Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 18:15

In Snuipp

 

echecLe ministère confirme au SNUipp-FSU que cette année, les évaluations nationales CE1 et CM2 seront laissées à la libre initiative des enseignants des écoles et ne donneront pas lieu à remontée des résultats. En attendant l’ouverture de discussions pour une révision totale du dispositif en 2014.

 

 Déjà sensiblement allégées en 2012, les évaluations CE1-CM2 seront cette année facultatives et uniquement destinées, pour les enseignants qui le souhaitent, à les aider « dans leurs choix pédagogiques pour mieux faire réussir leurs élèves ». L’exploitation des résultats se fera uniquement par les équipes dans les écoles. Il n’y aura donc aucune remontée des résultats, hormis pour 3% des écoles, échantillon nécessaire aux travaux de suivi statistique de la DEPP. C’est ce qu’a confirmé le ministère de l’Éducation nationale au SNUipp qui n’a eu de cesse depuis 2009 de dénoncer un dispositif à la fiabilité douteuse et au bien fondé contesté par la quasi totalité des acteurs de l’éducation. Pour cette ultime session, le matériel devrait être encore adressé aux écoles à partir de la mi-avril avec un guide d’utilisation et une « application locale » pour l’analyse des résultats des élèves.

Et pour l’avenir ?

Exit aussi, la prime de 400 Euros attribuée aux enseignants qui étaient chargés de cette passation. Une décision qui rend d’autant plus urgente l’ouverture des discussions évoquées récemment par la rue de Grenelle, concernant une éventuelle indemnité pour tous les PE s’alignant sur l’ISOE du second degré et des mesures catégorielles sur leur déroulement de carrière.
Le SNUipp-FSU prend acte de cette évolution positive. Il compte désormais que des discussions s’ouvrent sur le nouveau dispositif annoncé pour 2014. Pour le SNUipp, une clarification de leurs objectifs est indispensable. Ce devra être des outils au service des apprentissages et donc de la réussite des élèves. Ils devront servir aux enseignants pour les aider à analyser et à comprendre les réussites et les erreurs des élèves.

 

Lire :
- le projet de courrier adressé aux DASEN

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Evaluations
commenter cet article
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 18:07

In IUFM Paris en lutte

 

 

CR de la DERNIERE REUNION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU CDPE/FCPE DE PARIS.

Le 18 mars 2013 s’est tenu la séance mensuelle ordinaire du conseil d’administration du comité départemental des parents d’élèves (CDPE).

 

20 MINUTES AVANT LA REUNION : 

5 personnes étaient présentes, la présidente était au téléphone dans une pièce contiguë à une grande salle abondamment décorée par la revue du CDPE et quelques affiches vantant l’action de la FCPE.

C’est là que se déroule la réunion où trône une grande table rectangulaire.

Discussion très animée entre 4 administrateurs (c’est ainsi qu’on appelle les membres du CDPE).

Tu as vu le vœu du maire, ça y est les verts ont passé un accord avec le PS (parti socialiste) pour que les rythmes scolaires 4,5 jours hebdomadaire  débutent dés 1913.

C’est vrai c’est une très bonne nouvelle (le militant se mit à danser et à chanter).

Avec inquiétude : tu as vu Dominique ? (la présidente)

Elle est au téléphone plusieurs journaliste l’appellent 

Deux militants : on a gagné on a gagné on a gagné…

Un militant qui vient de rentrer « qu’est-ce qui se passe » ?

Ça y est on a gagné les verts et leur tête pensante Philippe Meirieux ont accepté le passage en 4,5 ça tenait qu’à un fil.

Congratulations et embrassades.

Au fur et à mesure de l’arrivée des  administrateurs un brouhaha dominait la situation, des paroles fusaient de partout 

Vous savez ce qu’a dit le parti de Jean Luc Mélenchon (parti de gauche) qu’en combattant les 4,5 pour 2013 ils préparent les municipales de 2014 ha ha ha !

Combien tu crois qu’il y aura de grévistes chez les enseignants ?

Ça sert à rien la décision est prise.

Par rapport à 2011 on a 62 adhérents en plus, tenez (en tendant une boite) mangez ces gâteaux que nous a concocté à cette occasion la secrétaire (salarié du CDPE).

Il faut le montrer à nos opposants (membres FCPE qui ne sont pas d’accord pour un passage du 4,5 en 2013) ils verront qu’on a raison.

La présidente un plat de riz dans les mains rejoint les militants.

Beaucoup de journalistes m’ont appelé en insistant sur  le divorce entre nous et les enseignants.

Bah, c’est pas un divorce nous on défend les mômes  point barre.

On peut commencer la réunion on a le quorum.

 

COMMENTAIRE :

Le jour même de la réunion le parti socialiste et les verts ont scellé leur accord.

Jusqu’à la dernière minutes les verts ont fait planer le doute, la tendance qui se dessinait chez eux était plutôt au report des rythmes scolaires 4,5 pour 2014.

Sans le vote des verts lors du conseil municipal du 25 mars 2013 la proposition du parti socialiste de passage au 4,5 en 2013 ne peut pas passer

Dés la parution du décret sur les rythmes scolaires courant janvier 2013 la FCPE nationale avait apporté tout son soutien contrairement aux syndicats des enseignants.

Ce fut une guerre sournoise ensuite déclarée entre syndicats enseignants et FCPE.

Depuis les années 1980 c’est la première fois qu’un tel phénomène se produit.

 On ne pouvait pas imaginer le FCPE sans ces syndicats et vice-versa.

La FCPE était de tous les combats des enseignants (manifestations, grèves…)

En échos à cette situation certains membres du CDPE se plaignent de l’attitude des enseignants qu’ils côtoyaient dans les structures du rectorat (CDEN, commissions..) soit qui les agressaient verbalement ou ignoraient leur présence en les méprisant… 

Pour « populariser » les rythmes scolaires 4,5 dés 2013,  le CDPE a organisé dans différents arrondissements de Paris des AG (assemblée générale).

AG qui n’accueillerent pas grande foule sauf dans le 20e arrondissement.

L’accueil des propositions du CDPE fut mitigé,  certains militants craignent  que le périscolaire ne soit pas à la hauteur pour assumer le temps hors scolaire dés 2013 (profil des animateurs, type d’activités…).

Certains conseils locaux (section FCPE des établissements scolaires) contestent la décision du CDPD qu’ils jugent « bureaucratique », ils souhaitent le passage en 4,5 en 2014.

Ces conseils se sont rassemblés sous la dénomination « Parents FCPE en colère ».

Ils sont très actifs en particulier dans les réseaux sociaux et dans les réunions organisées par la mairie de Paris.

C’est la  première fois que la FCPE de Paris se lézarde ainsi.

Durant cette période les membres du CDPE étaient à cran et vivaient sous une pression qu’ils n’ont jamais connue pris  entre les « tirs de barrage » des enseignants et des militants FCPE.

Le CDPE a organisé une assemblée avec la participation de l’adjointe maire chargée des affaires scolaires de Paris.

Les membres de « parents FCPE en colère » étaient venus en nombre et ont monopolisé la parole face à l’adjointe mère qui pensant venir en terre alliée compte tenu de la position du CDPE.

Avec le soutien des élus du parti de gauche « parents FCPE en colère » ont obtenu d’être reçu par la mairie de Pari.

La situation est inédite, jusqu’à présent tout était basé sur un consensus qui se veut convivial où chacun s’y retrouvait sans l’ombre d’une seule vague.

Tout ceci explique la joie spontanée  des militants qui se sentent libéré d’un poids difficile à porter. 

Comme on le verra cette joie sera vite tempérée lors de la réunion cette fois-ci « officielle ».

 

20 HEURES 30 DEMARRAGE DE LA REUNION :

14 membres présents sur 24

8 femmes, 6 hommes

Vêtements sobres, utilitaires (pas de cravates, pas de maquillage)

 Moyenne d’âge : entre 48 et 50 ans

CSP : classes moyennes et supérieures.

La table était encombrée de thé, café, gâteaux, boissons, 4 ordinateurs portables quelques personnes avalaient leur casse croûte une autre buvait sa soupe.

Lecture de l’ordre du jour. Désignation du secrétaire de séance chargé du compte rendu et du président de séance chargé de distribuer la parole.

 

Petit incident : une administratrice sur un temps coléreux à peine retenu « il y a une chose qui me gonfle je m’étais proposé de participer au dernier CDEN (comité départemental de l’éducation nationale) le jour venu on m’a dit que c’est complet, j’ai perdu une journée non rémunérée pour rien ». 

S’en suit une discussion procédurière, il y a  trop de mails sur le sujet, période plein de réunions, beaucoup de rendez-vous… la discussion dura dix minutes et fut clos par une administratrice qui se dévoua volontairement pour « s’excuser de cette erreur ».

 

Validation du compte rendu de la dernière séance du conseil d’administration qui fut essentiellement consacré aux rythmes scolaires sur la base d’échanges entre les administrateurs :

Ce compte rendu fait état de la chronologie des  récents faits reproche les véhémences de « FCPE parents en colère » sa collusion avec les profs, la capacité de la mairie à œuvrer pour un périscolaire solide, la prise de position de chaque administrateur sur les rythmes scolaires.

Lecture attentive de tous les administrateurs puis déluge de paroles :

C’est bien mais…

 Non ça va attiser le feu

La prise de position sur ces rythmes est le fait de tout le conseil d’administration mais pas de ces individus qui le composent

La rédactrice du compte-rendu : pardon j’étais malade et j’ai dit n’importe quoi.

Non il faut apaiser, ce compte rendu sera très lu et vous savez bien par qui.

On ne va pas se faire hara-kiri nous-mêmes.

Il faut recoller les morceaux

Attention à la bande du 19e arrondissement 

Attention marquant que c’est une prise de position du CDPE et non des administrateurs.

Soyons plus soft envers les enseignants.

Il faut refaire tout le compte rendu et l’expurger de toutes les allusions à ceci et cela…

Ce petit débat finit par rire et brouhaha alors que deux administrateurs procèdent aux corrections du texte.

 

DECRET ET POSITION DE LA MAIRIE

Discussion plutôt technique sur la refondation scolaire qui se polarisera sur le décret et la gratuité des activités du périscolaire.

Le vœu de la mairie dit que ces activités sont  gratuites, mais le décret ne l’évoque pas.

C’est du ressort de la fédé (structure nationale de la FCPE).

La présidente : si on faisait un communiqué de presse sur les rythmes

Très bonne idée

Non il faut apaiser ce n’est pas encore fini, le conseil de la mairie se tiendra le 25 mars ne nous précipitons pas.

Les interviens de Dominique (présidente) suffisent.

 

COMMENTAIRE :

D’habitude la validation des comptes-rendus n’est qu’une simple formalité expédiée en deux ou trois minutes.

Dans ce compte-rendu les événements qui entourent les rythmes scolaires ont pèse de tout leur poids.

Ce sont les deux « politiques » présents qui vont infléchir ce compte rendu en lui donnant l’allure d’une prise de position du CDPE et non des administrateurs pris individuellement.

Le compte rendu sera complètement réécrit et expurgé de toutes les « attaques » contre la bande du 19e qui ne sont autre que « les parents FCPE en colère » avec cette impression de refaire la réunion du dernier conseil.

La discussion a duré une demi heure.

La discussion sur la refondation a viré sur les rythmes scolaires pour finalement se polariser sur l’opportunité d’un communiqué de presse.

Là aussi les deux « politiques » soucieux d’apaiser la situation se sont opposés à ce communiqué.

La discussion passionnée a duré une bonne demi heure.

 Les appareils FCPE  au niveau national et départemental abordent une période de turbulence inédite de crise aggravée par les dissensions internes au conseil d’administration au niveau national et les oppositions qui se dessinent au niveau départemental sur les rythmes scolaires.

Tout ceci explique l’âpreté des débats.

 

CONGRES NATIONAL ET DEPARTEMENTAL :

 Présidente : le congrès national se tient en mai 2013 à Toulouse on doit être représenté par cinq délégués, qui veut participer ?

6 administrateurs se proposèrent, au niveau nationale les cinq sont entièrement pris en charge par la fédé, je vous propose qu’on parte à 6 et que le 6e on le prenne nous en charge.

La présidente : attention aux ambitieux garder les noms qu’on veut et ceux qu’on veut pas !

Le conseil approuve.

Présidente : quels sont les thèmes retenus par la commission de préparation pour notre congrès départemental.

L’animateur de la commission : l’échec scolaire

Non on risque de parler que des profs

L’animateur : droits des enfants et des parents

Ça peut passer

Trésorière : une bonne nouvelle on est à 6827 adhésions payées.

Tiens on peut les sortit pour clouer le bec à nos opposants.

La présidente : ces thèmes sont intello il faut parler concret par exemple les handicapés.

Un administrateur : il faut surtout parler du périscolaire ça sera le thème qui va dominer en 2013.

On ne peut pas parler de ça directement mais on peut l’inclure pour le primaire dans l’évolution des droits des parents et dans le secondaire dans la loi de décentralisation.

Attention il y a des pétitions qui circulent contre le CDPE.

La discussion vira vers l’école et l’entreprise, l’orientation les évaluations les programmes scolaires…

La commission retravaillera sur les thèmes on a le temps. 

 

COMMENTAIRE :

La discussion dura 50 minutes  dominé par les dissensions qui traversent la FCPE.

Les « ambitieux » correspondent  à une partie de conseil d’administration de la FCPE nationale qui conteste  l’équipe d’animation et en tête le président  pour le non respect de la démocratie et non respect du statut et règlement intérieur.

A l’initiative des « ambitieux » cette affaire échouera au tribunal qui donna raison à ses derniers.

Depuis la guerre est ouverte à l’intérieur de la FCPE. 

Cette situation est sans précèdent.

 L’image de marque de la FCPE est plutôt une organisation « sérieuse » qui dans un esprit progressiste mais d’ouverture aborde les questions éducatives avec pragmatisme avec le souci appuyé de chercher toujours un consensus.

Les rythmes scolaires vont la brouiller avec les syndicats enseignants « partenaire naturel ».

La FCPE lui était à l’abri des contradictions qui traversent les partis politiques et les syndicats se trouvent actuellement au cœur d’une polémique dont elle fait l’apprentissage à son corps défendant.

Le CDPE de Paris sort complètement « lessivé » de l’épreuve des rythmes scolaires jusqu’à contaminer toutes ses activités, d’autant qu’il n’est pas rattaché par des liens hiérarchiques avec les conseils locaux et les unions locales, ces derniers ont le droit de faire ce qu’ils veulent dans les faits et la pratique.

L’émergence d’une opposition déstabilise le CDPE qui lui aussi est entrain de faire l’apprentissage de « quelque chose de complètement nouveau ».

Il faut probablement rattacher ces faits au contexte politique à l’époque de Sarkozy il y avait unanimité du monde éducatif et de l’opinion publique contre les suppressions de postes...

L’époque actuelle est marquée par une coupure à l’intérieur de la gauche et des illusions de ses électeurs en particulier des professionnels de l’éducation. 

 

23 HEURES 45 MINUTES FIN DE LA REUNION

La présidente annonce qu’elle ne se représentera pas au poste de présidente au prochain conseil.

Brouhaha, les administrateurs un court moment se regardent entre eux puis les regards s’orientent vers la présidente qui peut être encouragée ou pas continue

Ma fille l’année prochaine passera son bac ça sera ma dernière année à la FCPE.

Quelques administrateurs en chœur : demande à ta fille de redoubler, allez va… 

 

COMMENTAIRE :

La présidente qui s’est le « plus mouillée » dans les rythmes scolaires et qui sert de guide aux autres administrateurs a pris bien soin de faire sa déclaration à la fin de la réunion.

Si elle avait fait cette déclaration en début de séance cela créera zizanies, incompréhensions … « on ne quitte pas le navire en pleine guerre. »

La demande de faire redoubler sa fille en terminale permet à la présidente de continuer à être adhérents à la FCPE, car après la terminale on ne peut plus être membre de la FCPE.

Les administrateurs en interaction avec les acteurs du système éducatif déploient « tout leur génie » pour la cause des parents et de leurs enfants. 

Cette nouvelle et inattendue situation risque –t-elle de les marquer durablement ?

Notons que ce débat fut ponctué souvent par des rires voir du fou rire, du brouhaha des colères  c’est peut-être la marque d’un « défoulement » ou « refoulement » collectif. 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole
commenter cet article
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:21

In Lebiendezenfants

 

C03-24Sérieusement, qui peut croire que le fait de supprimer la journée de récupération du milieu de semaine pour les élèves et les enseignants peut avoir pour conséquence l’amélioration des résultats scolaires ?
Personne … et surtout pas nos éminents chronobiologistes, que l’on n’entend d’ailleurs plus s’exprimer sur ce sujet depuis un bon moment.

Même les enfants qui passent le mercredi au centre de loisirs se libèrent l’esprit en pensant à autre chose que les math et le français. Quant aux enseignants, se retrouver cinq jours d’affilé devant trente élèves, avec la tension nerveuse et infections virales qui en découlent, comment espérer qu’ils soient en forme pour s’occuper correctement de nos enfants.

Mon médecin est un très bon praticien, mais il a ce défaut d’être très bavard. Or il se trouve qu’il compte parmi ses patients quelqu’un d’assez haut placé dans l’Education Nationale qui s’est laissé aller à quelques confidences sur l’avenir de l’école primaire en France.
Sachant que je suis du métier, mon médecin a eu l’indélicatesse de tout me répéter.Et là, on comprend tout.
Non, nos dirigeants n’ont pas perdu leur bon sens ; simplement ils obéissent… à d’autres logiques.

En réalité, la réforme des rythmes scolaires n’est que la première étape d’un plan qui vise à la territorialisation des enseignants du primaire. En clair, cela signifie que les professeurs des écoles sont destinés à moyen terme, à être recrutés, rémunérés et éventuellement révoqués par les collectivités locales, en vertu d’un certain Acte III de Décentralisation (1).
C’est malheureusement ce qu’il fallait entendre par « refondation de l’école », terme si vague que tout un chacun pouvait, au moment des élections, y greffer tous ses espoirs s’agissant de l’école primaire.

Alors quel rapport entre l’organisation de la semaine de classe et le statut des enseignants du primaires ?
La réforme des rythmes scolaires vise uniquement à introduire la prérogative des communes dans la définition des obligations de service des professeurs des écoles, par le biais du Plan Educatif Territorial ( Article 46 ).
Une fois le doigt coincé dans l’engrenage, cette prérogative est destinée à s’accroître progressivement, jusqu’à ce que la « logique », et des « contraintes de gestion efficace » du système éducatif imposent que les enseignants du primaire passent totalement sous la tutelle des communes. En effet, comment pourra-t-on justifier que l’on conserve un statut national à un corps qui présentera autant de disparités à travers le territoire ? Déjà il est prévu que les communes pourront demander des dérogations pour remplacer le mercredi matin par le samedi matin.

Pour être convaincu de cela, il n’y a qu’à se référer au dépliant de la Ville de Paris distribué dans les écoles en novembre 2012, intitulé « L’école à Paris, qui fait quoi ? » (2), qui présente clairement l’école comme le « fait » de la municipalité ( vaste lieu de vie, de garderie, de loisirs, de culture, de restauration et aussi d’enseignement ) et faisant apparaître les enseignants et directeurs d’écoles littéralement en marge du système, comme des anomalies du fait qu’ils sont encore gérés par l’Etat.

Gageons qu’à terme, si tout se passe comme ils le prévoient, tout enseignant du primaire désirant légitimement exercer ses talents dans une école, devra faire acte de candidature auprès des services compétents des municipalités visées, avec CV et lettre de motivation, et aussi se montrer convaincant durant ses entretiens d’embauche.
Une pression incroyable s’exercera alors sur les heureux élus qui auront réussi à convaincre la majorité des membres d’un conseil d’administration, présidé par le Principal du collège référant (Article 40), et où siégeront des représentants de la commune, des parents d’élèves, et des diverses associations locales ( et même des fondations d’entreprises) avec lesquels l’enseignant sera contraint de travailler en bonne intelligence. (3)
Surtout, il faut s’attendre à ce que les collègues qui ne plairont plus, pour des raisons diverses et variées, aux électeurs de monsieur le maire, soient priés d’aller se trouver des élèves ailleurs.
Comment un enseignant pourra-t-il exercer son métier en toute quiétude s’il est tiraillé sans cesse par les intérêts divergeants des uns et des autres.

Comme vous êtes très pragmatiques, vous vous dîtes que les communes ne pourront pas financer les salaires de tous les professeurs nécessaires à l’instruction de tous leurs administrés.
Bien sûr, l’Etat subventionnera cette révolution, au début (Article 47).
Puis les aides de l’Etat diminueront à mesure que les impôts locaux augmenteront.

Mais comme, de toutes façons, le compte n’y sera pas, les effectifs des classes exploseront, les conditions d’enseignement se dégraderont comme jamais. Ainsi, les parents d’élèves devront chercher des conditions descentes d’enseignement pour leurs enfants dans le secteur privé, qui se développera de plus en plus, au détriment de l’école publique.
L’école publique est donc destinée à devenir une vaste garderie, avec des effectifs encore plus élevés qu’à l’heure actuelle, sans moyens financiers, qui accueillera les enfants des pauvres gens qui n’auront pas les moyens d’envoyer leurs enfant dans l’enseignement privé.

Cela s’appelle la privatisation progressive de l’école.

Mais c’est impossible voyons ! L’école ne peut pas être privatisée. Pas plus que le courrier, les télécommunications, le gaz, le transport ferroviaire ; pas plus que les autoroutes, le système des retraites ou l’assurance maladie. Cela n’existe nulle part et on ne trouvera jamais d’investisseurs intéressés par ces secteurs, qui seraient prêts à faire du lobbying auprès des instances européennes afin d’obtenir cela de nos Etats et ainsi, récupérer de nouveaux marchés. Impossible je vous dis !

Alors quoi ? Il s’agit simplement de savoir si les élèves et les enseignants vont revenir à l’école une demie-journée de plus ?  Comme j’aimerais que ce ne soit que cela…


(1) 
http://lebiendezenfants.clicforum.fr/t60-Elle-a-vendu-la-meche-a-la-tele-a-…
(2)  
http://lebiendezenfants.clicforum.fr/t81-Ville-de-Paris-la-propagande-est-e…
(3) 
http://lebiendezenfants.clicforum.fr/t115-Il-faut-lutter-contre-la-mise-en-…

(Article 46 ):

Article 46

L’article L. 551-1 est ainsi modifié :
 
1° Au premier alinéa, les mots : « Des activités périscolaires prolongeant le service public de l’éducation peuvent être organisées avec le concours notamment des administrations, des collectivités territoriales » sont remplacés par les mots : « Des activités périscolaires prolongeant le service public de l’éducation, et en complémentarité avec lui, peuvent être organisées dans le cadre d’un projet éducatif territorial associant notamment aux services et établissements relevant du ministre chargé de l’éducation nationale d’autres administrations, des collectivités territoriales » ;

2° Dans la première phrase du second alinéa, les mots : « Elles visent » sont remplacés par les mots : « Le projet éducatif territorial vise » et, après le mot : « pratiques » sont insérés les mots : « et activités ».



(Article 40) :
Article 40

Il est ajouté au titre préliminaire du livre IV un article L. 401-4 ainsi rédigé :

« Art. L. 401-4. – Il est institué, dans chaque secteur de recrutement d’un collège, un conseil école-collège. Celui-ci propose au conseil d’administration du collège et aux conseils des écoles de ce secteur des enseignements et des projets pédagogiques communs visant à l’acquisition par les élèves du socle commun de connaissances, de compétences et de culture prévu par l’article L. 122-1-1. La composition et les modalités de fonctionnement du conseil école-collège sont fixées par décret. »


(Article 47):
Article 47

Il est institué pour les années scolaires 2013-2014 et 2014-2015 un fonds en faveur des communes et, lorsque les dépenses de fonctionnement des écoles leur ont été transférées, des établissements publics de coopération intercommunale afin de contribuer au développement d’une offre d’activités périscolaires au bénéfice des élèves des écoles maternelles et élémentaires publiques ou privées sous contrat, dont les enseignements sont répartis sur neuf demi-journées par semaine.

Les aides apportées par le fonds sont calculées en fonction du nombre d’élèves éligibles scolarisés dans la commune ou les communes membres de l’établissement de coopération intercommunale et comportent :

1° Un montant forfaitaire par élève versé aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale dont les écoles organisent les enseignements sur neuf demi-journées à la rentrée scolaire 2013-2014. Le versement de ce montant forfaitaire ne peut être renouvelé au titre de l’année 2014-2015 ;

2° Une majoration forfaitaire par élève réservée aux communes mentionnées au 1° de l’article L. 2334-18-4 et à l’article L. 2334-22-1 du code général des collectivités territoriales ainsi qu’aux communes des départements d’outre-mer bénéficiant de la quote-part de la dotation d’aménagement prévue au quatrième alinéa de l’article L. 2334-13 du même code. Pour les communes dont les écoles organisent les enseignements sur neuf demi-journées à la rentrée scolaire 2013-2014, le versement de cette majoration forfaitaire est reconduit au titre de l’année 2014-2015. Les communes dont les écoles organisent les enseignements sur neuf demi-journées à compter de la rentrée 2014 2015 bénéficient de la majoration au titre de cette année.

La gestion du fonds est confiée à l’Agence de services et de paiement, pour le compte de l’État.

Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article. Il précise notamment les modalités d’attribution du fonds.



Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:00

In Europe 1

par Anne Roumanoff

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans News
commenter cet article
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 15:41

C03-03

 

Malgré l’avis des Conseils d’Ecole, malgré l’avis des PE de Trappes, malgré les pétitions de parents, malgré l’avis de la FCPE locale qui tous demandaient le report de l’application de la réforme à 2014, c’est bien en septembre 2013 que le maire PS de Trappes, Guy Malandain,  a décidé d’appliquer la réforme.

Les raisons de ce passage en force sont bien évidemment politiques (échéances électorales de 2014, implication de Benoît Hamon dans la vie politique locale).

Sur l’organisation de ces nouveaux rythmes, les rumeurs vont bon train.

Devant les animateurs reçus en réunion la semaine dernière, le maire a indiqué sa préférence personnelle pour le retour au samedi matin travaillé mais, d’autres sons de cloche laissent penser que le choix du mercredi était la piste privilégiée.

S’il semble que l’allongement de la pause méridienne ait été écarté, l’accueil décalé du matin (entre 9h et 9h30) avec une fin  des cours  à 16h30 serait une option envisagée. (On imagine les « bienfaits » de cette solution pour les enfants - de plus en plus nombreux - qui seront placés dès 7h45 en structure d’accueil et qui commenceront leur matinée par environ 1h30 de « garderie » !)

Concernant la scolarisation des 2 ans, le Dasen a été informé de la volonté du maire de scolariser les 2 ans dans des structures de type « classes passerelles » pouvant accueillir au maximum une quarantaine d’enfants sur la ville et laissant une centaine d’enfants sur le carreau ! Si cette décision était actée, c’est une dizaine de classes qui pourraient être fermées sur la commune. Voilà comment favoriser la scolarisation des 2 ans en zone sensible !

Pour dénoncer ces mesures inacceptables :

Mobilisons-nous ! 

Lundi 25 mars

devant le local du député B. Hamon

rdv devant l’ancienne marie de Trappes à 17h45

(une délégation sera reçue par son suppléant)

 

 

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Local
commenter cet article
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 17:29

 

Communiqué du collectif des désobéisseurs.


Le réseau des enseignants du primaire en résistance pédagogique prend acte du jugement prononcé par le tribunal administratif de Toulouse qui vient de rejeter la requête d'annulation des sanctions financières infligées à notre collègue Alain Refalo par sa hiérarchie.
Ces sanctions financières n'existent, pourtant pas, dans l'échelle des sanctions disciplinaires de l 'Éducation Nationale; elles sont,par conséquent, illégales.
Les retenues sur salaire relèvent de l'arbitraire le plus total: il est en effet officiellement reproché à Alain Refalo de ne pas appliquer à la lettre la directive Darcos sur l'Aide Personnalisée. Sur le temps des deux heures dédiées aux élèves en difficulté, notre collègue a organisé un atelier de théâtre pour leur plus grand bien. Il n'a fait qu'exercer sa liberté pédagogique qui offre encore des marges de manœuvre dans notre travail d' enseignant.

Par ailleurs, nous sommes nombreux à avoir aménagé ou boycotté ouvertement ce temps d'aide personnalisé, dont le but était de supprimer les RASED, et à n'avoir subi aucune sanction...
Nous persistons donc à demander au ministre la levée des sanctions pour tous les enseignants qui se sont indignés et qui ont résisté et désobéi de 2008 à 2012.
Aucune refondation ne peut réussir avant déblayé les gravats du champs de ruine laissé par le précédent gouvernement. Les sanctions font obstacle à la refondation que nous appelons par nos actes de désobéissance depuis 2008: comment reconstruire la confiance sans cette réparation élémentaire ?

 

 

 


 

In Café Pédagogique

 

 

 

Vincent Peillon va-t-il poursuivre la chasse aux sorcières de Xavier Darcos ? 

 

 

Le tribunal administratif de Toulouse a rejeté le 18 mars la requête d'Alain Refalo pour annulation de sanctions financières. Père fondateur du mouvement des "Désobéisseurs", Alain Refal a subi 27 jours de retrait de salaire pour avoir interprété de façon non orthodoxe l'aide personnalisée mise en place par Xavier Darcos. Aujourd'hui, V. Peillon supprime cette "aide".  Il met en place le nouvel APC qui correspond à ce que faisait Alain Refalo. Il ne reste que la "désobéissance". Vincent Peillon entend-il la sanctionner ?

 

La suite...

 

 



Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 20:55

In Canard Enchaîné 20/03/2013

canard-20-03-2013.jpg

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 20:37

 

 

Sérieux rififi entre parents d’élèves et profs dans le 77

 

Un texte « caricatural », issu de la FCPE Seine-et-Marne, et qui déplore l’opposition à la réforme des rythmes scolaires, a suscité la colère des syndicats.

Une partie des responsables de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Seine-et-Marne a été agacée – c’est un euphémisme – par l’attitude des syndicats de profs dans l’affaire de la réforme des rythmes scolaires.

Cela fait quatre ans qu’ils en discutaient avec les syndicats et ils étaient convaincus de partager des convictions avec eux. Oui, la réforme Sarkozy a conduit à « voler » 72 heures d’enseignement par an aux enfants ; oui, les rythmes ne sont pas, en France, adaptés aux élèves ; oui, la suppression du samedi est « un désastre pour la qualité de l’enseignement, un désastre pour la scolarité de l’élève, un désastre pour l’enseignant »...

Après le raidissement soudain des syndicats, qui a suivi l’annonce du projet gouvernemental de réforme des rythmes scolaires par Vincent Peillon, le bureau de la FCPE de Seine-et-Marne s’est senti trahi. Un texte musclé a été rédigé, et un représentant de l’association l’a lu devant le conseil départemental de l’Education nationale (CDEN), le 25 février, où siègent les représentants des syndicats de profs.

Problème : considéré comme insultant par les profs, ce texte a fait l’objet d’une fuite. Il circule d’e-mail en e-mail, ou sur Facebook. Ou alors, il est placardé dans des écoles... et la polémique devient nationale.

La FCPE 77 : « En colère de vous avoir crus »

Le bureau de la FCPE du 77 s’est déchiré et a fini par exploser : la présidente et la secrétaire générale ont démissionné le 28 février. Elles ont été remplacées lundi. Au sein de l’association, beaucoup d’adhérents (et pas seulement les parents profs) sont abasourdis.

« Ce texte, verbal, s’adressait aux représentants des syndicats. Il a fait l’objet d’une fuite, ce n’était pas l’objectif », prévient Joël Hartmann, nouveau président de la FCPE 77, qui consacre son temps à essayer de déminer l’affaire. Un nouveau texte, pour désamorcer l’autre, est en cours de rédaction.

Voir le document

(Fichier PDF)

Nous publions le texte qui a créé la polémique, en PDF, ci-contre. En voici quelques extraits :

« Quelle ne fut pas notre surprise de déceler un changement de ton, d’attitude et de contenu dans les déclarations liminaires d’une partie de la communauté éducative... les syndicats enseignants.

Oui, pour le “bien-être de l’élève”, il ne faut plus que les enseignants soient présents 24 heures en classe par semaine, mais 23 ! La disparition du samedi réduisait le temps d’enseignement et était un scandale, mais maintenant il fallait encore le réduire. Logique... Et ce n’était qu’un début.

“Pour le bien-être de l’élève” il est indispensable que l’enseignant soit augmenté, et cela même en période de crise ! Aujourd’hui encore, nous cherchons le lien de causalité.

“Pour le bien-être de l’élève”, la pause du mercredi est indispensable !

“Pour le bien-être de l’élève”, il est nécessaire qu’il se repose aussi le samedi et le dimanche.

“Pour le bien-être de l’élève”, il est indispensable qu’il garde juillet et août en vacances scolaires.

“Pour le bien-être de l’élève”, il est indispensable qu’il y ait plus de maîtres par classe, même si cela se fait avant, et au détriment, d’obtenir des moyennes par classe décentes.

Bien entendu “pour le bien-être de l’élève”, refus total de remettre en cause les devoirs à la maison.

“Pour le bien-être de l’élève”, refus total de parler du “poids du cartable” et de la sacrosainte liste des fournitures scolaires.

Bref, en quatre mois nous avons le sentiment que ce qui devait être “la réforme des rythmes scolaires de l’élève”, a glissé doucement vers “la réforme des rythmes scolaires de l’élève... et de l’enseignant”. Elle n’est plus désormais que “la réforme des rythmes scolaires des syndicats enseignants” et sera sans doute à terme “la réforme des rythmes scolaires des syndicats enseignants, du lobby touristique, des syndicats de transports, etc.” Mais pas de l’élève, c’est désormais une évidence.

Vous l’aurez compris, chers syndicats enseignants siégeant en CDEN, la FCPE de Seine-et-Marne est en colère. En colère de vous avoir crus pendant quatre ans. En colère de voir que finalement votre surenchère syndicale vous amène à oublier à ce point vos déclarations de ces dernières années ; à oublier à ce point l’intérêt de l’élève. »

Attaques sur le temps d’école, les vacances

La FCPE s’en prend ensuite au temps de travail des profs du primaire :

« Dans le premier degré vous faites actuellement 24 heures de présence par semaine devant la classe. Vous prétendez que cela se justifie car cela représenterait 42 heures de travail par semaine.

42 heures de travail pour 24 heures de présence... rien ne vous choque ? Nous, si ! [...] Alors, au regard des revendications syndicales que nous entendons depuis de nombreuses années, nous demandons officiellement, aujourd’hui, que les enseignants ne fassent plus que 39 heures par semaine, et pour le respect du cadre privé nous demandons aussi qu’ils ne ramènent plus de travail à la maison...

Oui... vous l’avez compris... nous demandons que vous fassiez 39 heures hebdomadaires de présence dans l’école ! »

Les auteurs du texte suggèrent également de réduire les vacances des profs, pour les former :

« Pourquoi les enseignants devraient avoir le même nombre de jours de vacances que les élèves ?

L’abandon de ce principe d’équivalence, qui ne tient sa légitimité que de l’usage, permettrait d’apporter enfin des solutions satisfaisantes pour organiser la formation des enseignants. [...]

Nous demandons donc que les enseignants reçoivent, lorsque les élèves sont en vacances, la formation qui est indispensable et qui leur est légitimement due. Et pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté dans notre demande, oui, vous avez bien compris, nous demandons donc que ces formations ne soient plus dispensées aux enseignants pendant les périodes scolaires, mais uniquement pendant les vacances scolaires “des élèves”.

Tout comme il n’est pas acceptable que les enseignants soient privés de leurs formations faute de remplaçants, il n’est pas acceptable que les élèves soient privés de cours car il n’y aurait pas assez de moyens de remplacement. Notre demande règle ces deux problèmes ! »

Des propos « dignes du café du commerce »

La suite...

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:26

In Le Grand Soir


Appel collectif de militants investis dans le Front de Gauche

 

Le Parlement va être saisi du projet de loi d’orientation sur l’école élaboré par le ministre Peillon, sans réelles discussions, à la base, des personnels et des usagers du service public d’éducation, et en ne tenant aucun compte de leurs attentes.

 

Nous sommes des militants investis dans le Front de Gauche, organisés ou pas dans une des organisations constitutives du Front de Gauche. Nos références politiques, syndicales, philosophiques… sont diverses. Néanmoins, nous faisons tous le constat que ce projet de loi est inacceptable. Il tourne le dos aux mesures urgentes pour l’école publique. Il poursuit des orientations dangereuses pour le service public de l’Éducation nationale, et ne s’inscrit nullement dans la lignée des projets progressistes pour l’école tels que le plan Langevin-Wallon.

 

Les jeunes, les parents d’élèves, les personnels… se sont mobilisés à de nombreuses reprises, sous de multiples formes, contre les mesures prises par l’UMP au pouvoir depuis 2002 de la maternelle jusqu’à l’université (loi LRU). C’est notamment la volonté d’annuler toutes ces contre-réformes, et de défendre l’école publique, qui a pu déterminer le vote pour les candidats de gauche aux dernières élections.

 

Aujourd’hui le gouvernement va à l’encontre de ces aspirations. En tout premier lieu parce que son projet loi maintient en l’état l’essentiel des contre-réformes des années UMP : réformes des lycées (général, technologique, professionnel), "socle commun" et Livret Personnel de Compétences, Base-Elèves et fichage de la jeunesse, programmes rétrogrades et surchargés, "masterisation" du recrutement des enseignants et CPE, saccage des RASED, etc. La politique éducative de l’UMP visait à fournir au patronat une main d’œuvre flexible et précarisée, dans le cadre d’un démantèlement des garanties collectives du salariat (statuts et conventions collectives)… et avec ce projet la continuité l’emporte très largement, ces orientations sont entérinées.

 

Cela suffirait en soi à le refuser, mais, de surcroît, le gouvernement va plus loin. Il programme ainsi une nouvelle série de régressions : par la "régionalisation" et, plus largement, la place et donc l’influence des pouvoirs locaux sur l’ensemble des niveaux de la maternelle à l’université, affaiblissant l’indépendance de l’institution scolaire et prenant ainsi le risque de porter atteinte à la laïcité ; par l’accentuation des inégalités, question déjà perceptible au travers des débats autour du décret sur les "rythmes scolaires".

 

Car c’est le dernier aspect : aujourd’hui les luttes des personnels des écoles, enseignants comme animateurs, montrent une opposition grandissante aux premiers éléments de cette politique éducative de "refondation". La grève massive des professeurs d’école puis celle des animateurs de la ville de Paris, la grève massive dans les écoles du 12 février… sont les premiers aspects d’un mouvement social que le ministère veut ignorer. Ils montrent aussi que, même sur la question des moyens pour l’école publique – présentée comme un élément de rupture incontestable, avec l’annonce de milliers de créations de postes – la réalité se fait jour : les créations de postes suffisent à peine – et pas partout – à combler la croissance démographique. Autrement dit, les conditions de travail et d’études ne s’améliorent pas, les inégalités sociales et scolaires persistent au lieu de se résorber, la difficulté scolaire qui touche avant tout les enfants des classes populaires n’est pas combattue… bref, le système éducatif s’éloigne encore davantage d’un projet émancipateur, égalitaire et démocratique, qu’il serait de la responsabilité de la gauche de porter.

 

Dans cette situation, l’ensemble des dimensions de ce projet de loi mettent à l’ordre du jour son retrait. Cela ne signifie pas du tout que nous soyons partisans d’un quelconque "statu quo" conservateur : aujourd’hui c’est le gouvernement qui fait le choix du statu quo en maintenant l’essentiel des mesures sarkozystes. Mais cela implique que les députés des partis de gauche, en cohérence avec les aspirations et les luttes récentes, refusent tout d’abord de voter ce projet, et proposent en lieu et place l’adoption de mesures d’urgence en faveur de l’école publique et laïque… en vue d’une refondation de l’école qui ne peut qu’être liée à un projet alternatif de société en rupture avec le système capitaliste.

 

Marcel Ager (militant PCF, 31) Marc Brunet (candidat front de Gauche aux législatives, 84), Claudine Chalmeton (militante PCF,11), Rosine Charlut (militant FASE et candidate aux législatives, 11), Florence Ciaravola (commission éducation des Alternatifs, 06), Veronika Daae (commission éducation des Alternatifs, 31), Quentin Dauphiné (militant PG, 83), Axel Félicité (militant PG, 91), Gisèle Gimenez (militante PCF, 81), Samy Joshua (militant Gauche Anticapitaliste, 13), Catherine Laurenti (militante PG, 83), Christophe Lemasson (commission éducation des Alternatifs, 21), Jean Malifaud (militant gauche Anticapitaliste, 75), Monique Migneau (militante Gauche anticapitaliste, 92), Edouard Martin (militant PCF, 12) David Pellicer (secrétaire fédéral PCF 82), Vincent Présumey (militant PG, 03) Stéphane Sirot (historien, 59), Jacques Thomas (commission éducation des Alternatifs, 21), Michel Thomas (militant PCF, 81).

 

Pour s’associer à cet appel envoyer un mail à martin-edoouard@wanadoo.fr

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:17

 

In Libération

 

La loi présentée aujourd’hui déçoit les partisans d’une rupture avec la politique de Sarkozy.

«Mon projet de loi n’est ni jacobin ni girondin. Il est pragmatique, expliquait lundi la ministre de l’Enseignement supérieur. Par exemple, si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust…» Geneviève Fioraso présente aujourd’hui sa loi d’orientation en Conseil des ministres. Un texte aux ambitions limitées, qui veut corriger les errements du sarkozysme, notamment dans la mise en place de l’autonomie des universités, mais sans rupture brutale et qui à ce titre ne satisfait pas grand monde.
 

Échec. Pour la ministre, l’enjeu de la loi est double : favoriser la réussite des étudiants, notamment ceux de milieu modeste, les plus en échec, et assurer le rayonnement de la recherche française qui a souffert sous le sarkozysme, contrainte de concourir à de multiples appels à projets pour trouver des financements. Des objectifs assez largement partagés par la communauté universitaire, fatiguée des réformes en tous sens et des annonces mirobolantes pas toujours suivies d’effets du dernier quinquennat.

 

Inscription prioritaire des bacheliers pro en sections de techniciens supérieurs (préparant aux BTS) plutôt qu’à l’université où ils vont au casse-pipe, doublement de l’alternance dans le supérieur, réduction drastique du nombre de licences et de masters (près de 10 000 intitulés) pour plus de lisibilité, création d’une trentaine de grands regroupements d’universités et d’écoles sur toute la France, obligation de parité dans les instances dirigeantes… Le projet de loi prévoit une série de mesures, issues notamment de la vaste concertation organisée cet automne. Mais les plus radicales ont été écartées pour recueillir l’assentiment du plus grand nombre.

 

Le consensus est pourtant loin d’être assuré. La ministre peut compter sur le soutien, et encore avec des réserves, de la Conférence des présidents d’université, des organisations étudiantes classées à gauche ou encore des syndicats «réformistes». Mais tous s’inquiètent de l’insuffisance de financement des universités, dont une bonne dizaine sont en déficit pour la deuxième année de suite, et des restrictions supplémentaires annoncées par Matignon qui vont encore amputer les crédits de fonctionnement des universités.

 

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole