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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 10:16

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D’un côté : 31 écoles totalement fermées (sur 36) et 5 partiellement (historique !) ; des enseignants rejetant une réforme bricolée et souhaitant, à l’unanimité, un report en 2014.

De l’autre : un Maire, M. Malandain (PS),  refusant toute communication ; brouillant les pistes (annonce du report en 2014 dans le Parisien suivie de l’annonce de la mise en œuvre dès la rentrée 2013 dans le journal municipal) ; laissant toutes les rumeurs circuler à la fois sur le calendrier (la dernière semble confirmer l’application de la réforme dès septembre - l’échéance des élections municipales de 2014 pesant sans aucun doute, sur cette précipitation. ) et sur l’organisation de la semaine (horaire décalé le matin) ; organisant des pseudos-ateliers verrouillés, animés par des « spécialistes » totalement déconnectés de la réalité scolaire.

C’est dans ce contexte, que s’est déroulée la première journée d’action sur la réforme des rythmes scolaires à Trappes.

Une AG, réunissant plus de 70 enseignants s’est tenue, à la Maison des Familles. Au cours de cette AG

-           une motion a été rédigée à l’adresse du Maire,

-           décision a été prise :

o   de transmettre les questionnaires au maire et à l'Ien

o   d’interpeler  tous les Conseils d’Ecole sur cette question.

-           deux réunions se tiendront vendredi 15 et 22 à midi Ecole Sand pour faire point et envisager d’autres actions.

 

Suite à l’AG, l’ensemble des PE présent se sont rassemblés devant (puis dedans) l’Hôtel de Ville dans l’espoir (déçu) d’être reçu par un élu.

 



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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:23

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In Le Monde

 

Dans un chat sur Le Monde.fr, Marilyne Baumard, journaliste chargée des questions d'éducation au Monde, estime que Vincent Peillon "n'a pas voulu comprendre assez tôt que ce sujet était politiquement dangereux".

Visiteur : Les enseignants font-ils grève contre la réforme des rythmes scolaires, ou font-ils grève parce qu'ils la jugent insuffisante ?

Marilyne Baumard : Beaucoup d'enseignants font grève parce qu'ils font un métier difficile, qu'ils ont l'impression d'en faire déjà énormément et que là, on va encore leur en demander davantage.

Ils font grève parce qu'ils se disent déçus que la gauche, à peine arrivée, leur demande un effort supplémentaire quand la droite a coupé 80 000 postes en cinq ans et n'a pas raté une occasion de rappeler que l'école marchait mal.

Ils font grève parce qu'ils veulent le bien des enfants, qu'ils voudraient une école idéale et qu'on leur demande d'inventer une solution transitoire d'aménagement qui ne les satisfait pas dans l'immédiat et qui devra être améliorée au fil des ans. 


Alijio : Les blocages sur la réforme des rythmes scolaires ne sont-ils pas liés à un problème de temps et de méthode ? Pourquoi une approche aussi rapide et brutale alors qu'il s'agit de sujets de fond ?

 On ne peut pas dire que rien n'avait été préparé avant l'arrivée de François Hollande à l'Elysée. D'une part, ce dossier avait été ouvert par la droite. Dès 2009, Luc Chatel avait réuni une conférence sur les rythmes scolaires qui a mené une large consultation dans le pays et rendu deux rapports.

Durant la campagne électorale pour la présidentielle, le sujet a été largement débattu par l'entourage de M. Hollande. C'était alors Vincent Peillon qui occupait la place de "Monsieur Education" du candidat socialiste. C'est donc lui qui a mené les consultations et les débats sur le sujet.

Fort de ces arguments, peut-on vraiment dire que la chose est improvisée ? Je ne suis pas sûre. D'autant que cela fait au moins vingt ans, voire trente, que les chronobiologistes répètent qu'une semaine scolaire doit être étalée sur plus de quatre jours.

 

Au nom de la rose : Vincent Peillon n'a-t-il pas commis une erreur en ne traitant que la question des rythmes sur la journée et la semaine, sans toucher aux programmes, aux vacances, bref en voulant refaire la peinture dans une maison où tout était à reconstruire ?


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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:16

In NouvelObs

Un parent d'élève, un directeur d'école, un enseignant, un syndicaliste... Comment ces acteurs de l'Education nationale voient-ils leur ministre ?

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Peillon vu par... Bruno Frioll, directeur d'école primaire en Savoie

"Une méthode catastrophique"

"Je suis directeur d’une école primaire qui sera fermée ce mardi 12 février. Les six enseignants de l’école seront en grève et nous avons le soutien de l’ensemble des parents. La méthode de Monsieur Peillon est catastrophique ! Il a voulu faire passer en priorité la réforme des rythmes scolaires, alors que dans la consultation nationale qu’il avait mise en place dès juillet sur la refondation de l’école, beaucoup de sujets faisaient consensus (réforme des programmes, maître en surnuméraire, formation des profs, renforcement des RASED…). Sauf un, les rythmes scolaires ! Au conseil supérieur de l’Éducation, son projet de réforme des rythmes scolaires a été rejeté à une écrasante majorité des votants, mais le ministre est passé en force ! Sa méthode consiste à contourner les conseils d’école, à donner pouvoir de décision aux maires, puis en dernier ressort aux directeurs académiques (DESEN), et enfin à envoyer ceux-ci sur le terrain pour tenter de convaincre les élus. C'est sans précédent dans l’histoire de l’Education nationale."

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:11
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/7/7c/Logo_du_Parti_de_gauche_(France).png

Bertrand Delanoë a tenu des paroles qui se voulaient apaisantes dans son introduction lors du débat au Conseil de Paris sur les rythmes scolaires. Sur le fond, il a répété des choses qu’il avait déjà annoncé ces derniers jours, sans doute car il prend désormais la pleine mesure de la mobilisation à Paris contre l’application de la réforme Peillon.

Cela marque quelques premières victoires, au moins en parole, dues à la mobilisation.

Néanmoins, nous ne sommes pas dupes, beaucoup de flous et approximations demeurent.


Le Maire de Paris a reconnu la nécessité de créer une filière animation, de « déprécariser » les personnels actuels du périscolaire et de procéder à des embauches. C’est ce que réclame les élus du Front de Gauche depuis longtemps ! Mais, ce qui nous a été refusé dans le passé sera-t-il réellement possible à l’avenir ?


Le Maire de Paris s’est engagé à préserver et renforcer la spécificité parisienne que représente les Professeurs de la Ville de Paris (PVP). Nous prenons acte de ce changement de discours, après ces dernières années marquées par une baisse des postes au concours de PVP que nous avions régulièrement dénoncée.


Le Maire de Paris a reconnu que l’enveloppe de 5 millions d’euros prévue dans le budget 2013 de la Ville de Paris était insuffisante. Il a interpellé le gouvernement pour que l’aide de l’Etat de 50 euros par élève prévu uniquement pour la première année soit pérennisée. La question de l’insuffisance des moyens et les inégalités territoriales, au coeur de la loi Peillon qu’elle sous tend, ne cessent d’être dénoncés par la mobilisation !


Le Maire de Paris a également reconnu que les enseignants sont particulièrement mal payés. Il a laissé entendre qu’il voulait que cela change. Mais la prime de 400 euros par an évoquée par Peillon, et le gel de l’indice des fonctionnaires imposé par le gouvernement, ne vont pas dans ce sens.


Face à la mobilisation croissante des enseignants, des personnels et des parents d’élèves, le Maire de Paris semble prendre conscience qu’aucune réforme n’est possible dans le cadre de l’austérité budgétaire. C’est ce que nous répétons depuis des mois !


Aussi, pour répondre aux enjeux essentiels de la réussite scolaire de tous les enfants, il est urgent de repenser également les programmes, restaurer les RASED ainsi que l’ensemble des postes supprimés par le gouvernement précédent. Ce que la loi Peillon ne fait pas, au contraire ! Cette loi doit être abandonnée, elle ne répond pas au problème de l’école.


C’est pourquoi, nous répétons plus que jamais qu’aucune réforme des rythmes scolaires allant dans le sens des intérêts de l’enfant n’est possible à la rentrée 2013.


Communiqué de Danielle Simonnet, conseillère de Paris, secrétaire nationale du Parti de Gauche

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:43

 2013 1399

In NouvelObs

 

Rythmes scolaires : mobilisation réussie des  instituteurs

Plus de 36% des professeurs des écoles sont en grève pour demander le report de la réforme à 2014. Ils sont 62% à Paris.

Ecoles fermées, défilés... Les instituteurs maintenaient la pression sur le gouvernement mardi 12 février, avec une forte mobilisation pour réclamer notamment le report à 2014 de la réforme des rythmes scolaires. Selon le ministère, 36,17% des enseignants du primaire sont en grève. Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, en annonce près de 60%.

 

A Paris, où les instituteurs sont remontés contre le maire Bertrand Delanoë (PS), 62% des enseignants ne font pas cours, a fait savoir le ministère, le SNUipp-FSU évoquant "près de 80%", quasiment autant que le 22 janvier. "Au moins 220 écoles parisiennes seront fermées, soit un tiers des écoles", selon le syndicat.

Entre 300 et 400 personnes se sont rassemblées devant la Mairie de Paris, avant de marcher vers le ministère. "On veut un vrai changement pour l'école, pas juste le ravalement de façade proposé par Vincent Peillon", a dit Jérôme Lambert, patron du SNUipp-FSU Paris. Des familles étaient présentes, tenant une pancarte proclamant : "Prenons le temps pour nos enfants. Report à 2014. Signé : les parents".

 

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In Les Echos

Education nationale : 36,2 % des instituteurs en grève, 62 % à Paris

Le mouvement est suivi par plus d'un instituteur sur trois au niveau national ministère de l'Education a annoncé que 36,17 % des instituteurs étaient en grève aujourd'hui, 62 % à Paris.

Plus d'un instituteur sur trois (36,17%) au niveau national étaient en grève mardi, pour réclamer le report à 2014 de la réforme des rythmes scolaires, a annoncé le ministère de l'Education. Un chiffre quasi-conforme à ce qui avait été annoncé hier soir par le même ministère qui signalait que 36,8 % des enseignants du primaire avaient fait part de leur intention de faire grève. Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, en annonce près de 60%. A Paris, où les instituteurs sont remontés contre le maire Bertrand Delanoë (PS), 62% des enseignants ne font pas cours, a fait savoir le ministère, le SNUipp-FSU évoquant « près de 80% », quasiment autant que le 22 janvier. « Au moins 220 écoles parisiennes seront fermées, soit un tiers des écoles », selon le syndicat. Le mouvement de grogne est très peu suivi dans le secondaire (2,40 % de grévistes), a ajouté mardi le ministère.

Dans un entretien à lexpress.fr , le ministre Vincent Peillon a de nouveau défendu sa réforme : s'il juge « légitimes » les « inquiétudes », il appelle enseignants, élus et parents à « se mettre en mouvement ». Vincent Peillon tente de maintenir le dialogue avec les syndicats qu'il a commencé à recevoir lundi, après avoir évoqué une revalorisation des traitements des instituteurs.

 

En attendant, entre 300 et 400 personnes se sont rassemblées devant la Mairie de Paris, mardi, avant un défilé vers le ministère. « On veut un vrai changement pour l'école, pas juste le ravalement de façade proposé par Vincent Peillon », a dit Jérôme Lambert, patron du SNUipp-FSU Paris. Des familles étaient présentes, tenant une pancarte proclamant : « Prenons le temps pour nos enfants. Report à 2014. Signé : les parents ».

« Bricolage »

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:34

 

http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2012/08/doute.png?d126be

In L'Express

 

Ce mardi, Mondane, Joanne et Corinne, délégués des parents d'élèves de l'école primaire grenobloise Jean Jaurès, seront dans la rue pour manifester contre la réforme des rythmes scolaires. Plus précisément, pour protester contre l'application du projet dans la capitale des Alpes.

 

Fondamentalement, ces trois représentantes des parents d'élèves ne sont pas opposées à la rénovation du temps scolaire engagée par le ministre de l'Education Vincent Peillon. Au contraire, elles estiment même qu'elle est indispendable. Mais comme d'autres familles, elles déplorent la précipitation avec laquelle le projet a été amorcé et redoutent une transposition bâclée à l'échelle locale.

Le bien de l'enfant, le respect de son rythme, on n'y croit pas trop!

"Nous sommes pour cette refonte de l'école à condition qu'il y ait un bénéfice pour l'enfant", met en garde Corinne. Le souci, poursuit-elle, c'est qu'à l'échelle locale, il n'y a pas eu de concertation. "On ne nous a pas mis autour d'une table pour construire quelque chose qui tienne la route et où les besoins de l'enfant soient vraiment pris en compte."

Le dilemme de l'allongement de la pause méridienne

Le constat des trois femmes, qui peaufinent leur banderole pour le cortège, est sans appel: en l'état, la solution retenue pour l'établissement scolaire n'est pas viable. A en croire la réunion d'information - "et non de concertation", notent les mères de famille - qui s'est tenue le 24 janvier dernier, cette refonte consisterait à faire classe le mercredi matin (la semaine de quatre jours et demi) et à allonger la pause méridienne à 2h45 par jour.

"Trois quart d'heure de plus entre midi et deux, s'il n'y a aucune activité en plus pour canaliser les enfants, ça ne va pas changer le problème, estime Joanne. Les élèves retourneront en cours à 14h15 dans le même état qu'à 13h30, c'est-à-dire surexcités et peu enclins à apprendre dans le calme. Le bien de l'enfant, le respect de son rythme, on n'y croit pas trop!"

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:09

LETTRE OUVERTE AU PREMIER MINISTRE

 

Monsieur le Premier Ministre

Hôtel de Matignon

57 rue de Varenne

75700 PARIS

Copie à Monsieur Vincent Peillon

Copie à Madame George Pau-Langevin

Paris, le 11 février 2013

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Selon le préambule de la Constitution de 1946 « La nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat ».

Malgré la clarté de ce principe à valeur constitutionnelle, nous continuons de constater des refus de scolarisation opposés à des enfants d'origine rom, sous des prétextes divers : manque de pièces au dossier d'inscription, preuve insuffisante de leur résidence sur la commune concernée, ou encore en invoquant des raisons financières (la scolarisation de ces enfants constituerait une charge trop lourde pour la commune). Dans les quelques cas où l'inscription à l'école a finalement été obtenue, c'est toujours à l'issue d'un long parcours du combattant juridique et militant : interpellations des autorités, recours auprès des administrations compétentes (DASEN, Préfecture), saisine du Défenseur des droits…. Cela a été le cas à Champs-sur-Marne et c'est encore le cas actuellement pour la scolarisation de sept enfants roms de Noisy-le-Grand dont, en dépit du refus du maire justifié par « l'absence de domiciliation », le personnel enseignant et le Directeur académique ont décidé qu'ils devaient être accueillis dans une école de la ville.

C’est aussi le cas dans quelques villes de l'Essonne comme Evry, Courcouronnes, Villebon-sur-Yvette. Sur cette question, le Défenseur des droits considère qu'« une telle différence de traitement fondée sur l'origine est susceptible de caractériserune discrimination prohibée notamment par l'article 2 de la loi du 27 mai 2008 » (Décision n° MLD/2012-33).

Plus récemment, nous avons eu connaissance d’une nouvelle pratique qui, si elle semble pour l’instant marginale, n’en est pas moins extrêmement préoccupante. Il s'agit de la création de classes composées uniquement d’enfants roms et fonctionnant en dehors de tout établissement scolaire. C'est le cas de la ville de Saint-Fons où la maire a décidé d'affecter des locaux – qui sont ceux d'une ancienne école mais qui abritent également les services de la police municipale – à l'« accueil » de 25 enfants, tous d'origine rom. Il s'agit là de l'instauration d'une véritable séparation ethnique, mais l'idée n'a pas manqué de faire des adeptes : le 21 janvier dernier, le maire de Ris-Orangis, en réponse aux demandes d’inscription scolaire déposées pour certaines depuis septembre 2012, a créé une classe ad hoc dans une salle attenante au complexe sportif « Emile Gagneux ». Aux yeux du maire, la classe qui « accueille » 12 enfants âgés de 5 à 10 ans, présente « l'avantage » de se trouver à 100 mètres seulement du terrain que les familles occupent. A 100 mètres aussi de l'école qui aurait dû les accueillir, si la loi était respectée…

 

L'article L. 131-1-1 du code de l'éducation rappelle en effet que « Le droit de l'enfant à l'instruction a pour objet de lui garantir, d'une part, l'acquisition des instruments fondamentaux du savoir, des connaissances de base, des éléments de la culture générale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique et, d'autre part, l'éducation lui permettant de développer sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle et d'exercer sa citoyenneté. Cette instruction obligatoire est assurée prioritairement dans les établissements d'enseignement. ».

 

Comment considérer que des classes créées à l'écart des établissements scolaires, où les enfants, maintenu.e.s dans un « entre-eux » par ailleurs dénoncé de toutes parts, offriraient ce cadre permettant « de s'insérer dans la vie sociale » et « d'exercer [leur] citoyenneté » ? Comment accepter qu'ils et elles se trouvent, en raison de leur origine, privé.e.s des relations avec les autres enfants, les autres enseignant.e.s, éducateurs et éducatrices, les services d'une véritable école ?

 

Le 2 octobre 2012, la ministre déléguée auprès du ministre de l’éducation, chargée de la réussite éducative, avait adressé trois circulaires concernant la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés. Dans celles-ci, est réaffirmé le principe selon lequel « L'obligation d'accueil dans les écoles etétablissements s'applique de la même façon pour les élèves allophones arrivants que pour les autres élèves ». Il a d'ailleurs été repris dans votre plan contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, le 22 janvier dernier. La réaffirmation de ces principes ne suffit pas ; elle doit être suivie d’effet, ce qui n’est pas le cas des classes « roms » de Saint Fons et Ris-Orangis ou plus généralement dans les communes qui, encore aujourd’hui, refusent aux enfants roms l’accès à un droit fondamental.

 

A ce propos, vous n’ignorez pas que la France vient, une fois de plus, d’être condamnée par le Comité européen des droits sociaux pour le traitement que notre pays réserve à la population rom, qu’il s’agisse d’évictions forcées des lieux d'habitation, du non accès aux droits fondamentaux comme le logement, la santé ou encore la scolarisation. Sur cette dernière question, le Comité a estimé que « leGouvernement ne prend pas des mesures particulières, alors qu’il le devrait à l’égard des membres d‘un groupe vulnérable, pour assurer aux enfants roms d’origine roumaine ou bulgare une égalité d’accès à l’éducation » (point 132 de la décision du CEDS, 11 septembre 2012, réclamation MDMI n° 67/2011). Il y a par conséquent violation de l’article E combiné avec l’article 17§2 de la charte sociale européenne. Les « mesures particulières » que la France doit prendre selon le CEDS ne sauraient passer par la création de classes « roms » qui vont naturellement dans le sens de la ghettoïsation dénoncée et condamnée régulièrement par le CEDS, le Comité des Ministres, comme par le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe.

Au vu de tous ces éléments, nous souhaiterions être informés des mesures que vous comptez prendre d’urgence afin que cessent les refus de scolarisation et la création de classes « roms » et pour que le droit fondamental à l’instruction et à l’école soit pleinement reconnu à toutes et à tous sur le territoire de la République.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’assurance de toute notre considération,

 

Pour les signataires :

 

Michel FEVRE

 

Président du Collectif pour le droit des enfants roms à l'éducation

Collectif pour le droit des enfants roms à l'éducation

59 rue de l'Ourc

c/o ROMEUROPE

 

 

La lettre au format .pdf 

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 17:58

par Michel Rose, professeur des écoles et directeur d’école en retraite

 

Refondation de l’école, rythmes scolaires : oui il y a urgence à agir même si des questions demeurent……

C03-31.jpgEn 40 ans le temps d’enseignement hebdomadaire s’est réduit de 20%

Il fut un temps pas si lointain où les écoliers avaient classe cinq jours entiers par semaine avec une journée de repos le jeudi, soit trente heures de présence hebdomadaire à l’école.

Le samedi après-midi devint vacant (en 1969) et la semaine scolaire se réduisit à neuf demi-journées avec repos le mercredi.

En Mayenne le secteur d’Ernée, avant-gardiste, troqua le samedi matin pour le mercredi matin pour des raisons d’économie de chauffage au collège, le 1er degré s’alignant sur le second…

A la rentrée 2008, sans aucune concertation, le ministre de l’époque imposa la semaine de quatre jours avec 24 heures d’enseignement hebdomadaire. On se demande encore comment une telle ineptie a pu se concrétiser sans qu’il n’y ait eu suffisamment de levées de boucliers pour la faire échouer ! On a sacrifié le samedi matin sur l’autel du petit confort des uns et des autres au détriment de l’intérêt général de l’école et de ses premiers usagers, les élèves.

Le paradoxe est que nous sommes passés en quarante ans de 30 heures à 24 heures d’enseignement par semaine, alors que les contenus ne diminuaient pas mais augmentaient (informatique, langue étrangère…). Parallèlement il fallait également consacrer du temps à la mise en place d’un projet d’école se déclinant sur trois années.

On diminuait le volume du contenant (le temps passé avec les élèves) tout en voulant maintenir la même quantité de contenu (les savoirs disciplinaires), voire l’augmenter !

 

Journée, semaine : un bon début….

Les conséquences ont pesé à la fois sur les élèves et sur les enseignants tenus à respecter les programmes annuels (français, mathématiques, histoire, géographie, sciences, arts plastiques, musique, E.P.S …) sans oublier la mise en place d’une classe de découverte et la fête de l’école… Un rythme infernal subi par tous, les premiers pénalisés étant bien entendu les élèves les plus lents et les plus en difficulté.

Et pour les enseignants une vraie course contre le temps entre préparation des cours, corrections, évaluations, rédaction des bulletins trimestriels, rencontres avec les familles, réunions de l’équipe enseignante, compte-rendus des équipes éducatives….La semaine de 35 heures était bouclée en trois jours !

La toute première question à régler est donc bien celle de répartir qualitativement le temps d’apprentissage sur la journée, la semaine et l’année. En jouant sur les trois unités de temps.

Le ministre de l’Education nationale s’est attaqué courageusement à cette question des rythmes scolaires et on ne peut que l’encourager à poursuivre. Oui il faut « décélérer » le rythme journalier, oui il faut revenir à neuf demi-journées de classe, mais cela ne suffit pas…

 

Vive le samedi matin !

 Je regrette que le projet de décret fige les neuf demi-journées du lundi au vendredi, en réduisant le samedi matin à une possibilité dérogatoire. Le sacro-saint week-end est ainsi conforté et légitimé au détriment de l’intérêt de l’école à conserver un temps privilégié pour les relations familles/enseignants.

Lorsque j’enseignais encore, le samedi matin était la 9ème demi-journée de classe qui terminait la semaine, celle où on pouvait fonctionner différemment en mettant en place par exemple des activités décloisonnées mêlant des élèves de différentes classes. On y associait les parents en les impliquant dans la conduite d’ateliers liés au projet d’école…. Tout le monde s’y retrouvait, les élèves en contact avec d’autres adultes que leur enseignant habituel, les parents découvrant les réalités de la conduite d’un groupe d’élèves, les enseignants dans une autre relation avec les uns et les autres…

 

La lettre dans son intégralité...

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 17:49

In Blog Médiapart

 

par Alain Refalo

 

http://static.mediapart.fr/files/imagecache/photo_utilisateur_normale/imageperso/AlainRefalo-Fondflou.jpgLorsqu’en 2008, Xavier Darcos a mis en œuvre sa funeste réforme de l’école en supprimant le samedi matin et en imposant la semaine de quatre jours pour tous, je suis entré en résistance. J’ai refusé d’appliquer à la lettre le dispositif de l’aide personnalisée qui alourdissait le temps de travail des élèves soumis dès lors à la journée de classe la plus longue du monde. Dans la plupart des écoles, l’aide personnalisée rajoute une demi-heure de travail par jour en moyenne à une journée de 6h de classe. Depuis 2008, les élèves repérés en difficulté ont ainsi le « privilège » de subir la journée la plus fatigante qui soit…

Afin de ne pas trahir l’éthique des missions qui m’étaient confiées, afin de ne pas être complice d’une école élitiste et inégalitaire, j’ai alors estimé que je n’avais d’autre choix, en conscience, que de refuser d’obéir au dispositif de l’aide personnalisée qui instaurait une stigmatisation choquante et contribuait à maltraiter les enfants. Des milliers d’enseignants du primaire ont alors pris le chemin d’une résistance pédagogique ouverte et assumée pour défendre l’école de la République menacée par des réformes scélérates.

L’essentiel des études portant sur les rythmes scolaires, dont celle rapportée en 2010 dans le cadre d'une mission de l'Assemblée nationale et celle pilotée la même année par l'académie de médecine, abondent d’ailleurs dans le sens des enseignants du primaire qui ont osé désobéir pour ne pas pénaliser leurs élèves. Il a ainsi été démontré que la semaine de quatre jours était source d'un surcroît de fatigue et de stress, deux facteurs fortement préjudiciables aux apprentissages des enfants. Aujourd'hui, et contrairement à son prédécesseur, le ministre de l’Education Nationale Vincent Peillon reconnaît toute la nocivité d'un temps scolaire qui, avec « six ou sept heures » de classe hebdomadaires « épuise les enfants »[1].

Diminuer le volume horaire annuel

Il faut donc saluer la décision du ministre d’abolir la semaine de 4 jours et d’instaurer la semaine de 5 jours ou la semaine des 9 demi-journées de classe. Pour l’heure, le ministre envisage de laisser aux communes le choix du mercredi ou du samedi matin. Je plaide sans hésitation pour le mercredi matin. Je parle en connaissance de cause puisque dans ma commune (Colomiers, Haute-Garonne), pendant plus de vingt ans, nous avons connu la classe le mercredi matin. Cette matinée au milieu de la semaine n’a que des avantages. D’une part, elle permet de ne pas casser le rythme de la semaine, tant pour les élèves que pour nous-mêmes d’autre part, nous savons que les enfants se couchent généralement moins tard le mardi puisqu’il y a classe le lendemain. Dans la semaine de 4 jours, le jeudi matin est l’équivalent du lundi : des élèves fatigués, peu attentifs et un concert de bâillements !

Faire classe le mercredi matin ou le samedi matin (3 heures) offre la possibilité de réduire le volume horaire les autres jours de la semaine. A condition également de considérer que le temps scolaire annuel doit baisser. Nous sommes en effet l’un des pays en Europe qui a le plus d’heures de classe par an (si l’on prend en compte les 60 heures d’aide personnalisée annuelles), mais le moins de jours de classe. 144 jours de classe pour 924 heures annuelles contre 185 à 190 jours dans la plupart des pays européens avec une moyenne de 800 heures de classe par an. Pourquoi les écoliers français travailleraient-ils 100 heures de plus que les enfants de la plupart des autres pays d’Europe ? (avec des résultats inférieurs dans les évaluations internationales). Il faut donc supprimer le dispositif de l’aide personnalisée, facultatif pour les élèves en difficulté, et qui alourdit leur journée de classe, sans renoncer à la mise en place d’aides individualisées sur le temps de classe obligatoire dans le cadre d’une pédagogie différenciée.

Avec un volume horaire annuel de 830 heures (soit 36 semaines x 23 heures) et le retour du mercredi ou du samedi, nous pouvons donc organiser la semaine scolaire sur 4 jours et demi avec 5 heures de classe par jour ( les lundi, mardi, jeudi et vendredi) et 3h le mercredi ou le samedi. On aboutit ainsi à une semaine scolaire de 23 heures par semaine. Si les enseignants du primaire doivent faire une heure de plus par jour à l’école pour effectuer les 27 heures hebdomadaires, cela offrira davantage de temps pour les concertations, les préparations et le travail en équipe. Cette respiration quotidienne à l’école permettrait de prendre du recul avec l’immédiateté de la classe. Qui pourrait s’en plaindre ?


Un cadre national, un aménagement local

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 17:45

Réforme des rythmes scolaires : un nouveau cadeau pour le privé…

 

C03-40.jpgLe Ministre de l’éducation nationale vient de faire parvenir aux municipalités un guide pratique pour la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires, document fort instructif en particulier en ce qui concerne le « public » concerné et les dotations budgétaires (« fonds d’amorçage ») qui seront accordées aux communes candidates.

En voici quelques extraits significatifs (points importants mis en gras):

 

Page 20 :

Les écoles privées ne seront pas concernées par la décision du maire d’appliquer la réforme à la rentrée2013 ou à la rentrée 2014.

En effet, selon le code de l’éducation, les écoles privées organisent librement la semaine scolaire. Chacune d’entre elles décidera donc si elle souhaite appliquer la semaine des neuf demi-journées et déterminera les horaires d’entrée et de sortie de l’école.

Pages 24 et 25 :

Toutes les communes disposant d’au moins une école maternelle ou élémentaire publique ou privée sous contrat percevront au titre de l’année scolaire 2013-2014 une dotation de 50 euros par élève dès lors que les enseignements y seront organisés sur neuf demi-journées par semaine à la rentrée 2013.

Les écoles privées sous contrat seront donc concernées par le fonds au même titre que les écoles publiques dès lors qu’elles organiseront les enseignements sur neuf demi-journées hebdomadaires à la rentrée scolaire 2013. Elles seront également éligibles à la part majorée (communes dites « cibles » DSU ou DSR, Outre mer) de la dotation dans les mêmes conditions que les écoles publiques en 2013 et 2014. (soit +40€ ou +45€ par élève). Les modalités de versement de l’aide aux écoles privées seront précisées par décret.

Page 27 :

la dotation est calculée sur la base du nombre d’élèves scolarisés dans les écoles publiques ou les écoles privées sous contrat de la commune, quel que soit le nombre de ces élèves inscrits à des activités périscolaires.

Que peut-on en déduire ?

Les écoles privées sous contrat sont donc officiellement reconnues comme écoles de la République puisqu’elles vont bénéficier de fonds publics au même titre que l’école publique, tout en conservant leur liberté d’adhérer ou pas aux instructions officielles édictées par le ministère de l’éducation nationale pour mettre en œuvre la réforme des rythmes scolaires ! Cette décision est non seulement injuste car les écoles privées (confessionnelles pour la plupart) ne respectent pas les principes fondamentaux de l’enseignement (gratuité, laïcité et respect de la carte scolaire), mais en plus, elle contredit l’article L212-8 du code de l’éducation qui précise à propos des dépenses obligatoires des communes pour le privé sous contrat: Les dépenses à prendre en compte à ce titre sont les charges de fonctionnement, à l'exclusion de celles relatives aux activités périscolaires.

Or, il s’agit bien (page 30) … d’activités périscolaires, qui sont mises en place par les collectivités territoriales en prolongement du service public de l’éducation, (visant) à favoriser l’égal accès de tous les enfants aux pratiques culturelles, artistiques, sportives, etc.

Alors s’agit-il d’un excès de pouvoir ? On peut en douter mais c’est bien révélateur d’une acceptation officielle du dualisme scolaire au sein de notre Etat laïque ( ?).

et une ouverture vers la marchandisation du système scolaire ?

En dehors de cet aspect qui concerne les valeurs de la République on peut aussi s’interroger sur l’évolution du service public d’éducation, si on comprend bien les termes cités ci-dessus (page 30) il semblerait que les activités déclarées obligatoires jusqu’à présent dans les programmes scolaires (éducation physique, musicale, artistique…) pourraient être transférées au périscolaire avec le caractère facultatif qui les définit, page 36 : Les élèves sont-ils obligés de participer aux activités périscolaires?

Non, les familles ne sont pas obligées d’inscrire leurs enfants à ces activités. Celles-ci sont facultatives, mais chaque enfant doit avoir la possibilité d’en bénéficier.

Donc, non seulement il n’y aura pas d’égalité devant l’enseignement pour ces disciplines mais comble de cynisme on précise plus loin : La commune (ou l’EPCI) peut-elle facturer ce temps périscolaire aux familles ?

Actuellement, la tarification ou la non-tarification des activités périscolaires organisées par les communes ou les EPCI relève déjà de leur compétence. Dans le cas où la commune déciderait d’une tarification, il conviendrait cependant de veiller, dans l’organisation des activités périscolaires, à caractère facultatif, à ce que les ressources des familles ne constituent pas un facteur discriminant entre les élèves.

La voie de la marchandisation de l’enseignement serait-elle en route ? On peut réellement se poser la question à lire cette réponse gouvernementale. Donc si on comprend bien, les activités périscolaires devraient être un prolongement de l’éducation des enfants mais ne s’adresserait qu’à ceux qui seront volontaires, ou pire encore, à ceux qui pourront payer si les communes l’exigent ?

Au travers de cette analyse, que fait-on du principe d’égalité de tous les enfants de France devant l’éducation nationale ? Venant d’un gouvernement qui se targue d’appliquer des principes de justice sociale ce document ne peut qu’inquiéter les citoyens de notre république qui l’ont élu.


Union des FAmilles Laïques du Pays de Brocéliande

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Débats
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