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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 07:40

affiche+sos-education.jpg

 

 

Voici le mail qu'ont reçu de nombreuses personnes dans toute la France, les invitant à regarder une vidéo produite à l'occasion de la grève des enseignants du 27 septembre.

Jusque là, tout va bien.

 

mail+vid%25C3%25A9o+27+sept.jpg


 

Voici la page telle qu'elle apparaît lorsque l'on clique sur le lien donné http://www.soseducation.com/greve27septembre/ . On tombe sur la vidéo, et cette page nous invite à un nouvel acte : SIGNEZ LA PETITION.


 

 

video-petition-sos-accueil.jpg

 

 

 

 

Et quand on aura signé la pétition, que nous demandera SOS-Education ?

 

De l'argent, bien entendu.

 

Nouvelle lettre reçue par courriel :

 

"92 % des instiuteurs de Cp continuent avec la méthode globale, et en très grosses lettres sur fond jaune : "notre plan pour en finir".

[...] "Vous pouvez m'aider à diffuser cette annonce dans les journeaux :

Si votre enfant est en CP, il a neuf chances sur dix d'être en train d'apprendre à lire avec la méthode globale ou semi-globale.

Vérifiez le nom du manuel de lecture de votre enfant et appelez vite SOS Education au 01 45 81 22 67.

Si nous parvenons à réunir les fonds pour publier cette annonce à grande échelle, nous pourrons établir une liste nationale des écoles primaires, avec la méthode de lecture que chacun utilise.

Tout le monde saura qui applique les directives, et qui fait le contraire.

La nouvelle fera l'effet d'une bombe : pour la première fois, tout le monde pourra savoir ce qui se passe dans chaque école.

[...] Quand nous publierons les résultats de l'enquête dans les journeaux locaux, le ministère de l'Education, les inspecteurs et les recteurs crouleront sous les protestations des parents.

Ils ne nous croient pas capables de faire ça.

Ils s'imaginent, à tort, qu'ils vont pouvoir continuer à s'abriter derrière le paravent de l'administrationde l'Education nationale, qui gère le système en toute opacité, et qui ne diffuse que les informations qui l'arrangent, quand ça l'arrange.

[...]Mais ce n'est pas tout : cette campagne d'annonces dans la presse fera connaître l'action des membres de SOS Education à de nombreuses personnes qui ne nous connaissent pas encore.

Notre association gagnera ainsi de nouveaux membres qui viendront renforcer nos rangs.

Mieux encore : cette campagne provoquera de nombreuses reprises dans les médias de l'action de SOS Education.

 

Mais nous allons aussi avertir toute la presse, les radios, et la télévision de notre opération.

 

Mais il faut que je réunisse les moyens pour publier des annonces dans un maximum de journeaux, si possible dans tous les grands quotidiens régionaux et nationaux.

 

C'est pourquoi j'ai besoin de savoir aujourd'hui même si vous êtes d'accord pour m'aider dans cette campagne.

 

Il existe 61 quotidiens régionaux en France . (Liste de 10 quotidiens.)

Ce sont les journeaux dans lesquels nos annonces doivent absolument paraître, car ce sont les journeaux les plus lus.

 

Une annonce d'un quart de page dans un de ces journeaux coûte entre 1.600 et 3.300 euros, selon le nombre d'exemplaires diffusés.

Si nous arrivons à publier une annonce dans chacun de ces journeaux, nous toucherons 18 millions de personnes. Autant dire une très grande partie du pays.

Cela représente un bugget de 170.000 euros.

C'est pourquoi je compte sur vous pour envoyer à l'association votre don le plus généreux possible, que ce soit 25, 50, 100, ou même 200 euros.

 

Si vous faites un effort particulier pour cette campagne, je pourrai même publier des annonces dans les plus grands journaux nationaux, comme le Monde et le Figaro

Un grand merci d'avance

Isabelle Hannart."

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 20:36

In Le Monde

 

C03-23Entre la journée de mobilisation nationale du 27 septembre, qui avait vu plus d’une centaine de lycées mobilisés, et avant celle prévue le 11 octobre, les lycéens n’entendent pas « relâcher la pression ». Ce jeudi 6 octobre au matin, à Paris, plusieurs établissements ont été bloqués rapporte l’UNL, le principal syndicat de lycéens, qui dénonce « la rentrée la plus catastrophique du gouvernement ».


Une « manifestation surprise », partie de la place de la Nation vers 10h30 pour rejoindre la place de la Bastille, a réuni un petit millier de lycéens des établissements Ravel, Hélène Boucher, Voltaire, Dorian, Arago et Claude Monet, témoigne la FIDL, autre syndicat de lycéens. Selon un journaliste de l’AFP, ils étaient plutôt autour de 300, scandant « Sarko t’es foutu, les lycéens sont dans la rue ».

 

« Ceux d’entre nous qui s’étaient rassemblés sur les marches de l’opéra Bastille ont été évacués, en petit groupe, par des CRS », témoigne Tristan Rouquier, porte-parole de la FIDL. Plusieurs centaines de lycéens se sont également rassemblés à Jussieu. Des mobilisations ont par ailleurs été signalées devant les lycées Rodin et Fénelon, et devant le lycée Eugène Ionesco à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) par la préfecture.

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:19

In SNE FSU

 

06-10-2011 18-21-11
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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 17:22

 100 0309

 

In Café  Pédagogique

 

Ce ne sont pas seulement des critiques qui accablent la masterisation. Dans une dépêche AFP du 5 octobre, le secrétaire général du Snesup parle de "chaos indescriptible", "d'échec patent" et de " saccage de la formation des enseignants". Ce sont aussi les chiffres du recrutement des futurs enseignants qui parlent. Peut-on sauver la masterisation ?

 

Même pas mal. Malheureusement la question ne se pose pas rue de Grenelle. Ce même 5 octobre, devant l'Assemblée nationale, Luc Chatel a nié les difficultés. "Nous travaillons à l’amélioration de cette formation. Une année de formation supplémentaire est un signal fort que nous adressons aux étudiants qui se destinent aux métiers de l’enseignement. Considérer qu’ils doivent être mieux rémunérés est également un signe fort. Nous avons donc décidé d’augmenter de 10 % leur rémunération. Quel est le pays dans le monde qui a, aujourd’hui, augmenté de 10 % ses enseignants en début de carrière ?"

 

Pourtant les étudiants se détournent des masters enseignants. La France manque-t-elle à ce point d'étudiants en master ? Aux 863 000 étudiants en cursus licence se substituent près 509 000 étudiants en master. Mais on sait que de M1 à M2 l'écrémage est important. Le prélèvement pour les concours enseignants ne serait pas du tout anodin. Mais ce qui change aussi de L1 à M2 c'est la composition sociale de ces étudiants. En licence 26% des étudiants ont des parents ouvriers ou employés. Ce n'est plus le cas que pour 17% des étudiants en master. On voit là l'effet du coût de études. En repoussant l'accès aux concours après le master, le gouvernement a presque exclu les classes défavorisées du monde de l'enseignement.

 

A-t-il pour autant séduit les classes favorisées ? Surement pas compte tenu du niveau des salaires offerts dans l'enseignement. Si les concours ont autant de mal à recruter c'est que les masters proposés sont difficiles, qu'ils se terminent par deux années de travail colossal (en M2 et année de stage) pour aboutir à des salaires d'employés sans perspective de carrière. Il ya une contradiction entre l'offre et la cible...

 

Le pré recrutement est-il une solution ? Un système de pré recrutement du type des anciens IPES aurait l'avantage d'augmenter le nombre d'étudiants en master en permettant à des enfants de famille modeste d'accéder au master. Mais il ne résoudrait pas le différentiel salarial. Cela suffirait-il à rendre cette formation attirante ? Ce n'est pas certain.

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 17:14

 

In Café Pédagogique

 

Par François Jarraud

 

Réunis à l'appel du Snes, des stagiaires franciliens ont témoigné d'une charge de travail d'autant plus insupportable qu'ils cumulent un temps complet d'enseignant avec des journées de formation inutiles car ils sont trop épuisés pour en profiter. Le Snes demande une entrée progressive dans le métier et la mise en place d'un système de pré recrutement  pour faire face à la pénurie de candidats.

 

Natacha, Nicolas, Agnès, Agathe, Léa, Julie, Jean, Adrien, et même... Luc. Tous sont enseignants stagiaires, parfois pour la seconde fois. Le Snes les a réunis le 5 octobre pour qu'ils témoignent de leurs difficultés. Le message est unanime : "on est dans une situation pas normale".

 

Premier choc. Ce qu' ont déjà appris les stagiaires c'est la méfiance envers l'institution. Ces stagiaires vous ne les verrez pas et les prénoms cités ci-dessus sont inventés. Ils craignent les représailles puisque l'avis de l'inspection est essentiel pour leur titularisation. Ce n'est pas la seule raison pour laquelle ils ont peu de considération pour l'institution. Leur premier contact, que ce soit à Créteil, Versailles ou Paris, se fait avec des inspecteurs sympathiques mais tenus à la langue de bois officielle ou des personnages arrogants. "Vous allez souffrir, vous devez vous y habituer" leur lâche l'un. "Vous allez travailler la nuit. Ce sera de bons souvenirs" dit un autre. L'institution est déjà décrédibilisée et pas seulement parce qu'elle a imaginé une entrée dans le métier aussi pitoyable. Les stagiaires ne supportent plus qu'on essaye en permanence de les culpabiliser. Qu'on leur envoie l'image de l'enseignant "inné" ayant le "feu sacré".

 

Mais le gros problème c'est la masse de travail. "Je fais 65 heures par semaine pour 1600 euros par mois" nous confie Jean, professeur d'histoire-géographie dans un lycée du 93. Etre stagiaire c'est faire un temps complet dès le début de l' année (les certifiés stagiaires qui dans certaines académies sont déchargé de deux heures se sont vus gratifiés de deux heures supplémentaires...) avec ce que cela implique comme préparations quand on débute et comme copies. S'y ajoutent les journées de formation (qui sont en plus du temps de travail). "On a des problèmes de cerveau disponible" nous dit Agathe qui "en rêve la nuit". "Cela devient un problème pour nos élèves car on est fatigués et encore moins efficaces", ajoute Léa. Il faut dire que les stagiaires ne sont pas épargnés par les rectorats. Plusieurs d'entre eux enseignent en zone d'éducation prioritaire (Eclair). D'autres, comme Agathe, ont des classes d'examen, ce qui n'aurait pas du être le cas. Ils ont de l'accompagnement personnalisé (souvent en classe entière !). Ils connaissent des camarades bombardés professeurs principaux, ce qui alourdit encore le temps de travail.

 

"On enchaîne les mauvais cours". La demande de formation est bien là. "Je sais parler l'anglais très bien. Mais je ne sais pas l'enseigner. On ne me l'a pas appris", dit Agnès, stagiaire dans un lycée de l'académie de Versailles. Les stagiaires sont déçus des 5 journées de formation qui ont eu lieu avant la rentrée. Trois journées ont été utilisées en discours officiels et renseignements administratifs. Il est resté une journée sur l'enseignement de la discipline, ce qui est jugé insuffisant, et une journée de "tenue de classe". Tout en reconnaissant qu'ils ont appris quelques trucs, les stagiaires sont assez ironiques sur cette formation. "C'était surtout des conseils superflus", dit Jean, professeur d'histoire-géographie dans l'académie de Paris, "du style regarder les élèves dans les yeux".

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 17:07

In Rue89 

 

Fichiers confidentiels en accès libre, serveurs plantés plusieurs jours… A deux semaines des élections professionnelles dans l'Education nationale, qui vont amener plus d'un million de personnes à choisir par Internet leurs représentants, de nombreux bugs perturbent leur organisation. Le ministère minimise les problèmes, et le prestataire informatique, Atos, se mure dans le silence.

 

Entre le 3 et le 12 septembre, une organisation syndicale qui préfère garder l'anonymat a pu consulter en toute tranquillité listes électorales et professions de foi de tous ses homologues en lice pour les élections professionnelles du 20 octobre dans l'Education nationale. Officiellement, chaque organisation n'avait accès qu'à son espace sur une application baptisée « Candelec », au moyen d'un identifiant et d'un mot de passe. A moins… de remplacer le nom d'un syndicat par un autre dans les adresses internet et de faire ainsi apparaître la liste concurrente. Une manipulation de niveau geek débutant.

Un accès protégé… en théorie

Le syndicat à l'origine de cette découverte se dit « effaré d'un si faible niveau de protection des données pour une élection au sein de la fonction publique d'Etat ». Près de 3,2 millions d'agents sont concernés par ce scrutin de liste à un seul tour du 20 octobre, qui va leur permettre de choisir leurs représentants dans les instances de dialogue social (comités techniques et commissions administratives paritaires). Seule l'Education nationale, sur décision du ministre Luc Chatel en 2010, a hérité d'une procédure unique de vote électronique.

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 13:54

In Libération 5-10-2011

 

libe 5-10-2011

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 12:52

In Le Monde

  

Les enfants peuvent-ils prendre du plaisir à l'école ? En France, contrairement à l'idée reçue, la notion n'est pas absente des textes officiels. Ou pas totalement. Si Jules Ferry conseillait à l'origine de "rendre l'école aimable et le travail attrayant", une école austère s'est imposée au fil du temps. "L'école n'a pas voulu, d'emblée, tuer l'idée qu'il pouvait y avoir du plaisir à apprendre", rappelle le sociologue François Dubet

 

"Plaisir et ennui à l'école"… En consacrant à ce sujet leur numéro de rentrée, les animateurs de la Revue internationale d'éducation de Sèvres, lue dans vingt-cinq pays, ne s'attendaient pas à susciter un tel intérêt. "Les contributions ont afflué de partout, des Etats-Unis, de Norvège, du Sénégal, d'Inde, du Brésil… mêlant les regards de professeurs, de chercheurs, d'historiens, d'écrivains", se réjouit Alain Bouvier, rédacteur en chef de cette publication, et membre du Haut Conseil de l'éducation.

C'est que le thème réveille, chez chacun, ses propres souvenirs d'écolier – "souriants ou amers, uniformes ou divers, toujours vifs après les années", écrit la philosophe Laurence Cornu-Bernot en préface du dossier. C'est qu'il révèle, aussi, une quête de sens de l'école, un peu partout dans le monde.

 

PLAISIR ET JEU S'EFFACENT AU COLLÈGE

En France, le resserrement autour de la notion d'autorité s'est accéléré après Mai 68. La tonalité générale des programmes et instructions est plutôt fondée sur la rigueur, le travail, l'attention. Le plaisir et le jeu, reconnus dans les textes en maternelle, s'amenuisent à l'école élémentaire, pour s'effacer pratiquement au collège, "lieu où le lien enseignant-élève se dissout", regrette François Dubet.
"Les collégiens s'ennuient de plus en plus", confirme Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire de l'éducation nationale. "Ils ne comprennent pas le sens des apprentissages, ne parviennent pas à mettre en relation les savoirs scolaires avec ceux qu'ils acquièrent ailleurs, autrement, ils viennent consommer du cours… Toutes les conditions sont réunies pour détruire le plaisir d'apprendre", déplore-t-il.

L'enseignant français "n'est pas formé pour transmettre du plaisir", estime le sociologue Pierre Merle. Pour lui, "si un professeur est prêt à se mettre en quatre pour intéresser ses élèves, il lui est difficile de rivaliser avec le plaisir immédiat que confèrent aujourd'hui la télévision ou Internet. La culture du zapping ne profite pas à l'école." L'idée que l'apprentissage n'est pas une partie de plaisir demeure très répandue – "peut-être une sorte d'héritage judéo-chrétien", suggère M. Merle. La rhétorique de l'effort s'impose encore dans toutes les bouches : on "travaille" à l'école, on fait ses "devoirs"… Les petits Anglais, eux, confient volontiers aller à l'école "pour s'amuser".

 

PERTE DE CONFIANCE

Le bien-être à l'école est-il réservé à une poignée de privilégiés fréquentant les écoles "nouvelles", "ouvertes", Montessori, Steiner… essentiellement privées ? Sur les bancs de l'école publique, trop souvent, le malaise l'emporte, le stress, la peur d'échouer. En 2010, 73,3 % des 760 enfants interrogés par l'Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) affirmaient "aimer peu, voire pas du tout aller à l'école ou au collège". Ils étaient 23,7 % à dire s'y ennuyer souvent, voire tout le temps ; 52,8 % reconnaissaient y avoir subi des violences et seulement 9,6 % confessaient s'y sentir à l'aise. En 2011, 42 % des 600 familles interrogés se sont dites inquiètes de la réussite scolaire de leurs enfants.

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 12:42

In Rue 89

Depuis septembre, je suis la cobaye d'une nouvelle formation encensée : le master 1 « enseigner en école élémentaire et maternelle », proposé par Luc Chatel. Moi qui pensais m'approcher du métier tant désiré, je me retrouve dès le départ face à une administration kafkaïenne. Voilà mon coup de gueule, celui d'une étudiante désemparée.

 

Après une licence de lettres modernes, je décide de m'inscrire en master, dans l'objectif de préparer le concours de professeur des écoles. Lors de mon inscription, le site de l'IUFM propose un « master enseignement en alternance ». Peu d'informations sont données, seuls la rémunération et le nombre d'heures travaillées sont précisés : six heures par semaines pour 30 euros net par heure.

Des discussions circulent sur les bancs de la fac. Une telle rémunération n'est pas négligeable pour un étudiant mais personne, en juin, ne sait exactement comment le dispositif va se mettre en place. En juillet, je reçois la confirmation par e-mail de ma sélection à cette nouvelle filière. Avec comme unique précision le nom de l'école où je serai affectée ainsi que ma rémunération : 6 000 euros annuels.

« Bienvenue à l'Education nationale ! »

Trois jours sont consacrés à notre préparation, avant la rentrée des classes. Trois jours où nous nous retrouvons face à des formateurs et des représentants de l'académie démunis, sans plus d'informations sur le déroulement pratique de l'année. Face à notre désarroi, un adjoint de l'inspection académique nous répond : « Bienvenue à l'Education nationale ! »

La veille de la prérentrée, je rencontre le directeur de l'école où je serai affectée pour l'année, munie simplement de ma convention de stage non signée. Pas prévenu, le directeur ne semble pas tout à fait rassuré de ce nouveau dispositif. Je rencontre aussi le professeur titulaire de la classe avec qui je travaillerai : par ma venue, il a ainsi appris officieusement sa sélection à la formation hebdomadaire pour laquelle il avait postulé en juin.

Le 22 septembre, le bulletin officiel paraît : j'apprends que nous ne serons pas contractuels comme l'indiquait notre convention de stage mais vacataires. De plus, notre rémunération s'élève finalement à 20,64 euros brut horaires, soit 3 600 euros brut annuel. L'inspection académique nous explique qu'il s'agit d'une mauvaise interprétation : 6 000 euros annuels correspondaient à 52 semaines travaillées, or nous travaillerons que 29 semaines.

Le lundi, je me retrouve donc devant ma classe de 28 élèves sans aucune signature ni aucune protection de l'Education nationale en cas de problème. Après onze jours en stage d'observation, nous sommes selon le ministre prêts à gérer une classe et toutes ses problématiques : des élèves parfois pas faciles, en difficultés scolaires et conscients eux-mêmes de notre inexpérience. Il faut apprendre vite : tenir une classe ne s'improvise pas.

Délicat de vivre avec 200 à 400 euros par mois

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 21:05

 C03-01.jpg

Objet : refus d'inspection

Madame l'Inspectrice,


« Je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps », pour vous informer de mon refus d'être inspecté. Je tiens toutefois à vous préciser brièvement les motifs de ce refus.

Refuser l'inspection n’est pas un refus d’ouvrir sa classe à un regard extérieur. Bien au contraire, j'estime que la confrontation des pratiques est nécessaire. Mais l’inspection est censée assurer deux fonctions : conseiller et sanctionner. Or ces deux opérations s’excluent.

L’inspecteur donne des conseils, c’est vrai, parfois... Toutefois, que vaut un conseil quand l’inspecteur n’a pas les mêmes lubies que le précédent (ou le suivant)? Que vaut un conseil figé dans un rapport ? Une inspection est un acte d’autorité. Même chargé de bonnes intentions, un inspecteur, c’est toujours un inspecteur. Cette subordination hiérarchique tend à l’infantilisation : plaire ou ne pas plaire à l’inspecteur. Pour nous, les « refuseux », il ne saurait y avoir de collaboration pédagogique en dehors du cadre collectif et égalitaire d’une équipe.

Une inspection, c’est aussi une note. Nous refusons la venue d’une personne qui ne vient que pour juger, faire un rapport et mettre une note. L’important n’est pas de juger l’enseignant, c’est de comprendre l’acte éducatif dans sa durée et de le faire évoluer, ce qui ne peut se faire qu’au sein d’une équipe. S’il est absurde d’évaluer le travail d’un élève sur un seul exercice, cela l’est tout autant pour le travail des enseignants.

La notation, c’est le chantage à l’avancement au choix, à la mutation. Elle ne vise qu’à créer des inégalités dans le déroulement des carrières. L’inspection est une institution rétrograde qui fait partie d’un système social fondé sur la hiérarchie. Nous ne l’acceptons pas.

Refuser l'inspection est aussi un acte de résistance, Madame l'Inspectrice, je refuse en toute conscience de participer au démantèlement de l'Éducation Nationale : suppressions massives de postes, fin des IUFM et donc de la formation des professeurs, projet de jardins d'éveil à la place de l'école maternelle, l'arrivée des EPEP (E2P), la réforme du lycée et des universités, le fichage des enfants avec la Base élève et le LPC, la création d'une agence nationale de remplacement (avec des étudiants et des retraités!), suppression de la carte scolaire, augmentation du nombre d'enfants par classe (à cause des suppressions de postes)...

Nous sommes dans une logique d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est-à-dire sur la progression de résultats chiffrés. Or en éducation tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable!

« Ma décision est prise », Madame l'inspectrice, sur consigne syndicale dans le cadre du mouvement collectif national de refus de l'inspection et en référence à la note de service n° 83-512 du 13 décembre 1983 de Monsieur le ministre de l'Éducation Nationale, j'ai l'honneur de refuser l'inspection que vous vous proposiez de me faire subir.

Je vous prie de croire, Madame l'Inspectrice de l'Éducation Nationale, à mon dévouement au service public d'éducation.

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