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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 18:16

In Libération

Qui à l'Education nationale? Dans le puzzle ministériel, c'est l'une des pièces les plus compliquées à placer. Surtout quand le pouvoir est à droite. Raffarin avait cru régler le problème en faisant appel à un expert de la société civile, Luc Ferry. Sarkozy pourrait faire de même en nommant Richard Descoings, le directeur de Sciences-Po.


Car dans la majorité, les candidats à l'éventuelle succession de Xavier Darcos ne se bousculent pas
. L'école et son million de fonctionnaires attirent nettement moins que l'Agriculture ou la Justice. Pour remplacer Michel Barnier et Rachida Dati, futurs députés européens, Sarkozy a l'embarras du choix. Sauvadet, Mercier, Chatel, Boutin sont sur les rangs... tout comme Xavier Darcos qui a même commencé à consulter quelques hauts magistrats familiers de la place Vendôme.


L'Education nationale, c'est une autre histoire. A notre connaissance, aucun ministre en place n'a fait savoir qu'il pourrait être intéressé. Et en dehors du trop jeune Benoît Apparu, l'UMP compte peu de parlementaires qui s'investissent dans la politique éducative. 


Face à ce casse-tête, on comprend que Nicolas Sarkozy  soit tenté de s'en sortir par l'ouverture
, sa botte secrète. Le patron de Sciences-Po aurait le profit idéal: plutôt de gauche, il connaît parfaitement la machine de la rue de Grenelle. Sauf que si l'on en croit les propos qu'il a tenu dans un entretien au Bondy Blog, il n'est pas question pour lui d'entrer au gouvernement:


"Ce combat-là n’est pas le mien. (...) Savez-vous ce qu’est un ministre? Un ministre, c’est une femme ou un homme qui participe à la conquête du pouvoir, puis à son exercice, et qui ensuite a l’espoir de se maintenir à son poste. Cette conquête du pouvoir politique, dans l’idée que je m’en fais, passe par des élections"


Si Descoings ne change pas d'avis, Nicolas Sarkozy peut toujours confier le ministère de l'Education nationale à un poids lourd. L'intéressé pourra difficilement refuser. C'est ainsi que les deux prédécesseurs de Darcos, Gilles de Robien (2005) et François Fillon (2004) se sont retrouvés rue de Grenelle contre leur gré.

L'actuel Premier ministre ne s'en est pas caché. Dans La France peut supporter la vérité, son essai paru en 2006, il raconte qu'il a vécu sa nomination rue de Grenelle comme une punition infligée par Jacques Chirac:


"Je renâcle (...) Non je ne cherche pas à me défiler. Mais je perçois bien derrière cette "promotion" le tournant qu'amorcent mon départ [du ministère des Affaires sociales, ndlr]  et l'arrivée de Jean-Louis Borloo qui fut durant deux ans ministre délégué auprès de moi."


Avant d'accepter, à contre cœur, Fillon confie qu'il a demandé à Chirac des moyens supplémentaires:


"Il faut savoir dépenser un peu plus pour faire accepter des réformes de structures qui permettent finalement d'important gains de productivité".


Le problème c'est que même Fillon est aujourd'hui à la tête d'un gouvernement qui s'est engagé à ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique. En 2010 comme en 2009, il devrait donc y avoir au moins 10.000 suppressions de postes à l'Education nationale.

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 17:27

Le jeudi 4 juin 2009 aura lieu la deuxième édition de "La marche de tous les savoirs (Academic Pride)" organisée par SLR avec les principales associations et syndicats de l’enseignement supérieur et de la recherche (ES&R). Toutes les personnes attachées à la transmission et au développement des savoirs sont invitées à marcher le 4 juin 2009 dans plusieurs villes de France. A Paris, le départ aura lieu à 14h00 devant la Maison des Sciences de l’Homme. Pour plus de détails et pour toutes les manifestations, pour des suggestions de panneaux et affiches, voir le site http://www.academicpride.fr.nf

Le 4 juin 2009 sera l’occasion de redire que le gouvernement fait un choix irresponsable en voulant à toute force appliquer des critères de rentabilité à des secteurs qui devraient précisément échapper aux lois du marché, comme la justice, l'éducation, les hopitaux. La volonté de "réduire les coûts" en précarisant de plus en plus les emplois scientifiques est particulièrement délétère pour les jeunes qui renoncent de plus en plus à s’engager dans des carrières scientifiques ou à les poursuivre, puisque le gouvernement ferme leur horizon quand il faudrait l'ouvrir. Les dégâts créés sont déjà désastreux et seront très difficiles à réparer.

Les choix du gouvernement français ne sont hélas pas isolés en Europe. L'attaque contre le système de l'ES&R dans l'Italie de Berlusconi est encore plus violente qu'en France, et a fait descendre dans la rue des millions d'Italiens. En Allemagne, un grand mouvement de protestation contre les attaques dont fait l'objet le système allemand d'ES&R va déclencher une semaine d'actions et grèves massives, prévues pour la mi-juin. Avec nos collègues italiens, allemands et autres européens, nous devons dire très fort que l'Europe dont nous rêvons n'est pas une Europe où les services publics seront laminés, mais une Europe où les gouvernements défendent les biens communs y compris une connaissance au services des hommes et non pas de la rentabilité. Le 4 juin 2009, la "Marche de tous les savoirs (Academic Pride)" sera aussi un moment fort pour la défense de cette Europe-là.


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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 21:07
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 18:44

Jeudi 28 mai, les élus des personnels au Comité technique paritaire ministériel ont été consultés sur des décrets sur la formation des maîtres qui constituent un passage en force des ministres Darcos et Pécresse, pour imposer la fin des IUFM, de la démocratisation du recrutement des enseignants, du stage rétribué de formation professionnel, ainsi qu’un développement sans précédent de la précarité enseignante qui menace les concours et les statuts.

Les personnels dénoncent comme une véritable provocation du gouvernement de vouloir imposer ainsi à la hussarde des mesures combattues pendant des mois par les enseignants et les étudiants des universités et des IUFM et ceci avant même que les contre feu gouvernementaux des « groupes de travail » n’aient achevé leurs travaux, ni même commencé les consultations annoncées pour la commissions Marois-Filâtre.


Alors que ce passage en force venait d’être condamné par un très large front regroupant l’ensemble des syndicats des personnels et étudiants, des coordinations de lutte du supérieur et de la formation des enseignants, des parents, la conférence des présidents d’universités, les directeurs d’Ecoles normales supérieures..., Alors que l’ensemble des syndicats ont voté contre tous ces décrets, les personnels s’interrogent sur la forfaiture de la FSU, leur principale organisation syndicale : à la stupéfaction générale, et piétinant ses propres positions et celles de ses syndicats, la délégation FSU a fait un refus de vote sur les décrets concernant les professeurs d’Education Physique et Sportive et s’est abstenue sur les décrets concernant le recrutement des agrégés, certifiés et conseillers d’éducation. Cette dernière décision, purement scandaleuse, a-t-elle été dictée par la direction du SNES, au profit des intérêts strictement catégoriels qu’elle croit défendre, et au détriment de choix fédéraux sur l’avenir de l’Ecole publique ?


Émancipation intersyndicale appelle à condamner ces votes, indignes de la mobilisation exceptionnelle contre cette casse de la formation des Maîtres, indignes d’une organisation qui se prétend de lutte, indigne de la confiance et de l’attente des personnels exprimés lors des dernières élections professionnelles. Ces votes rompent le front unitaire syndical qui a permis d’assurer le succès du 29 janvier et du 19 mars. Unité instrumentée par la FSU et ses syndicats pour ne pas appeler à la grève depuis.


C’est parce qu’elle n’a reçu aucune réponse à ces questions, que tous les militants syndicaux, tous les personnels sont en droit de se poser, qu’Emancipation les pose publiquement à la direction nationale Unité et Action / Ecole Emancipée.


La direction nationale de la FSU doit reconnaître enfin que sa stratégie qui consiste à mordre au pseudo dialogue social de Sarkozy, à cautionner par sa présence des groupes de travail immédiatement bafoués doit être abandonnée au profit de la construction d’un rapport de force à la hauteur, ce qui impose de quitter immédiatement toutes les instances de prétendue concertation et de répondre aux personnels qui demandent une réaction immédiate de grève, permettant d’organiser dans tous les secteurs le refus de la rentrée.


Emancipation intersyndicale propose, dans son appel à candidature pour le renouvellement des instances de la FSU (à paraître), que le prochain congrès national permette aux syndiquéEs et aux courants qui désavouent la direction sortante de la FSU de s’organiser pour mettre un terme à ce gâchis.

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 07:30

In Café Pédagogique



Plus de 70 000 enseignants ont manifesté le 30 mai dans les rues de la capitale portugaise. Les syndicats, réunis dans la Fenprof, dénoncent l'arrogance et l'autoritarisme d'un gouvernement qui se livrerait à de l'intimidation. Ils demandent des garanties statutaires sur l'évaluation et les retraites et contestent la réforme de la gestion des écoles.

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 07:20

In Café Pédagogique

Comment expliquer la rupture syndicale survenue le 28 mai durant la réunion du Comité technique paritaire ministériel (CTPM) ? Alors que les principaux syndicats (Sgen – Fsu, Unsa) venaient de lancer une pétition commune "pour le maintien d'une véritable formation professionnelle des enseignants", lors du vote sur les textes concernant les certifiés, agrégés et CPE, les syndicats FSU se sont abstenus permettant leur adoption par le CTPM. Ce vote suscite de nombreuses réactions chez les partenaires de la FSU mais aussi à l'intérieur de la fédération où un courant, Emancipation, dénonce la direction. Il tranche sur des sujets qui sont en discussion dans la commission Marois/Filatre, lui coupant l'herbe sous les pieds avec le risque de réduire la négociation au tête  à tête Fsu – gouvernement.

 

Interrogé par le Café, le Snes met en avant le fait qu'il aurait obtenu le retrait d'un texte modifiant la gestion des enseignants du second degré et des CPE.  "Contrairement à d’autres organisations syndicales, le SNES revendique depuis longtemps l’élévation du niveau de recrutement des enseignants demandant la nécessité de l’obtention du master pour être recruté. Le contenu du projet ministériel sur ce point va dans ce sens. Sur la question de la gestion des enseignants nous avons réussi à obtenir du ministère le retrait de son projet et le maintien de la situation existant aujourd’hui. C’est sur cette base que le SNES a donc décidé de s’abstenir sur les projets de décrets concernant les professeurs certifiés et agrégés ainsi que celui concernant les CPE".

 

S'agissant de l'accusation de rupture du front syndical, le Snes rappelle "qu'il existe des divergences entre les différentes organisations syndicales sur la formation des enseignants. Toutes ne partagent pas notre demande d’une élévation du niveau de recrutement des enseignants. Les motifs qui ont conduit aux différents votes sont de nature différente selon les syndicats. Certains développent la revendication d'un modèle de formation successif qui n'articule pas formation disciplinaire et professionnelle et présente l'inconvénient d'imposer aux étudiants un numerus clausus en cours de master. Nous développons une conception autre de l'articulation des deux et réclamons aides sociales et pré-recrutements (cf voeu déposé par la seule FSU). D'autres  font fi des enjeux des textes statutaires pour privilégier une critique globale de la politique éducative du gouvernement, critique que nous partageons et que nous traduisons dans l'action mais pas en faisant courir le risque pour nos collègues de textes dangereux compromettant par exemple leur droit à mobilité… On ne peut demander au SNES de sacrifier son exigence d’une élévation du niveau de recrutement, de laisser se mettre en place le recrutement régionalisé des enseignants du second degré (régionalisation que certaines organisations souhaitent)". Et le syndicat positive la situation : "Le SNES-FSU a confiance dans l’esprit de responsabilité de ses différents partenaires de l’Education Nationale : nous n’avons pas peur du débat et pensons même que savoir acter ce qui nous unit (le fond !) et ce qui nous divise (les moyens et les outils pour y parvenir) est une force face au rouleau compresseur idéologique du pouvoir qui connaît très bien les rapports de force en place".

 

A l'intérieur de la FSU, le Snuipp a voté contre les textes relatifs aux professeurs des écoles. "Le SNUipp est favorable à ce que les masters enseignants intègrent progressivement dès l'année de M1 les trois composantes principales de la formation d'un enseignant : dimension disciplinaire, pédagogique et professionnelle en lien avec la recherche. Il demande que les épreuves du concours intègrent également ces trois dimensions et que le concours se situe avant l’année de M2 afin de permette à l'étudiant d'effectuer des stages en responsabilité et de procéder à des analyses de pratiques dans le cadre des masters". Le Snuipp a également pris position en faveur des IUFM. "Nous demandons également que les IUFM et l’expérience accumulée par ses équipes soient confortés et jouent un rôle déterminant dans la mise en place des masters".

 

Le Se-Unsa s'inquiète de la prise de position de la FSU. "Cette abstention apporte de l’eau au moulin du ministère et affaiblit considérablement les conclusions de la commission Marois-Filatre. Si les textes sont publiés en état, les épreuves d’admissibilité et d’admission se dérouleront toutes en M2" déclare le syndicat dans un communiqué. "Les débats en Ctpm ont montré que s’opposent deux visions différentes du métier d’enseignant et donc deux conceptions de la formation initiale qui doit en découler".

 

Interrogé par le Café, Christian Chevalier, secrétaire général du Se-Unsa, rappelle " à l'exception des mesures transitoires, tous les autres textes proposés pouvaient attendre". Les organisations syndicales s'étaient mises d'accord pour demander leur report. "On a été surpris de l'attitude de la FSU. Dorénavant le ministère peut afficher que toutes les organisations ne sont pas contre ses projets et particulièrement un syndicat représentatif comme le Snes. Le gouvernement se sent renforcé".  Le texte adopté par le CTPM aura des conséquences négatives. "Le fait que le concours ait lieu au début du M2, et non en fin de M1, empêchera les étudiants refusés de se réorienter. On aura 50 à 60 000 jeunes qui se retrouveront dans une impasse". Pour C. Chevalier, si le Snes ambitionne ainsi de négocier une revalorisation salariale avec le gouvernement, il se trompe. "La situation budgétaire est serrée. En dehors des débuts de carrière, une revalorisation est très peu probable".

 

Le Sgen Cfdt s'est borné à un communiqué assez bref, appelant "malgré l’adoption de certains de ces décrets par le CTP, adoption rendue possible par l’abstention de la FSU et des Autonomes" à ne pas "en rester là… La réforme qui se dessine ne permettra pas aux futurs enseignants de bénéficier d’une véritable formation professionnelle et universitaire, de ce fait elle peut signer la disparition des IUFM, nous faisant revenir vingt ans en arrière".

 

Ainsi, alors que s'approche le règlement du conflit sur la formation des enseignants, le front syndical se craquelle. Il laisse apparaître les  divergences de conception sur la formation et sur l'identité des enseignants entre deux camps, Snes et Snalc d'un coté, Sgen et Se-Unsa de l'autre. A l'intérieur de la Fsu, cette situation rend la position du Snuipp difficile. On peut compter et sur l'autre grand dossier, celui des lycées,  et sur Xavier Darcos pour élargir la faille.

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 12:31

Communiqué du Collectif des Ecoles de l'Ouest Lyonnais


Erwan Redon, professeur des écoles à Convalescents fait partie des désobéisseurs. Ceux-ci ont depuis plusieurs mois déjà, entamé un mouvement de résistance contre la casse organisée du service public d'éducation. Ils refusent de participer à la mise en œuvre des nouveaux programmes inspirés par la vision d'une école rétrograde et utilitariste. Cette nouvelle école impose « l'aide personnalisée » mais condamne les RASED, supprime les cours du samedi matin mais organise des stages de remise à niveau qui induisent du travail pendant les vacances, payé en heures supplémentaires défiscalisées. Elle permet en outre d’obtenir des primes à la tâche qui mettent les personnels en concurrence.
Alors que le mouvement des désobéisseurs s’amplifie nationalement, la répression qui s’ensuit est à géométrie variable selon les académies. Dans les Bouches du Rhône, la hiérarchie a décidé de mater ces fonctionnaires frondeurs.

Des menaces dans l’hiver, des sanctions au printemps.

Alors qu'ils assuraient leur temps de service devant les élèves (remplaçant la coquille vide de l'aide personnalisée par différents projets et ateliers), certains désobéisseurs se sont vus délester de plusieurs dizaines de journées de salaires sur leur bulletin de paye. L’arbitraire semble de mise puisque d’autres sont épargnés mais c’est pourtant la politique de l’exemple qui est orchestrée. Dans la lettre adressée aux inspecteurs de l’éducation nationale (IEN) datée du 2 février 2009, Gérard Trève écrit : «  Je précise que je suivrai strictement l’avis que chacun d’entre vous me donnera sur l’opportunité de restituer ou non le salaire des quelques enseignants que j’ai sanctionnés. Il vous appartient de déterminer si les enseignants concernés ont agi de façon délibérée ou s’ils ont été mal conseillés »
Pour Gérard Trève, Erwan Redon appartient à la première catégorie puisqu’il lui signifiera plus tard qu’une ponction de 32 jours de salaire lui sera faite.

Erwan, une déjà longue histoire de désobéissance...

Mais pour notre inspecteur d’académie dont l’heure de la retraite approche, il est urgent de solder le dossier « Erwan Redon ». L’étranglement financier de ce jeune père de famille ne sera pas le point d’orgue de la punition infligée par son maître.
Erwan est convoqué pour une commission disciplinaire le 7 juillet 2009 pendant les congés scolaires des enseignants.
Que lui reproche-t-on? Officiellement une “insuffisance professionnelle”. L’expression est suffisamment vague pour permettre l’arbitraire le plus inventif lors de l’instruction du dossier.
Mais il se trouve qu’Erwan Redon refuse aussi l’inspection depuis 2005 et qu’il est bien connu des services académiques. A la fin de l’année 2006, il lui fut d’ailleurs refusé l’organisation d’une classe de neige. Les parents de l’école La Paix qui vinrent protester contre la privation de sortie de leurs enfants finirent d’abord en garde à vue puis au tribunal après que l’inspecteur d’académie adjoint ait déposé plainte contre eux pour être entrés dans l'école. Erwan, quant à lui, fut immédiatement suspendu.
Tandis que publiquement la hiérarchie stigmatisait sa soi-disant insuffisance professionnelle, les négociations avec les syndicats dans les coulisses de l’Inspection Académique, portaient sur les expérimentations pédagogiques d’Erwan et son refus d’être inspecté. Celui-ci fut sommé d’y renoncer alors que le refus d’inspection est reconnu par la circulaire en date du 13 décembre 1983, publiée au BO du 20 décembre de la même année.
.
Erwan Redon n’est pas le seul à condamner la politique gouvernementale et ses nombreuses déclinaisons : hiérarchie omnipotente, programmes scolaires rétrogrades, fichage généralisé des élèves, « politique migratoire » qui enferme puis expulse des familles dont les enfants devraient être dans nos classes… Les actes qu’il a posés en militant dans les collectifs « anti hiérarchie »,  « stop fichage » ou à RESF, dans lesquels nous nous reconnaissons, risquent de lui coûter très cher. Les licenciements ne sont pas un mythe dans l’Education Nationale et moins encore dans les Bouches du Rhône où deux collègues ont pu le vérifier cette année dans le secondaire.

Pour ne pas avoir à écrire une nouvelle strophe au poème de Martin Niemöller :
"Quand ils viendront chercher les désobéisseurs, nous ferons plus que protester !"

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 11:18
Depuis plus de quatre mois, l'université française connaît un mouvement d'une force et d'une durée sans précédent.
Non seulement le gouvernement refuse de nous entendre, mais il s'est efforcé, durant ces dernières semaines, de dépolitiser le débat. A l’instar de l’association SLU (Sauvons l’Université) dont nous partageons les valeurs et les analyses, nous, enseignants, chercheurs, personnels et étudiants, vous demandons aujourd’hui à vous, candidats à la députation européenne, une formulation claire de votre vision de l’université de demain.
Nous vous demandons également de vous saisir du sujet fondamental qu’est la formation des générations futures de citoyens éclairés et libres.

Pour cela nous attendons une réponse à la lettre ouverte que nous vous adressons.


 

C'est reparti pour un tour !

N'oubliez pas notre prochain rendez-vous.


 Tous les jours du 2 au 6 juin, de 12h à minuit,
la ronde tournera devant le Panthéon.

 Rejoignez nous nombreux
!!!


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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 11:14

In C'est Classe !

Connaissez-vous la "MOC" ? Dans la novlangue européenne, cela veut dire "Méthode Ouverte de Coordination": on fixe des objectifs - tant de diplômés du supérieur par exemple - et chaque Etat essaie d'être le meilleur. Pour ses détracteurs, c'est une "Méthode Opaque de Convergence" qui détruit  l'université à petit feu. Le débat est ouvert.


CentQuatre, journée des rencontres européennes (sur l'université) 30 mai 09 Douze syndicats et associations - Attac, Sauvons l'Université (SLU), Sauvons la Recherche (SLR), le  Snesup, l'Unef, etc - organisaient le 30 mai une journée de rencontres européennes sur le thème de l'université. Le CentQuatre, nouveau haut lieu artistique de la capitale - de beaux bâtiments rénovés mais plutôt vides -, leur avait fourni gracieusement un amphithéâtre.

L'objectif des organisateurs: préparer un contre-sommet européen au printemps 2010 "pour une autre Europe du savoir" (
contact). A l'approche des élections européennes, l'université veut aussi s'inviter dans la campagne. Elle lance d'ailleurs d'autres actions cette semaine, notamment l'appel de la Ronde des obstinés aux candidats.


L'intérêt d'une telle initiative est double: prendre du recul par rapport à des réformes qui, complexes aux yeux du non-initié, semblent souvent illisibles et dépasser le cadre franco-français.

De nombreux mouvements - jeunes, étudiants, enseignants, etc - traversent l'Europe. Et l'on constate que si les situations diffèrent, les réformes vont dans le même sens, avec les mêmes menaces : privatisation rampante, précarisation grandissante, rôle toujours plus grand de l'évaluation, de la rentabilité avec la gestion manageriale de l'université, etc.


L'inconvénient est que l'on resort de ces débats avec un grand spleen. Avant un exposé très érudit sur l'université au fil des siècles, l'historien Michel Blay a ainsi débuté: "nous sommes dans les anciennes Pompes funèbres générales"... C'est vrai mais d'entrée de jeu, ça plombe un peu l'ambiance.


Lire la suite "Universitaires de toute l'Europe, unissez-vous !" »

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 11:08

In Lbération

Un rapport parlementaire, publié ce mercredi, met sur la table plusieurs propositions de réforme, plus ou moins nouvelles. De quoi relancer le débat avant la remise du rapport Descoings attendu le 11 juin.

Schéma du lycée, tel qu'envisagé dans le rapport: la spécialisation par filière ne se ferait

Schéma du lycée, tel qu'envisagé dans le rapport: la spécialisation par filière ne se ferait qu'en terminale. (DR)


Elle revient au galop, la réforme du lycée. En décembre dernier, Darcos, hué par les manifestants, avait dû reculer, promettant de «repartir à zéro».

Deux «missions» ont alors été lancées dans la foulée. La première confiée à Richard Descoings, le médiatique directeur de Sciences-Po Paris, qui doit rendre ses propositions le 11 juin. La deuxième, menée par des parlementaires, dont le rapport est publié aujourd'hui (Lire ici en pdf). «Nous, députés et sénateurs, ne voulions pas rester à côté du débat. On a donc lancé notre propre mission et voici nos propositions», explique le rapporteur UMP Benoist Apparu.

Et parce que rien n’est simple, les onze parlementaires qui ont planché sur cette mission n’ont pas réussi à se mettre d’accord. Les trois membres socialistes ont donc publié leur contribution en annexe. «Benoist Apparu a voulu aller trop vite en proposant un catalogue de mesures sans avoir pris le temps de rétablir un climat de confiance. ce n'est pas comme ça qu'on fait passer une réforme», résume Yves Durand, député du Nord.

Des stages à la place du redoublement

Que faut-il retenir de ces 85 pages ? Trente préconisations, plus ou moins novatrices... Certaines ressemblant même comme deux gouttes d’eau au premier projet Darcos. Revue des principales mesures envisagées.

- Dans les grandes lignes: une seconde générale et technologique indifférenciée. Deux classes de première (une générale et une technologique) pour ne créer qu’en terminale de véritables filières (littéraire, scientifique et économique pour le bac général, gestion, industrie, santé pour le bac technologique).

- Concernant la classe de seconde, qui avait cristallisé les critiques en septembre dernier, les propositions de Benoist Apparu ne sont pas franchement différentes. On retrouve le principe du tronc commun (maths, français, histoire-géo, langues étrangères, sciences expérimentales, sport) et les modules dits de spécialisation. Petite subtilité: parmi les quatre modules (qui représenteront au total 6 heures de cours par semaine), deux seraient obligatoires: «la découverte SES» et «la découverte technologie».

Pourquoi alors ne pas les intégrer dans le tronc commun? «Parce qu'à la différence des matières classiques, le lycéen pourra choisir des cours différents regroupés sous le même nom de module», essaie d'expliquer Apparu, s'embrouillant au passage. Exemple: l'élève pourra choisir un cours de gestion plutôt que celui de mécanique dans le module «découverte Technologie». Cette mesure, si elle devait passer telle que présentée ce matin, promet un casse-tête monstre pour les équipes pédagogiques.

- Un «sas de rattrapage» pendant l’été. Objectif : diminuer par deux les redoublements. Près de 15% des élèves de seconde refont leur année. «Et ça coûte à l’Education nationale un milliard d’euro!» Pour faire des économies, «pourquoi pas mettre en place des stages de rattrapage pendant l’été, avec des profs volontaires?», propose Apparu. Dans la même veine, des stages de 15 jours pendant les vacances de février pour les élèves voulant passer par exemple de la filière générale à technologique.


La suite...


Résumé des Propositions du Rapport Apparu
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