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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 17:38

In Réseau des Enseignants du Primaire en Résistance

 

Les réformes - M. le ministre, 380 000 Professeurs des Ecoles souhaitent aussi réussir

la REFONDATION de l'école.
Ne la faites pas sans eux !   
 

C03-01.jpgUn énorme malentendu est en train de s'installer entre les 380 000 professeurs des écoles de ce pays, vous, Monsieur le ministre, et l'ensemble de la société. Il n'est pas trop tard pour inverser une tendance inquiétante pour tous.
 
Après avoir subi 5 ans de ravages dans nos classes durant les ministères Darcos et Chatel, nous voulons être très clairs : il est prioritaire pour chaque enseignant du primaire de ce pays de réussir une vraie REFONDATION de l'école. C'est autant notre souhait que le vôtre.
 
Pour cela, nous avons besoin de repartir sur des bases saines et acceptables finalement assez simples car nous ne demandons rien d'autre que travailler nous aussi à cette REFONDATION en mettant l'intérêt supérieur de l’enfant au cœur de nos préoccupations.
 
Pour retrouver la confiance et la sérénité nécessaires à un tel projet, nous vous demandons, Monsieur le ministre, de mobiliser d'urgence les marges de manœuvre disponibles en décidant immédiatement :
 
 1 – le gel des heures dites d' « Aide Personnalisée » ainsi que de toutes les heures d' « Animations pédagogiques » afin de donner, sur ces heures, du temps de travail et de réflexion à tous les enseignants et à toutes les équipes scolaires autour de cette REFONDATION.
 
 2 – la suspension immédiate de toutes les inspections menées par les « IEN » (Inspecteurs de l'Education Nationale) afin d'utiliser les heures récupérées jusqu'en juillet prochain pour mobiliser pleinement ces inspecteurs dans leur rôle d'accompagnement positif des enseignants autour de la réussite de la REFONDATION.
 
 3 – l'annonce dès maintenant de la suspension des programmes de 2008 pour la rentrée 2013 et la possibilité de se baser à nouveau sur les programmes de 2002 unanimement jugés plus intelligents que les programmes sans ambition, démagogiques et inefficaces qui nous ont été imposés brutalement et sans concertation par le précédent gouvernement (en attendant de nouveaux programmes).
 
 4 – que ces travaux pour la refondation menés par les enseignants et les IEN dès maintenant et jusqu'à la rentrée 2013-14, servent de base à l’organisation d'Etats Généraux de l'Ecole associant largement enseignants, partenaires de l'école et représentants de la société. Ces Etats Généraux pourraient se tenir avant la fin de l'année civile 2013 de manière à ce que l'essentiel des réformes souhaitées puissent être pleinement acceptées, partagées, comprises et mises en place sur le terrain par les 380 000 professeurs des écoles de ce pays dès la rentrée 2014-15, avec la nouvelle loi sur l'Education.
 
 
M. le ministre, vous devez considérer les Professeurs des Ecoles de ce pays. En collaboration avec vos cadres, nous avons besoin que vous reconnaissiez notre professionnalisme et notre capacité d'expertise. Poursuivre avec la méthode actuelle ne peut que décourager un peu plus au lieu de mobiliser : nous nous sentons méprisés car ignorés ! Le personnel de terrain est usé par les abus de vos prédécesseurs : le danger du repli, du renforcement des conservatismes est présent, vous le savez bien. Rien ne serait pire que de s'enfermer dans ce jeu de dupes.
 
Les 4 pistes ci-dessus, et en particulier la tenue d'Etats Généraux de l'Ecole sont indispensables pour le retour de la confiance. Nous constatons avec colère que ceux-là même qui ont appliqué avec zèle les contre-réformes des ministères Chatel et Darcos et qui ont sinistré l'école, veulent aujourd'hui nous faire la leçon pour accepter sans discussion une REFONDATION très mal engagée car initiée sans les 380 000 professeurs des écoles de ce pays qui n'aspirent pourtant qu'à œuvrer réellement pour cela. Si on leur donne la possibilité et le temps de se l'approprier.
 
Il n'est pas encore trop tard pour réussir ensemble cette réconciliation : ni vous, ni nous, n'avons le choix ni le droit de gâcher cette occasion enfin réalisable. Sans confondre vitesse et précipitation, il s'agit de donner à cette REFONDATION les moyens qu'elle mérite pour voir rapidement, en profondeur, des effets positifs et durables sur le terrain.
 
 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 17:34

In Libération

 

C03-18Le président des CAF, qui financent une partie des activités extrascolaires des enfants, estime que le retour à la semaine de 4,5 jours pourrait coûter «plusieurs centaines de millions d'euros».

 

 

La suite...

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 19:02

C03-01.jpgLe 26 février 2013, le conseil de prud’hommes de Marseille rendait ses conclusions suite aux recours de 13 employés de vie scolaire (EVS) en "contrats aidés".

Au total, c’est cette fois à plus de 120.000€ que le conseil de prud’hommes condamnait les lycées employeurs.

 

SUD éducation a engagé, un peu partout en France, des recours auprès des conseil de prud’hommes pour faire valoir les droits de ces personnels en contrat précaire : Contrats d’Accompagnement à l’Emploi (CAE), Contrats Avenir (CAv), Contrats Uniques d’Insertion (CUI).

 

Dans les seules Bouches-du-Rhône, SUD éducation et le Collectif des précaires de l’Education Nationale soutiennent ainsi depuis mai 2011 plus de 80 dossiers.

 

Toutes les décisions rendues vont dans le même sens :
- jugement favorable aux EVS rendu le 16 avril 2012.
- jugement favorable aux EVS rendu le 22 mai 2012.
- jugement favorable aux EVS rendu le 10 septembre 2012.
- jugement favorable rendu par la Cour d'Appel d’Aix le 15 novembre 2012.
- jugement favorable aux EVS rendu le 21 janvier 2013.
- jugement favorable aux EVS rendu le 26 février 2013.

 

Outre l'aspect financier, c’est l’aspect symbolique de cette condamnation qui importe.
C’est enfin une reconnaissance du préjudice occasionné à ces personnels.

 

Le syndicat SUD éducation rappelle la nécessité de permettre à tous les personnels de l’Education Nationale de travailler dans des conditions décentes et dans la sérénité, en leur octroyant un véritable statut de fonctionnaire et une véritable formation.

Le syndicat SUD éducation milite à tous les échelons, y compris ministériels, pour l’abrogation des contrats précaires dans l’Education Nationale, qui s’apparentent davantage à de l’esclavage moderne qu’à des contrats aidés.

Le syndicat SUD éducation encourage les personnels à participer activement aux luttes pour l’amélioration de leurs conditions de travail; à travers la création de collectifs, notamment.

Le syndicat SUD éducation exige la titularisation sans condition de tous les personnels en contrat précaire.

 

Par ailleurs, SUD éducation Bouches-du-Rhône invite tous les personnels précaires qui ont été exploités au mépris des règles de droit, à se faire connaître et à déposer leur dossier pour un recours collectif en justice. Le délai de prescription est de 5 ans.

 

Un prochaine audience aura lieu le 13 mai 2013, devant la Cour d'appel d'Aix.

 

Contact : sudeduc13@sudeducation.org

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 18:57

par Eddy Khaldi

Un viol de la loi Debré ?[1]  Suite

 

Paradoxe de notre République laïque qui aurait pu s’apprêter, après les accords Lang Cloupet, à signer un nouveau concordat scolaire avec l’illicite réseau de l’enseignement catholique : "Nous sommes à la recherche d'un accord avec le ministère, explique Eric Mirieu de Labarre, secrétaire général de l'enseignement catholique. Nous souhaitons qu'il exprime officiellement sa volonté que le privé entre dans la réforme, sous la forme d'un protocole ou d'une déclaration commune."[2]

Seuls des établissements privés « à caractère propre » ont la faculté de passer contrat, un à un,  avec l’Etat. Donc, la loi interdit  une négociation entre les pouvoirs publics et des réseaux ou des Eglises.

Les concessions illégales et illégitimes contenues dans cet inédit concordat scolaire Lang-Cloupet, du 8 janvier 1993, constituaient un assujettissement institutionnel d’un ministre de la République  au  représentant de la hiérarchie catholique. Cet accord Lang-Cloupet ouvrait la voie à des  fiançailles avec l’Église par une reconnaissance, de fait,  d’un « réseau » de l’enseignement catholique, partenaire désigné, en lieu et place des établissements d’enseignement privés. Le 9 janvier 1993, l’évêque Coloni responsable de l’enseignement catholique se félicitait de cette revanche inespérée de l’Église sur l’État : « Il s’agit de permettre à une recherche spécifiquement religieuse d’être reconnue comme telle par la société et par l’Église. Et il semble que cela devient possible. »

Aujourd’hui, des organisations laïques ont dénoncé comme illégal et inacceptable : «  Le financement de l’aménagement des rythmes scolaires des écoles privées…»[3] par la puissance ainsi,  le CNAFAL[4] demande « solennellement au gouvernement et au Parlement que ce projet de financement des écoles privées soit abandonné. » LesDDEN[5] déclarent inacceptable et condamnent aussi fermement : « le financement de cette réforme pour les écoles privées, en contradiction avec le code de l’éducation »[6] . Le CNAL[7] titre son communiqué : « Rythmes scolaires : pas d’argent public pour le privé ! »[8] et ajoute : «  le ministère de l’Education nationale doit sans tarder lever l’ambigüité qu’il entretient dans le guide pratique adressé aux élus sur la mise en place des nouveaux rythmes à l’école primaire. »

Grâce à de telles pressions, la violation du principe de laïcité ne devrait pas échapper à la clairvoyance juridique du ministre de l’Éducation nationale qui semble avoir abandonné le projet de financer illégalement les activités post scolaires des écoles privées. Selon une dépêche de l’AEF, le ministère aurait récemment proposé au secrétariat général de l’enseignement catholique : « une entrée du privé dans un schéma piloté par le Dasen ». Le représentant de l’enseignement catholique a refusé cette tutelle de l’Etat : «ce n'est pas conforme au fonctionnement de nos établissements, qui sont certes moralement redevables, mais pas sous l'autorité du Dasen » mais sous celle de l’Eglise.

Eric Mirieu  de Labarre ose même, aujourd’hui, menacer le ministre de l’Education : " Si on n'obtient pas satisfaction, nous serons obligés de dire aux écoles de faire comme elles veulent. Je refuse d'envoyer nos écoles au casse-pipe". Il s’arroge illégalement, le pouvoir de négocier avec la puissance publique au nom d’un réseau clérical. Et il se garde bien  de préciser que juridiquement le financement des activités périscolaires,  relevant du « caractère propre », est explicitement et formellement prohibé, y compris par la loi Goblet de 1885 et la loi Debré de 1959.  Eric Mirieu de Labarre proclamait publiquement en toute hypocrisie : « La loi Debré est un texte qui a vécu. Il a été, en quelque sorte, réinterprété par la pratique sans qu’on en change pour autant la moindre virgule. »[9]

Désormais, l’enseignement catholique va s’évertuer à violer cette loi auprès des communes: « Dans ce contexte, l'enseignement catholique invite les équipes éducatives et les chefs d'établissement à rechercher les modalités d'un partenariat constructif avec les collectivités locales, et à faire le meilleur usage de leur liberté…»[10]

Dorénavant, ce nouveau chantage à la guerre scolaire des responsables de l’enseignement catholique va se poursuivre jusqu’à la prochaine étape : « l'enseignement catholique est  traversé par les mêmes doutes et les mêmes interrogations » que d'autres « responsables et partenaires de l'école »« L'enseignement catholique critique les modalités de la réforme des rythmes scolaires, et préfère, dans un premier temps, jeter l'éponge. "Les conditions de mise en place du projet dans les établissements privés n'ont pu, à ce jour, être clarifiées".[11]

Les écoles privées sous contrat organisent librement la semaine scolaire au nom de l’autonomie de leur « caractère propre ». Certains  médias l’ont rappelé : « Juridiquement parlant, elles n'y sont pas tenues, puisque le décret du 24 janvier sur l'organisation du temps scolaire ne mentionne que les écoles primaires publiques. Un statut à part lié à la loi de 1959, définit leur "caractère propre" en rendant les directeurs des écoles privées libres de l'organisation du temps scolaire dans leurs établissements. »[12]Toute obligation est proscrite.

 

Vous connaissez un service public où l'Etat finance directement sa propre concurrence au profit d'une religion ?

L’Etat peut-il indéfiniment sacrifier le service public soumis aux obligations afférentes en alimentant une entreprise concurrente qui développe un enseignement  clérical ? L’Etat lui accorde une parité de financement  malgré une disparité de devoirs au prétexte de sa liberté .

 

Eternelle revendication de ces libéraux qui n’ont aucun scrupule à revendiquer les subventions publiques et la liberté ! Cette exigence libérale de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique va se mettre en place dans ses « journées nationales des 5,6 et 7 avril 2013 » : « …il est fondamental que nous réfléchissions sur la façon dont nous devons faire évoluer notre modèle économique à court, moyen et long terme »

L’enseignement catholique accède aujourd’hui à un statut anachronique bientôt renforcé par l’Église et promu à la façon d’un ersatz de service au public. Cela concrétise de ce fait,  la notion fumeuse de « laïcité positive » proclamée au Latran. L'enseignement privé sous contrat, par son mode de gestion entrepreneurial, ses pratiques de recrutement des élèves ou des personnels, contribue, en réalité,  par une concurrence subventionnée,   à une privatisation de l’éducation.

Eddy KHALDI

 

http://www.la-republique-contre-son-ecole.fr/

http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/

http://www.eglise-et-ecole.com/



[2] Journal Le Monde du 26 février 2013 article de Maon Rescan : « L'enseignement catholique négocie son soutien à la réforme des rythmes scolaires ».

[3] Communiqué du 16 février 2013 : http://www.cnafal.org/Le-financement-de-l-amenagement-des-rythmes-scolaires-des

[4] Conseil national des associations familiales laïques

[5] Délégués départementaux de l’Education nationale

[6]Communiqué du 18 février :  http://www.dden-fed.org/fede2012/membres/circulaires_2013/reforme_rythmes_scolaires_communique_18_fevrier_2013.pdf

[7] Comité national d’action laïque : est composé de la FCPE, des DDEN, de la Ligue de l’Enseignement, du SE-Unsa et de l’Unsa Education

[8] Communiqué du 26 février : http://www.se-unsa.org/spip.php?article5494

[9]Colloque de l’enseignement catholique le 5 mai 2010 au lycée La Mennais à Ploërmel

[10]Dépêche AEF vendredi 1er mars 2013

[11] Article du journal l’Express du 1er mars 2013 : « Réforme des rythmes scolaires: le coup de semonce de l'enseignement catholique.

[12]Le Monde ibid

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 20:29

In Les dindons prennent la parole

 

reforme des rythmes

 

les 46 communes qui reportent à 2014 :

Marseille

Lyon

Nice

Montpellier

Bordeaux

Lille

Le Havre

Le Mans

Aix-en-Provence

Nîmes

Tours

Metz

Perpignan

Orléans

Boulogne-Billancourt

Montreuil

Dunkerque

Tourcoing

Nanterre

Avignon

Créteil

Versailles

Vitry-sur-Seine

Colombes

Aulnay-sous-Bois

Rueil-Malmaison

Saint-Pierre

Antibes

Saint-Maur-des-Fossés

Calais

Cannes

Colmar

Drancy

Valence

Villeneuve-d'Ascq

Levallois-Perret

Antony

Neuilly-sur-Seine

Vénissieux

Clichy

Pessac

Ivry-sur-Seine

Cayenne

Villejuif

Hyères

Épinay-sur-Seine

 

les 23 qui partent en 2013 :

Toulouse

Nantes

Rennes

Saint-Etienne

Grenoble

Dijon

Angers

Saint-Denis

Villeurbanne

Brest

Rouen

Caen

Saint-Denis

Poitiers

Pau

La Rochelle

Aubervilliers

Bourges

Saint-Nazaire

Issy-les-Moulineaux

Cergy

Niort

 

les 31 n'ayant pas communiqué leur choix :

Paris

Strasbourg

Reims

Toulon

Clermont-Ferrand

Limoges

Amiens

Besançon

Mulhouse

Nancy

Saint-Paul

Argenteuil

Courbevoie

Fort-de-France

Asnières-sur-Seine

Champigny-sur-Marne

Le Tampon

Béziers

Mérignac

Ajaccio

Quimper

Noisy-le-Grand

La Seyne-sur-Mer

Troyes

Sarcelles

Les Abymes

Chambéry

Lorient

Montauban

Saint-Quentin

Beauvais

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 18:57

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In Mammouth déchaîné

 

GREVE le 25.

Alors que les directions syndicales hésitent encore pour savoir si elles vont peut-être un jour appeler à la grève pour donner une suite à la journée du 12 février, alors que certaines qui disent non mais qui disent oui font diversion sur une manif (avec bougies) le 6 avril (en plein dans un samedi), les syndicats départementaux du 75, eux affirment leur action pour le lundi 25.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 18:51

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In Sauvons l'Université

 

Universités : les opposants à la loi Fioraso veulent se faire entendre.

Isabelle Rey-Lefebvre, Le Monde

 

Réformer l’université est-il aussi périlleux que réformer l’école ? Malgré la méthode douce adoptée par Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui consistait à organiser des assises et à consulter, durant huit mois, la communauté universitaire, le projet de loi qui en est sorti, et doit être présenté le 27 mars en conseil des ministres, fédère déjà des mécontentements.

La première insatisfaction vient du manque de moyens financiers alloués aux universités, encore accru par l’annonce, le 21 février, du "surgel", pour cause d’austérité, de 250 millions d’euros sur un budget global de 23 milliards d’euros, lui-même en hausse de 2 % par rapport à 2012.

 

L’intersyndicale formée de SUD, la FSU, la CGT et le Snesup, dans une mobilisation menée par les mouvements Sauvons la recherche et Sauvons l’université, n’hésite pas à qualifier le projet de loi d’"inacceptable" et "aggravant la loi Pécresse sur l’autonomie". Sauvons la recherche surnomme même le texte "loi LRU 2.0", en référence à la loi adoptée en août 2007 par le précédent gouvernement, baptisée Liberté et responsabilité des universités et qui institue leur autonomie budgétaire. C’est d’ailleurs depuis qu’elles gèrent directement leurs finances que les universités prennent conscience de leur fragilité sur ce plan.

 

APPEL À UNE JOURNÉE NATIONALE DE GRÈVE LE 21 MARS

 

Lors d’une assemblée générale de ce front du refus, le 2 mars, dans les très beaux locaux de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et en face de sa toute nouvelle bibliothèque, inaugurée l’avant-veille par Geneviève Fioraso, s’exprimaient toutes les crispations et frustrations de cette frange protestataire de la communauté universitaire. L’amphithéâtre était presque plein, avec 150 participants venus d’une trentaine d’établissements de toute la France, qui, à l’issue de la réunion, ont appelé à une journée nationale de grève le 21 mars.

 

Première raison de la colère : le manque de postes et de moyens financiers. "Où sont passés les milliards des investissements d’avenir et d’excellence [Idex], aujourd’hui distribués de manière opaque par le commissaire général à l’investissement, placé sous la tutelle du premier ministre, loin du regard démocratique des parlementaires ?" interpelle Emmanuel Saint-James, président de Sauvons la recherche. "L’autonomie a conduit les présidents d’université à recourir à des consultants privés pour mener des audits et des études coûteuses, qui siphonnent l’argent public", dénonce Fanny Darbus, maître de conférence en sociologie à Nantes et membre de l’Association des sociologues de l’enseignement supérieur (ASES). "Sans oublier les budgets de communication, qui coûtent un pognon fou", s’indigne un de ses collègues.

Autre point sensible, la question des précaires, vacataires et contractuels - cette main-d’oeuvre bon marché estimée à 50 000 personnes ces dernières années, qui font pourtant tourner les universités et les laboratoires. Et, fait nouveau, les collectifs de précaires s’organisent, se fédèrent et s’invitent dans les discussions, comme ce 2 mars à l’Inalco. "Il faut mettre fin aux plans de licenciements déguisés et aux dégraissages que pratiquent les organismes de recherche en ne renouvelant pas les contrats à durée déterminée. Et ce ne sont pas les mille postes annoncés par la ministre et la titularisation de quelques milliers de contractuels qui permettront de résorber la précarité, surtout si, dans le même temps, les présidents doivent geler 1 500 postes pour tenir leurs budgets", argumentait Laure Villate, chercheuse contractuelle à l’Institut national de recherche agronomique de Bordeaux, parlant au nom de la coordination d’une dizaine de collectifs de précaires.

"Moi, j’ai les boules, car j’ai une bourse de trois ans pour faire ma thèse, et après, je sais que ce sera la galère pour décrocher un poste", s’insurge Oriane, une jeune doctorante.

 

NE PAS SE RETROUVER ISOLÉ COMME LORS DU CONFLIT DE 2009

 

Tout l’enjeu, pour ce front radical, est cependant de ne pas se retrouver dans le superbe isolement qu’il a connu lors du long et difficile conflit de 2009 avec cette vaine "ronde des obstinés", des jours et des nuits, devant l’Hôtel de Ville de Paris, qui a laissé des traces.

Des assemblées générales ont lieu çà et là, des motions sont adoptées, mais le moral n’y est pas : "On a été aplatis par le rouleau compresseur de la LRU, on est démobilisés et les médias ne sont pas avec nous", témoigne un participant. "Il nous faut sensibiliser l’opinion publique, les médias, les parents, trouver des convergences avec les autres enseignants du primaire et du secondaire, mais surtout avec les étudiants", suggère Laurence Giavarini, de l’université de Bourgogne, membre de Sauvons l’université. 2009 a en effet été le rendez-vous manqué entre étudiants et enseignants : les premiers s’étaient mobilisés contre la loi LRU, dès 2007, sans le soutien des enseignants chercheurs, et leur ont rendu la politesse deux ans plus tard... Or la Fédération des associations générales étudiantes et, surtout, l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) soutiennent le projet de loi Fioraso et ne rallieront pas facilement la cause des enseignants chercheurs. William Martinet, venu défendre le point de vue de l’UNEF et les avancées, à ses yeux, de la loi, s’est d’ailleurs fait copieusement huer et même inviter à retourner rue de Solférino, siège du Parti socialiste...

Selon ces opposants, la mise en faillite des universités est intentionnelle et, "comme au Québec, en Grande-Bretagne et au Chili, entraînera une élévation considérable des droits d’inscription".

 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 09:25

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In Café Pédagogique

 

Les syndicats lycéens divisés sur les vacances

 

La proposition ministérielle de réduction des vacances d'été ne fait pas son chemin que dans la loi d'orientation retouchée par la commission. Un syndicat lycéen, le SGL, n'écarte pas l'idée. Mais sous condition.

 

La suite...

 

Vacances scolaires : l’UNL refuse les faux débats et souhaite s’attaquer aux vrais problèmes des rythmes.

 

 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 09:11
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Les parents FCPE du collectif "Prenons le temps pour nos enfants" se désolidarisent de la FCPE nationale.

Lettre ouverte à la FCPE

POUR UNE REFORME DE L’ECOLE
PARCE QUE LA FCPE C’EST (AUSSI) NOUS !

Conseils locaux ou adhérents de la FCPE d’arrondissements parisiens, nous demandons le report de la réforme des rythmes scolaires à Paris.
Nous ne partageons pas le discours de la FCPE à Paris comme sur le plan national à propos de cette réforme.
Oui nous nous sommes battus contre la semaine de 4 jours notamment parce qu’elle supprimait 2 heures de classe remplacées par l’aide personnalisée au détriment des RASED
On nous dit aujourd’hui que la seule chose qui compte est le retour aux 4 jours et demi et qu’on verra plus tard pour le reste ! Mais pour quoi faire ? Du périscolaire ?

La logique comptable du gouvernement précédent n’a pas été modifiée.
Les lourds contenus des programmes non plus
Nos enfants feront leur rentrée 2013 dans des classes surchargées
En quoi la fatigue et le décrochage scolaire vont-ils être résorbés avec parfois plus de 30 enfants par classe ?
Une réforme des rythmes est nécessaire mais elle ne peut réussir indépendamment des moyens qui l’accompagnent. Nous ne partageons pas le choix binaire formulé par les dirigeants de la FCPE qui consisterait entre « attendre que l’école soit parfaite sur le papier » ou se satisfaire de ce qui « se présente ».
Nous ne voulons pas attendre les « autres étapes », alors que dans de nombreuses écoles, il y a déjà tant à faire pour le périscolaire, pour l’accueil des enfants porteurs de handicap, pour les élèves en grande difficulté.
Non seulement il manque des animateurs titularisés et correctement formés mais aussi des ASEM, des AVS, des RASED, des médecins scolaires …
Nous voulons des engagements clairs, en particulier pour un temps périscolaire gratuit de qualité et pour tous les enfants quels que soient leur école et leur quartier.

Nous déplorons le discours de la FCPE mettant en garde les parents contre les réunions proposées par « certains enseignants » et leur visée corporatiste.
Nous contestons un discours qui ne reflète pas la diversité des points de vue des adhérents et conseils locaux FCPE parisiens, un discours qui attise les tensions entre parents et enseignants, voire entre parents adhérents eux-mêmes.

Nous appelons les parents de la FCPE à se saisir de la mobilisation actuelle
, pour permettre au plus grand nombre de parents de comprendre les enjeux de cette réforme, de débattre et d’obtenir pour 2014 les moyens d’une réforme réussie.
Parents FCPE et membres du collectif « Prenons le temps pour nos enfants »

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 19:13

In Sauvons l'Université

Assemblée générale du 2 mars 2013 : "Un projet de société inacceptable". Motion unique adoptée

 

UN PROJET DE SOCIÉTÉ INACCEPTABLE.

L’UNIVERSITÉ ET LA RECHERCHE PUBLIQUE FRANÇAISES EN COLÈRE

http://www.sauvonsluniversite.com/local/cache-vignettes/L142xH200/arton5983-cba74.jpgCe que la droite a fait, ce gouvernement va l’aggraver !

Comme au Québec, comme en Grande-Bretagne, comme au Chili, les universités françaises sont mises intentionnellement en faillite par une loi, la loi LRU et le seront encore plus par la loi LRU 2 dite loi Fioraso, ce qui entraînera une élévation considérable des droits d’inscription.

Nous refusons la marchandisation de l’éducation, du savoir et de la recherche publique, telle qu’elle s’inscrit dans la stratégie de Lisbonne. Nous refusons la prise de contrôle de l’enseignement et de la recherche par les intérêts particuliers. Nous refusons la disparition des libertés académiques.

L’Assemblée Générale, appelée par l’A.G. du 18 février, soutenue par une large intersyndicale et les collectifs de précaires, s’est tenue le 2 mars à l’INALCO (Paris). Sont représentés une trentaine d’universités et les principaux organismes de recherche (CNRS, INRA, IRSTEA, INSERM).


S’appuyant sur la multiplication des motions émanant des conseils centraux des universités, des assemblées générales des étudiant.e.s et des personnels, des laboratoires, des départements et UFR, des sections de CNU, des sections du CoNRS, de la C3N, des comités techniques d’organismes, des sociétés savantes,

L’A.G. reprend à son compte les revendications exprimées par l’A.G. du 18 février et exige


* l’abandon pur et simple du projet de loi Fioraso ;
* un moratoire sur le projet de réforme de la formation des enseignants.



 

L’AG dénonce

 

  • la dégradation des conditions d’études, d’enseignement et de recherche et la dégradation de la vie quotidienne des étudiant.e.s et des personnels ;
  • la déqualification massive des étudiant.e.s engendrée par ces réformes et la casse des diplômes ;
  • le gel des emplois de titulaires et le plan social déguisé qui conduit au non renouvellement massif des CDD des personnels précaires : à la place des 1000 emplois annuels que le MESR se vante d’avoir créés, on en est à 1500 postes gelés pour cette présente année ;
  • la politique de régionalisation et de subordination du service public d’enseignement et de recherche aux intérêts privés.

    L’AG exige

     

     

  • un réengagement financier total de l’État ;
  • un véritable cadrage national des diplômes dans les intitulés et les contenus ainsi que leur reconnaissance dans les conventions collectives ;
  • une loi de programmation, qui pourra en particulier remettre au service de l’ESR les crédits du commissariat général aux investissements et le Crédit Impôts Recherche. Cette loi de programmation devra abroger l’ensemble des dispositifs mis en place par le Pacte pour la Recherche (notamment ANR, Alliances, Fondations de Coopération scientifique) et par la loi LRU (et notamment les RCE). Car ces dispositifs sont responsables de la paupérisation des universités et des organismes des recherche, de l’explosion de la précarité, de la fragilisation des diplômes nationaux, de la détérioration continue des conditions d’études, d’enseignement et de recherche ;
  • la remise en chantier de la réforme de la formation des enseignants ;
  • un plan pluriannuel de créations de 5000 postes de titulaires par an pendant 5 ans pour toutes les catégories de personnels des universités et organismes de recherche, seul capable de garantir la réussite des étudiant.e.s et de résorber la précarité.

    L’AG appelle à participer à

  • la manifestation interprofessionnelle du 5 mars contre l’accord national interprofessionnel dit de sécurisation de l’emploi (14 heures à Paris : rdv enseignement supérieur / recherche : intersection rue Saint-Denis / rue de Rivoli) ;
  • une journée nationale de grève dans l’Enseignement Supérieur et de la Recherche le jeudi 21 mars ;
  • une coordination nationale des organismes de recherche et des universités en lutte dans la semaine du 18 mars ;
  • la journée d’action des professeurs des écoles le 25 mars : nous sommes tous concerné.e.s, de la maternelle à l’université.

    L’AG invite en outre

  • à tenir des AG d’information et de mobilisation partout sur les campus ;
  • à des actions « coups de poing » ;
  • à des occupations de lieux symboliques dans les universités, les établissements et les organismes de recherche ;
  • à faire remonter des bilans comptables notamment auprès de enquete.ases@gmail.com (A.S.E.S : Association des Sociologues de l’Enseignement Supérieur) et externeslu@gmail.com (Sauvons l’Université !) ;
  • à s’adresser aux représentants élus au Parlement (député.e.s, sénateurs/trices).


    Adoptée à l’unanimité moins 4 abstentions.
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