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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:20

21-02-2013-17-18-46.jpg

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 19:20

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/78/Montpellier_-_Op%C3%A9ra_Com%C3%A9die.jpg

In Libération

 

La ville s'oriente vers un passage à la semaine de quatre jours et demi en 2014, et non dès la rentrée prochaine comme l'espère le ministre de l'Education.

 

La maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux, a indiqué mercredi que sa ville n'allait probablement appliquer la réforme des rythmes scolaires qu'à la rentrée 2014.

«Je m’oriente vers 2014», a-t-elle dit, interrogée par l’AFP. «J’ai toujours été contre la semaine des quatre jours, mais ce qui m’importe, c’est la qualité. On ne peut pas passer comme ça à quatre jours et demi», a-t-elle ajouté, relevant que, dans sa ville, 19 000 élèves sont concernés. Selon elle, la réforme implique notamment l’emploi de mille personnes formées supplémentaires pour s’occuper des enfants.

Le président PS de l’agglomération montpelliéraine, Jean-Pierre Moure, souhaitait pour sa part faire de sa collectivité un endroit test, avec une application de la réforme dès septembre prochain.

 

La suite...

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 16:42
 
Le dernier Siné Mensuel de février 2013 consacre un article au premier lycée d'enseignement professionnel intégriste qui a ouvert ses portes en octobre 2012 à Châteauroux. Faisant suite à de nombreux articles parus dans la presse locale (notamment dans la Nouvelle République 1), le papier de Siné Mensuel, « Bac option intégriste », (Siné Mensuel n°17, février 2013, p.14) évoque l'opacité qui a entouré l'ouverture de l'établissement et les opérations immobilières qui l'ont rendu possible, et nous apprend que le tribunal administratif de Limoges, saisi par des écologistes, doit encore se prononcer sur la validité de la transaction...

Le prix d'acquisition des locaux et des terrains (26 hectares avec internat, gymnase et piscine) a en effet de quoi surprendre, puisque l'école catho privée Saint-Michel de Niherne qui a fondé le lycée Philibert Vrau sur l'ancienne base militaire désaffectée de La Martinerie n'a eu à débourser que 450 000 €, ce qui, comme le fait remarquer Siné Mensuel, équivaut à un prix moyen de 1,73 € le mètre carré contre 7 en moyenne dans la région. Cette somme paraît d'ailleurs d'autant plus dérisoire que grâce aux dons défiscalisés et aux niches fiscales des cathos, le coût réel de cette juteuse opération immobilière est évidemment beaucoup plus bas...

Acquérir 26 hectares de terrain avec locaux prêts ou quasiment prêts à l'emploi, et pouvant accueillir plusieurs centaines d'élèves... pour moins cher (après déductions fiscales) que beaucoup de maisons individuelles, et ce au prix de mécanismes financiers très discutables, cela peut faire désordre en période de crise et à l'heure même où l'on ferme des établissements publics (et des casernes) !

Site internet de la très réac Fraternité sacerdotale Saint-Pie X à laquelle est rattachée l'école Saint-Michel de Niherne, le portail intégriste de « la Porte Latine » se félicite naturellement de la situation et nous offre d'ailleurs une édifiante "visite guidée" du lycée Philibert Vrau avec plan des lieux, photos des ateliers, du théâtre, de la chapelle... et bien entendu appel aux dons et publicité pour la défiscalisation qui les accompagne (2)...

Tout en remerciant la « Providence » et la « bienveillance divine »,
les disciples de Monseigneur Lefèbvre y rendent un hommage appuyé aux pouvoirs publics qui se sont pieusement conformés à la « volonté du bon Dieu »et congratulent en particulier le Préfet de l'Indre et le Sénateur-maire (UMP) de Châteauroux pour le soutien qu'ils leur ont apporté, soutien d'autant plus choquant que les valeurs et motivations de certains protagonistes de l'affaire ne semblent pas très républicaines.

Car l'école Saint-Michel de Niherne s'est fait remarquer depuis plusieurs années pour des activités qui n'ont rien à voir avec l'éducation, mais beaucoup plus avec l'agitation politique et la remise en cause des valeurs de la République: elle a en effet à plusieurs reprises mis ses locaux à la disposition des fondamentalistes du mouvement Civitas
, organisation qui fait figure de bras politique de la FSSPX et dont les manifestations, parfois violentes, ont défrayé la chronique ces derniers mois: c'est ainsi à l'école Saint-Michel de Niherne qu'ont été organisées les manifestations de Civitas contre des événements artistiques jugés blasphématoires comme le Piss Christ d'Avignon ou Golgota picnic à Paris, manifestations auxquelles des religieux de la FSSPX avaient aussi pris part.
 

http://indre.europe-ecologie.net/files/2012/04/echo-marseillaise-niherne.jpg
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 15:00

C03-01.jpg

 

 

Le 8 février, devant les recteurs, les DASEN et les 1400 IEN, Vincent Peillon a reconnu « Nous allons commettre des erreurs (...) Nous n’aurons pas les meilleurs rythmes [dès la rentrée de 2013] (...) On fera des choses approximatives… On y reviendra. »

 

Aux Parents des élèves des écoles maternelles et élémentaires de TRAPPES.

 

La réforme de l'école voulue par le président de la République est en marche. La modification des rythmes imposée par Monsieur PEILLON, Ministre de l'éducation nationale n'est qu'un maillon de cette grande réforme.

 

Nous, enseignants de TRAPPES sommes convaincus du bien fondée de modifier l'école. Mais cela ne doit pas se faire dans la précipitation. Le temps de la concertation, d'une réflexion partagée entre tous les acteurs (les familles, les enseignants, le monde associatif; etc) est indispensable pour éviter les « choses approximatives ».

 

Les parents que vous êtes, les enseignants que nous sommes disons très souvent aux enfants, aux élèves, de réfléchir, de prendre le temps avant d'écrire, de faire un exercice.

 

Aujourd'hui, ce temps de réflexion n'est pas pris! Cette modification des rythmes scolaires dans l'état est mauvaise car faite dans la précipitation, dans l'approximation. Le ministre Vincent Peillon lui-même le reconnaît. Elle doit donc être reportée à septembre 2014 pour permettre sa révision.

 

La participation massive au niveau national à la grève du 12 février témoigne d'un malaise profond (31 écoles fermées sur 36 pour Trappes!). Elle révèle une grande inquiétude de la profession sur le déroulé de la journée de l'élève mais également sur les conditions de travail pour l'ensemble des personnes qui sont au quotidien auprès des élèves (les enseignants, les animateurs des collectivités territoriales).

 

A l'heure actuelle, beaucoup trop de doutes et d'interrogations subsistent. Des ajustements seront inévitablement nécessaires si cette modification devait voir le jour en septembre 2013 . On ne peut pas « commettre des erreurs » , « des choses approximatives » avec les élèves, vos enfants, surtout que rien ne presse et que la possibilité est offerte de reporter à septembre 2014.

 

Les enseignants de Trappes se sont clairement déclarés pour un report.

 

Nous souhaitons vous faire connaître notre position qui n'est pas corporatiste contrairement à ce que peuvent en dire certains.

 

Nous vous faisons part de quelques informations et interrogations « nationales », qui en l'absence d'information locale, peuvent être étendues à Trappes.

 

Un report pour septembre 2014 est nécessaire, votre soutien indispensable !!!

 

AU NIVEAU NATIONAL

 

- Actuellement : 864 heures de classe /an réparties sur 168 jours.

 

- Après la modification : toujours 864 heures de classe /an réparties sur 180 jours.

 

Ces 12 jours supplémentaires seront pris sur le mercredi ou samedi matin.

 

- Durée de la journée : maximum 5h30 mais les élèves ne quitteront pas l'école avant 16h30.

 

- Possibilité d'allonger la pause de midi au-delà de 2 heures comme c'est envisagé dans de nombreuses municipalités.

 

Plusieurs questions se posent:

 

Que vont faire les enfants durant ce temps plus long de midi ou de l'après-midi si la classe devait se finir avant 16h30?

 

Des activités? Lesquelles? Dans quels lieux? Avec quel encadrement? Gratuites ou payantes?

 

Quelle activités pour mon enfant?

 

A l'exception de communes « riches » ou celles qui auront mené une réflexion approfondie avec tous les acteurs, il est illusoire de penser que les enfants auront de réelles activités culturelles et sportives. Malgré toute la bonne volonté des animateurs, on se dirige plus vers de la garderie.

 

Dans quels lieux?

 

Faute de temps et/ou d'argent, ce sera l'école et/ou les salles de classes qui seront utilisées. On pourrait imaginer un autre lieu que celui qui a été fréquenté le matin, et qui le sera l'après-midi...

 

De plus, où ira l'enseignant pour préparer les cours de l'après- midi si sa classe est occupée?

 

Pourra-t-on offrir à mon enfant s'il le souhaite, la possibilité de s'isoler, de prendre un peu de repos?

 

La réponse se trouve en partie dans le paragraphe précédent. Toute personne qui a déjà travaillé avec de jeunes enfants pourra vous répondre que non, car les locaux scolaires actuels (à l'exception des maternelles) ne sont pas adaptés.

 

Cela représenterait un coût important et nécessiterait du temps pour le faire (modifier, adapter la structure d'un bâtiment ne se fait pas en quelques semaines).

 

Qui encadrera mon enfant?

 

Certainement du personnel municipal. Celui-ci fait déjà défaut à bien des communes lorsqu'il s'agit d'encadrer les dispositifs actuels (les études par exemple). Les mairies vont devoir recruter de nombreux animateurs. Un recrutement massif sur un temps limité est rarement un gage de qualité...

 

Pour palier ce manque annoncé, il est envisagé d'abaisser la norme d'encadrement : plus d'enfants par adulte, donc moins de sécurité. Chacun appréciera...

 

Déjà les accueils du matin rencontrent des difficultés dans certaines des écoles qui l'organisent, qu'en sera-t-il quand il faudra généraliser à l'ensemble des écoles ?

 

Vais-je devoir payer?

 

Ces activités auront un coût financier qui à terme sera inévitablement répercuté sur la fiscalité locale. Il n'est pas totalement exclu que les familles soient alors sollicitées.

 

De nombreux maires inquiets ont déjà fait savoir qu'ils repoussaient à septembre 2014 la mise en œuvre de cette réforme. Les subventions proposées par le gouvernement ne sont pas pérennes, elles ne serviront qu'à « amorcer » la mise en place les deux premières années.

 

Conclusion : les journées seront-elles réellement plus courtes? Mon enfant apprendra t-il mieux?

 

- Oui au niveau « comptable » car 5h30 contre 6 heures actuellement.

 

- Non dans la mise en œuvre car l'enfant restera à l'école jusqu'à 16h30, la réduction du temps de présence à l'école n'est pas significative (- 30 min par jour).

 

Concernant la qualité des apprentissages, rien ne prouve qu'ils en seront facilités. Les élèves qui déjeunent à la cantine passeront plus de temps en collectivité, source de fatigue, d'énervement.

 

Autant de facteurs qui ne rendront pas le travail de l'après-midi plus facile, bien au contraire. Beaucoup trop de questions demeurent sans réponse qui impacteront les apprentissages. Plus que jamais le temps est la clef de voute de la réussite de cette modification.

 

AU NIVEAU DE TRAPPES

 

Aucune information concrète de la ville. Il ne nous semble donc pas inopportun d'étendre les interrogations qui existent au niveau national à la ville de Trappes.

 

C'est pour cela que nous voulons que Monsieur le Maire se positionne clairement et ouvertement pour septembre 2014.

 

Nous voulons que cette modification se fasse sereinement avec l'ensemble des acteurs pour éviter des ajustements qui seraient préjudiciables aux élèves si elle se faisait en septembre 2013.

 

Un report pour septembre 2014 est nécessaire, votre soutien indispensable !!!

 

Le document au format .doc

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 14:48
       
         

 

   
     
http://www.snuipp.fr/calculs/pension/LogoSNU.jpg

C’est une enquête d’un nouveau genre que le SNUipp-FSU a fait mener auprès de l’opinion publique. Les parents sont comme les enseignants. Ce n’est pas le principe d’une réforme des rythmes qu’ils remettent en cause – même si ils jugent ce sujet non prioritaire pour l’école – mais bien sa mise en œuvre pratique pour leur enfant, à l’échelle de leur commune.

 

De fait, après les collectivités locales, ce sont les français et encore plus les parents d’élèves qui renforcent notre conviction d’un report à 2014. La réforme ne semble pas mûre. Seuls 12% des français sont pour une réforme en 2013. Le report à 2014 est plébiscité soit de manière systématique (33% chez les français et 40% chez les parents d’élèves), soit là où les conditions ne sont pas réunies pour 2013 (48%).

 

C’est bien le cœur de la réforme qui n’est pas dans le bon rythme. Le ministre avait promis une journée éducative pour les enfants avec une journée scolaire moins longue et mieux articulée avec le périscolaire de qualité et gratuit pour tous les enfants. A regarder le sondage, voilà, une exigence tout à fait légitime qui semble déçue car non garantie pour tous les enfants

*Si les français attendent que cette réforme favorise l’égalité entre les enfants, ils considèrent majoritairement qu’elle aurait plutôt tendance à aggraver les inégalités. C’est le cas pour 62% des parents d’enfants scolarisés. Ils considèrent que ces activités périscolaires devraient être gratuites pour tous (77% des parents).

*Les français et encore plus les parents doutent de la capacité de leur commune à mettre en place la réforme réussie. Infrastructures insuffisantes (45% des français), manque de personnel qualifié encadrant les activités péri- scolaires (57%).

*Malgré tout, ils ne veulent pas payer cette réforme de leur poche. 73% ne se disent pas prêts à assumer une augmentation d’impôts locaux dans leur commune. Plus d’un sur deux n’inscrira pas ses enfants si les activités sont payantes – ce taux augmentant chez les familles défavorisées – Enfin contrairement, au schéma qui semble se dégager ici et là, l’allongement de la pause méridienne ne fait pas recette. 68% des français lui préfèrent des journées de classe finissant à 15H30 avec des activités périscolaire prenant le relais.

 

Cette enquête constitue un pavé dans la mare de l’angélisme de cette réforme. Le 12 février, nous avons exprimé notre déception sur la manière dont l’organisation des temps de l’enfant étaient en train de se dessiner dans la vraie vie. Depuis, des mois, nous avions pointé les difficultés : gratuité, infrastructures, articulation du scolaire et du périscolaire pour 100 % des enfants. C’est le cœur de la réforme qui ne bat pas au bon rythme. La belle journée éducative ne peut pas être une vitrine que l’on exposerait dans les communes riches et un mirage chez les autres.

 

Maintenant que les difficultés pratiques sont identifiées, il faut remettre l’ouvrage sur le métier. Nous demandons le report à 2014 là où les conditions ne sont pas réunies, là où l’accord de toutes les parties prenantes n’est pas garanti. Tout ne peut pas être renvoyé à la concertation locale. Il faut se mettre autour de la table, prendre le temps de réécrire le décret et obtenir des garanties pour les élèves comme pour les conditions de travail des enseignants. Il faut aussi avancer sur tous les autres sujets de la priorité au primaire qui ont été écrasé par la réforme des rythmes : baisse du nombre d’élèves, formation continue, révision des programmes, maternelle, Rased, direction d’école … La balle est dans le camp du ministre.

Enquête Harris interactive pour le SNUipp : "La perception de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 13:24
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Les ravages de la LRU (suite)

 
Bernard Gensane
Le changement, c’est pas maintenant ! C’est peut-être même jamais.
 
Bien sûr, on est content de ne plus subir les mollets de Sarkozy faisant son footing, l’ostentation de ses montres et de ses lunettes de soleil, les aléas de sa vie privée, son obsession du flouze, la brutalité de sa politique sécuritaire, sa haine du service public et des fonctionnaires, j’en passe et des meilleurs.
 
Un président de la République ne choisit jamais au hasard les ministres à qui il veut confier des tâches stratégiques. Fille d’un universitaire homme d’affaires,Valérie Pécresse était un pur produit de l’enseignement privé. Elle était donc parfaitement qualifiée pour mener de toute urgence une réforme visant à financiariser l’université et à y imposer les méthodes et les règles de l’entreprise privée. Le parcours de Geneviève Fioraso est différent. Titulaire de deux maîtrises, elle enseigne d’abord à des jeunes en difficulté à Amiens. À l’âge de 25 ans, elle quitte l’enseignement et entre au cabinet du maire de Grenoble Hubert Dubedout, un socialiste (sur le tard : il adhère au PS à l’âge de 52 ans) “ moderne ”, mais plutôt modéré. Outre ses fonctions municipales, Geneviève Fioraso travaille dans le numérique et à France Télécom. En 2003, elle est élue présidente de l’Institut d’administration des Entreprises de Grenoble. Elle administre plusieurs structures à cheval sur le public et le privé. Un parcours intéressant, avec une grande fascination pour l’« entreprise ». Chez elle, le mélange des genres entre public et privé est subtil, savant même. Sa vision de la recherche est industrielle. Donc marchande.
 
J’avais espéré qu’avec l’élection de François Hollande je pourrais clore cette rubrique sur “ les ravages de la LRU ”. Non seulement ce n’est pas le cas, mais je continuerai à témoigner sur l’enseignement supérieur sous ce même titre, car Fioraso, en bonne suivante d’Allègre, de Robien, de Pécresse et de Wauquier, inscrit son action dans le tristement célèbre « Processus de Bologne », cher à Jospin et Allègre. Cette politique universitaire a pour objectif, par delà les bonnes intentions concernant les échanges entre étudiants ou l’harmonisation des programmes et des diplômes, d’intégrer les jeunes sur le marché du travail tel qu’il est et d’améliorer la compétitivité de l’enseignement supérieur européen à l’échelon mondial. En d’autres termes, de soumettre l’université aux exigences des entreprises et, dans le cadre de la marchandisation du savoir, de mettre en concurrence les établissements d’enseignement supérieurs entre eux.
 
Fioraso a organisé une consultation symbolique (des « Assises ») qui n’a eu strictement aucune incidence sur les projets qu’elle concocte. Certains de ces projets sont d’ailleurs (pas de noms, mais on les donnera un jour) mis en œuvre par des universitaires ayant travaillé pour Sarkozy et Pécresse. Dans ce qui suit, je reprends des réflexions de collègues et camarades du Snesup, syndicat dont je suis adhérent.
 
Fioraso ne revient sur rien de fondamental mis en place par l’homme du Fouquet’s. Elle envisage même d’aggraver certains aspects de sa politique. La mission fondamentale de l’enseignant-chercheur (qui est normalement d’enseigner et de chercher) s’efface derrière d’autres missions qui ont à voir avec la « compétitivité », les « besoins des secteurs économiques », la « formation tout au long de la vie ». La recherche sera soumise aux desideratades « partenaires socio-économiques », d’où la place de plus en plus prépondérante – aux dépens de celle des enseignants et des étudiants – des représentants du patronat dans les conseils d’administration des universités. Les établissements ne seront plus « habilités » à délivrer des enseignements et des diplômes qui – à terme – ne seront plus nationaux. Ils seront « accrédités » de manière contractuelle selon des projets (ah ! la culture de projets qui nous vient de l’entreprise étasunienne) limités dans le temps. Finie donc l’autonomie pédagogique des établissements, finie toute politique à long terme, finies les libertés académiques. Place au bon vouloir des autorités politiques et économiques locales, place à une université en permanence dans l’attente des ukases du CAC 40.
 
Les instances nationales de surveillance des universitaires (ANR, AERES) sont maintenues, même si elles changent de nom. Elles pourront continuer à fliquer dans l’opacité la plus totale. Au niveau local, les conseils d’administration seront peuplés d’éminences grises nommées, « reconnues pour leurs compétences scientifiques ».
 
Au niveau de la région, le système sera de plus en plus centralisé. Chaque académie aura un établissement chef, les autres devant s’intégrer ou se soumettre. Il est clair que de nombreuses universités de taille moyenne inférieure deviendront de simples collèges universitaires. Personnellement, cela me rajeunira : j’ai commencé mes études supérieures en 1966 au CLU (Collège littéraire universitaire) d’Amiens qui dépendait de l’université de Lille.
 
Le renforcement par la LRU du pouvoir des chefs d’établissement va se poursuivre par le biais d’un système électoral ubuesque et antidémocratique : élection proportionnelle à deux tours, prime majoritaire réduite mais maintenue, bipolarisation organisée, prime à la moyenne d’âge des candidats. Au conseil d’administration, les personnalités extérieures qui participeront à l’élection du président, seront nommées par le recteur. Le conseil d’administration se verra privé de ses prérogatives autres que celles de la gestion. Les autres missions seront remplies par le conseil académique. La coupure sera donc claire entre les universitaires gestionnaires (doit-on goudronner l’allée centrale ?) et les universitaires chargés de missions … universitaires (doit-on fermer le département de russe ? On ferme, malheureusement). Le conseil académique ne pourra travailler en séance plénière, pour cause de gigantisme. Il sera scindé en sections qui pourront, elles aussi, faire appel à des personnalités extérieures.
 
Les personnels ont été sérieusement malmenés par Sarkozy et Pécresse. L’avant-projet Fioraso ne dit quasiment rien à leur sujet. Le recrutement opaque et mandarinal va continuer, au service d’une vision « économie de la connaissance » des missions des enseignants-chercheurs.
Un mot sur les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation qui vont remplacer les IUFM à la rentrée 2013. Elles sont conçues pour être les fers de lance de la « refondation pédagogique ». Elles délivreront des Masters enseignement, éducation, formation (MEEF), à l’issue de deux années d’études post-licence comportant différents modules d’enseignement ainsi qu’une ouverture sur l’international et la recherche. La logique de ces écoles est une logique d’employeur avec un contrôle insensé des recteurs et des calendriers pour les concours qui ne viseront plus à former les étudiants mais à les formater. Dans le domaine qui était le mien (les langues), on peut craindre que les épreuves disciplinaires soient de plus en plus légères, si on en juge par la quantité des autres domaines envisagés par le ministère. L’accès à l’agrégation sera très aléatoire après un master enseignement, largement coupé de la discipline et probablement sans véritable mémoire de recherche disciplinaire. En cas d’échec au capes, les masters enseignement ne donneront pas accès au M2. Les étudiants seront alors dans l’impasse.
Je ne sais pas, vous, mais moi, je vais m’acheter de bonnes chaussures pour les prochaines manifs’.
Dans cette attente, il faut signer la pétition qui dénonce le projet Fioraso :
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2013N3551...

La L.R.U. jusqu’à la lie ? - Communiqué de SLU !, 2 février 2013

LA L.R.U. JUSQU’À LA LIE ?

Après une dizaine d’années de réformes (pacte de la recherche en 2004, création de l’A.N.R et de l’A.E.R.E.S en 2006, loi L.R.U. en 2007, réforme des formations à l’enseignement – dite « mastérisation » – en 2008) imposées par les gouvernements successifs avec le soutien de la C.P.U mais contre l’avis de la majorité de la communauté universitaire, le gouvernement actuel a tenté de donner le spectacle de l’écoute et de la consultation lors des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche tenues à l’automne 2012. Les discours officiels ont même été jusqu’à pointer les défauts de démocratie au sein des nouvelles structures, les vices de la recherche sur projets, la faillite annoncée de la formation des enseignants (F.D.E), le gouffre abyssal de la question financière, l’illégitimité des formes de l’évaluation.
Pourtant, face à une « consultation » très contrôlée et très verrouillée, face aux nominations ministérielles qui avaient déjà largement récompensé celles et ceux qui avaient le mieux accompagné les réformes, et face aux refus du ministère de prendre les mesures d’urgence qui s’imposaient, c’est sans illusion que SLU a participé à ces Assises, tout au moins au niveau « national », le seul qui convienne à une politique universitaire de service public.
Aujourd’hui, le nouveau projet de loi, qu’il faut lire avec le rapport Le Déaut pour en comprendre les termes et les principes, dépasse toutes les craintes que nous pouvions avoir, d’autant plus qu’il s’agit comme nous l’ont dit MM. Fontanille et Houzel (lors de notre audition au M.E.S.R. le 31 janvier 2013), d’une « loi normale » qui n’est pas adossée à une loi de « de programmation » budgétaire. Non seulement ce projet de loi ne corrige pas, ne remédie pas, n’entend rien, mais il renforce encore les dispositifs législatifs qui ont conduit à la situation actuelle de faillite financière qui frappe la moitié des universités françaises, comme le montre notre comparatif point à point avec la L.R.U .
  • Les articles qui forment le socle de la loi L.R.U et des R.C.E. (Responsabilités et Compétences Élargies) sont reconduits et le principe de la dotation globale des établissements est consolidé : les budgets dédiés à l’emploi, aux formations voire aux crédits de recherche restent donc les seules variables d’ajustement budgétaire dans les universités, instaurant structurellement la précarisation des formations et des personnels.
  • Les articles de la loi L.R.U concentrant le pouvoir décisionnaire aux mains du président d’université et du C.A. ne sont amendés que sur des points mineurs, puisque tous deux gardent le contrôle du budget, c’est-à-dire des choix en matière de formation, de recherche et d’emplois. Si une procédure d’impeachment contre le président d’université est créée, l’ensemble de ses pouvoirs est prorogé sans modification. Si le projet de loi supprime la prime majoritaire pour la liste arrivée en tête aux élections des représentants du personnel au C.A., la participation des membres nommés à l’élection du président est un facteur nouveau d’affaiblissement des représentants élus de la communauté universitaire. Quant au Conseil académique (fusion éventuelle des C.S. et des C.E.V.U.), son rôle demeure très largement consultatif : pire, un fonctionnement mandarinal est renforcé puisque les professeurs y seront davantage représentés que les maîtres de conférences.
  • Plus grave, l’introduction, pour les universités non « fusionnées », de l’adhésion obligatoire à une « communauté d’universités » qui deviendrait le seul interlocuteur du gouvernement dans la mise en place des contrats quinquennaux : le gouvernement réel des pôles universitaires est donc confié à des instances composées majoritairement de membres nommés ou cooptés par les conseils.
  • Le décret statutaire de 2009 sur les enseignants-chercheurs, au cœur de la mobilisation, est entièrement reconduit sans modification.
  • L’A.E.R.E.S, censée disparaître, renaît de ses cendres encore chaudes sous un autre nom et quasiment à l’identique : elle reste composée de membres nommés par décret. Fait nouveau, l’évaluation des établissements, des formations, des équipes de recherche et des enseignants est déléguée de façon complètement opaque à des instances intermédiaires.
  • L’A.N.R. reste pour l’essentiel intouchée, avec ce que cela signifie en matière d’assèchement des crédits des laboratoires (qui ne sont plus appelés « crédits récurrents » mais « soutien de base ») et de pérennisation de la précarité.
  • Le rapport enseignement/recherche est défait par le projet de loi, lequel insiste tout au contraire sur le bloc lycée/premier cycle avec ce que cela induit du point de vue de la dissolution des disciplines dans un magma pluridisciplinaire dont les deux seuls objectifs semblent être d’augmenter le nombre de reçus à la licence et de légitimer l’attribution des enseignements à des collègues sans obligation de recherche, ce qui permet une notable économie budgétaire. En outre, le devenir des U.F.R., c’est-à-dire le maintien de l’articulation enseignement/recherche dans les composantes universitaires, est indécis : supprimés selon le projet de loi, maintenus selon les représentants du M.E.S.R. (31 janvier 2013).
  • Le projet de loi ne cesse d’insister sur l’impératif du « transfert des résultats obtenus vers le monde socio-économique » et fait de la défense de « l’attractivité du territoire national » comme de la « compétitivité », de nouvelles missions de l’enseignement supérieur. C’est donc la finalité même de l’Université qui est transformée, sommée qu’elle est de se mettre au service des intérêts économiques privés et sous la coupe des régions.
  • Chaque établissement est tenu de développer une « offre » d’enseignement numérique identique et symétrique à celle des enseignements en « présentiel ». Sans même parler de la faisabilité de la chose, rien n’a été pensé de la régression pédagogique ni des effets d’autocensure et de conformisme qu’une telle mesure entraînera dans l’enseignement supérieur.
Comme en 2008, la cerise sur le gâteau est le projet de réforme de la formation des enseignants, extérieur au projet de loi et au rapport Le Déaut, mais qui en déploie les logiques du point de vue des formations et des disciplines. Même si la réforme précédente est en partie déconstruite, son socle —la fameuse « mastérisation » qui crée mécaniquement une lourde rivalité entre le concours de recrutement et le diplôme— reste intouché.
  • Le principe de cette loi est en effet que le maintien du doublon concours/master permettrait une sorte de division du travail entre le diplôme et le concours, le premier étant censé s’occuper de la formation et de l’évaluation disciplinaire, le second de l’évaluation des « compétences » pédagogiques.
  • Or la destruction de l’ancrage disciplinaire de la formation s’amplifie de facto puisque la seule véritable sanction restera celle du concours : la licence sera donc le point d’aboutissement de la formation disciplinaire pour les futurs enseignants, alors même qu’une part importante de « pluridisciplinarité » y est introduite pour donner corps à la préconisation de continuité avec l’enseignement secondaire qu’introduit par ailleurs le projet de loi.
  • Du même coup aussi, les facultés, les U.F.R. et les départements n’ont plus de rôle autonome dans la nouvelle organisation des préparations aux concours, quand ils ne sont pas exclus purement et simplement de la préparation des nouvelles maquettes, au profit des fameuses E.S.P.E..
  • Autrement dit, les I.U.F.M., dans la version dure d’un affrontement entre le pédagogique et le disciplinaire, prennent le contrôle de l’ensemble de la formation. Le cadrage national n’intervient que sur le listage très général des compétences, sans les traduire et les cadrer dans des dispositifs de crédits ECTS ni de volumes horaires. La faiblesse des épreuves disciplinaires dans le concours empêche enfin qu’elles ne soient discriminatoires pour devenir enseignant dans la discipline.
Bilan : si les réformes prévues par le gouvernement sont transformées en loi, plus rien ne s’opposera aux logiques de la loi L.R.U., des R.C.E. et de la mastérisation, qui ont largement montré leur nocivité et que la communauté universitaire a massivement refusées.

Face à la gravité et à l’urgence de la situation, S.L.U. appelle à ce que tous les conseils, quels qu’ils soient, conseils centraux, conseils d’U.F.R., conseils de département, conseils de laboratoires, se saisissent des questions posées par la nouvelle loi de l’E.S.R. comme par la réforme de la F.D.E. et fassent voter des motions pour faire entendre la voix des universitaires et des chercheurs. Comme en 2008-2009, le site de SLU regroupera et diffusera toutes les motions qui lui seront envoyées (et a d’ores et déjà commencé à le faire : motions de Paris III, Paris-X Nanterre, Université Paris-Est Créteil, 11e section du CNU….).

SLU appelle aussi à ne pas élaborer et à ne pas faire remonter les maquettes en vue de la réforme de la F.D.E. Nous savons depuis 2009 que nous pouvons bloquer une partie du processus en refusant d’y participer.

Enfin, nous vous appelons à relayer le plus largement possible cet appel auprès des collègues de toutes disciplines. Seul un mouvement d’ampleur nous permettra de peser sur notre avenir.


 
 

 

Newsletter n°39 : Mobilisation générale

Des chiffres

- 400 personnes en moyenne à l’AG du 18 février, 2200 connexions sur le direct-bilan-motion en 24h (et 3200 sur tout le site en une journée)

- 150 personnes pour le rassemblement du 19 février devant le CNESER… :

- plein de nouveaux abonnés sur le compte twitter de SLU (qui reçoivent les infos une à une, avec photo et lien par message)…

Des motions qui arrivent au rythme des conseils de labo, réunions de département, conseils d’UFR, réunions du CNU :

- sur le projet de loi

- sur les Espé/ masters/ Capes

- sur l’évaluation, le statut des EC, la collégialité (21 sections du CNU) : http://www.sauvonsluniversite.com/s...

- des lettres à la ministre ici (http://www.sauvonsluniversite.com/s...) et là (http://www.sauvonsluniversite.com/s...) et bien sûr là encore (http://www.sauvonsluniversite.com/s...)

Des preuves et des analyses :

- un audit de l’université du Havre qui dit clairement ce qu’on fait des EC fonctionnaires et vacataires quand on ne peut plus les payer :

- une analyse de la loi qui dit ce qui advient de la collégialité, des équilibres démocratiques, avec le projet de loi :

- une verte réponse aux arguties de G. Fioraso sur les mentions de Master :

et bien sûr,

- "La LRU jusqu’à la lie", Newsletter de SLU n° 37 :

- "Avanti !" : Newsletter n° 38

Il ne s’agit plus d’espérer la mobilisation : elle est là.

Il faut la rendre visible, audible, bruyante, éclatante. Il faut l’étendre, se saisir de tous les cadres de publication et de parole, en créer de nouveaux. Il faut se faire entendre plus fort malgré tous ceux qui veulent être sourds, et malgré la défaite d’il y a 4 ans. Ne pas attendre les manifestations nationales.

Pour le moment, le calendrier est maîtrisable. Non seulement, nous avons un mois et demi jusqu’aux examens, mais il y aembouteillage côté législatif

Car

- le vote du CNESER a été renvoyé au lundi 25 février.
- Fioraso annonce de nouveaux changements dans le projet de loi pour ce jeudi 21 février (demain).

La communication du ministère, entièrement fondée sur l’idée que la loi est le fruit d’une concertation, le rend fragile face à une mobilisation d’ampleur.

 

Lors de l’AG les étudiants ont été les premiers à demander des AG : soutenez-les, informez les autres, expliquez le projet de loi (et, tant que vous y êtes, la réforme des Capes / Masters)

Si cette loi est votée, c’en est fini, et pour longtemps, de ce à quoi nous tenons (et de la possibilité de revenir sur ce que nous détestons !)

SLU vous rappelle le calendrier voté dans la motion unique de l’AG du 18 février :

des AG de mobilisation étudiants/membres du personnel : à vous de jouer !! Demandez au plus vite une journée banalisée dans vos facs, cela facilitera la venue des collègues ! une semaine de manifestations et mobilisation dans les facs et les labos du 25 février au 2 mars (avec notamment la participation à la manifestation sur l’école le 28 février). Le primaire n’attend que cette convergence : la réunion publique avec V. Peillon et B. Delanoé avec les enseignants, hier soir à Paris, a été un fiasco pour les organisateurs du PS. l’organisation d’une prochaine AG nationale le samedi 2 mars : prenez vos billets, inscrivez-vous au covoiturage, libérez votre journée.

À quoi l’on peut ajouter :

- des manifestations devant les rectorats le 27 ou le 28 février, puisque les rectorats sont devenus les tutelles des nouveaux CAPES.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 13:15

C03-18Rythmes scolaires : les animateurs ne veulent pas être les laissés-pour-compte de la réforme à Paris

Ils sont, autant que les enseignants rappellent-ils, concernés par la réforme des rythmes scolaires dont on ne sait plus si elle doit, à Paris, être mise en place en septembre 2013 ou en septembre 2014. Ils ont, eux aussi, la responsabilité des écoliers, mais sur des « temps périscolaires » dont l’amplitude horaire doit augmenter de trois-quarts d’heure par jour, une fois que la semaine de 4,5 jours d’école sera rétablie. Et ils sont aujourd’hui inquiets à plus d’un titre : inquiets du peu de considération qu’enseignants et parents leur témoignent - ou qu’ils ressentent comme tel. Inquiets de voir leur parole confisquée dans un débat qui oppose essentiellement la Ville de Paris - leur employeur - aux professeurs des écoles. Inquiets, enfin, que la réforme voulue par le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, et qui pourrait être une occasion de « déprécariser » et réhabiliter leur profession, se décide sans eux, ou presque. Pour toutes ces raisons, les animateurs des centres de loisirs parisiens sont appelés à faire grève, ce mercredi 20 février, par l’UNSA-Animation. Objectif : « Que les animateurs ne soient pas les laissés-pour compte de l’aménagement des rythmes scolaires », explique Jean-Pierre Lubek, secrétaire de l’UNSA-Animation.
 
Votre organisation syndicale n’a pas participé aux journées de mobilisation des enseignants parisiens contre la réforme des rythmes scolaires. Pourquoi faire grève aujourd’hui, un peu « de votre côté » ?
Que ce soit clair, nous ne nous opposons pas à la mise en œuvre de cette réforme à Paris. La question de la date - 2013 ou 2014 - dépend de l’académie et du maire. Ce que nous voulons c’est qu’un « schéma directeur » de l’organisation de la journée et de la semaine scolaires soit défini le plus rapidement possible. En tant qu’intervenants au sein de l’école, les animateurs ont leur contribution à apporter dans le débat sur les rythmes. Pourtant, l’animation a été largement marginalisée - voire exclue - de toutes les concertations sur le sujet ces dernières années, et nous avons dû jouer des coudes pour livrer une expression minimale de nos points de vue. La réforme telle qu’elle se dessine aujourd’hui demande un effort de rigueur et de formation considérable. Ce sont les animateurs et les cadres de l’animation parisienne qui devront la mettre en place, globalement et école par école. Nous estimons que cela nous donne le droit de poser certaines exigences vis-à-vis de la municipalité : amélioration des conditions de recrutement, mise en place de contrats de travail attractifs, application des nouvelles normes d’encadrement des enfants, remise à niveau de certains cadre statutaires en fonction d’un rôle nouveau donné aux directeurs de centres de loisirs durant les temps périscolaires. Notre grève vise à ce que ces exigences soient bien prises en compte par la Mairie de Paris.
 
La Mairie de Paris semblait privilégier un allongement de trois quarts d’heure de la pause méridienne pour organiser des activités périscolaires de 13 h 30 à 14 h 15, plutôt que de 15 h 45 à 16 h 3 0. Elle paraît aujourd’hui hésiter. Quel « scénario » a votre préférence ?
 
 
La suite....
 
 
Soutien total aux animateurs de la Ville de Paris (Emmanuelle Becker)           
 
 
Ce mercredi, les animateurs des centres de loisirs de la Ville de Paris sont massivement en grève. Ils manifestent leur inquiétude relative aux conséquences de la réforme des rythmes éducatifs. Force est de constater que la mise en œuvre de cette réforme à Paris suscite un mécontentement général.
Les élus PCF/PG au Conseil de Paris soutiennent totalement les exigences des animateurs de la Ville de Paris, comme d’ailleurs de l’ensemble des personnels de notre collectivité intervenant dans les écoles.
Pour ce qui nous concerne, nous n’avons pas attendu la réforme des rythmes éducatifs pour exiger de meilleures conditions de travail des personnels de la Direction des affaires scolaires (DASCO). Nous avons fait adopter un vœu en décembre 2012 exigeant que les personnels vacataires soient intégrés au plan de déprécarisation que le Conseil de Paris doit adopter les 25 et 26 mars prochains.
Tout montre que nous avons besoin de temps pour réformer l’école. Comme Lyon, Paris gagnerait à prendre le temps de la concertation et à reporter l’application de la réforme à 2014 pour travailler sereinement au projet éducatif de la Ville de Paris.
Communiqué d'Emmanuelle Becker, conseillère de Paris (PCF) et présidente de la 7e commission du Conseil de Paris (éducation, jeunesse, sport, petite enfance)
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 13:09
peillon0
Vincent Peillon assure qu'il n'y aura pas de passage en force sur la réforme des rythmes scolaires. Il ne faut "jamais passer en force, nous expliquons et nous nous concertons depuis des mois, contrairement à ce que j'entends", a dit, mercredi, le ministre de l'éducation sur France Info."Le gouvernement précédent avait fait une consultation de plusieurs mois sur les rythmes scolaires (...), nous avons repris nous-mêmes la concertation pendant plusieurs mois. (...) La concertation, qui a d'abord été nationale pendant plusieurs mois, arrive sur le terrain, laissons-lui du temps", a-t-il ajouté. "Ceux qui ne peuvent pas passer en 2013 – que le maximum passe en 2013 c'est l'intérêt des enfants –, ils la passeront en 2014".
 
Le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, a annoncé mardi qu'il attendrait 2014 pour mettre en place la réforme dans sa ville. Quant à Lille, la maire et ancienne première secrétaire du PS Martine Aubry doit se prononcer à la mi-mars. Interrogé sur les villes socialistes qui "hésitent" comme Lille, Vincent Peillon a estimé qu'il n'y avait "aucune hésitation, c'est en 2013 ou 2014 !". "Gérard Collomb a bien dit qu'il pensait que cette réforme était essentielle. Il nous faut quelques mois dessus, moi je préfère qu'on le fasse bien, on verra ce que fera Martine Aubry", a-t-il ajouté.
 
Le ministre de l'éducation souhaite voir la moitié des élèves passer à la semaine de quatre jours et demi dès 2013. La mesure, qui concerne quelque six millions d'élèves, est vivement contestée par les syndicats, qui dénoncent un nombre insuffisant d'animateurs formés avant septembre pour gérer les activités périscolaires et redoutent des inégalités croissantes entre les écoles concernant ces activités. Les communes ont jusqu'au 31 mars pour décider si elles appliqueront cette année ou en 2014 la réforme contenue dans le projet de loi sur la refondation de l'école.
 
LES DOUTES DES FRANÇAIS
 
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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 19:28

In Snuipp75

 

Comme nous pouvions le pressentir, la réunion publique du 18 février s’est très mal passée.
Une nouvelle fois, la Mairie de Paris a soufflé le chaud et le froid et finit par insulter les enseignants.
Le froid… après avoir crée de toute pièce un climat de colère dans les écoles parisiennes, après avoir tenu des propos inacceptables sur les ondes au mois de décembre, le Maire de Paris a commencé par passer de la pommade sur les enseignant-es à qui il reconnait des conditions de vie professionnelle difficiles…Les promesses pleuvent…création d’une filière d’animation, titularisation des animateurs et surveillants… et la dernière en date : augmentation du nombre d’ASEM. Le SNUipp-FSU se félicite bien sûr que les revendications qu’il porte auprès de la Ville depuis des années aux côtés des syndicats des agents de la Ville aient enfin franchies la porte de Monsieur le Maire de Paris. La mobilisation a imposé à M Delanoé de revenir sur dix ans de politique sociale et éducative municipale. Toutefois, cela reste de belles promesses… le SNUipp-FSU attend des actes !

Le chaud maintenant…la salle prévue par la Mairie était bien trop petite : de moindre capacité que celle de la réunion précédente… Résultat : près de 500 personnes refusées à l’entrée, placées sous bonne garde… Pour le SNUipp-FSU, ce n’est pas un hasard si un grand nombre d’enseignant-es, de parents d’élèves mobilisés n’ont pu rentrer pour participer aux débats ! La Mairie de Paris semblant vouloir jouer le pourrissement de la situation, le SNUipp-FSU a mis une heure à obtenir qu’une élue de la Ville, Mme la Maire du 12ème en l’occurrence, s’adresse à la foule restée dehors.

Pendant ce temps, à l’intérieur, les propos de Monsieur le Maire de Paris et de son adjointe aux affaires scolaires glissent tout doucement vers la provocation pour en finir sur des invectives et des propos inacceptables du Maire de Paris. Visiblement, Monsieur le Maire n’a pas réussi à se contenir : remise en cause de l’engagement de syndicats enseignant-es en les accusant de faire le jeu de l’opposition municipale, remise en cause d’enseignant-es présent-es en leur indiquant qu’il était plus qu’inquiet qu’on leur confie des élèves… pour finir par un « je me suis tapé des années de droite alors ce n’est pas vous qui allez m’impressionner ! " Les masques tombent… Face à ces propos un grand nombre des représentants syndicaux dont celles et ceux du SNUipp-FSU ont donc quitté la salle avant la fin de la réunion.
Le débat contradictoire a l’air inenvisageable pour la Mairie de Paris qui se trouve seule contre tous ! C’est peut-être finalement la principale raison de son obstination.

Le silence insoutenable de Monsieur le Recteur de Paris
Dans son intervention (consultable en intégralité en ligne), le SNUipp-FSU a appelé Monsieur le Recteur à sortir du silence. Il en va de l’avenir de l’école publique à Paris.
La communauté éducative parisienne ne peut être objet d’attaques et d’insultes sans que le plus haut représentant académique de l’Education Nationale reste muet… Outre les invectives de Monsieur le Maire, les propos du Ministre tenus sur France 5 dimanche 17 février sont inacceptables : il s’agirait de « dégonfler l’hystérie parisienne ». Au lieu de prôner l’apaisement et le dialogue comme le demande le SNUipp-FSU avec l’ensemble de la communauté éducative, le Ministre emboite le pas de Messieurs Delanoë, Julliard et consorts et jettent de l’huile sur le feu. C’est irresponsable ! Le Recteur ne peut plus rester muet quand des élu-es municipaux transforment une réunion sur les rythmes éducatifs en meeting pour vendre la politique municipale passée sur les logements sociaux par exemple…
Le Recteur ne peut plus rester muet quand Madame l’adjointe au Maire chargée des affaires scolaires se croit autorisée à proposer des aménagements de la semaine scolaire différents et donc de notre temps service tous les quatre matins en fonction de l’idée que la Mairie à eu en se levant …
Le Recteur de Paris ne peut plus rester muet quand des élu-es municipaux entretiennent la confusion entre le scolaire et le péri-scolaire. C’est à l’école qu’il revient de lutter cotre l’échec scolaire et l’école c’est l’Etat ! Le péri-scolaire est d’importance, il doit être de qualité et articulé avec le temps scolaire, mais dans le respect des compétences de chacun.
Le Recteur de Paris ne peut plus rester muet quand Mme l’adjointe au Maire évoque en réunion mercredi dernier dans le 18ème une enveloppe budgétaire attribuée à chaque école pour réaliser leurs projets… Un nouveau cap est franchi : ce n’est plus seulement de territorialisation de l’école dont il s’agit, mais de l’autonomisation des écoles…Ce qui rappelle très sérieusement la volonté (passée ? Apparemment non) de transformer les écoles en EPEP.

Assez du cirque médiatique ! Les écoles publiques valent mieux que ça !
Assez des invectives et des leçons donner pas les élu-es municipaux aux enseignant-es, aux parents d’élèves… ! L’attitude et les propos du Maire de Paris en fin de réunion ne sont pas dignes de ses fonctions ! Pas question que les écoles publiques parisiennes continuent d’être prises en otages d’intérêts qui les dépassent !
Toutes et tous, nous devons resté-es mobilisées dans l’unité syndicale avec les parents d’élèves et les agents de la Ville. Nous devons obtenir des améliorations concrètes des conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves et des conditions de travail et d’emploi de l’ensemble des personnels qui concourent à la bonne marche du service public d’éducation.

Lire également l’intervention du SNUipp-FSU Paris

 

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 19:16

In La Dépèche

 

 

C03-23Dire qu'en Aveyron la réforme des rythmes scolaires voulue par le ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon passe mal serait malvenu après le camouflet rouergat qu'a représenté la réunion d'information tenue hier à Sébazac sur ce thème en présence de près de 250 élus du département venus pour la majorité dire leur grogne face à une «réforme improvisée».

Les cinq parlementaires du département étaient également présents tout comme le président de l'association des maires de l'Aveyron Jean-Louis Grimal et Jean-Claude Luche président du conseil général. Les élus ont pris connaissance des résultats d'un questionnaire de l'ADM 12 sur le sujet auquel ont répondu 151 communes.

Sur l'organisation des activités péri éducatives que la réforme Peillon ne rendrait plus obligatoire aux communes, 36 % des élus disent pouvoir la mettre en place et 34 % opteraient pour la garderie. 88 % d'entre eux affirment ne pas disposer d'un encadrement qualifié suffisant. Mieux, 55 % des communes n'ont pas évalué ce coût. «Il se monte en moyenne à 200 € par enfant et par an», a indiqué le président de l'ADM12. Enfin, 17 % des élus envisagent de faire payer la facture du temps périscolaire aux familles.

Le maire de Sébazac Florence Cayla et la députée Marie-Lou Marcel ont bien tenté de défendre le projet de loi. Elles n'ont guère été suivies. «Il faut reconnaître que les rythmes actuels ne sont pas satisfaisants pour nos enfants, a souligné Mme Cayla. Après, une réforme de l'Éducation nationale n'est jamais facile à mettre en place et il existe des inquiétudes quant à ses conséquences financières notamment dans nos territoires ruraux.»

La révolte gronde chez les élus

La suite ne fut que volée de bois vert de la part de nombreux élus. «Cette réforme formulée sans concertation va accroître les inégalités entre les enfants.», «On va embaucher des juristes pour décrypter la loi», «Cela va être infernal pour les petites communes» ou encore «C'est le flou artistique à l'Éducation nationale».

Non vraiment, en Aveyron, cette réforme semble plus que jamais dans l'impasse. Hier, la levée de boucliers fut quasi complète. «Il faut faire preuve de sagesse et reporter cette réforme à un voire cinq ans quand la France ira mieux», ira même jusqu'à plaider Jean-Claude Luche.

Les parlementaires ont invités par le maire de Martiel à «faire évoluer cette loi très rapidement avant qu'elle ne se retourne contre nous. Comme beaucoup d'autres élus ici, je ne peux pas me permettre ni d'augmenter les impôts, ni de faire payer les familles et encore moins de baisser les investissements dans ma commune.»

Rappelons pour finir qu'en cas de mise en place dès la rentrée 2013, il y aura un accompagnement de l'État de 50 € par élève accompagné d'un dispositif de solidarité rurale ou urbaine de 40€. Enfin, un fonds complémentaire de 45 € par enfant sera attribué en 2 014.

Pas sûr que cet argent suffise à calmer une grande majorité d'élus aveyronnais qui, hier à Sébazac, ont démontré leur scepticisme sur la réforme du «professeur» Peillon.

 

La suite...

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