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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 20:34

In Les Echos

 

C03-18Les 425 écoles marseillaises ne participeront pas cette année à la réforme des rythmes scolaires. « Trop cher et trop compliqué », a tranché le maire, Jean-Claude Gaudin. « La mesure nécessiterait l'embauche de 4.300 personnes et un surcoût annuel de 15 millions d'euros pour financer les temps éducatifs, les équipements et la restauration scolaire », a calculé son adjointe à l'éducation, Danièle Casanova.

 

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 20:16

In Rue89

 

Les enseignants sont appelés ce mardi 12 février à une nouvelle grève nationale pour réclamer le report de la réforme à 2014.

 

Raccourcir les journées de 45 minutes et rétablir l’école le mercredi matin ? Une mesure coûteuse et trop rapide, pour beaucoup de collectivités locales.

 

La réforme des rythmes scolaires, cheval de bataille du ministre de l’Education Vincent Peillon, rencontre une réaction relativement homogène chez les élus locaux. Ils craignent avant tout la menace de recrutements coûteux et d’un casse-tête logistique pour les mairies, mais pas que.

 

1 Manque de personnel, manque d’argent

 

Laurent Derrien est directeur général adjoint des services de la mairie de Castelginest (Haute-Garonne), près de Toulouse. C’est une commune de moins de 10 000 habitants à « l’endettement faible » ; 300 enfants de primaire et maternelle y sont scolarisés, encadrés par une vingtaine d’animateurs. Laurent Derrien s’occupe des questions de petite enfance et d’éducation. Excédé par la pauvreté du débat sur les rythmes scolaires, il a sollicité Rue89 pour exposer le point de vue des communes.

En cas d’application du décret en septembre, il craint « un doublement de la fréquentation de la plage périscolaire ». Comprendre : si la classe finissait à 15h45, la grande majorité des enfants, que les parents récupèrent habituellement à 16h30, viendraient gonfler l’effectif des garderies.

Ce trou creusé par l’Education nationale, explique Laurent Derrien, c’est la mairie qui va devoir le boucher avec du personnel qualifié. Garderie ? Animations culturelles et/ou sportives ? Chat perché dans la cour ? Personne ne sait exactement, mais il faudra débourser des dizaines de milliers d’euros :

« Un animateur qualifié nous coûte environ 17 000 euros à l’année. Avec la réforme, il nous en faudra sept ou huit de plus à Castelginest. D’après mes calculs, rien que le fonctionnement de la cantine le mercredi nous coûtera 80 000 euros supplémentaires. »

Pas assez d’aide de l’Etat

Sans compter le coût des transports scolaires le mercredi, autre compétence laissée à la charge des mairies. Et ce n’est pas la dotation de 250 millions d’euros pour 2013-2014, promise aux communes qui appliqueront le décret en septembre, « goutte d’eau dans l’océan de dépenses à venir », qui apaise le scepticisme du fonctionnaire :

« C’est hypocrite de dire que les enfants pourront faire autre chose qu’aller en garderie, sans en donner les moyens aux collectivités. »

A quelques centaines de kilomètres de là, Michel Houel, président de l’Association des maires de France (AMF) de Seine-et-Marne et sénateur-maire (UMP) de Crécy-la-Chapelle, tient le même discours.

Concernant sa commune, où résident un peu plus de 5 000 âmes, « financièrement à l’aise », il a déjà fait un rapide calcul : la réforme lui coûterait 70 000 euros. Il dispose de « quatre ou cinq animateurs qui interviennent le midi ». Pour couvrir les plages horaires nouvellement libres, il lui en faudrait vingt au total.

« L’AMF France estime le coût de la réforme à 150 euros par élève », explique-t-il, « une charge que la dotation ne compensera que d’un tiers, et de manière temporaire. En plus l’Etat va nous raboter de 2 milliards d’euros... »

Michel Houel, après concertation, est tombé d’accord avec les maires des 514 communes de Seine-et-Marne. Il réclame :

  • une « aide pérenne » du gouvernement, face à des dépenses importantes et durables ;
  • « pas de pénalité financière » pour les communes qui reportent l’application à 2014.

Pour l’élu UMP, si les objectifs de la réforme sont louables, son exécution l’est moins :

« Personne ne critique le bien-fondé de la réforme, mais les maires ont le sentiment qu’elle se fait dans la précipitation. »

2 « Un flou artistique »

 

A Schœlcher, quatrième commune de Martinique, les problématiques sont exactement les mêmes qu’en métropole. Chantal Beaucelin est adjointe au maire, en charge de l’éducation et la petite enfance. Elle aussi estime que la mairie « n’a pas les moyens budgétaires » de concrétiser la réforme des rythmes scolaires.

Elle-même directrice d’école, elle décrit un environnement avec beaucoup de « difficultés sociologiques ». Lorsqu’elle discute avec les parents d’élèves et avec ses enseignants, elle constate qu’ils comprennent mal les enjeux et l’intérêt du décret :

« Tout le monde se demande à quoi ça rime. Les parents ne comprennent pas en quoi gagner trois quarts d’heure par jour aiderait leurs enfants à réussir. Les enseignants ne se sont pas encore approprié la réforme, ils craignent de ne pas avoir assez de temps pour suivre les élèves en difficulté. »

Elle déplore un « manque de communication » de la part de l’Etat.

« Il faudrait préciser à quoi serviront ces 45 minutes : éducation ou temps éducatif ? Il faudrait aussi définir clairement les contraintes, les limites entre le domaine de l’Education nationale et la compétence des collectivités locales. Si je me fie aux initiés, ils sont encore dans le flou artistique. »

L’élue schoelcheroise plaide donc pour un délai supplémentaire pour la mise en œuvre de la réforme.

 

3 Une réforme précipitée ?

 

A Lyon aussi, on s’interroge sur les modalités d’application du décret. 2013 ou 2014 ? Le maire socialiste Gérard Collomb ne s’est pas encore prononcé. La ville dispose de 300 vacataires, tous statuts confondus. Il lui en faudrait 600 pour répondre aux critères de la réforme – un coût estimé à 5 millions d’euros.

Yves Fournel, adjoint au maire, voudrait comme ses homologues des « assurances précises » de l’Etat, ainsi qu’une aide pérenne « modulée en fonction des difficultés des communes ». Et puis, « si on veut faire de la qualité, il ne faut pas juste rajouter trois quarts d’heure », argue-t-il, « il faut travailler sur l’ensemble de la journée. »

Il se montre cependant moins catégorique sur le caractère prématuré de la réforme. L’urgence est avant tout, selon lui, de revenir sur la semaine à quatre jours instaurée en 2008 :

« La réforme de 2008 s’est faite en trois mois, sans aucune concertation, et a changé le mode de fonctionnement de 80% des communes. Ici, il y a eu un an de discussions avec Luc Chatel, six mois avec Peillon, et les conclusions sont les mêmes, il n’y a pas 50 solutions ! »

4 « On ne s’est pas attaqué au vrai problème »

 

Pour les fonctionnaires contactés par Rue89, Vincent Peillon s’attaque aux symptômes plus qu’à la maladie. La réforme, selon eux, devrait s’accompagner d’un projet éducatif plus global, plus ambitieux, pour remporter l’approbation. Chantal Beaucelin (Schœlcher, Martinique) :

« Lorsque j’interroge des enfants sur ce dont ils ont besoin, leurs réponses tombent à côté de ce dont nous disposons. Ils me parlent vécu, nouvelles technologies, sorties. »

Laurent Derrien (Castelginest, Haute-Garonne) :

« On ne s’est pas attaqué au vrai problème. Ça m’a l’air d’un projet plus politique que pédagogique, une manière de revenir sur ce que la droite a fait en 2008. C’est dommage, parce que sur le fond, il y avait un vrai objectif pédagogique. »

Il trouverait plus logique d’alléger les journées de classe en allongeant les semaines de cours – en d’autres termes, réduire les périodes de vacances. Michel Houel le rejoint sur cette solution... épineuse et plus difficile encore à envisager.

 

5 Qu’en pense Paris ?

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:42

In Sud Education

 

http://www.sudeducation.org/local/cache-vignettes/L150xH87/siteon0-5018d.pngLe ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, a fait des rythmes scolaires dans le premier degré le point central de sa « refondation » de l’école. La semaine d’école passerait à 4 jours et demi en y ajoutant le mercredi matin. Pour maintenir un temps de classe de 24h pour les élèves, deux « solutions » : soit augmenter la pause de midi et terminer l’école à 16h30, soit terminer plus tôt et assurer la prise en charge par les mairies jusqu’à 16h30.

 

Cette réforme est présentée comme étant dans l’intérêt des élèves mais :

- En réalité, les journées à l’école seront toujours aussi longues, avec une demi-journée en plus même si une partie se fera dans le cadre d’activités périscolaires. Des activités périscolaires destinées à remplacer le temps d’école – jusque-là gratuit – qui pourront être facturées aux familles !

 

- Pour éviter aux mairies de « trop »embaucher, la ministre des sports a décidé d’augmenter le taux d’encadrement par les animateurs pour les activités périscolaires : le seuil actuel, qui est d’un adulte pour 10 enfants de moins de 6 ans et un pour 14 au-delà de 6 ans, passera à 1 pour 14 et 1 pour 18. Quelle qualité des activités avec autant d’enfants ? Cela empêche aussi d’emmener les enfants en sortie scolaire...

 

- Enfin, l’égalité ne sera pas assurée partout : les mairies n’auront pas toutes les mêmes moyens pour mettre en oeuvre les activités périscolaires.

 

Cette réforme n’allège donc pas la semaine des élèves, crée des inégalités entre les villes (prix et qualité des activités périscolaires), et alourdit le travail des personnels de l’éducation et de l’animation. Pourtant, le décret sur les rythmes scolaires a été publié le 26 janvier malgré le vote défavorable des instances de l’éducation et la mobilisation des personnels qui a démarré très fort au mois de janvier.

 

Au-delà de la question des rythmes scolaires, le projet de loi d’orientation présenté par Vincent Peillon en conseil des ministres le 23 janvier n’offre pas les garanties nécessaires, à une amélioration réelle des conditions de travail des personnels et d’étude des élèves :

 

- Les véritables créations de postes (6770) restent très en-dessous des besoins après les 80000 postes supprimés depuis 5 ans et avec l’augmentation actuelle du nombre d’élèves. Le nombre d’élèves par classe va nécessairement continuer à augmenter, les groupes restreints et l’aide spécialisée aux enfants en difficultés sont menacés de disparaître.

 

- Les projets de décentralisation (école maternelle et primaire, orientation scolaire, enseignement professionnel) constituent une rupture dans l’égalité d’accès à l’éducation dans les territoires, égalité dont doit être garant le service public.

 

Après des années de destruction du service public d’éducation, on est donc bien loin de la véritable « refondation » qu’attendent pourtant l’Union Syndicale Solidaires, sa fédération SUD Éducation et les personnels. C’est pour toutes ces raisons, et non par un « corporatisme » brandi par certains, que l’Union Syndicale Solidaires soutient l’appel unitaire des fédérations de l’éducation, dont SUD Éducation, à la grève le 12 février prochain.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:34

In Blog de François Cocq

 

http://cocq.files.wordpress.com/2012/10/212.jpg?w=285&h=395« Lorsqu’on croit que les masses ne peuvent être achetées qu’avec des pourboires, on finit par perdre [leur] confiance et le respect de ses adversaires ; on ne gagne rien, mais on perd tout ». Vincent Peillon ferait bien de méditer cette sentence de Rosa Luxemburg à l’heure où il cherche à diviser le mouvement qui s’est levé contre sa réforme des rythmes scolaires et plus généralement contre sa loi d’orientation scolaire en octroyant aux enseignants du premier degré une prime annuelle de 400 €.

 

Fin janvier, Vincent Peillon faisait d’abord sortir les aboyeurs du PS et les médiacrates pour taxer les enseignants de corporatisme. La ficelle un peu grosse, et surtout largement élimée par la Droite, ne suffisait pas à opposer enseignants et parents. Deuxième tentative quelques jours plus tard. Alors que la question salariale dans la fonction publique vient d’être balayée d’un revers de manche par le gouvernement, Vincent Peillon propose maintenant un troc aux seuls enseignants du primaire, le secondaire étant de fait doublement oublié, dans la réforme comme financièrement. Le Ministre est hors-sujet. Les enseignants n’attendent pas une aumône de sa part. Ce n’est pas d’une prime dont ils ont besoin mais d’un salaire à la hauteur du service qu’ils rendent à la Nation, un salaire qui leur permette de vivre dignement de leur travail et les mette à distance des intérêts individuels et clientélistes.

 

A trop vouloir diviser, le Ministre a fini par soustraire. Alors même que le principe d’une réforme des rythmes faisait l’unanimité dans la communauté éducative, et continue d’ailleurs à la faire tant cette évolution est nécessaire, le Ministre s’enferme dans la solitude et cherche à passer en force comme en témoigne le dédain méprisant affiché suite à l’avis négatif rendu par le Conseil Supérieur de l’Education (CSE) sur son décret.

 

N’en déplaise au Ministre, ce que demandent les enseignants avec le reste de la communauté éducative, c’est une réforme qui engage enfin les ruptures nécessaires avec la casse méthodique orchestrée depuis 10 ans. Ce qu’ils demandent, c’est une refondation de l’école qui permette la réussite de tous les élèves. La réforme des rythmes scolaires aurait dû permettre de repenser la place de l’enfant dans la société et le rôle de l’école dans sa construction. A quoi sert l’école ? Voilà l’impensé permanent de Vincent Peillon qui traverse tant les rythmes que la loi d’orientation. Les savoirs et les apprentissages sont-ils purement utilitaristes ou visent-ils à l’émancipation ? Comment peut-on rendre la vie en collectivité épanouissante ? Qu’est-ce que cela présuppose en termes d’organisation ?

 

Au-delà du manque d’ambition, ce sont les capitulations idéologiques de l’égalité des chances et du socle commun contenues dans la loi d’orientation qui se déclinent jusque dans la réforme des rythmes et en font une nouvelle occasion manquée. La réforme des rythmes scolaires version Peillon entérine cette idée d’une école à plusieurs vitesses. En rejetant dans le temps périscolaires des activités et des apprentissages qui doivent être proposés à tous, cette réforme segmente les savoirs, sert de prétexte pour sortir de l’école les disciplines émancipatrices qui doivent être proposées à tous les enfants pour leur fournir un haut niveau de culture commune et ouvre un petit peu plus la porte à la marchandisation de l’éducation. L’école à la carte Peillon est une atteinte au fait que tous les enfants sont capables d’apprendre.

 

Parallèlement, la réforme des rythmes version Peillon fait fi de l’égalité républicaine entre les élèves et entre les territoires. L’école publique, parce qu’elle est l’outil de la Nation, doit s’adresser de la même façon à tous les élèves. Elle ne peut être dépendante comme le souhaite le Ministre de la volonté des collectivités locales ! Le caractère national de l’école n’est pas négociable ! La gratuité non plus. En étant laissée au libre choix des collectivités locales, l’école ne serait plus gratuite et elle ne pourrait donc plus être obligatoire. Quelle régression !

 

La réforme des rythmes version Peillon ne peut être déconnectée du nécessaire changement plus global de la société. Impossible de partir des besoins de l’enfant si le choix n’est pas fait de rompre avec la précarité et la flexibilité. Le gouvernement ne peut pas le 11 janvier 2013 apporter sur un plateau estampillé Medef un accord de flexibilité-compétitivité sur l’emploi que seuls des syndicats qui ne représentent à peine un tiers des salariés signent, et dans le même temps prétendre agir dans l’intérêt des enfants. Le temps de l’enfant ne peut pas être dissocié de celui du salariat ni de celui de la famille !

 

Dans ces conditions, on comprend qu’il y ait un si grand dénominateur commun contre la réforme Peillon. Plutôt que raturer, le Ministre doit retirer son décret et s’atteler avec les différents acteurs à sa réécriture tant la version actuelle est porteuse de danger pour l’école de la République. Il doit surtout enfin commencer à envisager l’école sous l’angle de l’égalité et de l’émancipation.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:29

In Le Monde

 

Flash-mob des parents d'élèves du 93 devant la Cité des sciences et de l'industrie (DR)

Flash-mob des parents d'élèves du 93 devant la Cité des sciences et de l'industrie (DR)

 

C’est sous les flocons qu’ils ont fait classe. Enfin un semblant de classe. Le collectif des parents d’élèves du 93, mobilisés depuis de longs mois contre le non-remplacement des enseignants absents, s’était donné rendez-vous, dimanche 10 février, devant la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, pour simuler la différence entre une classe parisienne et une classe de banlieue.

 

La classe parisienne est pimpante et surtout les élèves ont un instituteur qui leur fait cours. La classe « 9-3 », elle, se déroule sur de vieux bancs et les enfants se retrouvent désœuvrés, leur instit malade n’étant pas remplacé. En guise de tableau noir, une banderole : « Le changement, c’est maintenu ? Parce que c’est urgent ! ». La mise en scène de la "flash-mob" (mobilisation éclair) peut paraître simpliste mais pourtant, parents comme parents présents jurent que la situation des écoles de Seine-Saint-Denis est devenue intenable : 75% des absences n’ont pas été remplacées depuis la rentrée de janvier, expliquent-ils.

 

"Classe à mi-temps"

« Depuis trois mois, pas une semaine ne se passe sans qu’une classe ou deux par école se retrouve sans instit », souligne Sid-Ali Lounis, parent d’élève FCPE. A l’école élémentaire Gutenberg de Saint-Denis, une classe a cours les lundi et mardis mais pas les jeudis et vendredis, explique Susanna Della Fuente. L’école Daniel Sorano connaît elle aussi « une classe à mi-temps depuis octobre », renchérit Marisa. A Saint-Ouen, c’est tous les jours que les parents apprennent qu’une ou deux classes d’accueil est organisée dans une école de la ville pour les enfants sans professeur, jurent un groupe entourés de bambins.

« Ma fille est en CE1 et cela fait trois semaines qu’elle n’a pas de vrais cours. C’est un peu dur », souffle Heather, une mère d’élève arrivée avec sa pancarte « nos enfants ne sont pas des moutons ». Venus de onze villes du département, ces parents n’en peuvent plus de devoir garder leurs enfants et de se mobiliser, depuis des mois, pour réclamer ce qui leur est un dû.

 

"Cahier d'espérance"

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:24

In Sauvons l'Université

 

Blog de JL Mélenchon, 8 février 2013

 

C03-24Malgré de grandes annonces et des promesses de changement de cap pour l’enseignement supérieur et la recherche, le gouvernement présente un budget qui couvre à peine les nouvelles dépenses obligatoires compte tenu de l’augmentation du nombre des étudiants.

 

Budget 2013 : le mirage de l’annonce de la hausse du budget

Le budget 2013 s’établit à 22,9 milliards d’euros. Il est en augmentation de 2,2% (soit +550 millions d’euros) par rapport à 2012 (22,4 milliards d’euros) pour une inflation de 1,6% prévue par la même Loi de Finances Initiale.

Hors inflation, l’augmentation annoncée vient donc tout juste couvrir des dépenses obligatoires nouvelles (cotisations sociales, + 40 000 étudiants…).

Ces prévisions sont même faites à partir d’une croissance de la masse salariale liée au vieillissement des fonctionnaires nulle, alors que la réforme des retraites pousse à l’allongement des carrières et que cette croissance est la cause principale des difficultés budgétaires rencontrées par les universités. Les +304 millions d’euros de variation de masse salariale viennent compenser l’augmentation de 233 millions d’euros de taxe de cotisation au Compte d’Affectation Spéciale (CAS – pensions)

Ces subtilités budgétaires déjà utilisées sous Sarkozy pour afficher une « fausse » augmentation sont de nouveau à l’œuvre avec le nouveau gouvernement. En outre, les autorisations d’engagement sont en hausse de 0,8% seulement, soit deux fois moins que l’inflation. On peut donc parler d’un budget en recul.

On pourrait même pronostiquer une évolution négative des crédits effectivement engagés car la Modernisation de l’Action Publique de Jean-Marc Ayrault (MAP), comme sa sœur siamoise, la RGPP de Sarkozy, va produire ses coupes budgétaires en 2013.

 

L’asphyxie financière des universités s’étend

Lanceur d’alerte, le rapport de la Cour des Comptes (mai 2012) avait constaté une réduction des emplois sous plafond d’Etat de 4 832 Equivalents Temps Plein (ETP) entre 2008-2011 et de 1 500 en 2012 du fait des gels de poste dans les établissements.

Il était donc assez naturel que le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) donne un avis négatif (5 pour, 22 contre, 8 abstentions) sur le budget 2013 en soulignant son insuffisance qui « va accroitre les restrictions (gels d’emploi, suppressions d’heures d’enseignement et de formations, augmentation du nombre d’étudiants par groupe, non-respect des maquettes, investissement reportés…). Ainsi, le CNESER regrette que des établissements, pour voter en équilibre, continuent à prendre des mesures d’austérité, notamment de gels d’emplois de toutes catégories (par exemple 41 postes gelés à Strasbourg…), qui augmentent encore le nombre de postes gelés estimé à 1 500 et vont à l’encontre de l’objectif affirmé d’améliorer la réussite des étudiants »

➙ Venant d’un organe consultatif placé auprès du Ministre, cet avis vient démontrer que le véritable changement n’est pas pour maintenant.

Il n’est donc pas étonnant que, quelques jours avant le vote de la loi de Finances, quatorze présidents d’universités aient écrit à la Ministre pour faire le constat d’« échecs humains et financiers » de l’autonomie et aient proposé que l’Etat reprenne la gestion de la masse salariale, transférée aux universités par les Responsabilités et Compétences Elargies (RCE). La Conférence des Présidents d’Universités (CPU), elle-même, avertissait que « sans moyens, toutes les propositions des Assises resteraient un vœu pieux » et regrettait « que la question du budget … apparaisse quasi-accessoire alors qu’elle est fondamentale ».

40 universités sur 83 ont un fonds de roulement inférieur à 30 jours. 23 universités seront en déficit en 2013.

➙ Cette situation tient à la non prise en compte de la croissance de la masse salariale liée au vieillissement des personnels transférés et à une mauvaise évaluation des besoins humains dans les établissements autonomes.

 

Comment l’autonomie des universités organise leur étranglement budgétaire ?

La loi de Finances parle de consolidation de la situation des Universités. Mais l’augmentation des moyens alloués n’est que de 1,7% (250 millions d’euros), le niveau de l’inflation ! Pas de rattrapage des retards pris sous la droite donc…

La croissance liée au vieillissement de la masse salariale est considérée en évolution 0 alors qu’avec la réforme des retraites de plus en plus de personnes allongent leur carrière. Par ailleurs, les 1 000 nouveaux postes (intégrés dans les 250 millions d’euros) ne viennent pas en plus d’un dégel des 1 500 gelés à la suite de la baisse des moyens en 2012. Ces 1 000 emplois seront principalement fléchés vers le 1er cycle et occupés par des professeurs agrégés (PRAG) et professeurs certifiés (PRCE), fragilisant la relation formation-recherche. La dotation (SYMPA) est réduite de 1,8% (-32 millions d’euros) alors que le nombre d’étudiants augmente de 40 000. Il n’y a pas d’augmentation du nombre de bourses ou d’allocations d’étude (doctorales…).

➙ Au total, c’est l’austérité qui l’emporte. Pourtant, les crédits existent ; il suffisait de transférer une petite partie des intérêts du Grand Emprunt (ressource extrabudgétaire) vers le budget de l’Etat ou amputer le Crédit d’Impôt Recherche (CIR). L’austérité est un alibi pour imposer, comme le dit la Ministre répondant aux 14 présidents d’universités, des « rééquilibrage territoriaux et disciplinaires… ». En fait, de rééquilibrage disciplinaire, il s’agit d’un dégraissage de l’offre de formation, selon les propos de la Ministre, « illisible pour les entreprises ».Outre l’austérité, le budget 2013 porte en lui-même la poursuite des réformes structurelles engagées sous Sarkozy consistant à mettre le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et le budget de l’Etat au service du monde de l’entreprise.

 

Recherche : des inflexions cosmétiques sans moyens nouveaux

La logique des appels à projets (cause de précarité dans la recherche – 50 000 précaires) est « entamée » mais trop faiblement pour en faire la rupture politique attendue.

Les crédits de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) demeurent très élevés alors que, dés cette année, le Gouvernement aurait pu déplacer entre 100 et 150 millions d’euros en faveur des établissements public à caractère scientifique et technologique (EPST), des crédits récurrents et des « projets blancs ».

➙ A n’en pas douter, la Loi d’Orientation conservera l’ANR créée par la droite alors que sa suppression était demandée.

 

Combien manque-t-il pour atteindre l’objectif de 1% du PIB ?

Selon des proches du Gouvernement, la France, avec 0,80% du PIB de 2010 consacré à la recherche publique, serait aussi bien lotie que l’Allemagne (0,79%), la Grande Bretagne (0,67%), les USA (0,76% et le Japon (0,74%). Or, ils confondent le financement public de la recherche et le financement de la recherche publique civile. Cette dernière (universités, écoles, organismes, agences) s’élèvent en réalité à 0,55% (en Allemagne à 0,75%). Toujours cette manie du tour de passe comme sous Sarkozy !

➙ Pour atteindre 1% du PIB, il faudrait au contraire un effort de 1,3 milliards d’euros pendant 10 ans.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 07:37
 
    Reportage Le ministre de l’Education était dans le Puy-de-Dôme et en Corrèze, jeudi, pour débattre des rythmes scolaires.
   

        C03-18«Nous les Auvergnats, nous ne sommes pas radins mais plutôt économes. Un sou est un sou. Et votre réforme, monsieur le ministre, est bien trop coûteuse pour des petites communes comme les nôtres.» Lionel Muller est maire du village de Chapdes-Beaufort (Puy-de-Dôme). Membre de l’UMP, il siège au conseil général et préside la communauté de communes. Pour assumer toutes ses casquettes, Lionel Muller, boulanger de son état, a dû embaucher une aide. «Comme je suis républicain, j’applique les lois, poursuit-il face à Vincent Peillon, qui prend des notes à la tribune. Nous passerons donc à la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée. Mais je vais devoir augmenter la fiscalité. Notre commune n’a pour toute ressource que les 38 000 euros annuels de l’ex-taxe professionnelle. Et ça ne suffira pas pour financer les activités quand la journée de classe sera raccourcie.» Jeudi, dans la salle polyvalente de Manzat (1 354 habitants, à 40 km de Clermont-Ferrand), une cinquantaine d’élus locaux ont fait le déplacement pour rencontrer le ministre de l’Education, en campagne afin de vanter sa réforme des rythmes scolaires contestée par les enseignants. Des militants d’association, des directeurs d’école et des parents d’élèves sont aussi présents.

 

Activités. Le ministre veut convaincre un maximum de maires de passer, dès septembre, aux quatre jours et demi. Les élus qui estimeraient ne pas être prêts ont jusqu’au 31 mars pour demander un report d’un an pour la mise en place de la réforme. Mais d’après Vincent Peillon, on ne peut pas attendre : des élections municipales sont prévues en 2014 et la question des quatre jours et demi risque de se retrouver instrumentalisée.

 

Au-delà, il en va du sort de la refondation de l’école, promise par le ministre. La réforme de la semaine scolaire n’en est qu’un élément, mais il est essentiel. En restant aux quatre jours, dénoncés par les experts comme contraires aux rythmes de l’enfant, il n’y a guère d’espoir de redresser l’école primaire, d’où 15 à 20% des élèves sortent en grandes difficultés. Et si l’on ne parvient pas à faire reculer l’échec scolaire, qui touche en priorité les enfants socialement fragiles, il est vain d’espérer relancer l’ascenseur social.

Dans la salle polyvalente de Manzat aux murs en pierres de Volvic, caractéristiques de la région de Combrailles, l’atmosphère est studieuse. De droite comme de gauche, les élus sont plutôt d’accord sur le principe de la réforme. Mais ils s’inquiètent des coûts. Il leur faudra notamment financer des activités durant les plages libérées par la réduction des cours, ramenés de six heures à cinq heures et demie maximum par jour en primaire.

 

«Avec les 50 euros par élève que l’Etat donnera pour les communes passant aux quatre jours et demi dès 2013, nous toucherons 25 000 euros avec nos 500 enfants, explique Hervé Prononce, maire Nouveau Centre de Cendre (Puy-de-Dôme), petite ville de 5 000 habitants. Or cela va nous coûter au moins 120 euros par élève. Nous devrons donc débourser 35 000 euros l’an prochain. Et 60 000 euros ensuite, puisque les 50 euros par élève ne sont alloués qu’en 2013.» «Nous y croyons à ta réforme, Vincent, intervient le président du conseil général du Puy-de-Dôme, Jean-Yves Gouttebel (gauche). Nous avons déjà provisionné 500 000 euros pour les transports scolaires du mercredi matin pour le premier trimestre[de l’année 2013-2014]. Mais il faudrait que toutes nos communes l’adoptent en même temps.»

 

Petites blagues. Vincent Peillon se veut compréhensif. «C’est une réforme merveilleuse mais, je le reconnais, très difficile», répète-t-il.

 

La suite...

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 18:08

In Les Echos

 

C03-24Vincent Peillon était reçu au «Grand rendez-vous» d'Europe1-Aujourd'hui en France-Itélé.

 

Le décret sur les rythmes a été publié fin janvier « après six mois de consultation nationale » avec tous les acteurs du monde éducatif, et monde éducatif, et « nous commençons seulement le travail sur le terrain », a-t-il souligné. « Que tout le monde se décontracte ! On a du temps, il faut réfléchir aux meilleurs projets pour les enfants », a ajouté le ministre. Cette réforme a « une vertu, elle oblige à se parler (...) on a deux mois pour construire les projets, jusqu'à l'été. Et si on y arrive pas, eh bien on le fera l'année prochaine », pour la rentrée 2014.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 10:34
 
Vous ne saviez pas quoi faire vendredi 22 février... Le problème est réglé grâce à Sauvons l'Ecole !
Venez assister à la projection de :
 d'une école à l'autre
de Pascale Diez
 
en présence de la réalisatrice au Grenier à Sel (Trappes)
Je note les noms des absents sur mon petit carnet noir
 
 
http://www.cinemagrenierasel.com/local/cache-gd2/26b75cab031bcc7d52635a3a9f3da585.jpg
 

Vendredi 22 février à 20h45
Documentaire de Pascale Diez
 
Ils ne se seraient jamais rencontrés sans la volonté d’une poignée d’adultes bien décidés à remédier à l’absence de mixité sociale dans des écoles parisiennes. Quarante-cinq enfants de quartiers différents ont mélangé leurs horizons et revu leurs préjugés au cours de l’année scolaire 2010/2011. Ensemble, ils ont créé un spectacle qui reflète la diversité de leurs origines, de leurs cultures et de leurs savoirs.
h D’une école à l’autre raconte ce parcours avec l’attention d’un jardinier qui regarde germer, grandir et fleurir les plantes dont il prend soin.
 
   
 
 
 
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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 19:20
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