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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:19
In Café Pédagogique
 
 

 

C03-18" Nous avons entamé une réflexion globale sur le traitement de la difficulté scolaire et l'organisation des RASED", a répondu Vincent Peillon à une question du sénateur B Cazeau le 26 mars. "Nous voulons mieux articuler ces réseaux avec le traitement des difficultés dans les classes – tel est l'objet du dispositif « plus de maîtres que de classes » – et en dehors des classes.

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 19:00

 

La fronde s’organise, dans les écoles publiques, pour que le maire repousse la réforme d’un an. Une réunion de mobilisation est prévue demain.

 

Les parents du comité de l’école Berthelot, très remontés, ont voté contre la mise en œuvre rapide de la réforme.

Les parents du comité de l’école Berthelot, très remontés, ont voté contre la mise en œuvre rapide de la réforme. (photo dominique jullian)

 

La fronde semble gagner les écoles publiques de La Rochelle, au sujet de la réforme des rythmes scolaires. Les parents d’élèves de plusieurs d’entre elles ont en effet décidé d’organiser une réunion, demain, à 18 heures, salle du Prieuré (1), pour débattre du sujet et demander au maire, Maxime Bono - qui s’est prononcé pour la rentrée 2013 mais doit prendre une décision ferme ce vendredi - de renoncer à la mise en œuvre de la réforme dès la rentrée prochaine.

Le comité de parents des écoles maternelle et élémentaire Marcelin-Berthelot (quartier Vauguoin) fait partie de ceux qui ont voté pour le report de la réforme à 2014, en conseil d’école.

Pas opposés à la réforme

« Nous ne sommes pas contre le passage à quatre jours et demi de classe par semaine pour les enfants, tient d’emblée à préciser Anne-Sophie Dumas. Mais ça ne peut pas se faire de cette façon, de manière antidémocratique, sans une vraie concertation avec les parents ! Le gouvernement a décidé d’une réforme, très bien. Il n’y a rien à dire. Mais s’il laisse le choix des rentrées 2013 ou 2014 aux communes, pourquoi ne pas prendre le temps, à La Rochelle, de bien faire les choses ? »

Les élus du comité des parents d’élèves expliquent avoir écrit un courrier à la mairie, dès le 8 février, pour demander des explications sur les modalités, très concrètes, du passage de quatre jours à quatre et demi.

« On nous a répondu par des généralités », tempête une mère de famille. Pourtant, « de vraies questions se posent. Quelle est la qualification des encadrants qu’on embauche à la va-vite pour s’occuper de nos enfants? Les parents sont-ils d’accord pour le mercredi matin? » Et plus concrètement encore, « qu’est-ce que les enfants vont faire durant 45 minutes d’accueil périscolaire? À la mairie, quelqu’un nous a dit : “ pourquoi pas de la voile? ” Vous imaginez, en si peu de temps? » Une mère relève une autre difficulté : « le mercredi, la cantine ne sera ouverte qu’aux élèves inscrits au centre de loisirs... Et comme les enfants ne vont plus sortir à 12 heures mais à 11 h 30 et que je travaille, je ne vais pas pouvoir venir le chercher à la sortie de la classe. Je vais donc être obligée de l’inscrire au centre de loisirs pour qu’il mange à la cantine et ne le récupérer qu’à 17 heures ! »

 

Au Prieuré, c’est non

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 18:47

 

C03-18Je suis prof. Le genre de prof qui croit au sens de son métier, qui l’a choisi par vocation, s’est battu pour lui avec passion, et le vit au quotidien comme un engagement. Je ne suis pas meilleure qu’une autre, je rencontre des difficultés, j’essuie des échecs, je fais parfois des impasses que je regrette, des erreurs...

Je suis juste une « maîtresse » qui ne compte pas ses heures, ni dans l’école ni à la maison, quand il s’agit de monter ses projets ou de préparer son matériel. Je suis une enseignante impliquée dans le parcours de ses élèves, en auto-formation permanente.

Je suis ce genre de prof, et le moins qu’on puisse dire, c’est que je ne suis pas seule. Je ne suis même pas rare, en fait. Je suis légion. Nous pouvons être découragés, désabusés, fatigués, agacés, révoltés, nous pouvons même être malades ou déprimés, nous pouvons, à l’occasion, tirer au flanc, nous pouvons mêmes, hélas, être mauvais, mais pour la plupart d’entre nous, faire correctement notre travail est une priorité.

Pour la plupart d’entre nous, arriver à l’heure le matin, assurer son service, partir à l’heure le soir, revenir le lendemain et toucher son salaire à la fin du mois n’est pas suffisant.

Rien à voir avec le mercredi chômé

Quand un prof se plaint de ses conditions de travail, ce n’est pas un travailleur qui veut faire valoir ses droits syndicaux (et qu’on ne voie là aucun jugement de valeur : je suis plus que favorable à la défense des droits des travailleurs par leurs représentants syndicaux, ce n’est pas le sujet), c’est un professionnel de l’éducation qui tire une sonnette d’alarme.

Alors non, quand « on » vous dit que les enseignants manifestent et se mettent en grève (plusieurs jours d’affilée, avec ce que cela implique en termes de sacrifice financier et de désorganisation des apprentissages) parce qu’ils sont corporatistes, réfractaires au changement, ou préoccupés par la sauvegarde de leurs avantages sociaux, et bien il ne faut tout simplement pas croire ce qu’on vous dit.

Le périscolaire de qualité n’aura pas lieu
Laure M. nous a envoyé ce texte par e-mail (qu’elle a posté sur Facebook ce week-end et « qui a été apprécié »). Au téléphone, elle nous apporte quelques précisions : elle a 35 ans et travaille dans une maternelle du XIIIe arrondissement de Paris, « des conditions difficiles mais une équipe soudée », très différente de son expérience près du jardin du Luxembourg. Elle est certaine que le « périscolaire de qualité » n’aura pas lieu dans son établissement, où l’on peine à recruter des animateurs. N.L.B.

Parce que, vous le savez bien, « on » est un con. Bien sûr, c’est chouette de ne pas travailler le mercredi, ça permet de rester auprès de ses enfants, de reprendre une bouffée d’air avant de replonger dans un quotidien professionnel souvent éprouvant, de faire tout le travail de préparation que nécessite un enseignement de qualité, de se rendre aux rendez-vous médicaux ou administratifs pour lesquels nous n’avons pas le loisir de prendre des RTT ou un jour de congé. Mais on s’est adaptés par le passé, et on s’adaptera encore.

La mobilisation actuelle n’a rien à voir avec une « défense du mercredi
chômé ». Pour la plupart d’entre nous, travailler un jour de plus et avoir des vacances plus courtes et plus espacées, c’est du bon sens… mais pas à n’importe quel prix.

J’en rêvais. Peillon l’a fait. Ou pas

 

Alors la réforme des rythmes scolaires, moi, je suis pour. Depuis toujours.
J’en rêvais, Peillon l’a fait. Ou pas. Je suis prof à Paris. Dans six mois, cette réforme sera donc mise en œuvre dans l’école ou je travaille.

Je lis un peu partout dans la presse qu’il s’agit de passer à quatre jours et demi de classe par semaine, et que les trois heures de classe du mercredi seront « récupérées » en finissant à 15h au lieu de 16h30 le mardi et le vendredi (ces deux plages de 1h30 de classe supprimées étant remplacées par des « activités périscolaires de qualité »).

Soit. Ce que cela signifie en pratique ? Les lundis et jeudis, les élèves resteront à l’école, comme c’est le cas aujourd’hui, de 8h30 à 16h30 (sans compter ceux qui arrivent à 7h30 ou repartent à 18h30, selon les possibilités offertes par le périscolaire).

Les mercredis, ils auront trois heures de classe le matin, et ceux qui allaient au centre de loisirs ce jour-là continueront à y aller aussi. Les mardis et vendredis, seule une faible proportion de parents viendra chercher ses enfants à 15 h (sauf ponctuellement, les vendredis de gros week-ends), ils iront donc au périscolaire jusqu’à 16h30 (ou plus tard).

Où est l’allègement ? Où est la cohérence ? Où est l’intérêt de l’enfant ? Les deux jours qui ne changent pas, bah…. ne changent pas. Pour les deux jours qui changent, tout le changement repose sur la qualité des activités périscolaires proposées. Je rappelle à ceux qui ne sont pas familiers de ces questions que le périscolaire ne dépend pas du ministère de l’Education nationale, mais de la mairie.

La mort du centre de loisirs tel qu’il existe

Je vous laisse en déduire les inégalités que cela implique en terme de « périscolaire de qualité », les moyens financiers n’étant clairement pas les mêmes à Paris que dans la petite commune rurale où mes enfants sont scolarisés, par exemple (et à l’intérieur même de Paris, les inégalités sont flagrantes, j’ai sillonné suffisamment d’arrondissements pour l’affirmer).

Pour moi qui travaille en maternelle, un rythme différent chaque jour est une véritable catastrophe (ce n’est pas la panacée non plus en élémentaire, mais les élèves sont déjà plus habitués à l’école).

De plus, le fonctionnement du dispositif repose sur le recrutement massif
d’animateurs. Quand on connaît les difficultés actuelles de la mairie de Paris à recruter des personnels et à assurer le remplacement des animateurs absents, on se demande si, pour être aussi confiant, M. Delanoë a découvert le secret du clonage.

Quant au mercredi travaillé, auquel je ne suis pas du tout hostile sur le principe, il signe, dans ce contexte, la mort du « centre de loisirs » tel qu’il existe actuellement : plus de sorties à la journée, plus de rencontres sportives avec des groupes scolaires éloignés, plus de pique-niques, moins de temps pour organiser un défilé de carnaval ou faire un roulement d’activités.

Pas besoin d’un doctorat en psychologie du management pour deviner que ça ne va pas galvaniser les équipes d’animation (je suppose également que les nouveaux horaires que cette réforme implique ne vont pas faciliter la fidélisation des personnels recrutés).

Je voulais faire l’école pour tous

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 18:25

In NouvelObs

 

 

C03-23Rythmes scolaires changés dans moins de 50% des communes en 2013

 
La réforme contestée des rythmes scolaires sera mise en oeuvre dès septembre 2013 dans moins de 50% des communes, a-t-on appris mercredi auprès de l'Association des maires de France.

Les communes ont jusqu'à dimanche pour décider d'appliquer en septembre 2013 ou à la rentrée 2014 cette réforme qui prévoit le retour à la semaine de quatre jours et demi.

"Moins de 50% de villes ont opté pour une entrée en vigueur en 2013 mais nous aurons plus de détails la semaine prochaine", a dit à Reuters Pierre-Alain Roiron, vice-président de l'AMF en charge de l'Education et maire PS de Langeais (Indre-et-Loire).

"Je pense que les maires qui ont décidé de la reporter à l'année prochaine ont eu le sentiment que les choses allaient trop vite", a-t-il estimé en citant le contexte financier.

"Il y a probablement eu aussi une petite hésitation concernant les élections municipales de 2014 avec des maires qui souhaitaient mettre en oeuvre la réforme en 2013 pour ne pas que cela perturbe leur campagne en 2014 ou ceux qui, ne se représentant pas, préfèrent la reporter à 2014", a-t-il ajouté.

Selon l'AMF, la réforme coûtera en moyenne 100 euros par élève scolarisé, soit environ 600 millions d'euros.

 

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Note de Sauvons l'Ecole selon le Dasen des Yvelines, la réforme toucherait environ 20% des elèves en 2013

  


 

In Libération

  

 

Réforme des rythmes scolaires, dix mois de laborieux efforts

1Chronologie Annoncé dès mai 2012, le passage aux quatre jours et demi en primaire porté par Vincent Peillon se fera finalement dans peu de grandes villes dès la prochaine rentrée.

A l’origine, une promesse de campagne de François Hollande : «Dans l'intérêt de nos enfants, je reverrai les rythmes scolaires, qui n'ont aucun équivalent en Europe.» A peine installé au ministère de l’Education, Vincent Peillon annonce le 17 mai son intention de réformer la semaine scolaire, et de repasser aux quatre jours et demi dès la rentrée 2013.

 

Ses arguments ? Avec cent quarante-quatre jours de classe par an, les élèves français sont ceux qui ont l'année scolaire la plus courte - quarante jours de moins que la moyenne dans les pays européens. Ils ont aussi la journée la plus dense, avec six heures de cours quotidiennes, et la semaine la plus hachée - la plupart des écoliers européens ont cinq jours de classe, voire six. Et ce, depuis la réforme de 2008 de Xavier Darcos qui, en supprimant le samedi matin, a généralisé la semaine de quatre jours.

L'annonce précipitée de Vincent Peillon lui vaut ses premières remontrances de la part de Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre lui rappelle le maître mot du gouvernement: «concertation». 

Dix mois après, de nombreuses grandes villes ont décidé de reporter le passage aux quatre jours et demi à 2014. Paris fait exception, et s'apprête à adopter cette réforme dès la prochaine rentrée. Retour sur une mesure prétendûment consensuelle, qui devait passer comme une lettre à la poste...

A lire aussi Rythmes scolaires : la France sur les traces de ses voisins européens


5 juillet 2012. Vincent Peillon lance sa concertation sur la grande «refondation» de l'école à la Sorbonne. Plus de huit cent participants répartis dans divers ateliers y collaborent. Le texte auquel aboutira cette concertation, qui va se tenir jusqu’en septembre, servira de base pour la loi d’orientation et de programmation sur l'école.

23 août. Le principal syndicat du primaire, le Snuipp-FSU, évoquant la réforme , avertit que ce «rendez-vous ne peut être manqué». «Le chantier est complexe, et le dossier n’est pas aussi consensuel qu’il paraît», souligne Sébastien Sihr, son secrétaire général, évoquant le retour à la semaine de quatre jours et demi. Si les journées de cours sont raccourcies, qui va prendre en charge les élèves libérés plus tôt ? Et les enseignants, qui vont devoir revenir à l'école une cinquième journée, seront-ils indemnisés ?

5 octobre. Clôture de la grande concertation sur l'école. Les quatre rapporteurs  présentent leurs propositions. Entre autres, le retour à une semaine de quatre jours et demi incluant le mercredi matin. Ils prônent des journées de classe de cinq heures maximum en primaire ainsi qu’en sixième et en cinquième, coupées par une pause déjeuner d’au moins une heure et demie.

9 octobre. François Hollande présente les grandes lignes de sa «refondation» de l'école à la Sorbonne. Parmi elles, le retour à une semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013. Le choix du mercredi matin ou du samedi est laissé ouvert.

11 octobre. Vincent Peillon présente sa refondation scolaire au Conseil supérieur de l'éducation, une instance consultative. Il réitère sa proposition d’une semaine de quatre jours et demi en primaire, avec moins d'heures de cours quotidiennes et une demi-journée de classe supplémnaire. Il privilégie le mercredi matin.

15 octobre. Débuts des consultations avec les partenaires sociaux. Vincent Peillon reçoit les syndicats enseignants et les collectivités locales. Mais il se retrouve pris entre leurs revendications antagonistes.

20 novembre. François Hollande recule devant les maires, qui s'inquiètent du coût de la réforme - prise en charge des transports le mercredi, de la cantine, financement des activités durant les heures libérées par le  raccourcissement de la journée de classe, etc. Il annonce devant leur 95e congrès que la semaine de quatre jours et demi ne sera pas mise en place partout à la rentrée 2013 et qu'ils auront deux ans pour la mettre en place.

A lire aussi l'interview de Denis Macé, maire de Valbonnais dans l’Isère et l'interview d’Yves Fournel, adjoint au maire PS de Lyon ainsi que  les réactions des syndicats et des parents d'élèves.

18 décembre. Jean-Marc Ayrault annonce une aide financière aux maires - un fonds de 250 millions d’euros. Les communes qui adopteront les quatre jours et demi dès 2013 recevront 50 euros par élève - 90 euros pour les communes les plus pauvres. Celles qui attendront 2014 ne toucheront rien, à l’exception des plus pauvres qui percevront encore 45 euros par élève. 


8 janvier 2013. Le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) rejette le décret abolissant la semaine de quatre jours, jugeant la mesure précipitée ou inachevée.

11 janvier. Le décret est recalé par le Comité technique ministériel. Simultanément, l’Association des maires de France le reporte, réclamant des précisions sur le coût de la réforme pour les collectivités locales.  

21 janvier. L'agglomération de Montpelllier, qui voulait pourtant réformer les rythmes scolaires dès l'été 2012, annonce que rien n’est encore décidé. En cause, la complexité de sa mise en œuvre, son coût ...

22 janvier. Manifestation des enseignants à Paris contre la réforme des rythmes scolaires - plus de 80% de grévistes, la moitié des écoles parisiennes fermées, 2 500 à 3 000 manifestants. Ils dénoncent une réforme «bâclée». Leurs principales critique : le manque de moyens, d’animateurs, le rallongement envisagé de la pause déjeuner pour organiser les activités...

A lire aussi notre décryptage sur la grève dans les écoles parisiennes.

23 janvier. Vincent Peillon présente son projet de refondation de l’école en Conseil des ministres.

A lire aussi notre analyse «Peillon peine à garder la réforme»

19 février. Le maire de Lyon Gérard Collomb annonce qu’il attendra 2014 pour la mise en oeuvre de la réforme dans sa ville. Trop coûteuse. Il attend des garanties de la CAF (caisse d'allocations familiales).

18 février. En conclusion d'une réunion houleuse qui a réuni plus de sept cents personnes dans le XIIe arrondissement de la capitale,  le maire PS,  Bertrand Delanoë, favorable au passage aux quatre jours et demi dès la rentrée, apparaît quelque peu ébranlé.

15 mars. Le groupe d’opposition UMP au Conseil de Paris demande au maire d'organiser un référendum local sur l’application dès 2013 de la réforme. La liste des villes qui se lanceront dès la rentrée se réduit.

18 mars. Alors que Martine Aubry déclare vouloir attendre la rentrée 2014 pour la mise en place de la réforme à Lille, à Paris, Bertrand Delanoë confirme finalement son application dès 2013, suite à un accord avec les Verts. La décision sera mise au vote lors du conseil municipal du 25 mars.

25 mars. Le Conseil de Paris vote la semaine des quatre jours et demi dès la rentrée de septembre. Les syndicats enseignants de la capitale appellent à la grève.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 13:31

In NouvelObs

 

 Mariage homo : Erwann Binet violemment pris à partie

 

Le député PS rapporteur du projet de loi sur le mariage pour tous a dû être évacué sous protection policière de l'université de Saint-Quentin-en-Yvelines.

 

 

Vidéo amateur de la conférence à Saint-Quentin-en-Yvelines. (Capture d'écran/Le Nouvel Observateur)

 

Erwann Binet, le député PS rapporteur du projet de loi sur le mariage homosexuel, a déclaré mardi 26 mars avoir été empêché par "des opposants violents" d'achever une intervention à l'université de Saint-Quentin-en-Yvelines, et d'avoir dû partir sous protection policière. Des incidents confirmés par l'université et un membre de l'association qui organisait le débat. Sollicitée, la police n'avait pas donné suite en début de soirée.

Après une demi-heure d'intervention dans un amphithéâtre, plutôt rempli de personnes défavorables au projet de mariage pour tous, a raconté Erwann Binet, "la porte a été forcée [et] une vingtaine d'opposants violents", a perturbé la conférence.

Munis de "banderoles", ils "criaient 'nous sommes le peuple, nous sommes le peuple'" ou "Erwann Binet dehors !" et "ont empêché le débat" de se tenir, a-t-il raconté. "J'ai ensuite été exfiltré", a-t-il affirmé. Il a expliqué qu'il faisait régulièrement des conférences et des interventions depuis le début du projet de loi, qui sera en discussion à partir du 4 avril au Sénat. "C'est la première fois" qu'il est obligé de stopper un débat de cette manière, évoquant un débat vif à Lyon mais pas violent.

"Le signe d'une radicalisation" ?

Le débat mardi soir était organisé par l'association "BDE a fortiori". Un de ses membres a confirmé les propos du député PS, soulignant qu'une quinzaine de protestataires s'étaient installés parmi les étudiants dans l'amphithéâtre tandis qu'une quinzaine d'autres attendaient à l'extérieur.

Quand le débat a commencé, ceux-ci ont forcé l'entrée en brandissant une grande banderole hostile au mariage homosexuel et parallèlement, la quinzaine de protestataires à l'intérieur se sont levés et ont bousculé plusieurs organisateurs du débat, a expliqué cet étudiant qui dit avoir appelé la police, intervenue très rapidement.

Erwann Binet a aussi fait état d'appels circulant en ce moment sur internet invitant à des actions du même type lors de ses prochaines interventions. "J'espère que ce n'est pas le signe d'une radicalisation", a-t-il ajouté, faisant allusion à la manifestation de dimanche.

Dimanche, des incidents sont survenus en marge de la manifestation contre le mariage gay, suscitant les protestations de personnalités de droite. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls a rejeté la responsabilité des incidents sur les organisateurs, déclarant mardi que ces débordements avaient été "prémédités".

 

Vidéos amateurs de la conférence à Saint-Quentin-en-Yvelines :

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:48

In Sud Education

 

Communiqué de la fédération SUD éducation du mardi 26 mars 2013

 

Ce mardi 26 mars 2013, la fédération SUD éducation a déposé devant le Conseil d’État un recours en annulation du décret de Vincent Peillon sur les rythmes scolaires.

En ne respectant pas l’obligation de consulter le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ministériel avant de publier, le 26 janvier dernier, son décret n°2013-77 « relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires », le ministère a commis une erreur de droit symptomatique de sa précipitation à vouloir imposer sa prétendue refondation.

 

Il est inacceptable de se dispenser de la consultation réglementaire d’une institution représentative du personnel, qui plus est celle du CHSCT dédiée aux conditions de travail (organisation, rythme, tâches) [1].

Après les avis négatifs du Conseil supérieur de l’éducation et du Comité technique ministériel, l’opposition de la majorité des personnels, leurs grèves et mobilisations et le refus par la plupart des mairies d’appliquer cette réforme à la rentrée prochaine, la non-consultation du CHSCT ministériel démontre une fois de plus l’illégitimité de ce décret. Le recours que nous déposons aujourd’hui se veut un point d’appui pour les mobilisations, dont l’ampleur sera décisive.

 

Ce décret sur les rythmes scolaires va dégrader les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels sans apporter d’amélioration sen-sible pour les élèves, bien au contraire.

Il symbolise une politique qui, tout en refusant de créer les conditions d’une véritable refondation, prône une territorialisation accrue du service public d’éducation de la maternelle à l’université. Cette territorialisation est synonyme d’inégalités, et elle est porteuse de remise en cause des statuts.

 

 

Ce décret doit être abrogé, les projets de loi pour l’école, pour l’enseignement supé-rieur et la recherche doivent être abandonnés et une négociation doit être ouverte pour des lois d’orientation et de programmation à la hauteur des besoins et des enjeux. Il faut que les personnels et leurs revendications puissent enfin être entendus.

 

Alors que les professeur-es des écoles de Paris viennent de faire grève le lundi 25 mars et qu’une nouvelle grève nationale de toute l’éducation se prépare pour le jeudi 28 mars, SUD éducation entend mener le combat sur tous les terrains, y compris juridique, contre une politique qui s’entête à soumettre l’école au néo-libéralisme.


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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:40
par Eddy Khaldy
 

http://www.la-republique-contre-son-ecole.fr/

http://www.main-basse-sur-ecole-publique.com/

http://www.eglise-et-ecole.com/

  

  

  

  

  

 

 
 
 
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Dessin de ALF :  Alain Faillat
Visitez son site : www.alf-en-couleurs.com

  

  

 

L’absolution de certains laïques à la loi Debré

L’atonie laïque qui règne autour de l’application de la loi Debré laisse toute latitude à l’enseignement catholique de « s’arroger sans problème la possibilité de la contourner »[1]. Certains louent la spécificité « originale » de cette loi. Et d’autres, trahissant le Serment de Vincennes affirment : « …honnêtement cette loi est profondément républicaine »[2]. En entretenant un amalgame public-privé, laïque et confessionnel, ils s’évertuent, aujourd’hui, à convaincre les « derniers bellicistes attardés » d’avaliser une fois pour toutes la loi Debré.

 

Il faudrait être naïf, complaisant ou complice pour tomber dans ce piège.

 

On ne peut occulter le double langage et le double jeu du représentant direct de l’Eglise, secrétaire général de l’enseignement catholique : Eric de La Barre. Celui-ci proclame publiquement en toute hypocrisie : « Chacun est convaincu que l’équilibre trouvé en 1959 est à peu près satisfaisant pour tout le monde. »  Alors qu’auprès des siens, il confesse  ce mensonge : « La loi Debré est un texte qui a vécu. Il a été, en quelque sorte, réinterprété par la pratique sans qu’on en change pour autant la moindre virgule. »[3]

 

Ce prétendu statu quo, cette « pax republicana » que la loi Debré aurait consacrée n’a, en réalité, jamais existé. Cette  loi Debré demeure essentiellement un cadre donnant accès à des fonds publics revendiqués aujourd’hui à « parité » avec l’Ecole laïque pour une liberté d’endoctriner accordée aux écoles privées confessionnelles au nom du « respect de leur caractère propre ». L’Eglise catholique est la principale bénéficiaire d’un tel privilège juridique contraire aux principes fondamentaux de la République lui permettant de conforter sa visibilité sociale. Reconnaissance politique qui contrevient à la loi de séparation de 1905.

Depuis lors nombre de concessions illégitimes ont été octroyées à l’enseignement catholique. Quoique toujours plus surdimensionné, il revendique toujours plus de moyens. En outre, il s’est vu reconnaître, en dépit de cette loi, une sorte de leadership  de l’enseignement privé. La loi Debré stipule, impérativement, que le contrat avec l’État, est passé par chaque école privée, seule entité juridique reconnue. À cet égard, Michel Debré présentait, le 31 décembre 1959 cette impérative disposition, comme le rempart à une concurrence libérale du service public si, précisément l’Etat devait en venir à négocier avec un « enseignement catholique »  représentant officiellement l’Église et l’ensemble des établissements catholiques. Pour ce faire, il mettait en garde : « Il n’est pas concevable, pour l’avenir de la nation, qu’à côté de l’édifice public de l’Éducation nationale, l’État participe à l’élaboration d’un autre édifice qui lui serait en quelque sorte concurrent et qui marquerait, pour faire face à une responsabilité fondamentale, la division absolue de l’enseignement en France. »

Les établissements publics n’ont pour leur part, aucune tutelle autre que les collectivités publiques et les services administratifs de l’Éducation nationale, services qui ont aussi partiellement en charge les établissements privés. Ainsi, le réseau de  l’enseignement catholique, double et verrouille de la sorte la gestion de ses établissements privés. Une myriade de structures est en train de se créer dans les Régions pour passer conventions et solliciter des financements publics multiples et croisés dont les responsables tentent de fédérer tout l’enseignement privé. La reconnaissance du réseau scolaire catholique lui permet de développer une logique de concurrence scolaire. Les cléricaux et libéraux entretiennent en ce domaine une complicité fructueuse. La fréquentation d’une école privée catholique, n’est plus que rarement liée à la pratique religieuse. L’enseignement catholique et son secrétaire général n’ont aucune légitimité au regard de la loi. Les établissements privés sont des entités juridiques indépendantes. Cependant, la stratégie actuelle des tenants de l'enseignement privé vise à faire admettre l'enseignement catholique comme partenaire à part entière des pouvoirs publics, et surtout des collectivités locales, en lieu et place des établissements.

Il en résulte que la loi Debré,  devient un véritable « concordat scolaire », dont les effets se traduisent par une séparation des enfants au nom de la religion de leurs parents. L’enseignement catholique lui-même le reconnaît[4] aujourd’hui, avec cet éclairage saisissant: « La loi du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l'État et les établissements d'enseignement privés constitue l'aboutissement réussi de la lutte engagée dès 1945 par les partisans de la liberté de l'enseignement. Elle signe le retour à un régime initié par Vichy …. »[5]

Henri Pena Ruiz démontre aussi cette manipulation permanente « Laïcité : en finir avec le double jeu » : « Triste sort que celui de la laïcité dans notre pays. Evoquée sur un mode incantatoire, elle ne cesse d’être bafouée. En particulier dans le domaine scolaire. Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Eric de Labarre, tente d’enrôler les élèves de ces écoles dans des débats sur le mariage pour tous, projet émancipateur programmé par les représentants du peuple »[6].

Dans notre société toujours plus sécularisée, l’école catholique, préoccupation première et permanente de l’Église, reste la dernière et seule vitrine de sa visibilité sociale. Le secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique du Vatican, le cardinal français Jean-Louis Bruguès, invitait les responsables de l'Église à ne pas perdre de vue que l'école catholique pourrait devenir « le seul lieu de contact avec le christianisme ».  Et il conclut : « L'école est un point crucial pour notre mission. »[7]

 L’omerta entretenue autour de cette ségrégation scolaire ne permet plus, aujourd’hui,  d’appréhender les évolutions institutionnelles de l’enseignement catholique. L’assemblée des évêques  de novembre 2012 à Lourdes a décidé de le ré-institutionnaliser en créant un « conseil épiscopal de l’enseignement catholique ». Ainsi, de nouveaux statuts de l’enseignement catholique seront publiés en 2013. C'est un retour explicite à la logique de la loi Falloux de 1850.

Par ailleurs, la gestion administrative et financière de ce système est désormais explicitement confiée à la Fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique (FNOGEC). La FNOGEC cherche à réussir le passage de la « communauté éducative » à la « communauté d’établissements » : « Faire passer d’un réseau d’appartenance à un réseau collaboratif.» pour fédérer les moyens. Tout le contraire de la loi qui ne reconnaît d'entité juridique, que l’établissement. Le but est de « valoriser l’image de marque de l’enseignement catholique » en tant que catholique. Cette démarche s’inscrit dans une logique libérale d’offre et non plus de demande. Il faut, nous explique la FNOGEC mettre en concordance les territoires « religio-administratifs », politiques et économiques pour se « redéployer à l’échelon régional » et « exploiter les espaces crées par les réformes de l’enseignement public » et ainsi profiter voire d’aggraver ses difficultés.

 

Autre structure de l’enseignement catholique, le Comité national de l'enseignement catholique (CNEC) a promulgué le 21 septembre 2012 un texte important intitulé : "Préconisations pour une politique immobilière de l’Enseignement Catholique", ce texte prolonge des orientations définies en 1989 et 2009. Il vise à centraliser et fédérer les activités immobilières de l'enseignement catholique et porte atteinte à la laïcité des lois de la République : « Le  droit  de  propriété  sur  les  biens  …  est soumis  à  deux  ordres  juridiques,  le  droit  canonique  et  le  droit  français,  qu’il  s’agit  d’appliquer  conjointement. »

Ce document, révélateur de l’évolution d’une nouvelle problématique, renforce la collusion entre l’Eglise et les courants de l’ultralibéralisme. Collusion incarnée par la FNOGEC dont les responsables appartiennent à l’IFRAP, Famille de France, Mouvement pour la France, Pro vie … paraissent dans « L’Homme nouveau », « Liberté chérie » …. La FNOGEC  fédère 5200 OGEC, verrouillée par l’Eglise catholique, elle assure la gestion directe du système qui met en place un réseau pour contourner et enfreindre la reconnaissance des seuls établissements privés comme entité juridique. Une puissance économique en marche!

La FNOGEC, est donc en quelque sorte, l’interface profane de l’enseignement catholique qu’elle institutionnalise en détournant la loi Debré. Il s’agit bien d’une organisation sous tutelle de la hiérarchie catholique, fortement verrouillée, comme le confirment les articles 12,13 et 14 de ses statuts : « Le secrétaire général de l'enseignement catholique ou son représentant qui participe au Conseil, avec voix délibérative. Il dispose d'une autorité de décision en matière de caractère propre.

Le secrétaire général de l'enseignement catholique est membre de droit du bureau.

Le secrétaire général de l'enseignement catholique peut demander, sous huitaine, que soit réexaminée une délibération de l’assemblée générale ou du conseil d’administration dont il estime qu'elle porte atteinte aux orientations ou à la politique de l'enseignement catholique. Dans ce cas, l'organe délibérant se réunit, à cette fin, dans un délai d'un mois. »

 

Chacun s’affaire aujourd’hui pour légitimer, toujours plus, et régulariser institutionnaliser l’enseignement catholique transformé méthodiquement en structure statutairement ecclésiale. Déjà, fin 2008, l'enseignement catholique devient « un service national de la conférence des évêques de France ». Ce réseau fonctionnait jusque là sous tutelle d’une commission informelle de l’épiscopat encadrée par un évêque (CEMSU : commission épiscopale du monde scolaire et universitaire). L'entité « enseignement catholique » est ainsi devenue un service direct de l’Église catholique. Cette modification fondamentale est passée sous silence. La révision des statuts de l’enseignement catholique, dès 2013, confirmera ce nouveau verrouillage des établissements privés catholiques sous contrat.

L’Église peut ainsi malgré la séparation des Églises et de l’État, se satisfaire provisoirement de cette reconnaissance de fait, en violation de la législation, de l’entité "enseignement catholique". Législation qu’elle accepte comme une juste compensation : « La loi de séparation est contraire à l'ordre voulu par Dieu, mais on peut s'en accommoder dès lors que l'État respecte les droits de l'église, notamment celui de disposer d'écoles chrétiennes. »

Comment, créer des associations d'associations pour des financements croisés publics et privés intégrant "le droit canon" pour des biens qui sont dévolus à l'Eglise? Associations bidons (Les statuts--‐types des associations ou structures propriétaires de patrimoine scolaire des établissements sous tutelle diocésaine.....prévoient que la voix du ou des membres de droit (évêque et ou directeur diocésain nommé par lui) doivent faire partie de la majorité pour que les décisions soient valides, .... )

Une politique, dite de « solidarité », sur la question des loyers, est organisée, encore et toujours dans cet esprit de contournement et d’infraction à la loi : « Le Comité national de l'enseignement catholique estime qu'il importe de rechercher, au plan interne, les voies d'une solidarité en faveur des écoles maternelles et primaires, qui ne peuvent en principe percevoir aucune subvention d'investissement. » Cette politique, conduite non pas par établissement mais en réseau, contrevient aux dispositions législatives qui « interdisent d’employer tout ou partie en subventions à d’autres associations ».

Dans un mémoire, d’octobre 2012 la Région Rhône Alpes prétend qu’une association catholique, le « Comité Rhône Alpes de l’enseignement catholique », « regroupe tous les lycées sous contrat d’association» et « joue notamment le rôle d’interlocuteur ». Dans un document joint au mémoire de la Région, une attestation du Président du « Comité Rhône Alpes de l’enseignement catholique » indique que les « lycées privés sous contrat de la Région Rhône Alpes qui ne relèvent pas de l’enseignement catholique, sont admis en tant que membres de l’association… ».

La FNOGEC vient de s’interposer comme employeur des 80 000 non enseignants du privé en signant un accord début décembre. La FNOGEC regroupe pour partie des militants de l’ultralibéralisme et des cathos intégristes. Elle s’institutionnalise et truste près de 20% du système éducatif !

Ainsi, le réseau de l’enseignement catholique, et lui seul, double et verrouille la gestion de ses établissements privés au moyen d’une myriade de structures centralisées qui sollicitent des financements publics multiples et croisés.

La question de la ségrégation publique privée est institutionnelle et politique. Elle remet en question la notion même de service public et la laïcité de l’Etat.

Voilà comment « On a détourné du grand fleuve des dépenses de l'éducation nationale quelques filets d'eau. Il s'agit maintenant, par de nouveaux captages, de transformer ces ruisselets en ruisseaux, puis en rivière de plus en plus abondante et d'appauvrir d'autant les ressources de l'enseignement public. »

Parallèlement à une structuration tous azimuts, l’enseignement catholique a élaboré, il y a deux ans[8], son corps de doctrine en matière d’éducation sexuelle, cherchant par ce biais, à se déconnecter des programmes publics qu’il se devrait pourtant de respecter dans le cadre du contrat passé avec l’État. Les établissements catholiques sous contrat (c’est à dire presque tous) se retrouvent donc désormais confrontés à deux textes de références en matière d’éducation sexuelle.

Quel programme appliquent donc les établissements sous contrat : ceux de l'Education Nationale ou ceux de l'enseignement catholique ?

Il est dûment énoncé dans le ‘’Guide’’ que « Le projet spécifique de l’enseignement catholique attaché à la formation intégrale de la personne humaine, réfère l’éducation affective, relationnelle et sexuelle à une vision chrétienne de l’anthropologie et l’inscrit dans une éducation plus large à la relation qui concerne tout le parcours scolaire.»

 

Pourquoi les pouvoirs publics négocient-t-ils avec l'enseignement catholique alors que cette entité qui ne figure dans aucun texte législatif ?

 

Le fameux « caractère propre » des établissements est un concept inventé pour permettre à l’enseignement catholique de contrevenir ouvertement à la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905. Preuve qui vient d’en être administrée par Eric De  La Barre.[9]

L’actuel débat relatif au « mariage pour tous » atteste, aujourd’hui, que l’enseignement catholique n'est pas neutre et entend porter des valeurs évangéliques de l’Eglise catholique.

L’absolution de certains laïques à la loi Debré  pour "…oublier le serment de Vincennes serait bien pire que trahir nos aînés, ce serait renoncer aux valeurs républicaines issues de la révolution française de 1789 [10]".

 

Eddy KHALDI

Texte publié dans "Le délégué"

Revue de la Fédération des Délégués départementaux de l'Education nationale 

FDDEN- Mars 2013 n° 234



[1]Sur le blog de Claude Lelièvre : http://blogs.mediapart.fr/edition/laicite/article/200110/un-colloque-sur-la-loi-debre

[2] Dans Libération, le 28 décembre 2009, Bernard Toulemonde allait jusqu’à affirmer : « Je pense qu’on peut dire, honnêtement, que cette loi est profondément républicaine ». Le même  Bernard Toulemonde fut chargé du dossier « Public-privé » auprès de Savary en 1981, puis auprès de Jack Lang, lui-même, auteur d’un bon nombre d’entorses aux principes républicains...

[3]Colloque de l’enseignement catholique le 5 mai 2010 au lycée La Mennais à Ploërmel 

[4] « La laïcité française depuis 1945 : le difficile parcours d'un concept » Pierre Ognier, février 2002

[5]Document de 2006 sur le site de l’enseignement catholique : http://ens-religions.formiris.org/

[6] Page « Rebonds » de Libération du 14 janvier 2013

[7]Interview à l'hebdomadaire italien « Tempi », parue le 15 janvier 2009. « Dans une société toujours plus sécularisée, où un enfant, un adolescent, un immigré peut-il rencontrer et connaître le christianisme ? », s'est ainsi interrogé Mgr Bruguès. « L'école catholique deviendra le premier et peut-être le seul lieu de contact avec le christianisme », a-t-il mis en garde. « C'est pourquoi je recommande aux responsables de l'Église » de ne pas perdre de vue que « l'école est un point crucial pour notre mission ».

 [8]http://eca.enseignement-catholique.fr/test/telechargements-hors-series/hs-education-affective-relationnelle-et-sexuelle.pdf

[9] http://www.enseignement-catholique.fr/ec/communiques/18442-communique-de-presse-projet-de-loi-ouvrant-le-mariage-aux-personnes-de-meme-sexe

[10] Jacques Pommatau 17 décembre 1987

 

 

 

 

 

 
        
  
  

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:33

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 20:44

Tous en grève Jeudi 28 mars 2013

pour l'abrogation du décret sur les rythmes scolaires
contre le projet de loi PEILLON
pour l'ouverture de véritables négociations
  
  
Après la très forte mobilisation lors de la grève nationale du 12 février pour laquelle près de 200 écoles du département étaient fermées, les fédérations syndicales des Yvelines : FNEC FP FO, CGT éduc’action et SUD solidaires  appellent les collègues à participer massivement à la grève du jeudi 28 mars :
 
-  Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires publié le 26 Janvier.
 Contre la territorialisation de l’École et des missions des personnels.
 Contre l’École du socle et le livret de compétences.
 Pour la création des postes statutaires nécessaires à la rentrée 2013 : en terme de classes, de RASED, de moyens supplémentaires…
 Pour l’amélioration des conditions de travail et l’augmentation de nos salaires.
  
Des appels communs à la Grève du 28 Mars 2013
Un appel commun région parisienne des fédérations
FO,CGT, SUD, CNT, SNALC et SNUEP 75

  

A Force Ouvrière, nous considérons qu'il faut préparer la grève en réalisant l'action commune la plus large possible pour obtenir l'abrogation des décrets sur les rythmes scolaires, élément majeur de la mise en place de la loi d'orientation.

 A ce jour, près de dix sections départementales du SNUipp  appellent à la grève le 28 mars (appels communs ou appels séparés).

 Manifestation de Luxembourg au ministère

Jeudi 28 mars

à 14 h 30 place Edmond Rostand

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 18:25

 

Au cours des trois premiers mois de la rentrée scolaire 2012-2013 les projets ministériels se font connaître. Pour Sud éducation, la refondation n’est que le prolongement de l’école libérale de Darcos/Chatel : le socle, le LPC, les programmes de 2008, les mesures contre les désobéisseurs maintenues… C’est dans ce contexte que les rythmes scolaires sont mis sur le devant de la scène. Pour beaucoup, c’est la douche froide, la conception de l’école et du travail qui se dessine est bien loin de ce que porte Sud, les contreparties attendues en lieu et place du mercredi matin ne sont pas au rendez-vous, le discours sur le bien-être de l’enfant justifie la nécessité des mesures prises sans consultation des personnels. Dans les écoles, il apparaît clairement que le décret des rythmes scolaires va dégrader les conditions de travail de tous les travailleurs sans pour autant améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Sud éducation porte rapidement des critiques sévères sur le décret.

La contestation s’organise

Au mois de décembre la lutte contre la réforme des rythmes scolaires s’enclenche. Le mercredi 19 décembre, une manifestation à l’appel de l’Intersyndicale complète (Sud, FO, SNUipp, CNT, UNSA, CGT) a réuni plusieurs centaines de personnes dans le froid entre la Sorbonne et la mairie de Paris. À Paris a lieu une Assemblée Générale centrale qui réunit des centaines de personnes ainsi que des AG d’arrondissements, notamment dans des quartiers qui d’habitude sont extrêmement calmes. L’AG parisienne appelle à une grève dès la rentrée de janvier.

Dans les Hauts-de-Seine, l’école maternelle Henri Wallon de Gennevilliers a appelé les collègues à faire grève le 18 décembre. Les syndicats Sud éducation 92 et CGT éduc’action 92 ont tout fait pour donner le plus d’écho possible à cette journée. Ils ont organisé une Assemblée Générale pour que le mouvement continue en étant contrôlé par la base. Cette A.G. a réuni plus d’une cinquantaine de personnes (sur au moins 120 grévistes) et a décidé d’un nouveau débrayage le 17 janvier. Le nombre de grévistes ce jour-là est encore plus grand (plus de 170). Ils décident de rejoindre les collègues parisiens qui feront leur première grève le 22 janvier.

Ce 22 janvier, la grève à Paris est historique ! 90% de grévistes à l’appel de l’Intersyndicale parisienne unitaire. Certaines écoles sont fermées pour la première fois depuis mai 68… Le mouvement grandit dans les Hauts-de-Seine (230 grévistes à l’appel des syndicats Sud et CGT). Elle mord aussi en Seine-Saint-Denis avec plusieurs écoles fermées, ainsi que dans d’autres départements. Environ 350 personnes (dont 50 du 92 et d’autres du 93) se réunissent à la Bourse du travail de Paris et décident d’appeler à une grève nationale début février.

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Contre la réforme des rythmes scolaires

Le 12 février : une grève réussie

Une intersyndicale nationale composée par Sud, CGT, FO, CNT, FAEN décide d’appeler à la grève le 12 février sur plusieurs mots d’ordre : abrogation du décret mais aussi retrait du projet de loi de refondation. Devant la réalité du terrain et la volonté de la base d’être en grève, le SNUipp finira plus tard par appeler sur ses propres mots d’ordre, en organisant parfois AG, rassemblements ou cortèges séparés demandant une « politique ambitieuse pour l’école », c’est-à-dire des amendements à la refondation et au décret sur les rythmes. à Paris, le SNUipp et l’UNSA ne peuvent pas se permettre de sortir de l’intersyndicale et des AG de grève qui demandent l’abrogation et le retrait des projets. L’UNSA refuse d’appeler à la grève nationalement ce jour. Quant à la CFDT, elle soutient ouvertement la réforme… L’unité intersyndicale parisienne semble être assez unique sur l’ensemble du territoire.

Pourtant la grève nationale du 12 février est incontestablement très réussie. Le taux de grévistes est important : plus de 60%, près de 80% à Paris et dans les Hauts-de-Seine. La manifestation se termine tout près du ministère de l’Éducation nationale où les CRS envoient des bombes lacrymo sur des enseignants atterrés d’être gazés sous un gouvernement prétendument de gauche …

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Rythm & blues

Une mobilisation très large

Pour autant la mobilisation en cours est atypique. Ce mouvement touche toute l’organisation de l’école et des familles : les enseignants, les personnels techniques, les animateurs, l’organisation des temps partiels, les disponibilités des locaux, les liens avec les autres établissements du quartier (école élémentaire et maternelle, collège…). Sur Paris, les personnels des conservatoires, des centres d’animation, des bibliothèques, les administratifs vont être à leur tour fortement touchés. On modifie les missions, on bouleverse les vies, on aggrave les conditions de travail sans consulter les personnels concernés sur les conséquences professionnelles, tant matérielles que pédagogiques et sur les conditions des salariés.

À Paris - contrairement au 92 - ce mouvement est mené plus par une intersyndicale unitaire que par les AG de grève. La question de la reconduction ne s’est pas imposée alors que le rythme des rendez-vous de mobilisations est aussi soutenu qu’en grève reconduite : réunion publique, AG de secteur, rencontre avec les parents dans les écoles, création de collectifs de parents, manifs… Les réunions publiques organisées par la mairie de Paris devaient constituer la pseudo concertation de la mairie. Elles seront surtout les moments d’opposition réelle et directe entre la mairie et les enseignants parisiens, les parents, les personnels de la ville opposés au projet municipal avec une détermination sans faille.

C’est là que le bras de fer mairie/enseignants/parents s’est joué, légitimé par les très fortes mobilisations antérieures. La mairie n’a pas d’arguments, elle ne trouve aucun militant travaillant dans l’éducation pour convaincre sur son projet ; les présents à ces réunions ne sont pas dupes et ne voient là qu’une logique d’appareil politique soutenant le projet d’un gouvernement du même bord et non pas un projet prenant en compte les demandes des personnels et des usagers. Après avoir envoyé la première adjointe de Paris, Anne Hidalgo, Bertrand Delanoë a dû mouiller sa chemise pour les deux suivantes, sortant de ses gonds à plusieurs reprises, qualifiant les représentants syndicaux de suppôts de l’UMP et de honte du syndicalisme, rejoignant par le discours le mépris affiché par Bruno Julliard quelques semaines plus tôt. Face au mépris municipal, la colère des personnels est sans équivoque, les réunions deviennent des tribunes virulentes. Lors de la dernière réunion, Delanoë souffle à ses collaborateurs devant les caméras : « Il n’y aura pas de cinquième réunion, ils sont insupportables, insupportables ! »

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AG

La mobilisation continue, malgré le mépris

Pour réussir à faire passer son vague projet (augmentation de la pause méridienne puis plusieurs scenari dont nous ne savons pas à l’heure actuelle lequel sera retenu), la mairie instrumentalise les différends entre enseignants et animateurs, exerce des chantages (nombre de postes créés pour les animateurs à condition de passer en 2013), propose de récupérer l’argent prévu pour les mairies passant en 2014… Du côté des parents, les leaders parisiens de la FCPE se positionnent clairement comme un appui du parti socialiste, ne tenant pas compte des inquiétudes et des oppositions qui remontent de leurs unions locales et des associations de parents des écoles. Les conflits internes semblent se multiplier et leurs représentants sont survoltés et insultants dans leurs déclarations publiques. Quant à Delanoë, il méprise et se fâche, fait des sourires puis tance vertement les représentants syndicaux. Le bras de fer continue…

Le 28 févier, avant les vacances de la zone C, des rassemblements et débrayages ont lieu dans le 92 et le 75, en attendant une autre grève nationale pour fin mars… D’ores et déjà, l’intersyndicale parisienne appelle à la grève le 25 mars, jour où le conseil de Paris doit trancher s’il applique ou non la réforme en 2013.

La grève contre la réforme des rythmes et la loi d’orientation, pour des postes, de meilleures conditions de travail et de vie, pour une école émancipatrice et populaire se poursuit ! C’est tous ensemble, contre une politique générale de démantèlement du service public, contre le volet III de la décentralisation, contre la précarisation qu’il faut lutter, pour gagner !

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