèves en grande difficulté, un rapport parlementaire de 40 %. Qu'en est-il exactement ?

Gérard Toupiol. Nous évaluons à 15 % le nombre d'élèves qui rencontrent des difficultés par rapport aux apprentissages fondamentaux. Ces difficultés, dans les milieux populaires, s'accroissent avec le temps. Les garçons sont les plus touchés, sans doute parce qu'ils se plient moins facilement que les filles aux exigences de l'école.

 

Puisqu'il en est à nouveau question, seriez-vous favorable à un dépistage précoce des enfants ?

Dépistage est un terme médical que nous récusons. En revanche, ce qui est au cœur de notre mission, c'est la prévention. À nous de repérer au plus tôt les enfants en difficulté pour mettre en place, avec leur enseignant, des réponses adaptées.

 

16 000 suppressions de poste en 2011 dans l'Éducation nationale, dont 9 000 dans le primaire. Les Rased sont-ils à nouveau menacés de disparaître ?

 

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