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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:37

http://1.bp.blogspot.com/-wWd6zElqcMg/URu5yMF-I9I/AAAAAAAAACM/Tesb0qH5tmA/s320/logo01.jpg

In le blog de Yann Bisiou 

 

Il y a 15 jours j'écrivais ceci au courrier des lecteurs du Monde en réaction à l'article intitulé "l'école ou le triomphe du corporatisme" :
"Que Le Monde soutienne la vision "sociale-démocrate" de l'éducation est un choix éditorial que je respecte, même si je ne le partage pas. Mais que Le Monde perde toute distance critique, renonce à un minimum d'analyse et de mise en perspective des points de vue pour relayer un "élément de langage" de cabinet ministériel m'a profondément choqué et rappelé les mauvais souvenir de la rupture sur l'enseignement secondaire puis sur la loi LRU...
 
S'il n'y a pas encore de fracture, il y a un décalage croissant entre les attentes des électeurs enseignants de F. Hollande et le projet que porte aujourd'hui son gouvernement. Cet opposition entre deux visions de l'éducation, ses conséquences pour l'avenir du parti socialiste sont autant d'enjeux et de débats sur lesquels ont attend l'analyse des journalistes du Monde, bien loin d'un article péremptoire."
 
Je vous invite à lire cette lettre publiée sur le blog "C'est classe": Profs-PS: "Une incompréhension profonde".... On retrouve cette même interrogation sur la fracture croissante entre le parti socialiste et le milieu enseignant.
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:31

In Café Pédagogique

 

La dernière réunion de concertation entre la Ville de Paris et les parisiens sur les rythmes scolaires aura été fidèle aux précédentes. Le 25 février, à la Halle Carpentier dans le 13ème arrondissement parisien, un millier d'enseignants, personnels de la Ville et parents ont chahuté le maire, le recteur et les élus du secteur. Aux arguments habituels contre la réforme des rythmes, sont venues s'ajouter les annonces de V Peillon du 24 février sur les congés d'été. Au terme de deux heures d'une réunion agitée, chaque camp est ressorti persuadé qu'il a raison. Le dialogue n'a pas eu lieu.

 

Cette réunion marquait la fin de la seconde phase de consultation entreprise par la municipalité parisienne. Lundi 25 février le maire réunissait la dernière réunion publique. Suivront maintenant des rencontres dans les écoles avec les élus locaux et un dernier tour de table avec les syndicats et les parents en mars avant que le Conseil de Paris prenne sa décision sur les rythmes scolaires. Le Conseil tiendra compte également de la consultation des parisiens sur Internet qui a déjà réuni 10 000 contributions.

 

Il fallait la forte sonorisation de la Halle Carpentier, taillée pour dominer les rencontres sportives, pour que le maire et ses invités puissent se faire entendre. Deux camps se sont nettement opposés. D'un coté le maire, le recteur et une petite partie de l'assistance, acquis à la réforme des rythmes. De l'autre les syndicats d'enseignants parisiens, Snuipp, Se-Unsa, Sud, FO, Cgt et quelques syndicats du personnel municipal vent debout contre la réforme. Durant deux heures ils ont répondu aux propos du maire avec des cris, des huées, des chants et des slogans dans une atmosphère survoltée.

 

 

La suite...

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:17
C03-43.jpgReçu aujourd'hui ce mail :
 
Bonjour,

dans le cadre des mardis du mouvement mis en place par l'UMP, la droite forte (mouvement de l'UMP) souhaite organiser une grande convention autour de la thématique de l'Ecole.

A cette fin, Camille Bedin, secrétaire général adjoint et moi-même aurions souhaité vous auditionner.

Me tenant naturellement à votre disposition pour convenir d'un rendez vous, si vous le souhaitez.

Respectueuses salutations,

Anne-Laure BLIN
 

Réponse :  
 

La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative (perte progressive de neurones) incurable du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire. C'est la forme la plus fréquente de démence chez l'homme. Elle fut initialement décrite par le médecin allemand Alois Alzheimer en 1906[1].

Les causes exactes de la maladie d'Alzheimer restent encore inconnues. Des facteurs génétiques et environnementaux contribueraient à son apparition et à son développement. Il existe cependant des facteurs de risques connus : certaines anomalies génétiques, des facteurs de risque cardio-vasculaires ou encore l'intoxication à certains métaux lourds.Le premier symptôme est souvent des pertes de souvenirs (amnésie), se manifestant initialement par des distractions mineures, qui s'accentuent avec la progression de la maladie. Les souvenirs plus anciens sont cependant relativement préservés. L'atteinte neurologique s'étend par la suite aux cortex associatifs frontaux et temporo-pariétaux, se traduisant par des troubles cognitifs plus sévères (confusions, irritabilité, agressivité, troubles de l'humeur et des émotions, des fonctions exécutives et du langage) et la perte de la mémoire à long terme. La destruction des neurones se poursuit jusqu'à la perte des fonctions autonomes [réf. nécessaire] et la mort[2].Le diagnostic de la maladie d'Alzheimer repose essentiellement sur l'interrogatoire, des tests neuropsychologiques et sur la mise en évidence d'une atrophie corticale qui touche d'abord le lobe temporal interne et notamment l'hippocampe, régions importantes pour la mémoire. Elle est généralement diagnostiquée à partir de l'âge de 65 ans[3]. Des formes précoces, plus rares (moins de 5 % des patients), peuvent cependant apparaître beaucoup plus tôt. Les premiers signes de la maladie d'Alzheimer sont souvent confondus avec les aspects normaux de la sénescence, une dépression, un stress ou d'autres pathologies neurologiques comme la démence vasculaire. Elle fut ainsi sous-diagnostiquée jusque dans les années 1960.La vitesse et l'évolution de la maladie sont variables d'un individu à l'autre, ce qui rend difficile tout pronostic précis. L'espérance de vie varie ainsi de 3 à 8 ans selon l'âge du patient au moment du diagnostic[4],[5]. Avec l'évolution de la maladie, les patients souffrent parfois de rejet de la part de la société et de leur famille[6],[7].Il n'y a actuellement pas de traitement qui diminue la progression de cette maladie. Les soins proposés sont principalement d'ordre palliatif et n'ont qu'un effet limité sur les symptômes. La stimulation cognitive, l'exercice physique et un régime alimentaire équilibré pourraient retarder l'apparition de troubles cognitifs chez les personnes âgées[8]. Parce que la maladie d'Alzheimer ne peut être guérie et qu'elle est dégénérative, le patient s'appuie sur les autres pour l'aider. Le rôle de l'aidant principal est primordial[9] ,[10],[11],[12].La maladie d'Alzheimer touchait environ 26 millions de personnes dans le monde en 2005 et pourrait en toucher quatre fois plus en 2050[13], ce qui équivaudrait alors à 1 personne sur 85[14]. Dans les pays développés, la maladie d'Alzheimer est l'une des pathologies les plus coûteuses pour la société[15],[16].
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 21:40

In blog Mathieu Lepine

        

Il y a quelques jours lors d’un déplacement dans la Marne, le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, faisait la promotion des emplois d’avenir professeur (EAP). Par la même occasion, il se félicitait de la signature de près de 2500 contrats depuis le lancement du dispositif mi-janvier. Ces emplois ont vocation à « faciliter l’insertion professionnelle et la promotion sociale des jeunes (boursiers) dans les métiers du professorat ». Ayant fait parti de la toute première génération d’étudiants à subir la masterisation, je m’intéresse bien évidemment aux évolutions qui pourraient être apportées à la formation des enseignants. Par ailleurs, entant que militant au Parti de gauche (et donc au Front de gauche), je ne peux que soutenir tout dispositif qui permettrait de lutter contre le déterminisme social. Cependant, tels qu’ils sont aujourd’hui présentés, les EAP n’apparaissent pas comme un dispositif pertinent pour former les futurs enseignants et permettre aux jeunes issus des milieux populaires et des quartiers d’entrer dans ce métier. Pire, à travers la flexibilité du temps de travail ou encore la mise en place de contrats de droit privé, ils participent à la dégradation de la notion de service public d’éducation.

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L’emploi d’avenir professeur, un emploi flexible

Les emplois d’avenir professeur sont destinés « aux étudiants boursiers sur critères sociaux inscrits en deuxième année de licence ou, le cas échéant en troisième année de licence ou en première année de master, âgés de vingt-cinq ans au plus et se destinant aux métiers de l’enseignement ».

Les EAP sont des emplois à temps partiel pour « une durée hebdomadaire de 12 heures en moyenne ». En moyenne…, ce qui veut donc dire que le temps de travail de l’étudiant signant ce type de contrat sera flexible selon les besoins. Sous des airs vertueux se cache donc en réalité la volonté d’accentuer la flexibilité du temps de travail dans le service public.

Pire, bien que participant à « l’exécution du service public de l’éducation nationale », l’étudiant s’engageant dans un EAP signera un contrat de droit privé. Il ne bénéficiera donc pas des mêmes droits que ses collègues. En cas d’arrêt maladie, il sera par exemple soumis à la législation du privé concernant le jour de carence (trois jours dans le privé tandis que dans le public le jour de carence mis en place sous Sarkozy sera bientôt abrogé).

L’emploi d’avenir professeur est un contrat d’un an renouvelable seulement deux fois. Par ailleurs, en cas de renouvellement de son contrat, l’étudiant peut être contraint de changer d’affection. Là encore c’est l’instabilité qui règne. Aucune assurance d’avoir un poste à chaque rentrée, ni même, malgré un renouvellement, de rester dans l’établissement dans lequel on a travaillé pendant un an et noué des relations. Concernant les éventuels redoublants, le contrat n’étant renouvelable que deux fois, il ne leur sera par permis de profiter du dispositif jusqu’à l’obtention du concours…

Concernant le salaire, l’étudiant sera rémunéré sur la base du SMIC horaire soit 490,36 euros bruts (versé durant les douze mois du contrat). Ne bénéficie en réalité de la bourse de service public que les étudiants « qui en font la demande » et qui « s’engagent à préparer et à se présenter aux concours de recrutement d’enseignants du premier ou du second degré ». On peut donc très bien s’engager dans un EAP sans nécessairement se présenter à un concours. Ce dispositif n’est donc en rien un dispositif de pré-recrutement d’enseignants comme voudrait le faire croire le gouvernement.

 

Des missions floues qui laissent libre cours à toutes les interprétations

L’EAP effectue une « activité d’appui éducatif » qui peut évoluer selon son niveau d’étude. Ainsi, un jeune en deuxième année de licence sera en position d’ « observation active des différents niveaux d’enseignement, des différentes fonctions de l’école ou de l’établissement ». On peut également lire sur le site officiel de l’administration française (service-public.fr) que « l’emploi d’avenir professeur peut effectuer des missions semblables à celles d’un assistant d’éducation (ASEN)».

Quel est donc l’intérêt pour un étudiant en licence 2 de signer ce type de contrat si ses missions s’apparentent à celle d’un ASEN, qui lui signe un contrat de droit public renouvelable 5 fois (donc six ans maximum contre 3 pour l’EAP) ? Par ailleurs, ayant été assistant d’éducation à plusieurs reprises, je sais que ce type de poste permet de mieux connaître la vie d’un établissement scolaire (ce qui n’est pas négligeable quand on se destine à une carrière dans l’éducation nationale), cependant il ne forme en rien au métier d’enseignant.

Il est aussi stipulé que « l’ensemble des titulaires d’EAP participent aux activités de soutien et d’aide ou d’accompagnement individualisés organisées dans l’école ou l’établissement ». Des tâches qui s’apparentent fortement à celles d’un assistant pédagogique, signant cependant lui aussi un contrat de droit public pouvant se renouveler sur six ans.

Pour les étudiants en L3 ou en M1 les missions changent. Il s’agit alors d’une « pratique accompagnée intégrant une prise en charge progressive de séquences pédagogiques en présence et sous la responsabilité de l’enseignant. En master 1, la participation à l’évaluation d’activités peut aussi être envisagée ». La mission de l’EAP s’apparente alors davantage à une mission d’enseignement, ce qui contraste énormément avec celle de l’étudiant en L2. Cependant le salaire, le contrat de travail et l’amplitude horaire restent les mêmes !

En cette période de pénurie d’enseignants dans certaines matières et régions, on peut penser que l’obligation de la présence du tuteur lors des séances prises en charge par l’EAP ne sera pas toujours respectée… D’autant que le recrutement des emplois d’avenir se fait en priorité vers les régions et matières déficitaires. L’emploi d’avenir professeur deviendrait dans ce cas l’équivalent d’un professeur remplaçant (salaire et statut en moins).

Une multitude de tâches peuvent donc être confiées à l’EAP. De la simple surveillance d’une salle de permanence à la prise en charge d’une séance, en passant par de l’accompagnement individualisé. Il ne bénéficie cependant pas des mêmes droits que celles et ceux qui au sein du même établissement remplissent les mêmes missions que lui. Ainsi, l’emploi d’avenir professeur s’apparente davantage à un nouveau type de précariat qu’à une formation qualifiante.

 

A l’époque où j’étais moi-même assistant d’éducation, avec mon contrat de droit public, renouvelable cinq fois, j’ai rempli la majeure partie des missions que l’on confie aujourd’hui à un EAP. J’ai fait de l’accompagnement personnalisé, de l’aide aux devoirs, j’ai assisté à des séances aux cotés d’élèves en difficultés afin de les seconder… Grâce à la bienveillance d’une collègue enseignante d’histoire-géographie, j’ai même pu assister à des séances en tant que simple observateur et prendre en charge la totalité d’une séquence d’une classe de sixième (en sa présence bien évidemment). Elle m’a ensuite permis de préparer et corriger moi-même les contrôles pour cette classe. Enfin, j’ai pu, avec l’aval de la direction, participer à un conseil d’administration afin de mieux connaître les rouages d’un établissement scolaire.

Quel est donc l’intérêt que de signer un EAP, qui est un contrat de droit privé renouvelable uniquement deux fois, si c’est pour remplir les mêmes tâches qu’un ASEN qui a lui un contrat de droit public renouvelable cinq fois ?

 

Un dispositif qui ne se donne pas les moyens de remplir ses objectifs

Les EAP sont présentés comme l’un des grands axes de la réforme de la formation des enseignants, devant faciliter l’insertion des jeunes boursiers dans le métier. Cependant le dispositif mis en place par le gouvernement ne répond en rien aux problèmes que rencontrent les étudiants désirant passer des concours de l’enseignement. Par ailleurs, il ne permettra pas de lutter efficacement contre le déterminisme social.

Proposer à des étudiants qui préparent un concours et doivent en même temps obtenir leur diplôme universitaire, de travailler, c’est renforcer leur chance d’échouer. En effet, ils ont face à eux des jeunes, qui ont la chance de pouvoir être aidés financièrement par leur famille, et qui peuvent donc consacrer la totalité de leur temps à leurs études. Plutôt que de pousser les boursiers à se salarier, le gouvernement devrait leur proposer une bourse d’autonomie (sur critères sociaux).

 

Pour avoir passé deux fois le CAPES d’histoire-géographie, je sais quelle est la difficulté que de préparer un tel concours. Cela demande du temps, énormément de temps, notamment pour pouvoir assister aux nombreuses heures de cours (CM et TD) proposées dans les universités. Des cours essentiels si l’on veut avoir accès non seulement à un maximum de connaissances mais surtout aux connaissances fondamentales. Il faut par ailleurs consacrer un certain temps à la lecture d’ouvrages de références, à la mise en place de fiches de révisions… Un grand nombre de tâches qui sont difficilement conciliables avec une activité professionnelle.

 

Si la masterisation a renforcé les inégalités, ce ne sont pas de simples rustines qui permettront d’y remédier. Les emplois d’avenir professeur ont pour objectif, d’après le ministre de l’Education nationale, de faciliter l’insertion professionnelle de jeunes boursiers dans les métiers du professorat. Le gouvernement prétend ainsi vouloir lutter contre le déterminisme social. Cependant, s’attaquer à ce problème au niveau de la licence 2 c’est donner un coup d’épée dans l’eau. En effet, la sélection sociale se fait bien en amont. D’après l’observatoire des inégalités, les enfants d’ouvriers et d’employés représentent seulement 26.1% des étudiants en licence tandis que leurs parents représentent eux 52% des actifs occupés !

 

Si les emplois d’avenir professeur sont « l’un des grands axes de la réforme de la formation des enseignants », la crise des vocations dans l’Education nationale a de grandes chances de perdurer…

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 21:17

In Médiapart

 

L’annonce a fait l’effet d’une douche froide. En Seine-Saint-Denis, de nombreux collèges en zone d’éducation prioritaire ont appris ces jours-ci que leur dotation horaire globale (DHG), qui détermine les postes et les effectifs par classe pour la rentrée prochaine, était soit en stagnation soit en baisse. Une claque après une année scolaire déjà très chaotique dans ce département marqué par cinq ans de suppressions de postes. Au vu des dotations horaires annoncées, la rentrée 2013 s’annonce ici tout aussi difficile dans certains établissements que la rentrée 2012, préparée par la droite.

 

Au collège Henri-Barbusse de Saint-Denis, après une grève le vendredi 15 février, les enseignants rejoints par quelques parents ont décidé d’occuper leur collège dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. « Comment se fait-il que les moyens accordés à notre établissement, un des plus touchés par les inégalités, continuent de diminuer, comme sous la droite, alors que le ministre Vincent Peillon a annoncé une augmentation des budgets ? » s’interroge Jérôme Martin, professeur de français. Il s’étonne que du côté du rectorat les mêmes méthodes que sous le gouvernement précédent aient cours. « Les effectifs des élèves pour notre collège, comme depuis trois ans, sont à nouveau sous-estimés », dénonce-t-il, chiffres à l’appui pour les trois dernières années. Un procédé commode pour ne pas ouvrir de postes d’enseignant, dont ont usé et abusé les rectorats ces dernières années.

 
Occupation du collège Henri-Barbusse de Saint-Denis..Même incompréhension au collège République de Bobigny, le conseil d’administration où devait être avalisée la dotation horaire a été boycotté par les représentants des personnels, des parents d’élèves mais aussi ceux du conseil général et de la ville. Dans cet établissement, quatre postes sont supprimés alors que les effectifs augmentent. « On nous impose des heures sup pour ne pas avoir à créer de postes », affirme une enseignante du collège, décrivant là encore un mode de gestion dans la continuité des années Sarkozy. Statutairement, les enseignants ne peuvent refuser une heure supplémentaire si elle leur est proposée. Ces dernières années, pour faire face aux suppressions de postes, les rectorats ont bien souvent utilisé ce levier et semblent bien décidés à continuer de le faire.       

 

Au collège Politzer de Montreuil, classé « RRS », et donc prioritaire, la dotation horaire est là aussi stable et le nombre d’heures sup augmente pour les mêmes raisons. Surtout, les effectifs calculés au plus juste « oublient » la vingtaine d’élèves de classes d’accueil, ces élèves non-francophones appelés à rejoindre une classe “classique” en cours d’année. « Ils ne pourront être intégrés, les classes étant déjà surchargées », s'inquiète Charlotte Ballay-Dally, enseignante d’anglais syndiquée à Sud-Éducation. Une grève très suivie a donc eu lieu vendredi.

 

 

La suite pour les abonnés...

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:55

http://media.paperblog.fr/i/215/2150311/camping-familial-L-1.jpeg

In Les Echos

 

Les professionnels du tourisme saluent la prise en compte des « réalités économiques » et l'esprit de concertation de Vincent Peillon.(...)

 

Tu m'étonnes !   2 zones c'est déjà bien, non ? lire ici

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:46

http://4.bp.blogspot.com/-XaKa5hnRvEo/T8CcC3fv5yI/AAAAAAAADI0/SE4mjLZ8oIo/s1600/mouche1.gif

In NouvelObs

Alors qu'il peine déjà à imposer la semaine de 4,5 jours à la rentrée, Vincent Peillon promet des vacances d'été plus courtes.

Mais on ne peut tout de même pas croire à un acte de candeur de la part du locataire de la rue de Grenelle. S’il n’a pas prévu un tel emballement médiatique, il est suffisamment aguerri pour savoir que ce genre de fausse "annonce" risque de déclencher une avalanche de réactions. Au risque d’être contre-productive. "C’est d’autant plus fâcheux que ce débat vient occulter l’essentiel, à savoir la refondation de l’école" , regrette Bernard Toulemonde, ancien recteur et inspecteur général honoraire de l’Education nationale. Alors pourquoi lancer cette petite bombe ? En faisant cela, il risque de s’aliéner tout à la fois les parents, inquiets de ces chambardements estivaux, et les professeurs, mécontents de voir leurs congés diminuer.

Monnaie d'échange ?

A moins qu’il ne veuille ainsi sauver les meubles, en introduisant un nouvel argument dans le débat sur les rythmes scolaires qui tourne à l’aigre ? Avec des grandes villes comme Montpellier et Lyon qui refusent de passer aux 4,5 jours d’école par semaine à la rentrée prochaine, le ministre peut avoir besoin de nouvelle monnaie d’échange. "Je comprends cette annonce comme une manière de relancer le dialogue avec les collectivités et les enseignants", estime Jacques Bourgoin, maire de Genevilliers (92) et professeur de mathématiques. "Il est possible que d’ici quelques jours, le ministre en revienne à la semaine de 4 jours et qu’il augmente le nombre de semaines scolarisées sur l’année…".
 
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:33
 
Dans le cadre de la politique de la ville le gouvernement va revoir la carte des quartiers prioritaires. Ces derniers passeraient de 2 500 à 1 000. La carte de l’éducation prioritaire pourrait être redessinée elle aussi, alors que s’ouvrent des discussions avec la rue de Grenelle.

 

Le Comité interministériel des villes réuni le mardi 19 février a présenté 27 mesures censées signer « le retour de l’État dans les quartiers » selon le premier ministre. Dire qu’il y a urgence dans les quartiers concernés par la politique de la ville tombe sous le sens. En moyenne le taux de chômage y est de 22,7%, un tiers des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, un quart des jeunes y sont en échec scolaire et les inégalités persistent et s’aggravent entre les banlieues et le reste du territoire. Mais pour autant, le ministre délégué à la ville François Lamy a prévenu : la relance de la politique de la ville se fera à moyens constants. Difficile de promettre la lune dans ces conditions. C’est même plutôt un serrage de ceinture qui s’annonce puisque le budget de 500 M€ du ministère de la ville alloué chaque année à 2 500 quartiers défavorisés, ne devrait plus en toucher que 1 000 dès la mise en œuvre du plan. Ce dernier commencera donc par une redéfinition de la carte de la politique de la ville qui devra désigner « les quartiers prioritaires » (1 000 au total donc), dans lesquels seront mises en œuvre les mesures des politiques de la ville.

L’éducation prioritaire dans moins de quartiers ?

Pour ce qui concerne l’éducation, les mesures annoncées constituent pour l’essentiel une reprise de celles contenues dans le projet de loi pour l’école ou dans différentes circulaires déjà annoncées. Sur les 27 mesures de la politique de la ville c’est la 8e qui touche directement à l’école. Elle prévoit la mise en convergence de « l’éducation prioritaire avec la future géographie de la politique de la ville, en tenant compte des établissements scolaires comportant une proportion majoritaire d’élèves issus des quartiers prioritaires ». C’est à l’aune de ce redécoupage « qu’il faudra cibler la répartition des moyens que l’éducation déploie au titre de la Refondation de l’école » (scolarisation des moins de trois ans, plus de maîtres que de classes, affectation d’EVS). Par ailleurs, les villes abritant un quartier prioritaire devront conclure systématiquement un programme de réussite éducative. Enfin, l’État entend « organiser la participation des services académiques à la préparation des contrats de ville et leur signature par les recteurs ».

Ouverture de discussions rue de Grenelle

De son côté, le ministère vient d’ouvrir un chantier de réflexion avec les organisations syndicales sur l’avenir de l’éducation prioritaire. Vendredi dernier, le SNUipp a posé des premières exigences :

- besoin de clarification à propos de dispositifs devenus des “mille-feuilles” illisibles
- nécessité de mieux articuler et coordonner ce qui relève de la politique de la ville et de l’Éducation nationale,
- révision de la cartographie de l’éducation prioritaire avec en son sein des aides d’intensité diverse, révisables de manière pluriannuelle en fonction des besoins et de l’évolution des réussites des élèves,
- maintien d’une labellisation « éducation prioritaire » sur des territoires avec des ciblages à partir des écoles primaires et non des secteurs collèges.

Rien ne sera décidé pour la rentrée 2013. D’autres sujets ( taille des classes, formation et accompagnement des équipes, création de nouveaux métiers aux côtés des enseignants, coordination des actions...) seront aussi à évoquer dans les prochaines séances. Pour le SNUipp, le chantier de l’éducation prioritaire est d’une grande importance. C’est en priorité dans ces écoles que se joue l’amélioration de la réussite des élèves.

Voir :
- les vingt-sept mesures du CIV

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:29

In Marianne

C03-24Confronté voici quelques jours à sa première grève nationale, critiqué par une bonne partie des syndicats enseignants, Vincent Peillon, en charge de l'Education nationale, est en passe de devenir l'un des ministres les plus contestés du gouvernement.   

 Confronté voici quelques jours à sa première grève nationale, critiqué par une bonne partie des syndicats enseignants, Vincent Peillon, en charge de l'Education nationale, est en passe de devenir l'un des ministres les plus contestés du gouvernement. Et c'est un paradoxe - sinon une injustice -, car l'intéressé est aussi l'un de ceux qui s'étaient le plus méticuleusement préparés à leur charge et avaient le plus réfléchi aux réformes nécessaires. Stupéfiant retournement de situation, dont il importe, donc, de comprendre les raisons.

Des ministres faibles ou inconsistants, il n'en manque pas dans l'équipe de Jean-Marc Ayrault. Mais Vincent Peillon ne fait assurément pas partie du lot. Philosophe cultivé, il est au contraire l'un des rares qui soient dotés d'une forte personnalité. Lui avait préparé les réformes qu'il souhaitait conduire. A la différence d'un Pierre Moscovici qui a hérité du ministère des Finances par ambition, presque par hasard, et qui, dandy dilettante à la manière de son ex-mentor Dominique Strauss-Kahn, n'a jamais pris la peine d'apporter sa pierre à une refondation ou à l'enrichissement de la doctrine économique des socialistes, Vincent Peillon avait, lui, pour l'éducation une véritable passion. Il aurait donc pu - c'est le premier des paradoxes - être un grand ministre.

Le second paradoxe, c'est que l'Education nationale a aussi été l'un des atouts de François Hollande pendant la campagne présidentielle. Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, la politique de réduction à marche forcée des effectifs publics a fait des ravages : au total, ce sont près de 80 000 postes d'enseignants qui ont été supprimés en cinq ans. Avec sa promesse d'inverser le cours des choses et de créer 60 000 postes, le candidat socialiste avait redonné de l'espoir aux enseignants.

Cet espoir, Vincent Peillon l'a consolidé, tout au long de la campagne présidentielle, en détaillant le projet socialiste, et la refondation de l'école qu'il prévoyait, dont la réforme des rythmes scolaires n'était que l'un des volets. A l'époque, le projet a été applaudi, car la plupart des observateurs, syndicats d'enseignants compris, étaient d'accord pour constater que la réduction à quatre jours de cours par semaine en primaire, décrétée en 2008 par Nicolas Sarkozy, n'était pas conforme à l'intérêt des écoliers. Puis, l'espoir est retombé. Avant de céder le terrain à la morosité, voire à la colère.

De mystère, il n'y en a guère : c'est la politique d'austérité qui progressivement a fait sentir ses effets.

Le premier signe est venu dès la campagne présidentielle, quand François Hollande a fini par convenir - d'abord du bout des lèvres - que les 60 000 fameuses créations d'emplois dans l'éducation auraient une contrepartie qui initialement n'avait pas été annoncée : des suppressions de postes en nombre équivalent dans d'autres ministères.

Le budget pour 2013 est ensuite venu conforter cette désillusion, avec des crédits sous forte contrainte, hormis ceux débloqués pour les créations de postes. Puis il y a eu la confirmation que la politique salariale d'austérité conduite par Nicolas Sarkozy pour la fonction publique serait maintenue. Alors qu'aucune mesure de revalorisation générale du point d'indice qui sert de base au calcul des salaires des fonctionnaires n'est intervenue depuis 2010 - et encore, cette année-là, le gouvernement de François Fillon s'était-il montré chiche, avec une hausse de seulement 0,5 % -, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a fait le choix de maintenir ce gel. Circulez, il n'y a rien à négocier !...
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 18:17

In Café Pédagogique

 

V.Peillon annonce la réforme du bac et la réduction des vacances d'été à 6 semaines

 

Déjà très contesté par les enseignants du primaire, le ministre de l'éducation nationale annonce sur BFM TV, le 24 février, son intention de réformer les congés d'été, un symbole pour tous les enseignants, et le bac, un monument national. Vincent Peillon a repris des orientations qui ne sont pas nouvelles. Mais parler de ces projets dans une émission télévisée c'est faire une annonce. Au moment où la réforme des rythmes scolaires se passe si mal, n'est-ce pas un pont trop loin ?

 

.../...

Une anomalie en Europe ?

 

V. Peillon déclare qu'il y a 40 semaines de cours en Allemagne, laissant entendre que c'est la norme européenne. Mais est-ce exact ? Le régime des vacances en Allemagne diffère d'une région à l'autre. Effectivement en Bade-Wurtemberg on compte 12 semaines de vacances dont la moitié en été. Mais on en compte 13 en Bavière, à Berlin, à Hambourg et en Rhénanie Pfalz par exemple. La Finlande compte 16 semaines de congés annuels, l'Italie 17, l'Espagne 15 et le Royaume-Uni 13. En Europe, seuls le Danemark, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont des vacances d'été inférieures à 8 semaines, avec 6 semaines dans ces trois cas. Seize pays européens ont des vacances d'été de 9 semaines et plus. Le record est à chercher en Lettonie et Estonie avec 13 et 12 semaines. Mais Chypre, la Finlande, la Hongrie, l'Islande, la Roumanie, la Slovaquie et la Suède ont deux mois et demi de congés d'été. Avec 6 semaines de congés d'été, la France s'alignerait sur l'exception et non la norme.

 

 

On l'aura compris au passage : aucun pays européen n'applique les rythmes souhaités par les chronobiologistes, le fameux 7 semaines de cours suivis par 2 semaines de vacances. Et on aurait du mal à trouver un lien entre les résultats aux évaluations internationales et l'organisation des congés.

 

La durée du temps d'enseignement varie aussi beaucoup en Europe. Mais la France avec ses 864 heures au primaire et 1108 en seconde fait partie des pays où il y a le plus d'heures. Seuls le Luxembourg et le Portugal en ont davantage.

 

La suite...

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Organisation du temps scolaire en Europe 

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Rythmes
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