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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:30

In Café Pédagogique

 

dali-clock1"On était inquiets sur les modalités du fonds d'amorçage. Et bien ça se vérifie". Président de l'association des maires ruraux de France, Vanick Berbérian ne cache pas sa déception à l'issue de la réunion au ministère de l'éducation nationale le 13 juin.

 

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 20:35

In Le Mammouth déchaîné

evaluation1.jpg


C’est avec une incroyable docilité que les enseignants remplissent ces nouveaux outils de fichage(et d’aliénation, il s’agit tout de même du retour au livret d’employabilité). Mais cela commence à énerver sérieusement ces petites croix face à des compétences débiles (et jamais acquises).

 


Comme les lignes ne bougent que très peu (malgré certaines campagnes de boycott lancées par quelques syndicats) beaucoup sur ce front, Pascal Dupré, professeur des écoles, membre du C.A. du GRIP, explique dans une lettre destinée aux parents pourquoi il ne remplira pas la fiche d'attestation de compétences.

C’est là.

Extraits :
Madame, Monsieur,
Nous arrivons en fin d'année scolaire et il est temps pour moi, comme pour mes collègues, de faire le bilan annuel du travail de votre enfant. L'administration me demande de vous communiquer la page d'attestation de compétences ci-jointe après l'avoir remplie (note de service n° 2012-154 du 24-9-2012).
Je me dois donc de la porter à votre connaissance. Toutefois, pour des raisons qui touchent à ma conception du métier de professeur des écoles, je ne la remplirai pas.
Depuis plusieurs années, la nature même de ce métier a été affectée par une « évaluationnite » aigüe, fondée sur les « compétences », qui a détourné l'école de sa mission d'instruction.
Traditionnellement, le métier d’instituteur consistait pour une part à apprécier régulièrement par une note la réussite de ses élèves – et par là même l’efficacité de son enseignement – à l’occasion d’exercices ponctuels comme les dictées, les résolutions de problèmes, et tous autres exercices mobilisant des connaissances répertoriées dans le programme. À ce mode d’évaluation, compréhensible par tous, s'est substituée une évaluation par compétences, dénuée de sens, et graduée dans un premier temps en quatre paliers : « non-acquis, en cours d'acquisition, à renforcer, acquis », puis en trois : « non acquis, en cours d'acquisition, acquis ». C’était le temps de l’ancien livret compétentiel avec ses 110 cases à cocher, vite appelé « l’usine à cases. »
Cette fiche d'attestation de compétences est un outil merveilleux qui fait disparaître les réalités de l’enseignement et la raison d’être de celui-ci : l’instruction des enfants.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 19:12

In FCPENOUSAUSSI

C03-24 

Pour Anne Coret secrétaire adjointe de la FCPE 75, faire partie du bureau de la FCPE Paris lui donne le droit d’insulter les profs (lire ci-dessous), de critiquer les adhérents, Anne Coret? mi-femme mi-déesse?

 

Ses propos:

nous sommes issus des comités de vigilance d’après guerre, et membres de l’éducation populaire, donc à fond pour tout ce qui ouvre l’école, et fait entrer la vie dans ces écoles poussiéreuses, dans ces classes où règnent en autocrates des profs mi acteurs mi mamans, mi tyrans, qui croient tout savoir sur apprendre à apprendre, et ne remettent jamais leur fonction en cause, et créent de l’échec scolaire depuis 150 ans! et ne savent enseigner qu’aux "bons élèves" eux-mêmes fils de profs! vous insultez l’association qui protège souvent les profs, en pronant le dialogue tout le temps, en apprenant aux parents les règles car l’école, les directeurs et trices ne trouvent pas utile de dire aux parents qu’ils ont des droits, une loi où ils sont inscrits, et je suis sure que vous n’en avez jamais entendu parler. Les écoles bafouent quotidiennement le droit des enfants, et on veut faire entrer un peu d’air, et les obliger à partager un peu leur territoire, et ils ne supportent pas. [...]

 

Anne Coret secrétaire adjointe FCPE Paris

 

La réponse d'Anne Coret

 

Pour info : ce texte n'est pas une nouveauté, c'est un commentaire facebook, issu d'une discussion intense de mars 2013, polémique, outrancier, on peut dire ce qu'on veut, mais recopié sans autorisation par des personnes mal intentionnés, sans contextualisation et sans la fin, jugée sans doute moins intéressants pour les besoins de la cause de ceux qui se sont permis de le recopier.

Pendant la polémique sur les rythmes notre position sur la réforme sur Paris nous a valu des tas de qualificatifs haineux : suppôts du pouvoir et vendus aux socialistes, jaunes, traitres et j'en passe, car on admet mal que la FCPE Paris puisse penser par elle-même.

J'ai déjà répondu à la publication de cet extrait et demandé son retrait de la sphère publique, mais ces gens là n'ont ni publié mon commentaire, ni accédé à ma demande.

Il est donc destiné à rester éternellement sur le web, éternellement nouveau, comme s'il était sorti hier, hier c'était le congrès de la FCPE, et le rapport d'activité a été voté à 80%.

voici mon commentaire non publié, dans ce blog"mon propos est général et ne fait que redire de façon polémique que
l’école est une institution de tri depuis qu’elle existe, comme tout le monde le sait. et qu’elle ne parvient pas à affranchir les élèves de  leur origine socio-culturelle, sauf exception. D’où l’impérieuse nécessité d’y développer d’autres approches des savoirs, d’autres entrées dans les apprentissages. Anne Coret"

Je vous demande donc à vous de l'enlever de ce site, n'ayant jamais autorisé sa diffusion publique hors de la sphère de discussion de la page fb dont il a été illégalement extrait.

Cordialement

Anne Coret

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 17:36

montre-molle-dali.jpg

In Les Echos

 

 

Le SNUipp, réuni en congrès à Saint-Malo, réclame la réécriture du décret sur la réforme des rythmes.

Pour les militants du principal syndicat d’enseignants du primaire, le SNUipp, la pilule de la réforme des rythmes scolaires reste dure à avaler. Réunis cette semaine en congrès à Saint-Malo, les militants réclament une réécriture du décret. « La réforme des rythmes s’est faite sans les enseignants, elle ne garantit pas la réussite de tous les élèves. Elle risque de dégrader les conditions de travail des enseignants et peut entraîner une aggravation des inégalités sur les territoires », précise le texte qui doit être voté ce vendredi matin.

 

« La question des rythmes n’est pas close », confirme le secrétaire général du syndicat, Sébastien Sihr. Parmi les écoles qui passent aux nouveaux rythmes en 2013, s’annoncent de belles réussites mais aussi des projets très décevants qui proposent peu ou pas d’activités périscolaires. » Et de citer le cas de Joué-les-Tours « où l’école finira à 16h15, on gagnera un quart d’heure ici et là, et il n’y aura donc rien de nouveau ». Sans compter « des communes où y a une vraie fronde, comme dans les Pyrénées-orientales, à Lyon ou en Bretagne, où certains pratiquent la semaine de quatre jours depuis vingt ans ».

« Un enjeu politique pour le ministre »

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:48

dali-clock1

In Les Echos

 

 

L’Etat rechigne à financer seul l’aide pourtant promise aux communes.

 

La réforme des rythmes scolaires n’en finit pas de patiner. A un mois des vacances d’été, alors que les communes qui ont décidé de passer aux quatre jours et demi de classe en primaire dès septembre sont en train de recruter des intervenants pour organiser au mieux les nouvelles activités périscolaires, la question du financement de ces activités n’est toujours pas réglée.

Les associations d’élus doivent être reçues jeudi après-midi au ministère de l’Education nationale. Leur inquiétude est d’autant plus palpable qu’il y a quinze jours, certaines communes se demandaient encore si elles verraient la couleur de l’argent promis par François Hollande. En réponse aux demandes insistantes des collectivités locales, le chef de l’Etat avait annoncé, fin novembre, la création d’un fonds de 250 millions d’euros. Une incitation financière pour que les communes adoptent la semaine de quatre jours et demi dès septembre 2013. Non seulement la carotte promise n’a pas eu l’effet escompté, mais surtout l’Etat se demande où trouver l’argent pour abonder le fonds.

40 euros par enfant

« On a demandé aux caisses d’allocations familiales de le faire, nous avons refusé », confie le président de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) Jean-Louis Deroussen.

Pour le gouvernement, les sommes en jeu étaient pourtant bien moindres que si l’ensemble des communes avait adopté la réforme dès 2013. Car seuls 20 à 25 % des élèves du public seront concernés par la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée. L’effort financier lié au fonds, de 40 euros par enfant, n’est plus que de 28 millions d’euros. Loin des 250 millions de départ, donc. « Les moyens seront bien notifiés et versés en 2013 », rassure le cabinet du ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon. Tout en indiquant qu’« un arbitrage est en cours à Matignon » pour savoir qui finance.

La CNAF finance trois heures périscolaires

Selon nos informations, l’Education nationale financerait seule le fonds d’amorçage pour 2013 (28 millions d’euros) et le financement se ferait de ­concert avec la CNAF en 2014 (90 millions d’euros annuels, l’Education nationale en prendrait plus du tiers à sa charge). La CNAF versera en outre en 2014 les trois heures périscolaires liées à la réforme des rythmes – un financement supplémentaire réservé aux communes qui s’engageront dans un projet éducatif territorial dont le coût est estimé à 90 millions d’euros.

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:38

In Crap

 

  

La loi pour la refondation de l’école est sur le point d’être définitivement votée. Un des points forts, répété par le ministre, devrait être la renaissance d’une véritable formation initiale et continue, à travers la création des ESPE. Qu’en est-il pour le moment ?

 

La loi fait référence à une « formation professionnalisante », qui doit former à des compétences en rapport avec les besoins des élèves d’aujourd’hui, tout en s’appuyant sur la recherche, dans une interaction avec des pratiques que l’on veut plus innovantes et moins cloisonnées.
Dans le rapport annexé, il est dit également que les ESPE doivent largement s’ouvrir à l’ensemble des praticiens, qu’il s’agit de développer une culture commune entre tous les étudiants de ces ESPE et de promouvoir des projets transversaux.
On insiste aussi sur l’importance de la formation continue.

Nous ne pouvons qu’approuver de telles intentions qui rejoignent nos convictions ! Mais, mais… il y a loin de la coupe aux lèvres. Et la parole ministérielle si elle se doit de montrer le chemin ne doit pas être une “méthode Coué” niant les difficultés de la réalité.

 

Les échos qui nous viennent de plusieurs académies sont en général plutôt désabusés.
La construction des ESPÉ reposant sur des structures complexes n’est pas complètement terminée. Cela a demandé beaucoup d’énergie alors que la rentrée 2013 est à venir et demande un effort de préparation important. Pour les ESPÉ, on a attendu vainement le “choc de simplification“…
Les “usines à gaz” que seront les ESPÉ risquent d’être aussi des coquilles vides dans la mesure où l’essentiel de la formation reposera sur les universités et qu’il n’y aura pas forcément de “lieu” de rencontre et de formation commune des futurs enseignants. Les arbitrages rendus en faveur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et la place du concours en fin de M1 aboutissent à des tentatives de mainmise de l’Université dans ce qu’elle a de moins bon (le savoir disciplinaire asséné d’en haut). On risque alors de ne faire que reproduire l’existant !
Dans de nombreux lieux, les mouvements pédagogiques et d’éducation populaire (dont nous sommes) qui sollicitent leur implication dans la formation sont au mieux écoutés poliment, mais sans qu’on sente la volonté de les intégrer.
Les maquettes de concours de recrutement sont surtout marqués par le disciplinaire, dans un sens étroit. Bien enseigner, aux yeux de ceux qui les conçoivent, semble consister d’abord et avant tout à bien connaitre non pas tant sa discipline scolaire que le savoir universitaire sur lequel elle est censée s’appuyer. Il y a loin du disciplinaire au didactique et encore plus du didactique au pédagogique.
La polyvalence de la formation du premier degré n’est pas toujours présente. Et peu de choses semblent prévues pour organiser les formations communes.
L’idée d’intégrer des formateurs présents pour une partie de leur service sur le terrain devant leurs élèves ne rencontre guère d’enthousiasme, malgré le discours officiel. Certains d’entre eux voient même leur temps partagé actuel au service de la formation remis en cause. Finalement, les cours magistraux en amphi et les PowerPoint descendants ont encore de beaux jours devant eux. Où se trouve l’appui aux pratiques innovantes dans tout cela ?

Des heures sont données aux stagiaires débutants (recrutés selon les modalités de l’ancien concours) pour se former. Or, ce sera un gâchis de moyens si certaines conditions ne sont pas réunies : encadrement par une équipe de professionnels, accompagnement qui repose sur les échanges, sur l’analyse de pratiques et sur la réflexion à partir de ce qui se vit en classe. Il ne doit pas s’agir de fournir seulement des « vadémécums de survie » mais de se former sur le long terme.
D’où d’ailleurs l’indispensable formation continue, qui semble à l’heure actuelle, l’oubliée de la refondation. Le président de la République avait pourtant évoqué une sorte d’obligation à continuer à se former. La loi ne parle que d’incitation, ce qui nous semble bien insuffisant, à nous qui avons dans notre note envoyée lors de la Concertation nationale évoqué la formation comme d’une « obligation », faisant partie des missions de tout enseignant (voir page 52 des notes envoyées lors de la concertation). Et qu’en est-il de l’indispensable formation de formateurs, qui prenait jadis la forme très riche des universités d’été notamment ? Mettre des moyens dans la formation continue nous semble plus que jamais essentiel, car c’est aussi le signal fort que le métier n’est pas figé, évolue, pour mieux tenir compte des nouveaux publics, des besoins particuliers, de meilleures relations avec les partenaires, de l’utilisation pertinente des nouveaux outils numérique, pour s’exercer collectivement à de nouvelles pratiques, pour enfin mettre en œuvre vraiment le socle commun de connaissances, compétences et culture.

 

Nous lançons ce signal d’alarme.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:29

In Médiapart

 

 

C03-18Alors que s'élaborent les futurs masters des métiers de l’enseignement (MEEF), en vue de la rentrée de septembre 2013, José Garcia-Romeu, maître de conférences à l'Université du Sud (Toulon-Var), pointe les écueils prévisibles d'une réforme précipitée – « nous montons des projets que nous savons mauvais » – qui maintient « deux injonctions contradictoires » pour les étudiants: obtenir un diplôme et réussir un concours. 

 


 


Alors que de nombreux personnels de l’éducation nationale sont engagés dans l’élaboration des futurs masters des métiers de l’enseignement (MEEF), il est temps de se poser certaines questions élémentaires, ignorées semble-t-il des principaux architectes de la nouvelle formation.

En 2010, le gouvernement précédent avait déjà refondu la formation des enseignants du secondaire en exigeant des étudiants l’obtention, à la fois, d’un master enseignement et du concours du Capes. Aujourd’hui, on prétend corriger certaines dérives de la réforme Darcos-Pécresse (comme la déficience des stages) tout en maintenant le double cursus master-concours. L’idée est d’offrir aux futurs professeurs – sous l’égide de nouvelles Écoles supérieures du professorat et de l’éducation – une formation disciplinaire, un savoir-faire didactique, une maîtrise des nouveaux outils technologiques et une bonne connaissance du système scolaire (pour enseigner en France, il faut non seulement être un bon pédagogue mais connaître aussi le monde réglementé de l’éducation nationale). Cela est fort bien.

Il n’en reste pas moins que le projet présente des défauts de structure rédhibitoires. Il associe en effet, dès la première année de master, deux injonctions contradictoires : celle du concours et celle du diplôme. À la difficulté d’atteindre des objectifs si lourds et si dissemblables dans un laps de temps si court, s’ajoutent les problèmes induits par la situation administrative de ceux qui obtiendraient l’un des titres et pas l’autre. Cette situation a sans doute été planifiée par le gouvernement précédent qui escomptait créer un vivier de « mastérisés » sans concours, susceptibles d’offrir au ministère une main d’œuvre flexible, empêchée d’accéder à la fonction publique. C’était néfaste, pour la qualité de l’enseignement et les conditions de travail des personnels, mais logique. Si nous exonérons – peut-être ingénument – le gouvernement actuel de telles arrière-pensées, alors l’association concours-master devient difficile à justifier. Cette architecture incohérente laisse donc entendre, deux de choses l’une :

  1. que le concours – pilier de la fonction publique garantissant la qualité disciplinaire des enseignants – n’est conservé encore un temps, que pour satisfaire les caprices de formateurs « crispés » sur une vision passéiste de leur métier, avant une nouvelle étape de la réforme qui conduira à la suppression pure et simple de ce vestige républicain.
  2. que l’on affiche (hypocritement ?) une ambition démesurée, espérant former des superhéros, sachant répondre à toutes les sollicitations d’un métier difficile, capables tout à la fois de préparer un concours ardu et d’acquérir de vastes savoirs en pédagogie et dans les nouvelles technologies.

La première option suppose un changement profond dans la conception de la fonction publique. Cette évolution est en effet confirmée par la diffusion d’un nouveau lexique du « management » que l’on entend ici et là, lexique selon lequel le ministère en charge d’un service public aussi important que celui de l’éducation devient « l’employeur ». Une telle dénomination, issue du secteur privé (lequel ignore l’idée de concours), est à ajouter à de nombreuses allusions sur les bouleversements que subira le métier d’enseignant. Tout cela fait ressembler de plus en plus la réforme à un changement de paradigme, semblable à celui souffert naguère par les employés de La Poste ou de France Télécom.

Quant à la seconde option, rappelons que le niveau d’exigence élevé qui préside à la philosophie de la réforme n’est en réalité exigeant qu’envers les candidats car le manque de moyens et de temps (les deux courtes années du master) ainsi que les contradictions du projet n’autorisent pas la mise en place d’un système de formation aussi ambitieux. Là encore, le changement de paradigme managérial est frappant : tout l’effort d’adaptation pèsera sur les formateurs et sur leurs étudiants, tandis que les cadres dirigeants planifieront la dégradation des conditions de travail et d’étude.

Le Capes distinguait auparavant, surtout, des candidats inscrits dans un cursus linéaire. Aujourd’hui, il n’est plus permis d’envisager un parcours régulier, ouvert à des étudiants motivés ayant choisi dès le lycée une voie toute tracée. En effet, avec la réduction progressive de certains enseignements (langues et histoire au lycée ; baisse régulière des horaires en licence), le chemin qui conduit de la seconde au master ne garantit plus une acquisition solide des savoirs disciplinaires. Alors qu’ils doivent s’engager dans un master MEEF faussement monumental, de nombreux étudiants ne disposeront plus du temps nécessaire pour rattraper leurs carences. Par ailleurs, le beau métier d’enseignant a perdu bien des attraits (rémunérations relativement faibles, violences scolaires glosées à l’envie par les médias…). Plus grave encore : les moyens matériels des étudiants n’ont cessé de baisser, les précipitant dans l’emploi précaire et empêchant un déroulement serein de leurs études. Dans ces conditions, pourvoir les postes vacants en attirant les candidats dans une usine à gaz pour les jeter ensuite dans l’exercice d’un vrai métier-sacerdoce risque de devenir une gageure.

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:30

Au-travail.jpg

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 07:41

 

À l’occasion de la remise récente au gouvernement de deux rapports sur l’Éducation nationale et sa gestion – celui de la Cour des Comptes et celui de la médiatrice de l’Éducation nationale –, certains médias en profitent pour accabler les enseignants en relayant et en amplifiant les préjugés les plus communs à leur égard, et pour livrer, plus ou moins subtilement, leurs solutions pour redresser une école publique dont ils dressent un tableau apocalyptique…

 

Le poids des maux…

Et d’abord, quoi de mieux pour appâter le lecteur qu’un titre sinon accrocheur du moins racoleur, en tout cas toujours réducteur ?

 

 

Alors même que sur le site de France Inter le résumé qui suit est (légèrement) plus nuancé : « Qu’est-ce qui énerve le plus les parents d’élèves ? C’est ce que s’est demandée la médiatrice de l’Éducation nationale. La réponse sort dans un rapport ce jeudi. En tête : les profs absents et non remplacés, la déscolarisation et certaines écoles privées. », c’est une vision très partielle donc très partiale de l’institution qui est mise en avant, et qui fait des récriminations de certains parents une vérité apparemment universelle en milieu scolaire.

Bien sûr, on trouvera toujours plus audacieux en s’informant auprès des spécialistes éducation du Figaro :

 

 

L’approche est plus franche, le verdict implacable. Nous n’avons alors plus affaire à « ces profs », fraction mal identifiée de la profession dans son ensemble, mais aux professeurs en général, congénitalement absentéistes.

Dans les deux cas, les gros titres des articles, qui visent à faire sensation plutôt qu’à informer, réduisent des rapports dépassant chacun les 150 pages à un simple slogan… Sans doute ces rapports sont-ils discutables et doivent être discutés. Mais cela rend d’autant plus nécessaire de la part des journalistes un propos argumenté, fouillé et nuancé plutôt que cette suite de poncifs, pâles substituts à des analyses tant soit peu innovantes sur la question.

 

…Le « choc » des photos

Les illustrations photographiques de ces accroches souvent caricaturales ne sont pas en reste. En effet, tandis que sur le fond, les articles pointent un absentéisme chronique de la part des enseignants, sur la forme, plusieurs photos viennent opportunément appuyer ce constat pour lui donner plus de vraisemblance encore.

Ainsi, la salle de classe est vidée de ses enseignants, par le Figaro :

 

Tandis que pour France Inter, ce sont à la fois les enseignants et les élèves (!) qui disparaissent :

 

 

Dans certains cas, c’est l’établissement lui-même qui affiche porte close… Probable symbole d’un corps enseignant démissionnaire et d’une fonction publique qui manque décidément à tous ses devoirs : faute d’enseignants (et de tout le reste du personnel qui travaille d’ordinaire dans un établissement scolaire), les élèves ne peuvent même plus pénétrer dans l’enceinte dudit établissement, comme l’illustre ce cliché du Parisien :

 

 

Les enseignants manquent régulièrement à l’appel et, partant, à leur devoir, c’est entendu. Mais c’est le « mammouth » dans son ensemble qui est visé. Et la liste des tares est longue ; fort heureusement, de vertueux journalistes sont là pour nous les rappeler.

 

L’enseignant, (trop) souvent absent, est un être manifestement fainéant ; comment comprendre sinon son hostilité présumée à la prise en compte de son « temps de travail réel » sur laquelle plusieurs journalistes s’attardent. L’article du Figaro daté du 22 mai est à cet égard riche d’enseignements : le titre choisi (« Les Sages pour le temps de travail réel des enseignants ») laisse entendre d’abord qu’il y aurait un temps de travail fictif qui s’y oppose et auquel les enseignants – ces planqués ! – sont très attachés. La suite n’est pas moins lourde de sous-entendus :

« Comment imaginer qu’on puisse piloter une organisation sans connaître le temps réel de travail de ses participants ? C’est pourtant la situation dans laquelle se trouve l’Éducation nationale. Comme le souligne le rapport de la Cour des comptes publié mercredi, « il n’existe pas de suivi fiable du temps de travail total des enseignants ». Les chiffres proviennent d’enquêtes déclaratives. Ainsi, les professeurs du second degré public déclarent travailler en moyenne 21 heures par semaine en plus de leurs heures de cours. Et cela afin de préparer les cours, de corriger les copies ou de nouer des liens avec les parents. Mais nul ne sait si ces réponses des enseignants sont exactes. Et intuitivement, les parents devinent que les temps de préparation peuvent être très différents selon les professeurs. »

À chacun, alors d’en tirer intuitivement la conclusion qui s’impose : il faut (re)mettre les enseignants au travail. Et les plus grands experts sont appelés en renfort par l’auteur de l’article. Ainsi, Michel Didier, président de COE-Rexecode, organisation proche du patronat, « porte un diagnostic sans concession sur l’ensemble de la fonction publique. ‘Le temps de travail réel des fonctionnaires n’est pas évalué. Il y a des dérives, certains cumulant les absences. La productivité est faible.’ » Dérives, absences, faible productivité. Heureusement que certains osent dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas…

 

Autre éminent spécialiste, « Jean-Hervé Lorenzi, professeur à l’université Paris-Dauphine, estime lui aussi qu’il faut réorganiser le secteur public, en posant notamment la question du temps de travail. ‘Il faut réformer au cas par cas. Le problème des universités - un temps de vacances trop long, avec une fermeture trois mois par an - n’est pas celui de l’hôpital.’ » Chacun l’aura compris, les enseignants cultivent au moins autant la paresse que leurs élèves.

 

Même Libération, dont on aimerait penser qu’il n’épouse pas les positions des économistes néolibéraux et autres têtes pensantes du Medef, estime – un peu plus subtilement, c’est vrai – que le temps de travail est effectivement en cause : si les enseignants de primaire et maternelle sont en grève, c’est d’abord et avant tout parce qu’ils sont réticents à travailler plus (4 jours et demi plutôt que 4).

 

 

Comme nous l’avions souligné dans « La grève incompréhensible et injustifiée des instituteurs parisiens », pour Libé, pétri de tous les poncifs sur l’Éducation nationale, il s’avère en effet difficile d’expliquer quoi que ce soit à partir d’une vision si simpliste de la réforme en cours et des réserves que certains enseignants peuvent nourrir à son égard.

 

Il est d’autant plus difficile à nos journalistes d’accepter la paresse supposée des enseignants qu’ils coûtent cher, très cher à la nation, comme en témoigne la photo légendée ci-dessous, tout en nuances :

 

 

Ceux qui croyaient le mammouth disparu depuis longtemps en sont pour leurs frais : l’Éducation nationale est un poids, voire un fardeau, que chacun doit supporter. Quant à imaginer que ce puisse également être un service (public), nécessaire à la formation du citoyen et au pays tout entier, il n’y a qu’un pas que les journalistes osent rarement franchir. Car ce mammouth que d’aucuns ressuscitent se caractérise surtout par sa lenteur et ses pesanteurs.

 

Certains clichés ont la vie dure et le plus simple pour disqualifier le monde enseignant reste de le taxer de corporatisme ou d’archaïsme, c’est selon, sans démonstration aucune mais avec la garantie que le cliché parlera au plus grand nombre.

 

Aussi, Fabrice Rousselot, pour Libération [1], ne recule devant aucune simplification lorsque, concédant que ce sera « seulement au prix d’un vaste réinvestissement dans l’éducation en France que l’on pourra retrouver des profs plus apaisés. », il déclare, presque menaçant : «  Mais, attention, cette refondation ne doit souffrir d’aucun tabou et inclure évidemment la réforme des rythmes scolaires. Aux nouveaux profs de faire aussi ce pari sur l’avenir, pour enfin réinventer leur métier et faire face à ses défis sociaux, économiques et technologiques. En prenant soin d’éviter des réflexes corporatistes trop souvent tournés vers le passé . »

 

Sans que l’on sache vraiment à quel tabou il peut bien faire allusion, l’éditorialiste se fait en tout cas l’écho des fantasmes les plus éculés sur les enseignants, par définition réfractaires aux réformes et s’accrochant désespérément à des pratiques d’un autre temps. Même « Avenir », titre de son éditorial, apparemment tourné vers des lendemains qui pourraient chanter, est en réalité une exhortation à peine voilée à rompre avec de vieux schémas dont les enseignants ont, selon lui, bien du mal à se défaire, comme l’explicite le propos reproduit ci-dessus. Que n’est-il pas aussi vigoureux dans sa volonté d’éviter certains réflexes journalistiques ?

 

En définitive, le seul hommage que les journalistes veulent bien rendre au corps enseignant consiste à souligner, comme dans Le Figaro du 14 mai, « Comment les profs font réussir leurs enfants ».

 

La légende de l’illustration de l’article interpelle : « De l’école primaire au lycée, les enfants d’enseignants sont les premiers de la classe. Ils passent devant tout le monde , y compris les enfants de cadres. » « Ils passent devant tout le monde » : formule subtile mêlant données objectives et sous-entendus.

 

Certes, les enseignants ne font sans doute pas tout leur possible pour la réussite des enfants en général (absences à répétition, temps de travail aléatoire, incapacité d’innover, etc.) mais pour les leurs, ils ne comptent pas leurs heures ! L’hommage n’en est donc pas un : il pointe au contraire un égoïsme qui vient s’ajouter à la longue liste de leurs tares. Et la journaliste d’enfoncer le clou pour achever de démontrer leur duplicité : « Exigeants et connaisseurs du système (…) Ce sont les plus grands bénéficiaires du système scolaire ».

Dès lors, compte tenu de l’état déplorable de l’institution scolaire et des manquements de ceux censés l’incarner, seules des « mesures choc » peuvent redresser la situation.

 

Dégraisser le mammouth pour engraisser le privé

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:24

In Café Pédagogique

 

 

La réforme des retraites pourrait toucher tous les fonctionnaires. Mais le nouveau mode de calcul serait particulièrement négatif pour C03-23les enseignants.

 

Le rapport de la Commission sur l'avenir des régimes de retraite devrait être remis à la mi juin. Il pourrait recommander un nouveau mode de calcul des pensions des fonctionnaires sur les 10 dernières années d'exercice au lieu des 6 derniers mois mais en intégrant les primes dans le calcul. Cela aboutirait, pour les fonctionnaires, à une baisse importante des pensions.

 

La suite...
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Published by Sauvons l'Ecole - dans News
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