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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:21

In Snuipp

 

Le ministère vient d’annoncer au SNUipp-FSU que le dispositif d’évaluation des enfants de grande section ne serait plus obligatoire. Pas suffisant, le syndicat demande qu’il ne se mette pas en œuvre.

 

evaluation1.jpgPremier recul. Le ministère de l’Éducation nationale vient de confirmer au SNUipp-FSU que le dispositif d’évaluation envisagé pour les enfants de cinq ans sera modifié et sa passation dans les écoles maternelles rendue non obligatoire. La levée de bouclier de toute la communauté éducative, abondamment relayée par les médias, aura marqué un premier point. Plus question, apparemment, d’une passation obligatoire en novembre prochain comme il était initialement envisagé. Plus question non plus d’étiqueter des enfants « à risque » ou à « haut risque » terminologies empruntées à l’épidémiologie, et qui n’ont rien à voir avec la pratique, pour ne pas dire à l’éthique professionnelle des enseignant-e-s en école maternelle.

Le conflit reste entier

 On ne parle plus au ministère d’évaluation mais d’un ’’dispositif’’, d’un ’’protocole’’, qui devait pourtant être mis en place en novembre et n’est, semble-t-il à ce jour, même pas ’’stabilisé’’. Tout ceci n’est pas sérieux ! Ces annonces à l’emporte-pièce, sans concertation aucune, sont sources de déstabilisation professionnelle pour des enseignants qui réclament avant tout de la sérénité et de la reconnaissance dans l’exercice de leur métier.

En tout état de cause, rien n’est réglé. Cette confusion des genres entre ce qui relève du médical et de la pédagogie, entre comportements et apprentissages n’est pas acceptable. Le SNUipp-FSU persiste à s’y opposer et demande qu’un tel dispositif ne se mette pas en place. L’école maternelle ne saurait être le lieu du tri. Le SNUipp réaffirme son caractère préventif, loin de toutes formes de stigmatisation. Pour cela, le travail des enseignants, des RASED et des médecins scolaires sont indispensables, à l’opposé de tout formatage, de tout étiquetage.

 

Lire aussi :
- le communiqué de presse du SNUipp-FSU

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:45

A voir ces 4 clips du SGEN, drôlatiques et bien vus !

 

 

Le cauchemar de M. Coupard

 

 

DRH contre Mme Coupard

 

 

Educnator contre Mme Coupard

 

 

 

Les voyages de M. Coupard

 

 

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:29

In Libération

 

Le projet du ministère de l'Education nationale, qui vise à classer les élèves «à risque» voire «à haut risque» dès cinq ans, passe très mal. La réaction de Sébastien Sihr, du syndicat du primaire Snuipp.
 

 

Emoi ce jeudi dans le milieu éducatif. Objet du courroux ? Un projet sorti des cartons du ministère de l'Education nationale, qui vise à mettre en place à partir de novembre une évaluation des enfants «à risque» dès cinq ans en fonction de leurs comportement et capacité d'apprentissage, selon un document qui a fuité hier (à lire ici en PDF). Ce projet, intitulé «Aide à l'évaluation des acquis en fin d'école maternelle», et présenté comme un «outil de repérage des élèves présentant des risques pour les apprentissages à l'usage des enseignants (en) grande section de maternelle», vise à classer les élèves dans trois catégories: «RAS» (rien à signaler), «risque» et «haut risque».

Forcément, du côté des syndicats, on est un peu estomaqué par cette classification qui n'est pas sans rappeler le débat sur l'idenditification dès la maternelle des élèves perturbateurs. La réaction de Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp-FSU, le principal syndicat du primaire.

 

Etiez-vous au courant de ce projet de repérage des élèves?
Absolument pas, nous n'avons eu aucune information préalable, ni sur le fond ni sur le calendrier. On est vraiment tombé du placard. D'où notre surprise et notre colère aujourd'hui.

Colère sur l'idée même, ou sur les modalités?
Le problème n'est pas celui de l'évaluation, les enseignants exercent déjà ce travail au quotidien dans leur classe. Le problème, c'est que ce protocole, s'il devait se confirmer en l'état, introduit une confusion des genres des plus pernicieuses. Certains items portent sur des questions d'ordre médical (vision, audition...), normalement du ressort des médecins scolaires. D'autres sont d'ordre pédagogiques, d'autres encore portent sur le comportement de l'élève.

Ce qui nous scandalise, c'est que l'on puisse faire des amalgames entre des troubles du comportement et ce que l'on pourrait appeler des différences de maturité. On risque de marquer des enfants de cinq, six ans du sceau de l'échec scolaire, là où il s'agit surtout de différences de développement, à un âge où cela change très vite. La maternelle n'est pas une école de tri, de compétition. C'est une école où l'on donne aux enfants le temps de se développer.

Un tel projet n'est-il pas aussi vécu par les enseignants comme une reprise en main ?
C'est l'autre aspect. On assiste depuis un certain temps à une vraie évaluationnite : on demande aux enseignants de cocher des cases à n'en plus finir, au détriment du temps d'apprentissage. Les enseignants n'ont pas besoin de protocoles lourds et inutiles pour savoir observer leurs élèves, repérer leurs difficultés et étayer quand cela est nécessaire.

Faut-il inscrire ce nouveau protocole dans le débat sur le dépistage des troubles du comportement en maternelle, qui avait déclenché un tollé en 2007 ?

Soit le ministère de l'Education nationale ne se soucie pas du travail des enseignants et fonce tête baissée. Soit il s'agit d'une volonté politique d'étiqueter des enfants. Et là il s'agirait en effet d'une façon de faire revenir par la fenêtre ce débat sur les troubles du comportement — cette idée d'identifier de la graine de délinquance, dans la foulée du rapport de l’Inserm qui préconisait en 2005 un dépistage systématique et précoce des enfants perturbateurs. Si cela devait se confirmer, il faudra une démarche unitaire et citoyenne pour s'y opposer.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:03

 13-10-2011-18-06-19-copie-1.jpg

 

In Libération

 

 

Où l'on apprend que le ministère de l'Education compte mettre en place une évaluation des enfants «à risque» dès cinq ans en fonction de leurs comportement et capacité d'apprentissage.

 

Le ministère de l’Education nationale fait des petites cachotteries. Dans un document qui a filtré hier (à lire ici en PDF, publié par l'Agence éducation formation) et qui a aussitôt provoqué un tollé, on apprend ainsi qu’il a mis au point «un outil de repérage» des élèves de grande section de maternelle «présentant des risques pour les apprentissages».

 

Les enfants vont être évalués au premier et au troisième trimestre sur quatre «habiletés» - le comportement en classe, le langage, la motricité et «la conscience phonologique» (des sons). A l’issue d’une phase de «repérage» entre novembre et décembre sur «le comportement à l’école, le langage, la motricité et la conscience phonologique» des élèves, les enseignants devront classer les élèves dans trois catégories: «RAS» (rien à signaler), «risque» et «haut risque».

 

Objectif affiché : «Repérer les besoins de chaque élève en prévision du CP.» «Pas encore 6 ans mais déjà marqués comme à risque, voire à haut risque», proteste le syndicat SE-Unsa, qui ajoute que «les enseignant(e)s de maternelle savent très bien identifier, dans le cadre habituel des activités en classe, les enfants qui ont besoin d'accompagnement particulier. C'est leur métier. Ils n'ont nul besoin d'un dispositif inadapté et pernicieux». Le syndicat a mis en ligne une pétition.

 

La suite...

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 17:49

In Café Pédagogique

 

Par Jean-Louis Auduc

 

C03-24"Cette réforme porte en elle des écueils qui ne pourront être levés par de simples ajustements". En avril dernier, Jean-Michel Jolion, président du comité de suivi Master, avait livré un "rapport d'étape", déjà critique, où il décrivait la situation de souffrance des candidats aux concours d'enseignement. Le rapport final remis le 11 octobre aux ministres de l'éducation et de l'enseignement supérieur, est plus sévère. Jean-Michel Jolion relève que la masterisation a "fragilisé" la formation de certaines  catégories d'enseignants comme les PLP. Il estime que les formations en alternance, encore perçues comme une solution en avril, sont inadaptées. Pire les concours ne préparent pa sà l'exercice du métier et aucune formation professionnelle n'est données aux nouveaux enseignants. Le rapport fait 10 recommandations dont on retiendra une formation professionnalisante pour les étudiants et un nouveau statut pour les IUFM. Le rapport réclame également un plan de recrutement d'enseignants. Des exhortations qui ne sont pas nouvelles. " Peut-être qu'en les récitant une fois de plus elles seront enfin entendues", dit JM Jolion. Aujourd'hui aucun des deux ministres n'a communiqué sur ce rappport...

 

 

Le rapport de Jean-Michel Jolion : « Masterisation de la formation initiale des enseignants : enjeux et bilan » est un réquisitoire sur ce qu’est devenu la formation initiale des enseignants depuis deux ans. Ce rapport reprend les nombreuses critiques entendues lors de la mise en œuvre de la mastérisation et qui n’avaient jamais été entendues par les ministres successifs. Le rapporteur ne s’en cache d’ailleurs pas, puisqu’il conclue ses préconisations par le paragraphe suivant : « Ces quelques préconisations ne sont pas nouvelles et la plupart d'entre elles pour ne pas dire la totalité figuraient déjà explicitement dans les conclusions des rapports Marois et Filâtre et certaines ont été reprises dans les conclusions du rapport Grosperrin. Peut-être qu'en les récitant une fois de plus elles seront enfin entendues. . .  »

 

Dès le départ, le rapport reconnait , ce que tous les observateurs avaient bien noté, que la « réforme » de la formation des maîtres n’avait pas un but d’amélioration du système existant, mais qu’elle «  a principalement été amorcée pour des raisons budgétaires » sans aucune concertation avec les acteurs concernés. Ce rapport souligne également que cette réforme de démantèlement de la formation des maîtres ne pourra pas faire simplement l’objet de quelques aménagements, car « cette réforme porte en elle des écueils qui ne pourront être levés par de simples ajustements. »

 

Il souligne également que des pans entiers du système éducatif ont été les « oubliés » de la mastérisation, comme je l’avais à plusieurs reprises souligné dans divers articles sur ce site concernant l’enseignement professionnel et technologique : « Pour les filières conduisant aux concours des professorats des lycées professionnels (CAPLP) et de l'enseignement technique (CAPET), l'application de la mastérisation est un élément de très forte fragilisation notamment car elle écarte tout un vivier de candidats issus du milieu professionnel… »

 

Concernant les formations en « alternance » mise en place à cette rentrée, le rapport Jolion pointe justement les ambigüités de ce dispositif : « L'alternance ne doit pas simplement être vue comme un moyen détourné de fournir une rémunération a des jeunes et/ou de constituer un vivier de vacataires "stabilisés". Si cela peut et doit concerner les assistants d'éducation, il est évident que leur mission au sein de l'Education Nationale devra alors tenir compte du cursus de master dans lequel ils sont inscrits. Cependant, il semblerait que les conditions financières proposées aux étudiants inscrits au sein de ces masters soient moins bonnes que le statut d'assistant d'éducation ce qui conduit par endroit à une pénurie de candidats. Par ailleurs, là encore, la place du concours rend difficile le démarrage d'une vraie alternance (si elle est conçue uniquement pour le M2) dès le début de l'année universitaire. Sans pour autant imaginer un dispositif exclusivement réservé aux admissibles, il est évident que l'incertitude liée à un concours dont les résultats ne sont connus qu'en novembre ou janvier rend très difficile le travail d'articulation entre le volet académique et le volet professionnel. » On ne saurait mieux dire !

 

Le rapport poursuit par une dénonciation en règle de la place du concours dans l’année et du contenu des concours de recrutement. A l’inverse du rapport Grosperrin qui proposait à terme la suppression des concours pour un recrutement des « mastérisés » par les chefs d’établissement, ce rapport prône une modification des contenus des concours pour qu’ils soient plus en phase avec le métier pour lequel ils recrutent : « Leurs contenus ne tiennent absolument pas compte de l'articulation nécessaire avec le diplôme de master et plus grave encore, ils sont perçus par les étudiants comme complètement déconnectés de l'exercice réel du métier d'enseignant. »

 

Enfin, dans son analyse de la situation, le rapport enfonce le clou sur les contradictions de la mastérisation : place du concours ;  non obligation du stage comme pré-requis pour les épreuves d’admission; absence d’une année de stage véritablement professionnalisante après le concours. « Il est tout à fait possible d'envisager un concours de recrutement sur un contenu qui soit déconnecté de l'exercice d'une profession. Mais cela n'a de sens que si le concours ouvre sur une vraie formation professionnalisante. Dans la réforme mise en place, nous utilisons ce type de concours pour ouvrir directement sur une profession et non sur une formation professionnalisante, la poursuite de la formation durant la première année d'exercice ne pouvant en aucun cas être considérée comme une vraie formation professionnelle. Il est indispensable que les concours soient pleinement articulés avec l'exercice réel du métier. Il est nécessaire que soient enfin étudiées les modalités d'une prise en compte d'une expérience professionnelle et donc des stages dans le processus de recrutement. ».  

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 17:47

In Snuipp

 

 

Dans la suite du rapport de l’INSERM* sur les troubles de conduite des enfants, le ministère s’obstine. Il voudrait maintenant trier les enfants. Dans un document dévoilé ce jour mais jamais soumis aux organisations syndicales, on découvre que le ministre compte mettre en place un dispositif national d’évaluation en maternelle destiné à marquer les élèves comme « à Risque » voire « à Haut Risque ».5 ans et déjà fiché ! Le marquage « à Risque » ou à « haut risque » devrait êtrecommuniqué aux parents. Les élèves seraient alors orientés vers des entrainements obligatoires et formatés.

  

Pour le SNUipp-FSU, ce dispositif est inacceptable. En maternelle, il n’existe pas d’élève à risque. Les différences de maturité et de développement ne peuvent pas être regardés sous le seul prisme de la difficulté scolaire et encore moins de celui des troubles du comportement. La maternelle n’est pas une école de la compétition et du tri. Les enseignants accordent une toute autre attention aux élèves pour qu’ils apprennent, grandissent et s’épanouissent sereinement. Pour cela, les apprentissages se construisent progressivement. Dans ce cadre, les enseignants savent très bien observer et accompagner les élèves qui ont besoin d’aides et d’étayage.

  

Le SNUipp-FSU demande au ministre de renoncer à la mise en place de ce protocole. Dès maintenant, il appelle les enseignants à boycotter ce dispositif de marquage des élèves, s’il devait se mettre en place. Il invite les organisations du collectif « pasdezérodeconduite » et l’AGEEM (Association générale des enseignants de maternelle) à se rencontrer au plus vite pour lancer une grande initiative nationale contre l’étiquetage des élèves.

  

Paris, le 12 octobre 2011

 

* Expertise Inserm sur le « trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent » (2005)

 

 

 

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 17:34

In Alternatives Economiques octobre 2011

 

Excellent dossier sur l'école dans Alternatives Economiques (3,80€) à acheter, à lire et à diffuser ! Un contre argumentaire à SOS Education...

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:35

Ne manquez pas le Hors-série de Charlie Hebdo : "Qui veut la peau de l'école ?" et pour vous donner envie de débourser 6 € : le sommaire et l'édito de Sylvie Coma.

 

charlie ecole 1

charlie ecole 2

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:07

 

In Le Monde

 

 

Le dossier est explosif. Peut-on, dès la maternelle, repérer les enfants "à risque" et à "haut risque" ? Passer au crible les comportements et les apprentissages des élèves dès 5 ans ? L'idée devait être proposée par le ministère de l'éducation nationale aux inspecteurs reçus par petits groupes, rue de Grenelle, à compter du mercredi 12 octobre. Objet des réunions : l'éventuelle mise en place d'une évaluation de tous les élèves de grande section de maternelle. Un livret appelé "Aide à l'évaluation des acquis en fin d'école maternelle", que Le Monde s'est procuré, détaille précisément, en vingt-deux fiches, un protocole très normé.
 

L'évaluation est prévue en trois phases. Entre novembre et décembre, une première phase dite de "repérage" : l'enseignant passerait au crible le comportement à l'école, le langage, la motricité et la "conscience phonologique" des élèves. La deuxième phase consisterait en un "entraînement progressif (…) avec les enfants repérés à risques lors de la phase1". Enfin, une étape bilan, entre mai et juin, permettrait de faire le point sur les acquis des élèves par des "séries d'épreuves collectives ou en petits groupes – d'une durée d'environ trente minutes par série".

CLASSEMENT DES ENFANTS EN TROIS CATÉGORIES

Une partie du livret d'évaluation porte sur le "devenir élève". Une façon politiquement correcte d'évoquer le comportement des enfants. L'enseignant devrait, entre autres, noter si l'élève "respecte les autres" et "contrôle ses émotions". "L'enfant devenu élève agit de manière à respecter l'intégrité de toutes les personnes et de son environnement ; il ne les agresse pas, il a recours à la parole en cas de désaccord ou de conflit", peut-on lire dans le document. On n'est pas loin du bilan médical – et confidentiel – que les médecins faisaient passer aux enfants dans leur 6e année. Le protocole prévoit d'ailleurs d'"articuler le bilan de santé et l'évaluation des acquis".

 

Enfin, le vocabulaire choisi risque de faire grincer des dents, de même que le classement des enfants en trois catégories : "RAS" (pour "rien à signaler"), "risque" et "haut risque". Le maître devrait remplir une "fiche élève" et une "fiche classe" reprenant les "scores" obtenus par les enfants aussi bien pour leur comportement que pour leur maîtrise du langage, leur motricité ou leur conscience des syllabes (phonologie).

 

Ainsi, un enfant qui, à 5 ans, obtiendrait moins de 2 points en comportement à l'école serait classé "à haut risque". Une approche qui n'est pas sans rappeler la proposition faite par le secrétaire d'Etat à la justice, Jean-Marie Bockel, en novembre 2010, de repérer les troubles du comportement dès 3 ans. Ou encore une expertise de l'Inserm, rendue publique en septembre 2005, qui pointait l'insuffisance du "dépistage du trouble des conduites" chez les enfants.

 

 

"CELA RESTE UN CHOIX INDIVIDUEL"

Le nouveau dispositif se présente comme un outil de lutte précoce contre l'échec scolaire. Pas sûr que l'argument convainque les organisations syndicales. L'évaluation en maternelle n'est pas tout à fait nouvelle, mais le dispositif actuel est facultatif : il s'agit d'une liste de fiches, proposées comme un outil que les enseignants utilisent ou non. "Cela reste un choix individuel", témoigne Laetitia Bordeau, 35 ans, professeure des écoles dans le Val-d'Oise. "Evidemment qu'en évaluant les élèves, on est aussi attentif à leur comportement, et ce dès la petite section de maternelle, l'idée étant de les préparer au mieux au CP, reconnaît-elle. Il faut aider l'enfant à devenir élève. Mais de là à le cataloguer…" Ce nouveau protocole d'évaluation pose, de fait, la question du rôle de l'école maternelle. "Les enseignants savent très bien identifier les enfants qui ont besoin d'un accompagnement particulier", estime Christian Chevalier, secrétaire général du SE-UNSA. "Ils n'ont nul besoin d'un dispositif inadapté qui va transformer la maternelle en structure de sélection, alors qu'elle n'a pas vocation à trier les élèves", s'insurge-t-il.

 

Même constat, inquiet, de la part de Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire de l'éducation nationale : "Tests en CE1, en CM2, et aujourd'hui en maternelle… L'évaluation gangrène tout le système. La place que la maternelle accordait au jeu, au plaisir quotidien, me semble aujourd'hui fortement menacée par ce type de procédé." Dans le livret à destination des enseignants, il est précisé que "les taux nationaux de réussite seront calculés sur échantillon représentatif et diffusés pour permettre à chaque école de se situer par rapport à une valeur nationale". Revoilà exactement ce dont les enseignants ne veulent pas : une possible publication des résultats école par école, donc un palmarès des meilleurs établissements dès la maternelle ! "En évaluant toutes les écoles, on crée un potentiel instrument de classement que quelqu'un finira bien par exploiter", craignait déjà Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, à propos des évaluations mises en place à l'école élémentaire en 2008.

 

MARCHE ARRIÈRE FACE AU TOLLÉ DES TESTS RENDUS PUBLICS

 

La suite...

 


 

 


 In SE-UNSA

5ans.jpg

Pas encore 6 ans, mais déjà marqués comme « à Risque », voire « à Haut Risque » !

 


C'est ce qui guette les enfants de cinq ans qui n'obtiendront pas « le score » fixé par le dispositif national d'évaluation en maternelle que l'Éducation nationale s'apprête à imposer dans toutes les écoles.

 

Les enfants scolarisés en grande section seront testés par leur enseignant selon un protocole relevant d'ordinaire des médecins scolaires. Ils subiront ensuite une succession de séances d'entraînement formatées et passeront en fin d'année, dans un cadre inhabituel et stressant, plusieurs épreuves collectives et individuelles au format contestable.

 

Des enfants de cinq ou six ans, seront alors déclarés en échec avant même l'entrée au Cours Préparatoire, alors qu'à cet âge, quelques mois de plus ou de moins engendrent des différences de maturité importantes.

 

Professionnels de l'Éducation, parents, citoyens,

 

Nous refusons cet étiquetage des enfants. Nous dénonçons la confusion entre compétences scolaires et comportements qu'induisent certains items du protocole d'évaluation. Nous nous opposons à l'amalgame entre le médical et le pédagogique. Nous récusons une conception caricaturale des premiers apprentissages. Nous refusons la pression scolaire dès 5 ans. 

 

Nous nous engageons pour que l'école maternelle reste un lieu épanouissant où chaque enfant peut vivre une première scolarité réussie.

 

La pétition

  

 

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 18:50

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