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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 18:14

In Mammouth déchaîné


Comme on pouvait s'y attendre, il se confirme que des réseaux proches de l'enseignement catholique ont pris une part active dans l'organisation de la manifestation contre le mariage pour tous: Le Monde  nous apprend à ce sujet que certaines "organisations avancent masquées. Ainsi, l'Appel des professionnels de l'enfance , association créée en 2005 [et non 2012 comme nous l'avions indiqué par erreur], est dirigé par Jérôme Brunet, par ailleurs, directeur diocésain de l'enseignement catholique en région Centre."  Et Le Monde ajoute: "En apparence, la Manif pour tous représente de larges pans de la population. En apparence seulement.
Car en réalité, nombre de  de ces mouvements sont des coquilles vides qui n'ont aucune existence. Quant aux autres, ils sont presque tous liés à l'Eglise, soit directement, soit par les engagements de leurs responsables."
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/03/21/manif-pour-tous-la-grande-illusion_1850515_3224.html

Des cathos très excités ?
Jusqu'où cette implication de réseaux liés à l"enseignement catholique est-elle allée? Jusqu'à s'entremettre avec les  plus ultras des manifestants qui avaient l'intention d'occuper un lieu de la capitale, sur le modèle des "printemps arabes" ?
http://printempsfrancais.fr/le-kit-du-campeur/

Selon Le Monde, "Une ligne de clivage semble ... apparaître entre les responsables de la Manif pour tous. Selon La Croix, Mme Bourges et d'autres au sein du mouvement seraient partisans d'une approche radicale"

Or Brunet qui préside  l'appel des professionnels de l'enfance, est aussi un des porte-parole du Collectif pour l'enfance fondé par Béatrice Bourges, l'organisatrice de l'opération Printemps français, et le site de Brunet, l'appel des professionnels de l'enfance, évoque par ailleurs sa proximité avec Béatrice Bourges et .

Il est aussi à noter que le Loir-et-Cher, département où Brunet est directeur diocésain et où il s'était distingué en soutenant les propos d'Eric Delabarre favorables à l'organisation de débats sur le mariage pour tous dans des établissements d'enseignement privé sous contrat, s'est fait remarquer lors de l'organisation de l'acheminement des manifestants à Paris, par l'envoi de cars fortement acquis à la cause du Printemps français (sur celui-ci voir pour info là). On pouvait ainsi lire depuis plusieurs jours sur le site départemental du FN l'appel suivant:
"Tous à Paris dimanche prochain ! C’est le Printemps français ! Inscriptions pour les cars au départ de Loir et Cher sur le site la manif pour tous 41."
Mais c'est sûrement un pur hasard puisque le mouvement est parfaitement "apolitique" et "areligieux"...

(NB. d'autres mouvements politiques appelaient aussi à participer à l'opération Printemps français, comme celui de Christine Boutin, qui demandait aux manifestants d'apporter leurs tentes...)

  

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 18:06

 30-03-2013-18-08-19.jpg

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 17:57

 

In Libération

C03-18

 

 

Le ministre de l'Education espérait que la moitié des élèves passeraient aux quatre jours et demi dès la rentrée

 

Vincent Peillon visait au moins la moitié des élèves de primaire aux quatre jours et demi à la rentrée 2013. Finalement, ce sera entre 20% et 25%, soit  1,2 à 1,5 million d'enfants qui abandonneront la semaine de quatre jours généralisée en 2008 et très critiquée depuis, selon une estimation publiée vendredi par le ministère de l’Education nationale.

 

 

Les communes avaient jusqu'au 31 mars pour demander un report de la réforme des rythmes scolaires qui s'applique sinon de droit dès 2013. L'estimation du ministère porte sur les décisions de 80% des communes.

La France compte 6,6 millions d'écoliers (maternelle et élémentaire) dont environ 5,7 millions dans le public. Les établissements privés sous contrat peuvent adopter la nouvelle semaine scolaire. Mais la circulaire du ministère diffusée en janvier — prescrivant des journées de classe plus courtes et l'école le mercredi matin ou, par dérogation, le samedi — s'applique au secteur public .

 

Début décembre, Vincent Peillon avait dit espérer que «le plus grand nombre possible» de communes et «plus de la moitié des enfants de France» soient aux quatre jours et demi à la rentrée 2013. Mi-mars, il avait jugé sur Radio J que si «20, 30, 35%» des écoliers passaient à la nouvelle semaine scolaire en 2013, ce serait «déjà pas mal».

Parmi les villes passant dès 2013 on compte notamment Paris, Dijon, Rennes, Tours, Grenoble, Metz, Limoges, Cayenne, Fort-de-France ou encore Pointe-à-Pitre. Toulouse et Poitiers n’ont jamais appliqué la réforme de 2008, restant aux quatre jours et demi.

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 16:53

 

C03-23Rythmes scolaires : après le coup de théâtre

 

Angoulins suit, Nieul s’interroge… Le revirement de La Rochelle, qui reporte d’un an la réforme, plonge les communes voisines dans une situation inattendue.

 

C’est peu dire que le choix de Maxime Bono, de retarder la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2014 dans les écoles publiques rochelaises, a jeté le trouble chez les élus de bon nombre de communes voisines.

 

En début d’année, le maire de La Rochelle s’était dit favorable à une application précoce de la loi, dès la rentrée prochaine. Et jeudi soir, patatras : il annonce le contraire ! Adjoint aux écoles à Nieul-sur-Mer, Michel Planche peine encore à y croire. « C’est la douche froide ! Ça fait trois mois qu’on travaille là-dessus, sur les plannings, les emplois du temps, les projets pédagogiques scolaires… Les trois comités d’école étaient pour une mise en œuvre rapide. Tout était prêt. J’ai même fait envoyer des questionnaires aux 260 familles de la commune. 255 ont répondu d’ailleurs. »

Nieul allait créer cinq emplois

Le maire de Nieul, Henri Lambert, s’étant lui-même prononcé pour le passage de 4 jours d’école à 4 jours et demi cette année, comme le voisin rochelais, l’affaire paraissait entendue. Il restait à savoir si le mercredi matin « travaillé » ou bien le samedi matin avait la préférence des Nieulais. « 96 % des familles ont dit préférer le mercredi. » Ça tombait bien, Maxime Bono, aussi… Mais le coup de théâtre de jeudi soir a, brutalement fait voler en éclats les certitudes dans la petite commune périphérique. Alors, faut-il s’en tenir au vote entériné en Conseil municipal ou revoir la copie ? Patience. La décision sera prise le 4 avril. Le maire a en effet décidé, hier, de consacrer une réunion de Conseil municipal spécifique à cette question. C’est au-delà de la date butoir du 31 mars fixée par l’administration. Mais l’affaire mérite bien un temps de réflexion.

L’enjeu n’est pas mince. « Si on passe aux nouveaux rythmes, les enfants de la commune travailleront le mercredi matin, explique l’adjoint, comment feront ceux qui vont au conservatoire de musique de La Rochelle si les horaires n’en changent plus ? »

 

Angoulins change de cap

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 16:45

In Nouvel Obs

4jeudis

 

 

Une interview menée par trois enfants, diffusée sur France Info, contraint Vincent Peillon à une grande pédagogie pour expliquer sa réforme des rythmes scolaires. "Vous êtes le seul à être pour cette réforme, en fait.... Et les vacances d'été, il paraît que vous voulez les raccourcir?" Une interview menée par trois enfants, diffusée samedi 30 mars sur France Info, a contraint Vincent Peillon à une grande pédagogie pour expliquer sa réforme des rythmes scolaires.

 

La radio diffuse chaque samedi une émission intitulée "France Info Junior", durant laquelle un spécialiste ou un journaliste de la rédaction répond aux questions posées par de jeunes auditeurs sur des sujets d'actualité.

Cette semaine, le ministre de l'Education était interrogé par trois élèves de CM2 sur l'allongement de la semaine d'école à 4 jours et demi dans le primaire.

 

Première question: "Une demi-journée de plus pour l'école, ça sert à quoi?"

Réponse du ministre: "A mieux apprendre", à "avoir des heures mieux réparties" pour être "plus attentif, plus vigilant".

 

Ensuite: "Et les vacances d'été, il paraît que vous voulez les raccourcir?"

- "Oh, c'est un projet à long terme, pas maintenant (...) Y'a aucune décision de prise, mais on pourra y réfléchir un jour."

- "Tout le monde manifeste en ce moment, vous êtes le seul à être pour cette réforme, en fait..."

Le ministre répond qu'il dirait plutôt "l'inverse". Cette réforme, assure-t-il, "était voulue par tout le monde (...) parce qu'on sait que c'est l'intérêt des élèves". Mais c'est la "mise en oeuvre" qui "est difficile", explique-t-il.

 

- "Et on va faire quoi entre midi et deux?" Le ministre, lui-même professeur de formation et père de quatre enfants, détaille: "D'abord tu vas manger, ça c'est très important. Et, après, on peut faire des tas de choses (...), plutôt des activités qui vont vers des domaines culturels, sportifs, de la culture scientifique (...) Mais il faut aussi que vous vous reposiez, que ce soit des moments de détente, pour qu'après vous retrouviez l'énergie pour être plus attentifs dans les cours de l'après-midi".

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 15:52

 

 

Le comité de pilotage réuni à la mairie jeudi 28 mars à 16h en présence de Monsieur Macron, DSDEN adjoint chargé des rythmes scolaires, s'est prononcé pour l'organisation suivante à partir de la rentrée 2013 :

 

Lundi, Mardi, Jeudi, Vendredi 9h-12h et 14h-16h30 Mercredi 9h-11h (avec l’APC de 12h à 12h30)

 

Ouf ! Les enfants de Trappes auront la chance de ne pas louper la fin du dessin animé le matin, quant aux plus jeunes qui ne peuvent se rendre à l’école seuls et dont les parents travaillent (oui, il en reste même à Trappes !), ils pourront profiter de l’accueil mis en place par la commune.

 

Les enfants qui avaient des activités sportives ou culturelles le mercredi matin pourront mettre un trait dessus sans bénéfice pour personne.  L’aide de l’état n’étant pas pérenne, on comprend bien que ces communes déjà dans de grandes difficultés financières ne souhaitent pas se lancer dans des projets coûteux.  Alors qu’à Vélizy, depuis 30 ans des professionnels interviennent dans les écoles et que depuis longtemps la commune vit sur un calendrier dérogatoire. Mais tout cela a un coût et pour Trappes il fallait réduire au minimum le périscolaire.

 

Voilà à quoi se résume cette ambitieuse réforme des rythmes à Trappes… à rien, mais en pire et en plus injuste !

On a la confirmation de ce qui était à craindre  : cette réforme aggrave les inégalités territoriales.

 

Alors, pauvres enfants de Trappes (et d’ailleurs) n’oubliez pas de remercier le PS et ses alliés (FCPE, et certains syndicats enseignants..)  pour ces journées qui ne seront pas plus courtes, ni plus riches mais avec un mercredi matin où il faudra retourner à l’école au lieu de faire de la musique ou du sport.

 

* En ce qui concerne la scolarisation des 2 ans, et c'est plutôt une bonne nouvelle, à l'issue de l'entrevue avec J.P.Mallé (suppléant de B. Hamon) la mairie est revenue sur son refus de scolariser les 2 ans dans les écoles de quartier.

* Enfin, M. Malandain a adressé une fin de non-recevoir à la demande d'audience des enseignants de Trappes

 

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 08:54

In Courrier Picard

 

Les enseignants étaient appelés à la grève contre la réforme Peillon hier par les trois syndicats. Une occasion pour eux de clamer leurs revendications.

 

Les enseignants étaient nombreux à manifester lors de la grève du 12 février dernier contre la réforme. Et leur opposition est aujourd'hui toujours aussi forte. Les enseignants étaient nombreux à manifester lors de la grève du 12 février dernier contre la réforme. Et leur opposition est aujourd'hui toujours aussi forte.

Nous ne sommes pas là que pour contester la semaine des 4,5 jours, annonce une enseignante d'Abbeville en grève. Il y a aussi tout ce que cette réforme implique derrière, mais que le gouvernement veut cacher au public ».

Réunis à l'espace Dewailly à Amiens, les enseignants des syndicats FO, Éducation Sud et la CGT ont fait part de leurs « inquiétudes », mais surtout de leur colère face à la réforme sur les rythmes scolaires.

Dans le département, seules les villes de Péronne et d'Abbeville passeraient à la semaine de 4,5 jours dès 2013. Les enseignants déplorent une dégradation de leurs conditions de travail.

Ils craignent également la territorialisation des écoles, c'est-à-dire qu'elles ne seraient plus sous la tutelle de l'Éducation Nationale, mais des collectivités territoriales. « C'est toute l'éducation de la maternelle au bac qui est mise à mal avec cette réforme », atteste l'enseignante.
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 21:25

In Le Point

 

 

cri.jpgLe manque de remplaçants en Seine-Saint-Denis vire au drame. Des parents ont investi le bureau d'une directrice d'école de Bobigny. Voici son témoignage.

 

C'est un coup de téléphone arrivé un peu avant 18 heures à la rédaction du Point. Au bout du fil, d'une voix calme, une femme explique qu'elle occupe le bureau de la directrice de l'école Marie-Curie à Bobigny. Elle s'appelle Nathalie Le Balc'h et elle est déléguée des parents d'élèves de l'école où ses deux filles de 9 et 10 ans sont scolarisées. À Marie-Curie, la maîtresse d'un CM1-CM2 enceinte a été absente cinq semaines en raison de complications. Elle n'a pas été remplacée. Cinq semaines sans école pour les élèves. Puis elle est revenue. Depuis lundi, elle est de nouveau absente, jusqu'à son accouchement... en août.

 

Dans cette école de 13 classes, la directrice bénéficie d'une totale décharge de cours. Mais elle aussi va devoir s'absenter. Elle est atteinte d'un cancer et doit être opérée. Alors Nathalie Le Balc'h, de sa voix douce, nous explique qu'elle a l'intention de monter sur le toit de l'école, seule ou avec tous ceux qui voudront bien l'accompagner, et de n'en descendre que lorsqu'elle aura obtenu l'assurance qu'une solution sera trouvée.

5 classes sans maître jusqu'à la fin de l'année

La directrice de Marie-Curie s'appelle Véronique Decker. Nous lui avons parlé au téléphone. Voici son témoignage.

"Les parents d'élèves occupent mon bureau. Je ne peux plus y accéder. Mais ce n'est pas cela qui me gêne, ce sont les deux classes que j'ai sur les bras. Il y a encore deux semaines, je n'étais pas trop inquiète. Je comptais prendre le CM1-CM2. Et puis j'ai appris que j'étais malade. Ce n'est pas un rhume des foins. Voilà 30 ans que je travaille, et je n'ai pas pris trois mois de congé maladie en toutes ces années, mais là, je ne sais pas combien de temps cela peut durer. Cette école compte 13 classes, qui toutes se situent à l'étage. Il faut quelqu'un au rez-de-chaussée pour accueillir les parents et répondre à leur demandes administratives, trouver un traducteur pour les non-francophones, signer des certificats de scolarité... Cette école ne peut pas se passer de directrice.

 

Il n'y a plus de remplaçants. En ce moment, sur Bobigny, cinq classes sont sans maître jusqu'à la fin de l'année. Marie-Curie arrive en 6e position sur la liste. D'autres attendent depuis plus d'un mois. Au début de l'année, tous les remplaçants titulaires de la zone ont été affectés dans une classe. Les vacataires ont été épuisés à leur tour. On prend un remplaçant dans une classe pour le mettre ailleurs, alors que le titulaire n'est pas revenu. C'est fini. Le système est à bout. On ne peut pas former un enseignant en une nuit...

 

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 21:11

In IUFM Paris en grève

 

 C03-24

"Nous nous sommes présentés devant la porte principale au ministère lundi matin à 8h30, mais on est finalement passé par une petite porte latérale. J’adore ce genre de petites attentions. Nous étions 5 : FO, Sud, CGT, FAEN et CNT.

  

On a ensuite attendu 20 minutes qu’un sous-fifre en costard, un dénommé Lejeune, daigne nous recevoir (si on faisait la même chose avec nos élèves, v’là l’bordel dans l’bahut, mais on est resté sage, sur de magnifiques canapés design). Pendant qu’on poireautait, un autre costard nous a dit que Monsieur Lejeune était en bas, oui, mais nous, on était en haut...

 

8h49, début.

FO rappelle la demande des syndicats après la grosse journée du 12/2, et demande l’abrogation du décret, pour désamorcer le conflit. S’en est suivie une bataille de chiffres, à l’initiative de Lejeune, très méprisant, qui a avancé que notre mot d’ordre n’était pas celui qui avait mobilisé les foules le 12. FO, Sud et CGT ont essayé de ne pas rentrer dans cette bataille, mais il y revenait tout le temps. FO demande la réponse du ministre concernant l’abrogation du décret : c’est non (quelle surprise). Position de la CNT : le ministre a tort de ne pas écouter la grogne, rappel de tous les trucs qui embêtent… Tout cela n’a pas l’air de faire trembler Lejeune, sauf qu’il était pas très habitué qu’on lui parle comme ça.

Au passage, Lejeune nie aussi la territorialisation, ça ne mange pas de pain.

FO repart sur la territorialisation qui serait la base de la grogne enseignante : qui peut croire à une si grosse grève le 12/2 pour demander un simple report d’application du décret d’un an ? Bien vu, camarade ! Il en profite pour montrer des liens entre Darcos et Peillon dans les réformes et insiste sur le coût financier des nouveaux rythmes pour les collègues, et démonte l’argument du raccourcissement des journées, complètement faux.

CGT : malgré les paroles du ministre sur les concertations, le décret est passé contre l’avis du CTM (comité technique ministériel), contre le décret à l’unanimité moins deux abstentions ! C’est un passage en force.  Lejeune assume ce passage en force en disant qu’il préfère l’avis du CSE, même si les professionnels y ont tous voté contre. Il dit même que le ministre a adouci les volontés de la FCPE qui voulait aller plus loin (qu’est-ce que ça veut dire : la FCPE veut nous supprimer les vacances sans nous payer ? nous faire bosser 8 heures par jour 6 jours sur 7 ?)

Après, Lejeune essaye de devenir gentil, ça doit être son mandat, mais il a du mal... ça doit pas être facile pour lui. Alors il dit tout ce qu’ils préparent de bien, en expliquant qu’ils ne peuvent pas tout faire d’un coup : circulaire 108h, formation (ÉSPÉ), plus de maîtres que de classes, créations de postes,... Et il en profite pour dire que les enseignants ont baissé la tête pendant 10 ans, et que s’ils la relèvent aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont de l’espoir ! Beau sophisme, qui a énervé Sud !

CNT : super vos créations de postes... précaires ; super le « plus de maîtres », qui met les écoles en concurrence ; toutes les réformes en cours s’appuient sur les lois Darcos, et la compétition, la mauvaise ambiance, est encore privilégiée ; surcharges de travail sans possibilités de concertation ; super les enseignants qui ont baissé la tête quand on ne supprime pas les sanctions contre les désobéisseurs !

Réponse de Lejeune : le temps de concertation est prévu dans les 108h, et le temps de travail des enseignants est forfaitaire, la concertation, c’est à eux de se l’organiser ! (je lui aurais bien répondu : va donc bosser une fois dans ta vie dans une école voir comment ca se passe).

FO : ne décevez pas les attentes des grévistes du 12/2 !

Lejeune : on est là pour 5 ans, les gens attendent trop d’un coup  (apparemment, ils font une croix sur leur réélection en 2017). En plus, on adore les enseignants, on n’a même pas mis la pression sur les municipalités pour l’application en 2013.

CNT : à part le chantage financier ! Et en plus vous fabriquez des milliers de précaires, dans l’éduc nat comme dans les collectivités territoriales.

Lejeune : le ministre adore les Nenfants !

Sud, énervé : nous aussi on bosse dans l’intérêt des enfants, il va falloir arrêter avec ça !

CGT : les enseignants ont fait payer les gouvernements précédents dans les urnes (apparemment les stats de vote des enseignants sont particulièrement socialistes en 2012, donc la CGT se lance dans la menace électorale, et ça a l’air de troubler Lejeune, c’est fou comme ce poste doit lui plaire !)

FO : le ministre est mal conseillé (mais pas par vous Monsieur Lejeune !), il faut écouter le mécontentement du 12/2 et abroger le décret.

Lejeune : on a bien entendu qu’il ne faut pas décevoir les espoirs (sophiste un jour, sophiste toujours !)

Sud : respecter les personnels, c’est d’abord demander l’avis des personnels via le CHSCT, totalement oublié alors que le décret aborde les conditions de travail. La fédé Sud éduc va déposer un recours au conseil d’état pour annulation du décret (ils ont l’air assez sûr d’eux).  Lejeune, qui n’avait pas l’air de trembler de peur : ce n’est pas une consultation obligatoire juridiquement.

Fin un peu avant 10h.

Après on s’est concerté pour un communiqué commun (ci-dessous), que bien évidemment on a tous signé".

--------------

Communiqué des fédérations FERC CGT, FNEC FP FO, SUD éducation, FTE-CNT.

 Ce 25 mars, jour de mobilisation parisienne puisque le Conseil de Paris doit décider de mettre en application le Décret sur les rythmes scolaires, à 3 jours de la grève du 28 mars à laquelle elles appellent, les fédérations FERC CGT, FNEC FP FO, SUD éducation et la FTE-CNT ont été reçues par le Cabinet du Ministre Vincent Peillon. Le Ministre refuse toujours d’entendre les personnels, qui étaient massivement en grève le 12 février pour l’abrogation du Décret sur les rythmes scolaires et l’ouverture de discussions sur les revendications des personnels.

Le Cabinet a utilisé la multiplicité des mots d’ordre (abrogation, réécriture, report…) pour tenter de minimiser l’ampleur de la mobilisation pour l’abrogation du Décret qui, rappelons le, n’a été approuvé par aucune organisation syndicale lors de sa présentation au Comité technique ministériel.

Qui peut croire que les personnels se sont mobilisés pour obtenir simplement le report de la mise en oeuvre du Décret en 2014 ?

Au sortir de cette audience, durant laquelle le ministère n’a donné aucune réponse aux personnels, les fédérations FERC CGT, FNEC FP FO, SUD éducation et FTE-CNT réaffirment la nécessité d’amplifier la mobilisation le 28 mars 2013 pour obtenir :

  • l’abrogation immédiate du décret sur les rythmes scolaires
  • l’ouverture de réelles négociations sur les revendications des personnels

25 mars 2013

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:25

peillon0

In L'Express

 

 

Le ministère assure ne pas avoir l'oeil rivé sur les communes qui appliqueront ou non la réforme des rythmes scolaires en 2013. Pas si sûr: une application spéciale a été développée à cet effet par la rue de Grenelle.

Le dossier des rythmes scolaires est suivi de très près par le ministre de l'Education nationale. Son administration a développé un outil spécial pour être informé en temps réel des décisions des communes, département par département..

Les communes n'ont plus que quatre jours pour faire connaître leur décision d'appliquer ou non dès 2013 la réforme des rythmes scolaires. A l'exception notable de Paris, la plupart des grandes villes, Lille, Lyon et Montpellier en tête, ont jeté l'éponge et annoncé leur intention d'attendre 2014. En attendant la date butoir, le dossier est suivi de très près rue de Grenelle.  

 

Sur ce dossier, la communication du ministère est rôdée: afficher sa sérénité, faire part de sa compréhension à l'égard des communes récalcitrantes, rappeler l'intérêt premier des élèves. 

Pas de compteur?

Le ministère assure même ne pas tenir "de compteur des villes qui appliquent la réforme en 2013". "Ce qui compte, c'est que 100% des enfants auront 4 jours et demi d'école en 2014", indiquait la rue de Grenelle le 18 mars dernier. 

Ce détachement n'est pas de mise dans les services de l'Education nationale. Le ministère a l'oeil sur son compteur. Par une note du 21 janvier 2013, les directeurs des services de l'Education nationale (Dasen) ont ainsi reçu pour consigne de la "centrale" de faire remonter toute information relative à ce dossier. Un "outil" spécial a même été développé à cet effet par la direction générale de l'enseignement scolaire. Il répond au petit nom d'ENRYSCO et permet de suivre en temps réel l'application de la réforme, département par département, commune par commune.

 

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