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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 12:51
In Canard Enchaîné - 10 juin 2009



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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 07:35

In France Info

Le conflit dans les universités n’est peut-être pas terminé. Et cette fois ce sont les présidents d’université qui manifestent clairement leur colère contre le ministre de l’Education qu’ils accusent de vouloir passer en force sur sa réforme de la formation des enseignants. Une réforme qui a mis le feu aux poudres dans les universités ces six derniers mois.

 

Alors qu’une commission avait été créée justement pour apaiser les tensions, les présidents d’université ont appris hier que Xavier Darcos a déjà pris des décisions fermes sur cette réforme pour l’année 2010-2011. Les décrets pourraient être promulgués d’ici à la fin juin.

 

Le reportage de Célia Quilleret  (2'02")
  dewplayer:http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/92/89/89/crise-universites_2009-06-10-18-36-49-1-.mp3&

Et ils abordent certains sujets qui, à la suite du mouvement universitaire, ont été mis en débat au sein de la commission Marois-Filâtre sur la "masterisation" qui doit rendre ses conclusions, elle, le 15 juillet.

Il y a un mois, le gouvernement avait tenté d’apaiser la fronde en annonçant que les étudiants titulaire d’un master 1 (M1) reçus au concours en 2010 seraient directement recrutés comme fonctionnaires stagiaires et donc rémunérés. En revanche, pour l’année, 2010-2011, changement de cap à 180° du ministre : désormais, les étudiants devront être titulaires d’un master 2 (M2) pour passer le CAPES ou l’agrégation, alors que jusque là, une licence suffisait.

Par mesure de rétorsion, la Conférence des présidents d’université (CPU) a annoncé qu’elle suspendait sa participation à la commission Marois-Filâtre. Après les syndicats d’enseignants, les présidents d’université demandent à Xavier Darcos de poursuivre le débat, et non de passer en force.

 

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 19:19

In Ouest -France 10 juin 2009

Ils épaulent les instits dans les écoles sarthoises . 350 seront licenciés le 30 juin. Leurs visages ont été affichés sur les grilles de la préfecture.

 


Mieux vaut être paysan en colère qu'employé de l'État menacé de licenciement. Le mois dernier, les producteurs laitiers avaient coiffé les grilles de la préfecture avec des chariots de supermarché, déversé du lait et déposé des centaines de pneus. Tranquillement. Hier, environ 350 employés et auxiliaires de vie scolaire (EVS et AVS), instituteurs, directeurs d'école et parents ont eu droit à un comité d'accueil dès leur arrivée à la préfecture.


Ordre avait été donné de les empêcher de dresser leur « mur de la honte ». L'idée ? Donner un visage à ces EVS et AVS qui seront remerciés le 30 juin, en scotchant leurs photos sur les grilles de la préfecture. Après des années de travail au service d'élèves handicapés ou des équipes enseignantes, on leur demande de retourner pointer au chômage pour laisser leur place à d'autres chômeurs (Ouest-France de samedi).

Les policiers, dont certains étaient manifestement gênés par la besogne, ont tenté d'empêcher l'édification du « mur de la honte ». Mais devant la piteuse image d'une confrontation entre frêle EVS et grand CRS, les portables ont vite chauffé. La préfecture a finalement ordonné de laisser faire.

« Voilà comment l'État traite ses propres employés [...] Manifestement certains ont tellement honte de la politique qu'ils appliquent qu'ils veulent à tout prix que cela ne se sache pas », a lancé Bernard Lebrun, leader du syndicat enseignant FSU.


Au micro, plusieurs femmes, qui veulent la reconduction de leur contrat, ont redit leur détermination « à se battre jusqu'au bout ». Les EVS et AVS entendent maintenant faire pression sur les parlementaires sarthois. Patrick ANGEVIN. ( Ouest -France ) 



La police pour arrêter de «  dangereux  » manifestants

Le Maine-Libre 10 juin 2009


Plus de 300 personnes ont défilé hier au Mans pour protester contre le non-renouvellement des contrats de 350 EVS et AVS à la fin juin en Sarthe ( des employés précaires de l'éducation nationale ) . Mais au moment d'accrocher leurs photos aux grilles de la préfecture, la police était là pour empêcher cet acte symbolique .


Pas glorieux ….........    

 

Il est environ 15h30 ce mardi lorsque le cortège des employés précaires de l'éducation nationale arrive devant la préfecture . Plus de 300 personnes , certes en colère , mais pas franchement menaçantes .Quelques hommes mais surtout des femmes :certaines avec leurs enfants .   Quelques manifestants osent cependant poursuivre leur action , mais des policiers enlèvent aussitôt les photos .Les protestations fusent et les manifestants viennent en plus grand nombre . La dizaine de policiers laisse finalement les 300 personnes composer le «  mur de la honte  » .


Pus que trois semaines  
 

Un mur de la honte que les manifestants ont voulu pour montrer les visages de ceux et celles qui vont perdre leur emploi dans trois semaines . De fait 350 EVS et AVS qui remplissent des fonctions administratives ou accompagnement d'enfants handicapés iront pointer au chômage en juillet , alors même que les personnes en postes font l'affaire , selon les écoles , les syndicats enseignants ,l 'Adapei , l'Association des paralysés de France , la FCPE , venus les soutenir hier . Le plus absurde est que ces postes seront pourvus par d'autres personnes à la rentrée … Décidément , l'Etat ne considère pas très chaleureusement ceux qui l'ont servi durant , deux , trois et même onze ans pour certains avec des salaires minimes en contrepartie . Hier les EVS et les AVS ont promis d'autres actions et même  «  un grand coup fort  » dans les jours à venir . Ils sont écoeurés et ils disent n'avoir « plus rien à perdre  ».

Jean-François BARRON ( Le Maine -Libre )


 


  
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 12:23

In Le Monde

La rupture est consommée entre la Conférence des présidents d'université (CPU) et
Xavier Darcos au sujet de la réforme de la formation initiale des enseignants, appelée "mastérisation" parce qu'elle hausse au niveau du master le niveau requis pour avoir le bénéfice d'un concours d'enseignement.

Mercredi 10 juin, la CPU a annoncé qu'elle suspendait sa participation à la commission dite "Marois-Filâtre". Celle-ci avait été mise en place fin avril à l'initiative du gouvernement et devait remettre le 15 juillet des propositions relatives à cette "mastérisation".


"Prenant acte de ce que le ministère de l'éducation refuse de revenir sur les dispositions permanentes des décrets relatifs au recrutement des enseignants, et dans la mesure où ces dispositions permanentes anticipent le résultat des travaux de la commission Marois-Filâtre, le bureau de la CPU et le président
Daniel Filâtre
[président de l'université Toulouse II-Le Mirail, qui représentait la CPU dans la commission] ont décidé de suspendre leur participation à cette commission de concertation et de suivi", affirme la CPU dans un communiqué.


Cette dernière, "en accord avec les conférences de directeurs d'IUFM, de lettres et de sciences, continuera à travailler, indépendamment, pour élaborer des conclusions, propositions et recommandations dans les semaines à venir", ajoute-t-elle.


Une dernière tentative de conciliation, dans la soirée de mardi, entre les représentants de la conférence et le ministre de l'éducation s'est déroulée dans une ambiance orageuse et s'est terminée par un constat de profond désaccord.


La CPU, suivant en cela l'avis de la plupart des protagonistes de ce dossier, reproche au gouvernement son "passage en force". Elle estime en particulier qu'il "anticipe sur les conclusions de la commission", en ayant déjà engagé la procédure consistant à soumettre les projets de décrets relatifs à la formation et au recrutement des enseignants aux différentes instances paritaires de l'enseignement supérieur et de la fonction publique.

La suite...


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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 12:02

In http://collectif-du-9-avril.over-blog.com/

CONTRE LA LOGIQUE D’EXCLUSION DE NOS ENFANTS
et des femmes au travail


POUR UNE ECOLE MATERNELLE PUBLIQUE


POUR UNE POLITIQUE PUBLIQUE DE LA PETITE ENFANCE


85 euros par mois par enfant
quand on n’a qu’1 SMIC pour toute la famille ? Et jusqu’à 356 euros/mois pour les autres! Pour une garderie où seul 1 adulte prend en charge 12 petits ? Quel est ce projet ? Un « jardin d’éveil » ? Une école maternelle sans enseignants, payante et qui ne prend pas les enfants des plus pauvres ?

 


NOUS DISONS

NON  aux « jardins d’éveil »
 

Des enfants en grande difficulté, laissés de côté ? Les abandonner au nom d’une statistique insuffisante : ne sont-ils pas assez nombreux ? Vous en voulez plus ? Supprimer le Rased !


BATTONS-NOUS pour que survive le Rased

Avec leurs projets, le ministre DARCOS et Madame MORANO détruisent tout espoir aux enfants des plus pauvres et à ceux en grande difficulté d’aimer un jour notre école !


Parents, enseignants, futurs parents
, ne laissons pas détruire l’école maternelle publique que tous les pays du monde nous envient ! Et exigeons une politique de la petite enfance à la hauteur de nos ambitions…pour nos enfants !

 

 



Rencontrons-nous Samedi 13 juin à 14h30
Place de la Cathédrale à Rouen

 


Mobilisons-nous pour qu’à la rentrée, « on casse la gueule » à ces réformes !

Parents, Enseignants et Elus des Collectif de Rouen, Collectif de Petit Quevilly, Collectif du 9 avril (Bernay)…

+ d’infos sur http://madouc.over-blog.org/ ou http://collectif-du-9-avril.over-blog.com/


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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 17:45

In C'est Classe

Et si la guerre scolaire se rallumait ? Le camp laïc est en ébullition depuis l'accord entre Paris et le Vatican sur la reconnaissance mutuelle des diplômes: après avoir vanté la supériorité du curé sur l'instituteur, Nicolas Sarkozy s'attaque maintenant à l'enseignement supérieur... Après celui des sénateurs socialistes, un deuxième recours en annulation vient d'être déposé au Conseil d'Etat. C'est un procès en sorcellerie, se défend le gouvernement.


Bibliothèque de l'université pontificale Regina Apostolorum, Reuters



Rappelons les faits. Le 18 décembre 2008, le ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner signe avec Mgr Dominique Mamberti,  le Secrétaire du Vatican pour les Relations avec les Etats, un "Accord entre la République française et le Saint Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur" (texte en pdf).


D'emblée, cela inquiète. Depuis la
loi du 18 mars 1880, seules les universités publiques ont le droit de délivrer des diplômes nationaux. Pour que leurs étudiants aident des diplômes reconnus, les universités et les instituts catholiques - de Paris, Lille, Lyon, Angers et Toulouse - doivent signer des conventions avec elles. Ou alors faire valider leurs examens par des jurys désignés par les Recteurs - les jurys rectoraux.

Cela veut-il dire que désormais les établissements catholiques vont pouvoir délivrer des diplômes reconnus sans passer par les universités, car visés par le Saint Siège  ? Si c'est le cas, cela implique deux quasi révolutions: la fin du monopole de "collation des grades et des diplômes" de l'université publique, et une sérieuse entorse au principe de laïcité - rappelé dans la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat. Avec le risque que les musulmans, les juifs, les bouddhistes, etc, réclament à leur tour le droit de délivrer des diplômes...  

 

Sarkozy chez le pape, 20 dec 07, Reuters Mais le débat à peine engagé retombe. Les vacances de Noël arrivent. La crise universitaire succède au mouvement lycéen. Le 22 janvier 2009, le discours de Nicolas Sarkozy sur la recherche met le feu aux poudres. 


En même temps, les ministère de l'Enseignement supérieur et des Affaires Etrangères tentent de calmer le jeu. Le 6 janvier, ils précisent dans un communiqué que seuls "les diplômes canoniques" (théologie, philosophie et droit canon) sont visés par l'accord. Et non pas les "profanes" - droit, lettres, sciences, etc.

Or c'est faux, en tout cas pas clair du tout. Le Protocole additionnel publié avec le décret au Journal Officiel le 19 avril 2009 ne fait pas de distingo entre les disciplines. L'accord concerne ainsi potentiellement tous les diplômes délivrés par les établissements catholiques du supérieur.  


C'est un accord on ne peut plus classique, se défend le gouvernement, qui entre dans le cadre du processus de Bologne, suite à la  déclaration de Bologne du 19 juin 1999. Les 43 Etats signataires - le Saint Siège l'a paraphé en 2003 - s'engagent à harmoniser leurs systèmes d'enseignement supérieur, à les rendre plus lisibles. Cela doit notamment permettre une plus grande mobilité des étudiants.

La France a déjà signé ce type d'accord avec l'Espagne, le Portugal, la Pologne, etc. , rappelle aussi le gouvernement. C'est en effet pratique pour un étudiant espagnol qui veut venir poursuivre ses études en France. Et vice-versa d'ailleurs. 


Le problème est que le Saint Siège n'est pas un Etat comme un autre - c'est aussi et
Sarkozy rencontre Benoit XVI au Vatican le 20 déc. 07, Reuters avant tout une autorité spirituelle. Un évêque siège ainsi au conseil de direction de la "Catho" de Paris ou de Lille. Actuellement il s'occupe surtout du contenu des études canoniques. Mais demain est-ce qu'il ne pourrait pas être tenté de mettre son nez partout ?

Selon l'accord, le Vatican doit maintenant faire la liste des établissements et des diplômes qu'il veut habiliter. Il a fait savoir qu'il ne se limiterait pas aux disciplines canoniques (voir lemonde.fr). Pourtant au gouvernement, on maintient que les profanes sont exclus. Alors, info ou intox ?


Pour le camp laïc, c'est en tout cas un nouveau coup de Sarkozy contre la laïcité, après son discours prononcé le 20 décembre 2007 au Vatican (voir les deux photos), au Palais de
Latran où il célèbre les vertus du curé. En visite le 14 janvier 2008 en Arabie Saoudite, il prononce un autre discours très religieux à Riyad.

Le 19 mai, les 115 sénateurs du groupe socialiste, puis le 5 juin, le tout nouveau Collectif pour la promotion de la Laïcité ont déposé chacun un recours devant le Conseil d'Etat réclamant l'annulation du décret. Parmi leurs arguments, ils estiment qu'un tel texte aurait dû passer par le Parlement - l'article 53 de la Constitution en fait l'obligation dès qu'un traité international modifie la loi française. Il n'est pas exclu que d'autres recours soient bientôt déposés. 


Le Collectif pour la promotion de la Laïcité regroupe 15 parlementaires, 18 associations - le Grand Orient de France, La Grande Loge Féminine de France, l'Union des Familles Laïques, etc -, ainsi que de simples citoyens. Il a aussi lancé une
pétition qui a déjà recueilli plus de 12500 signatures.


On ne compte pas les déclarations de protestations de syndicats d'enseignants, comme Unsa-Education ou le Sgen-CFDT, d'étudiants, comme l'Unef, d'associations, comme la Ligue de l'enseignement, etc. La Conférence des Présidents d'Université (CPU) est aussi montée au créneau en janvier.

Enfin le 19 mai, sept députés de gauche ont déposé une proposition de loi "Promouvoir la laïcité et sauvegarder le monopole de la collation des grades universitaires".


L'affaire est donc loin d'être close. Prions pour qu'elle connaisse une fin heureuse...


crédits photos: Reuters (sur la première photo, l'université pontificale Regina Apostolorum, au Vatican).

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 17:31

André Ouzoulias

 

professeur à l’IUFM de Versailles

Université de Cergy-Pontoise (UCP)


à

Marguerite Bachy, Isabelle Beaulier, Joël Blanchard

École publique, Aizenay (Vendée)

Marie-Pierre Texier

École de la Croix Marraud, Challans (Vendée)



Chers collègues,


J’apprends que l’inspecteur d’Académie, DSDEN de la Vendée, a décidé de vous sanctionner
d’un retrait de 4 jours de salaire pour « service non fait », en raison de votre refus de faire passer aux élèves de CM2 de votre école les évaluations nationales de janvier 2009. Cette annonce ne peut que susciter l’étonnement et l’indignation.


Il est étonnant en effet que votre hiérarchie sanctionne aussi durement quatre enseignants, alors
que, selon les chiffres officiels communiqués par le ministère de l’éducation nationale, il n’a reçu les résultats des évaluations que pour 78% des élèves concernés. Près de huit mille maîtres de CM2 ont donc refusé de faire passer ces évaluations ou ont refusé de transmettre les résultats ou encore les ont délibérément transmis sous une forme inexploitable par l’administration. De plus, parmi les résultats que le ministère a traités, comme en ont témoigné les enseignants de plusieurs départements, une très forte proportion était sans rapport avec la réalité des exigences de cette évaluation :


- pour plusieurs exercices, de nombreux maîtres ont donné bien plus de temps aux élèves que ce
que le livret de l’enseignant prescrivait ;

- la plupart des maîtres ont considéré qu’ils devaient dispenser leurs élèves des exercices qui portaient sur des compétences non étudiées en janvier ;

- pour divers items globalement bien réussis, mais pour lesquels le codage binaire conduisait à noter 0, la plupart des enseignants ont quand même noté 1 ;

- pour plusieurs exercices, la plupart des maîtres ont aidé les élèves à comprendre des

consignes insuffisamment explicites ou inhabituelles et déstabilisantes ;

- comme les supports ont été mis en ligne plusieurs jours avant ceux de la passation, on sait que certains parents ont fait bachoter leur enfant…


Les deux principaux syndicats d’inspecteurs ont dénoncé des « bidonnages » de grande ampleur.

Bref, au regard des conditions de passation, les résultats qui sont parvenus à l’administration de l’éducation nationale n’ont aucune fiabilité, elle le sait fort bien.


Ce fiasco serait-il dû à une poignée d’enseignants animés d’une volonté maligne de saboter le
travail de l’école publique ? Évidemment non. Vous êtes de ces maîtres qui partagent la nécessité d’une évaluation des apprentissages. Mais vous voulez pouvoir la mener sérieusement, en fonction de ce qui a été enseigné et dans le respect des enfants. Votre inspecteur d’Académie semble ignorer les procédures que vous avez mises au point collectivement dans vos écoles pour le suivi des progrès de vos élèves. A-t-il seulement pris le temps de s’informer sur votre travail avant de vous condamner ? Sait-il ce que vous mettez en place pour que chaque enfant sache bien lire et aime lire, pour qu’il se sente en sécurité et en appétit dans la culture mathématique et scientifique, pour qu’il puisse vivre et partager des expériences artistiques, pour qu’il fasse ses premiers pas vers ses responsabilités de citoyen… ? Sait-il ce que vous mettez en place pour évaluer leurs apprentissages dans tous ces domaines ? A-t-il une idée de ce que vous entreprenez par vous-mêmes pour vous former et vous perfectionner ? Et s’est-il enquis de la manière dont vous organisez l’information des parents de vos élèves ?


Dans le courrier qu’il vous adresse, l’inspecteur d’Académie dit que « l’Éducation nationale a une
responsabilité envers la Nation », que « cette dernière a un droit de regard légitime sur la performance de son École et [que] celle-ci se mesure avant tout aux compétences acquises des élèves ». Vous ne contestez pas ce principe. Mais comment prétendre que les évaluations CM2 de janvier 2009 ont effectivement mesuré les compétences acquises par les élèves et ont permis à la Nation de se donner une appréciation objective de la performance de son École ? Pour cela, fallait-il faire « plancher » durant quatre heures 830 000 enfants de CM2 et mettre en émoi les élèves, les

maîtres, les parents et les corps d’inspection, tandis que la DEPP dispose d’une méthodologie rôdée qui fonctionne avec un échantillon de 6 000 élèves parfaitement représentatif ? Et qui, au fond, respecte le besoin légitime de contrôle de la Nation sur le service public d’éducation et rend compte de sa mission d’agent public : les responsables du Ministère publiant des résultats qu’ils savent être sans aucune valeur ou des maîtres qui disent : « une évaluation est honnête ou n’est pas » et refusent de cautionner une telle mascarade ? L’administration de l’Éducation nationale a mis sur les rails un train qui ne pouvait que dérailler, mais elle vous punit de ne pas avoir voulu le piloter !


Que vous reproche-t-on au juste ? D’avoir voulu protéger vos élèves en les dispensant d’un
examen dans lequel des épreuves les auraient mis en échec dans des domaines du savoir qu’ils n’avaient pas encore abordés ? De ne pas avoir employé une solution qui sauve les apparences en envoyant des résultats contrefaits? D’avoir refusé une évaluation parce qu’elle était mal conçue ? Et de l’avoir fait publiquement alors qu’on ne sait toujours pas qui a élaboré ces épreuves, les auteurs étant restés anonymes, contrairement à toutes les précédentes évaluations nationales ? Vous avez assumé votre responsabilité d’éducateurs, d’enseignants de l’école publique et de citoyens. Vous avez alerté les parents et ils vous ont soutenus. Au total, qui, dans cette affaire, incarne vraiment cette éthique de la responsabilité, celle qui devrait animer tout fonctionnaire de la République : vous qui avez agi au nom de l’intérêt des enfants, de la vérité et de la sincérité ou ceux qui ont demandé à votre inspecteur d’Académie de vous sanctionner ? Qui incarne le modèle éducatif de la République et les valeurs qui la fondent ? Soyez fiers de ce que vous avez fait ! Vous êtes l’honneur de notre école publique, l’honneur de ses maîtres.


On s’étonne, mais on s’indigne aussi : l’administration actuelle semble vouloir pétrifier les
collègues des écoles primaires en décidant à votre encontre une sanction particulièrement forte.


Indéniablement, elle veut faire un exemple. Le ministre avait promis que, pour ces évaluations CM2,
les maîtres de ces classes se verraient attribuer une prime de 400 euros. En principe, pour n’avoir pas fait ce que le ministre reconnaît lui-même comme un travail supplémentaire rémunéré par une prime, vous devriez être privés de cette rémunération supplémentaire. Pourtant, non ! Alors que, cette semaine-là, vous avez travaillé normalement, comme tous vos collègues, durant les 27 heures de votre service au sein de l’école (en fait bien davantage…), on vous inflige une double peine : suppression de la prime et retrait de quatre journées de salaire pour « service non fait », au lieu de quatre heures si on se fie à l’estimation des auteurs des épreuves.


Ce faisant, l’administration actuelle parviendra peut-être à contenir d’autres actions comme la
vôtre. Mais ce qui est obtenu par la peur et la menace est précaire… L’administration doit prendre conscience qu’elle installe le ressentiment dans le coeur des maîtres et qu’elle est en train de briser les liens de confiance qui, seuls, garantissent la sincérité de leur engagement. Elle ne devra pas s’étonner demain, si elle ne dispose sur eux que d’un simulacre de contrôle et ne parvient plus à discerner le réel de son imitation.


Si je peux participer utilement à votre défense, soyez assurés que je m’y emploierai.

Avec mes salutations les plus cordiales,


André Ouzoulia
s

Butry, le 2 juin 2009
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 12:46

Gérard Trève, Inspecteur d’Académie des Bouches du Rhône,

s’apprête à licencier un désobéisseur

 


Erwan Redon, professeur des écoles à l’école des Convalescents (Marseille 1er) fait partie des désobéisseurs. Ceux-ci ont depuis plusieurs mois déjà, entamé un mouvement de résistance contre la casse organisée du service public d'éducation. Ils refusent de participer à la mise en œuvre des nouveaux programmes inspirés par la vision d'une école rétrograde et utilitariste. Cette nouvelle école impose « l'aide personnalisée » mais condamne les RASED, supprime les cours du samedi matin mais organise des stages de remise à niveau qui induisent du travail pendant les vacances, payé en heures supplémentaires défiscalisées. Elle permet en outre d’obtenir des primes à la tâche qui mettent les personnels en concurrence.

Les désobéisseurs accompagnent leur acte d’une intense réflexion pédagogique, de dialogues avec les parents d’élèves et  de nombreuses propositions pour une école meilleure, tout en assurant la totalité de leur service.

Alors que ce mouvement de désobéissance civile s’amplifie nationalement, la répression qui s’ensuit est à géométrie variable selon les académies. Dans les Bouches du Rhône, la hiérarchie a décidé de mater ces fonctionnaires frondeurs.




CALENDRIER DE MOBILISATIONS 

 

 

 

Mercredi 10 juin :

Erwan est convoqué pour consulter son dossier professionnel.

11h : conférence de presse : devant l’école d’Erwan (13, rue des Convalescents, 13001 Marseille)

14h : rassemblement devant l’école des Convalescents.

 

 

Mardi 23 juin :

Appel à la grève national.

Rassemblement devant les Inspections Académiques.

 

 

Mardi 30 juin :

Soirée de soutien à Erwan (lieu à préciser).

 

 

Mardi 7 juillet :

CAPD disciplinaire.

9h : Rassemblement national devant l’Inspection Académique des Bouches-du-Rhône (28, bd Charles Nédélec, 13001 Marseille.  Métro St Charles).

Pour l’hébergement sur place, contacter : mylene.romeas@orange.fr ou florence.gilain@free.fr

  

 

 

 

www.soutienerwanredon.org

soutienerwanredon@gmail.com

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 12:42
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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 07:28

In Resistance Pédagogique

Chers Professeurs des écoles,

 

Il est inacceptable que vous soyez punis par le Ministre et la hiérarchie de l'Education Nationale alors que, par votre décision intelligente et responsable, vous n'avez pas voulu être complice de la nouvelle forme de maltraitance constituée par le temps de soutien après la classe, dit aide personnalisée, qui doit être consacré obligatoirement aux apprentissages dits fondamentaux (français, calcul, mathématique).

 

Mieux que quiconque, vous savez en effet que, à la fin du temps scolaire, les enfants en difficulté sont épuisés, enfermés dans leurs peurs, échecs, blocages et inhibitions, dans leur anxiété, leurs angoisses ... surtout lorsqu'ils se projettent dans le retour à la maison alors que leur milieu familial est en souffrance. Beaucoup le sont déjà au début de l'après-midi ou même, pour les plus fragiles, vulnérables et démunis, dès la fin de la matinée comme le montre l'observation des enfants accueillis dans les écoles de ZEP. Seuls les enfants qui vivent au quotidien dans la sécurité affective, sans déficits de sommeil et sans comportements "perturbés" et/ou "perturbateurs", peuvent être suffisamment vigilants, attentifs, réceptifs et disponibles au cours de l'après-midi pour capter et traiter les messages du maître, et ainsi se réaliser pleinement comme élèves. Et encore, pas tous les jours selon les fluctuations de leurs équilibres physiologiques, émotionnels, affectifs, sociaux et cognitifs. Tous ont envie de changer de « planète » à 16h.30. La très grande majorité des enseignants … également.

 

Votre refus d'enfermer après la classe les élèves en difficulté dans des situations d'apprentissage formel qui vont aggraver leurs difficultés, est une prise de responsabilité humaniste et civique qui vous honore. Elle  montre la voie pour que les enfants en difficulté ne soient pas encore plus épuisés, démotivés ... et finalement, au fil des jours, psychologiquement et intellectuellement détruits par la journée la plus longue du monde (six heures de temps contraint).

 

« L'addition » quotidienne de l'aide personnalisée aux enfants en difficulté scolaire augmente encore la durée de la journée scolaire la plus longue du monde … en particulier pour ceux qui peinent à mobiliser leurs ressources intellectuelles afin de comprendre et d'apprendre, et aussi pour les enseignants eux-mêmes. Comment peut-on penser qu'une aide après la classe, fût-elle personnalisée, puisse être utile ou efficace pour les élèves dont la fatigue, le manque de vigilance et d'attention, et l'absence de motivation sont évidents à 16h.00, souvent dès le début de l'après-midi ou même à la fin de la matinée  (c'est évident dans les écoles des ZEP) quand ils sont « installés » dans l'échec scolaire ?

 

Les dégâts viennent s'ajouter aux dégâts générés par l'accroissement de la pression intellectuelle et relationnelle avec le poids augmenté au quotidien de la fréquence et de la durée des apprentissages dits fondamentaux, dans le cadre combiné d'une semaine ramené arbitrairement à quatre jours (il faut faire en quatre jours ce qui était fait en quatre jours et demi) et de nouveaux programmes imbéciles. Il n'y a plus de temps de décompression et de respiration au cours de la journée alors qu'il est indispensable pour que tous les enfants, surtout ceux qui sont en difficulté, puissent récupérer au moins un peu de leurs fatigues psychologiques et intellectuelles, et restaurer peu ou prou leurs capacités d'attention, de concentration intellectuelle et de traitement de l'information. Il n'y a plus assez de temps pour que les enfants puissent libérer leurs émotions, leurs sensibilités, capacités et intelligences cachées, ainsi que la richesse de leur imaginaire, pourtant évidentes lorsqu'il s'engagent dans les arts plastiques, le chant choral, la narration, la découverte de la nature, les particularités de la vie végétale et animale, l'histoire captivante de nos ancêtres et du monde, les modes de vie dans les différentes cultures humaines ... Les enfants apprennent aussi bien le français, ou mieux, au cours de ces temps de diversification et de découverte que dans les situations d'apprentissage formel et explicite de la langue. Bien évidemment, les enseignants le savent. Les Professeurs des écoles ont donc raison de proposer l'un ou l'autre de ces champs de découverte et de plaisir au cours de la demi-heure d'aide personnalisée, alors que leurs élèves sont « intellectuellement plus que saturés ».

 

Les Scandinaves sont horrifiés.

 

En imposant sans concertation la semaine de quatre jours, l'augmentation délirante du poids des "fondamentaux" et le soutien accordé après la classe aux enfants en difficulté, le Ministre et la hiérarchie de l'Education Nationale déshumanisent l'école, accroissent les inégalités et injustices sociales, en conduisant un nombre croissant d'enfants à s'enkyster dans "le désamour" pour l'école et son rejet, et ainsi plus ou moins progressivement dans la marginalité sociale. Ce "système" aberrant et "concentrationnaire" stigmatise les familles qui cumulent les difficultés personnelles, morales, familiales, sociales et culturelles. C'est une honte pour notre pays ... en principe l'un des berceaux des Droits de l'Homme. Les étrangers que je rencontre ne comprennent pas ce "système". On n'aurait pas agi autrement si on avait voulu pérenniser une école à plusieurs vitesses dans laquelle les plus fragiles, vulnérables et démunis ne peuvent même pas passer la première vitesse, et s'engager avec confiance dans le désir de comprendre et d'apprendre faute de pouvoir enclencher les vitesses supérieures qui permettent d'accéder aux différents niveaux des savoirs et des connaissances.

 

Aucun pays au monde n'a institué une journée scolaire aussi pénalisante pour les enfants en difficulté dans le cadre d'une semaine qui n'en est pas une : deux jours scolaires  (lundi et mardi), un jour non scolaire (mercredi : peut-on encore le justifier par la catéchèse, prévue le jeudi il y a trente ans ?), deux jours scolaires (jeudi et vendredi), et deux jours de week-end. Dans ce cadre, tout le monde sait que le lundi est un jour très perturbé et perturbant (beaucoup d'enfants sont somnolents, en tout cas non vigilants et/ou agités). Quelle illusion et/ou quel manque d'honnêteté de penser qu'une demi-heure supplémentaire d'aide personnalisée après la classe, notamment le lundi,  puisse faciliter la maîtrise du français, du calcul et des mathématiques en situation d'apprentissage formel. Tous les enseignants savent  que c'est une mission impossible.

 

Le tribunal incontournable de Histoire retiendra que l'actuel Ministre de l'Education Nationale, ses conseillers patachons et idéologues, et sa hiérarchie vassalisée ont institué un système de maltraitance, de stigmatisation, de culpabilité et d'exclusion implicite qui déshonore notre pays et notre nation.

 

Il n'y a jamais eu autant d'Inspecteurs d'Académie révoqués qu'en 2008-2009 alors que leur "'faute" a été d'entendre et d'essayer de comprendre la décision et le désarroi des enseignants, notamment ceux que l'on dit « désobéisseurs ». Les informations qui "remontent du terrain" montrent toutes qu'il n'y a jamais eu autant d'enfants épuisés et déboussolés, et aussi d'enseignants exténués, stressés, démoralisés et culpabilisés par les échecs persistants des élèves les plus fragiles, vulnérables et démunis. Les lettres qu'ils adressent à leurs édiles, souvent le ou la maire, sont pathétiques et souvent bouleversantes. La porte est béante pour la consommation accrue de somnifères, calmants, psychotropes ... des enfants, de leurs parents inquiets ou désespérés et de leurs maîtres ... qui perdent confiance dans leurs compétences. Faut-il préciser que les Français sont déjà les plus grands consommateurs de ces molécules !

 

Par leur refus, les « désobéisseurs » sauvegardent la dignité de l'école. Merci.

 

Le présent courriel peut être diffusé sans retenue.

 

Avec toute ma solidarité,

 

Hubert Montagner

Professeur des Universités en retraite

Ancien Directeur de Recherche à l'INSERM

Ancien Directeur de l'Unité de recherche « Enfance Inadaptée de l'INSERM

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
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