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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 17:17




 



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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 13:35
In Sorbonne en grève

Le Meilleur des Mondes

Petit scénario de politique-fiction.

par Julien Keller et Isabelle Privat

Tout ce que vous n’avez jamais osé rêver pour l’école et l’université,
le tandem Pécresse-Darcos l’a fait !

 

 2008. X. Darcos et V. Pécresse, à l'initiative de N. Sarkozy, lancent une série de réformes du modèle éducatif français. Pêle-mêle, on y retrouve, pour les mesures phare, une modification du statut de l'enseignant-chercheur universitaire, la modification de la formation des enseignants du secondaire et des maîtres d'écoles, une énième réforme des horaires et des programmes en lycée... La main sur le cœur, les ministres assurent qu'un jour meilleur est sur le point de se lever sur la génération de l'an I du sarkozysme. Qui serait inquiet, puisque toutes ces décisions ne sont « que preuves d'amour » ?

2009. N. Sarkozy, emporté par sa générosité légendaire et après mûre réflexion et « concertation approfondie », impose une cure d'amaigrissement des organismes de recherche (CNRS et autres), au nom de la  la « médiocre » réussite de nos universités et d'un manque de transparence dans l'évaluation de nos chercheurs. La France tourne le dos à son modèle centenaire d'Education et adopte le modèle « d'avenir » : le modèle anglo-saxon.


2013.
Grâce à la réforme des lycées menée de main de maître par Xavier Darcos, les élèves français, tout comme leurs petits camarades anglais, perdent désormais moins de temps à étudier les matières générales comme le français, les maths ou l’histoire-géo. A l'instar des lycéens américains, on leur propose des modules passionnants pour apprendre en quelques semaines, comment gérer son budget maison, comment mieux apprécier les feuilletons de série B ou encore comment cuisiner ‘bio et light’ à la fois. Les nouveaux programmes attestent d'une vision moderne de notre société sur elle-même. Par exemple, la règle de 3, la géométrie, ainsi que le subjonctif ont été relégués aux oubliettes, de même que La Princesse de Clèves, car plus personne n'en voyait l'utilité depuis longtemps. Nos chers petits bénéficient d’heures de soutien obligatoires, certes dépourvues de tout contenu, mais qui leur permettent de tester toutes les variantes de la belote. Les parcours spécialisés, totalement labyrinthiques et opaques, permettent de s’assurer que seuls les enfants issus des classes aisées et cultivées sauront choisir l’orientation qui leur ouvrira les bonnes portes.

Une autre pratique barbare a été supprimée : celle du redoublement. Le proviseur y a trouvé immédiatement son intérêt : l'évaluation du lycée dépendant du taux de réussite des lycéens, le financement du lycée dépendant de cette évaluation et son salaire dépendant du dit financement..... Et ne vous inquiétez pas du baccalauréat : il est officiellement délivré à tous ceux qui accèdent à la terminale et qui savent écrire leur nom !

 
2015. La réussite est totale. Nos enseignants, de la maternelle au collège, du lycée à l'université, sont enfin devenus des précaires heureux. Les jeunes enseignants à peine formés affrontent avec le sourire une carrière parallèle de représentants de commerce. A chacun de prendre son petit cartable, son petit CV et faire du porte à porte pour trouver une place dans un établissement scolaire pendant les vacances d'été. Les plus chanceux enseigneront peut-être une matière dans laquelle ils sont compétents, sinon ils improviseront ! La plupart complètera son service en des missions de vigile afin de lutter contre la violence et la drogue au collège, ou animera des forums sur les grossesses précoces des adolescentes. L'immense majorité des enfants envoyés dans le système public ne verra jamais les murs d'une université, mais ils ne s'en offusquent pas puisqu'ils font ainsi l'économie des frais d'inscriptions et d'un prêt coûteux sur quinze ans. Quelle chance pour eux et quel service rendu au pays d'arrêter si tôt leurs études ! D'ailleurs, si l'idée loufoque leur venait d'y rentrer quand même, ils y seraient surpris de voir leurs enseignants constamment affairés à écrire des dossiers de demande de financement auprès de l'ANR (Agence Nationale de Recherche) ou de redécouper leurs articles afin d'augmenter le nombre de leurs publications.  Heureusement, ces professeurs sont aussi épaulés par une armée de petites fourmis, les jeunes chercheurs en situation précaire, qui acceptent sans broncher de dormir dans les salles de cours, faute de pouvoir s'offrir un hébergement décent. Voilà une formidable façon de donner un peu de vie au campus et puis la passion justifie tous les sacrifices, pourquoi protesteraient-ils ? 

Et surtout que l’on se rassure : il reste encore quelques étudiants qui, grâce à des parents méritants protégés par le bouclier fiscal, peuvent payer entre 4 000 et 15 000 euros leur inscription à l’université sans avoir à s'endetter ! Enfin admis dans l’un des très rares pôles d’excellence qui ont éclipsé la plupart des universités, ceux-ci sont certains de transformer les efforts financiers de leur famille mieux qu'en un diplôme, en un parchemin. Car quel président d’université serait assez bête pour refuser de délivrer leurs diplômes à ceux-là même qui participent si généreusement au financement de son établissement ?

 

Bien sûr, il y a encore d’irréductibles Gaulois, pardon d' « immobiles » Gaulois, pour se plaindre d'une prétendue baisse du niveau et de la qualité de la formation, d'une disparité sociale inquiétante à l'école, d'une disparition progressive de la France dans les colloques internationaux et les grandes avancées scientifiques. Mais à ce stade, qui se soucie encore des progrès de la recherche ? La gestion des ressources humaines est un domaine tellement plus excitant comme vous le confirmera le VRP des temps modernes, le président de l'université. Cet hyper-président a décrété du jour au lendemain la fermeture de toutes les départements de philosophie, d'ethnologie et de linguistique de « son » université. Grâce à toutes ces mesures courageuses, les dépenses de « fonctionnement » ont drastiquement diminué. Le temps où l'Education pouvait être comptabilisée comme « dépense d'investissement » est, Dieu merci, définitivement révolu.

 

 Qu'on se le dise, l'Education est un coût pour la nation, c'est l'ignorance qui est un investissement !

 

Enseignants chercheurs à l'université, Isabelle Privat et Julien Keller ont travaillé en Angleterre et aux Etats-Unis et continuent à collaborer avec des chercheurs de ces deux pays.




 

Discours de V. Pécresse du 10/02/09 à l'assemblée nationale. « Il n’y a pas d’amour sans preuves d’amour et des preuves à la communauté universitaire , nous en donnons tous les jours. »

« De nombreux sujets vont faire l’objet dans les semaines qui viennent d’une concertation approfondie.», N. Sarkozy discours du 18/02/09.

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 13:27

 

L’assemblée des trois conseils centraux et l’assemblée générale des étudiants et des personnels de l’université ont décidé hier, le même jour, de faire en sorte que la fin de l’année universitaire puisse aboutir à une forme de validation acceptable pour les enseignements du second semestre 2008-2009.

Il faut saluer cette convergence, qui fait l’honneur de toute notre communauté universitaire à un moment particulièrement critique.

C’était la voie de la raison et le choix de la responsabilité, la seule issue possible pour éviter que des milliers d’étudiants, pris en otage par l’obstination gouvernementale, ne perdent une année d’études. Mais ce n’est une victoire pour personne.

Les réformes très largement contestées que les ministères de l’Education nationale d’une part, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche d’autre part, entendent imposer par la force, n’ont pas été retirées et sont d’ores et déjà en voie d’application. Depuis l’automne, elles ont semé le chaos dans les universités. Demain, elles bouleverseront le fonctionnement de la recherche, la formation des enseignants, l’ensemble du système éducatif.

En s’engageant résolument dans le refus de tels désordres, notre université a pleinement joué son rôle, critique et responsable. Dans l’unité de toutes les forces qui la composent, étudiants, personnels BIATOSS, enseignants, elle a porté une contestation massive, pacifique, argumentée.
Cette contestation, il n’est pas question aujourd’hui d’y renoncer. Elle doit prendre désormais d’autres formes. L’heure n’est pas à la résignation mais, plus que jamais, à la vigilance et à l’action critique.

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 11:29
La ronde infinie des obstiné-e-s accueille la Marche des obstinés
Venez nombreux !

Plusieurs points de rendez-vous pour les rejoindre au long de leur parcours francilien

DIMANCHE 24 MAI

12h30      Esplanade de la Défense
Au pied de l'escalier de la Grande Arche

14h-16h    Mairie de Neuilly.
Ligne 1 : Sablon

 

18h    Louvre
Ligne 1: Palais-royal - Musée du Louvre

 

19h      Beaubourg
Devant le musée : Au pied du pilier qui supporte un pot de fleur doré ...




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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 10:55


Que contiennent ces décrets ? Exactement ce que les opposants à la masterisation dénoncent depuis le début de leur mobilisation à l’automne dernier : en plus de réussir le concours de recrutement dans l’éducation nationale, les futurs enseignants devront obligatoirement obtenir un master pour devenir fonctionnaires stagiaires. Ce qui retarde d’autant la rémunération des futurs profs, jusqu’ici rémunérés dès leur deuxième année de formation. Ce décalage permettrait à l’Etat d’économiser 480 millions d’euros, selon le calcul de 
l’Unef.

Mais les décrets vont plus loin encore, en supprimant le bénéfice du concours aux étudiants qui échoueraient à obtenir leur master après un redoublement. « C’est un événement majeur dans la fonction publique française, la remise ne cause de la nature pérenne de la réussite à un concours », estime Pascal Maillard. La portée de ces textes réglementaires est potentiellement très importante car ils « modifient les conditions de recrutement, d’affectation, de titularisation et de déroulement de carrière » de « tous les corps enseignants : professeurs des écoles, certifiés, agrégés, professeurs en lycée professionnel, d’éducation physique et sportive, et le corps des conseillers principaux d’éducation », note la 
FNEC FP (FO) qui demande le retrait des projets de décrets de l’ordre du jour du CTPM. 

« Des méthodes de voyous »


Comme s’y était engagé Xavier Darcos, ces projets de décrets entérinent les dispositions transitoires pour les sessions 2009 et 2010 des concours. A une nuance près : seuls les titulaires d’un master 1 pourront être recrutés à la rentrée 2010. Ce qui pourrait signifier que c’est bien dès la rentrée 2009 que commence à s’appliquer la masterisation. Maria Stavrinaki, maître de conférences en histoire de l’art contemporain à la Sorbonne (Paris 1) et membre de la Coordination nationale des universités, est catégorique : « Ce sont des méthodes de voyous. Ce gouvernement n’a pas de parole. » A défaut de maquettes de masters prêtes, le gouvernement pourrait être contraint de retarder cette obligation de masters. Une vingtaine seulement de maquettes de cours de masters ont été remontées au ministère de l’enseignement supérieur par les facs, au point que l’agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) a renoncé à évaluer cette nouvelle offre de formation.


Les dérogations concédées par les cabinets de Xavier Darcos et Valérie Pécresse pour les concours de 2009 et 2010 avaient été, lors de leur annonce le 13 mai, saluées par les syndicats (FSU, Unsa-éducation et Sgen-CFDT. Mais tous avaient aussi réclamé plus de temps pour la préparation et la mise en place de la réforme voulue par le ministère de l’éducation nationale. Le 18 mai, le conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), comité consultatif auprès du ministère, a exigé « une remise à plat complète du dossier (...) en y consacrant le temps nécessaire ».


Ces appels à ralentir la cadence de la refonte de la formation des enseignants n’ont visiblement pas été entendus. Pour Pascal Maillard, les groupes de travail réunis ces dernières semaines à l’initiative des ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ont été « des attrape-mouches syndicales. Le Sgen, l’Unsa et la FSU se sont fait piéger » puisque que, malgré un processus apparent de concertation, le gouvernement continuait en réalité à avancer sa réforme sans bouger d’un iota. Pour Stéphane Tassel, secrétaire général du Snesup, la publication des décrets fait bien la preuve que « tout ne peut pas être remis à plat » et que sur le fond le gouvernement maintient la masterisation. Pour le 
collectif de lutte de l’IUFMde Paris, le ministère est synonyme de « Comment dit-on, déjà ? J’écoute mais je ne tiens pas compte ! »


Peut-être plus encore que la réforme du statut des enseignants-chercheurs, la refonte de la formation des profs et des maîtres a été un puissant levier de la mobilisation universitaire depuis six mois. Pour beaucoup d’entre eux, c’est à la fois l’avenir de leur discipline universitaire comme champ de recherche qui se joue dans cette affaire et 
le sort du service public d’enseignement.

La suite...
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 10:47

La mobilisation des formateurs dans les UFR et les IUFM a permis de faire reculer le gouvernement, principalement sur les échéances. Mais aujourd'hui, il prépare un coup de force pour promulguer avant l'été les décrets modifiant le recrutement des enseignants. Sans attendre la fin des travaux de la « commission de concertation », dont le rapport doit être remis le 15 juillet, il a inscrit l'examen de ces décrets à l'ordre du jour de la Commission paritaire technique ministérielle (CTPMEN) du 27 mai et du Conseil supérieur de la fonction publique d'État du (CSFPE) du 12 juin :

  • La « réforme » est en marche pour 2011, une « réforme » qui conserve toute sa nocivité (l'année bac + 5 à la charge des étudiants, une année de M2 ingérable où il faudra concilier préparation au concours, mémoire de recherche et stages éventuels, la fin de la formation en alternance…). Elle contient toujours les dispositions qui, tout à la fois, mettraient en péril les masters recherche et feraient disparaître les IUFM. Au total, on assisterait à une dégradation de la qualification réelle des enseignants débutants, tant du côté de la maîtrise des savoirs académiques que de celui des compétences professionnelles, et par voie de conséquence, de la qualité du service public d'éducation.
  • Le dispositif prévu pour l'année dite transitoire 2010-2011 cumulerait les inconvénients pour les lauréats : exclus de la reconnaissance de leur formation au niveau master, privés de la « revalorisation », privés de formation initiale en IUFM, ils auraient, certains pour la première fois, à prendre en charge des élèves pour 2/3 de leur temps de service (contre 1/3 aujourd'hui).

Dans quelle république sommes-nous ? Le gouvernement s'exonère de la responsabilité des grèves que les universitaires et étudiants ont dû décider démocratiquement pour protéger l'Université, la recherche et la formation des maîtres contre sa politique de saccage. Mais cela ne suffit pas, il érige maintenant la provocation et l'humiliation en mode de gouvernement. Comment qualifier autrement les déclarations où il fait passer les opposants à sa politique universitaire pour une petite bande d'activistes professionnels ? Comment qualifier autrement son mépris pour les membres de la commission Marois-Filâtre à qui il demande de réfléchir à la formation des maîtres tout en installant le cadre juridique de sa « réforme » ?

Face à la gravité du coup de force, face à cette nouvelle humiliation publique de l'Université, l'action doit se poursuivre et s'amplifier, la riposte doit s'organiser sans délai :

  • en demandant le retrait immédiat des décrets sur le recrutement des enseignants de l'ordre du jour des instances consultatives (CTPMEN et CSFPE) ;
  • en alertant partout les Présidents d'Université, les directeurs d'IUFM, les représentants syndicaux, les élus, parlementaires et élus territoriaux… ;
  • en faisant connaitre les textes et les documents qui émanent de la CNFDE et qui permettent de faire valoir ce que demandent les formateurs.

À la demande de nombreux collectifs, le secrétariat de la CNFDE décide de réunir la quatrième coordination nationale. Celle-ci se déroulera samedi 6 juin à Paris, à partir de 9 h 30 (le lieu sera précisé prochainement).

Le secrétariat de la CNFDE prend contact dès maintenant avec la CPU, la CDIUFM, les organisations syndicales, les syndicats étudiants et associations de parents d'élèves, la coordination nationale des universités, les sociétés savantes, les mouvements pédagogiques… pour les inviter à cette quatrième coordination nationale et pour réunir au plus tôt les conditions d'une riposte à la hauteur des enjeux.

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 16:55

http://rondeinfinie.canalblog.com/

Chers amis et camarades des universités d’Europe,

Depuis plus de trois mois l’Université française est en lutte.


Pendant plus de mille heures, des milliers de personnes ont tourné place de l’Hôtel de Ville, jadis place de grève, à Paris, pour manifester obstinément leur refus des décrets que veut imposer le gouvernement français aux universités et à la recherche, et plus généralement la loi LRU (Loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités) née du processus de Bologne qui, prenant prétexte de l’harmonisation européenne, vise à faire du savoir une marchandise.


Pour inscrire notre obstination au cœur des élections européennes, nous tournerons jour et nuit du 1er au 7 juin à Paris et vous invitons à nous y rejoindre pour manifester la véritable harmonisation de l’Europe de la connaissance et de la culture que nous souhaitons.

Nous vous accueillerons plus particulièrement le vendredi 5 juin pour en débattre ; prévenez-nous de votre venue : rondeinfinie@gmail.com

 

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 16:47

 

 

Communiqué de Bastien Cazals

Vendredi 22 mai 2009

 

Mardi 19 mai, pour la 11ème fois en 6 mois, Bastien Cazals a reçu la visite de son Inspectrice de circonscription, venue lui porter un 6ème courrier de l'Inspecteur d'Académie lui annonçant le retrait de 24 jours de salaire pour la période de janvier à mai, qui s'ajouteront aux 12 jours déjà retirés pour décembre, toujours au motif que l'aide personnalisée n'est pas effectuée règlementairement.

Au-delà de l'importance de la somme qui sera retirée (environ 1400€), cette sanction financière pose à nouveau la question du cadre légal dans lequel elle est censée s'inscrire :

-  les sanctions financières ne sont pas prévues par le code de la fonction publique,
-  les retraits sur salaire ne touchent qu'une poignée d'enseignants héraultais parmi tous ceux qui refusent d'effectuer l'aide personnalisée selon les termes exacts du décret d'application,
-  ces 24 jours de retrait ne correspondent pas au nombre de jours pour lesquels les obligations de service ne seraient pas respectées mais comprennent un « retrait forfaitaire », dont on découvre l'existence,
- comme en décembre, toutes les heures de service ont été effectuées et qui plus est, depuis janvier, elles l'ont toutes été auprès d'élèves.

Alors que Bastien Cazals, comme près de 3000 collègues, s'oppose publiquement aux réformes actuelles, dans le seul but d'obtenir un moratoire et l'organisation d'Etats Généraux de l'Education, force est de contater qu'il subit une répression illégale dont le seul objectif est d'étouffer ce mouvement des enseignants du primaire d'une ampleur inédite.

Par ailleurs, l'Inspectrice de circonscription s'est renseignée sur la tenue du fichier Base élèves. Comme ce fichage des enfants de maternelle n'est plus effectué dans son école depuis le mois de décembre, Bastien Cazals s'expose-t-il à de nouvelles sanctions, sachant que des collègues, ailleurs en France, se voient retirer leur fonction de directeur pour ce même refus ?

En conclusion, ces 24 jours de retrait de salaire reviennent à dire que Bastien Cazals travaillera les 6 prochaines semaines sans aucune rémunération.

Contact

Tél : 06 82 22 85 91

Mail : victorethugo@live.fr

Web : http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com/

 

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 07:45





A lire ce dossier  exclusif sur 4tous.net/ecoledemain, à propos des évaluations CE1

Evaluations CE1 2009
Analyse des séquences de français.
Analyse des séquences de math.

Commentaires

Appels au boycott



Les positions des syndicats


Dénonçant des évaluations basées sur des programmes rejetés et estimant que les « conditions de passation et de remontées des résultats des évaluations de CM2 ont montré des inégalités territoriales et beaucoup de bricolage », le CGT appelle au boycott des évaluations de CE1 qui commencent le 25 mai. Il demande aux enseignants de faire grève au moment du passage des tests.

Même appel au boycott pour SUD Education :
Parce que ces évaluations n’ont pas pour objectif de remédier aux difficultés des élèves, mais de repérer les élèves en difficulté. Élèves qu’il nous faudrait « soutenir » dans le cadre de l’aide personnalisée dont nous pouvons déjà constater l’échec, qui n’a servi dans les faits qu’à dézinguer les RASED !

Parce qu’elles n’ont pas pour objectif la remédiation mais la mise en concurrence des écoles, pour preuve la parution publique des résultats sur des sites (cf. l’Internaute : article « Niveau des CM2 : qui sont les meilleurs ? »)

Nous appelons donc les conseils des maîtres à discuter des modalités de résistance à mettre en place : du boycott au refus de faire remonter les résultats. Et à débattre à nouveau avec les parents d’élèves. Souvenons-nous aussi, par exemple, de la position prise par M. Jouault, IA 94, lors des évaluations CM2 : il avait assuré qu’il ne prendrait pas de sanction envers les enseignants qui ne feraient pas remonter les résultats.

Pour appâter les collègues, le ministère promettait 400€ que certains enseignants n’ont toujours pas vus !!! L’individualisation des salaires et la fragmentation des carrières sont des réponses à l’opposé de ce que nous attendons pour revaloriser le métier. C’est aussi une façon inique et méprisante de s’asseoir sur le travail en équipe qui prévalait dans de nombreuses écoles pour la passation, la correction et l’analyse des livrets d’évaluation. C’est en résumé un déni du travail en équipe et une mesure contraire aux bonnes pratiques.

Cette nouvelle réforme n’a rien à voir avec l’Éducation.

Elle participe, en la stigmatisant, de la casse généralisée de l’École publique et laïque.

Elle est à l’opposé de nos aspirations, de nos convictions éducatives et de nos missions professionnelles, tant d’un point de vue éthique que sur le plan didactique et pédagogique.

C’est pourquoi, SUD Éducation appelle au boycott des évaluations nationales.


 

Le 15 mai, le Se-Unsa a pris parti contre le boycott. "En janvier, les consignes intersyndicales (SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUIPP-FSU) de tri sélectif des exercices et donc par conséquent de non utilisation du logiciel de l’administration étaient justifiées par la date de passation des épreuves (janvier 2009 au lieu de la fin d’année) ; les craintes liées à la diffusion d’un palmarès des écoles… Le bilan CE1 est bien en fin d’année scolaire et suite à l’action menée en janvier, le ministre s’est engagé publiquement à ne pas diffuser les résultats école par école".

Enfin, le
SNUipp vient de prendre contact avec le Se-Unsa et le Sgen-Cfdt pour proposer à tous les enseignants une consigne unitaire.

- Proposition de consigne unitaire :

  • Ne rendre compte que des seuls résultats des évaluations aux élèves et aux parents de la classe concernée ;
  • Ne pas utiliser le logiciel ministériel de transmission et ne transmettre que les résultats anonymés (élèves et école) en utilisant le logiciel proposé par les syndicats.
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 14:21

Un témoignage fait état de violences policières à la Rochelle lors de la venue de Xavier Darcos au congrès de la PEEP.

A l'appel de syndicats enseignants et fédérations de parents, une manifestation regroupant plusieurs centaines de personnes s'est tenue ce matin (21 mai) à la Rochelle.
Les forces de police seraient intervenues brutalement. Un homme agé de 80 ans aurait  fait un malaise et aurait dû être emporté par les pompiers aprés avoir été aspergé par des lacrymogènes.

Merci de communiquer vos témoignages.

La  victime septuagénaire de la fronde policière à la Rochelle a été amenée aux urgences après cette offensive aux lacrymos.Elle vient d'en sortir il y a 1h.





In SudOuest.com

La Rochelle - (Charente-Maritime) Le jeudi 21 mai 2009 à 11h28

Déploiement important de forces de sécurité pour la visite de Xavier Darcos à l'occasion du congrès national de la PEEP à l'espace Encan à La Rochelle.
Les manifestants (une cinquantaine) ont été empêchés d'approcher par un cordon de CRS qui n'a pas hésité à employer des gaz lacrymogènes pour les disperser. Pris d'un malaise, un manifestant a été évacué par les pompiers.


In Snuipp17

Un cortège de 200 personnes environ s’est déplacé du parvis de la Fac vers l’Encan à 10h30 afin de montrer à Darcos son opposition à sa politique éducative. Les forces de l’ordre bloquaient l’accès par la passerelle pour l’encan, lieu du congrès de la PEEP qui avait invité Darcos pour l’ouverture. 1ère agression : Nous faisions face aux policiers lorsque 5 minutes plus tard, sans aucune raison, sans sommation, sans le moindre scrupule le policier le plus en vue sur les photos et tenant en main un vaporisateur de lacrymogène, l’a utilisé contre nous, il l’a dirigé sur nos visages et à bout portant. Il y avait des enfants dans la manif et des personnes âgées mais cela n’a pas semblé l’émouvoir.

2ème agression : Une manifestante (avec un dossard jaune) ayant emprunté la passerelle pour nous rejoindre, passe près des policiers, ils l’empoignent , la gaze et la jette très violemment à terre. Une dame se baisse pour l’aider à se relever, elle se fait gazer à son tour à bout portant.


3ème agression : Alors que nous sommes proches des barrières, le policier en question en a profité pour vider sa bouteille de gaz sur nous toujours à bout portant (voir photo avec le jet de gaz et les mains encore sur la barrière). Nous nous dispersons le temps de reprendre notre respiration et de calmer la violente douleur aux yeux. Lorsque je reviens je vois un homme de 72 ans à terre, pris d’un malaise après le gazage, je lui prends son pouls qui est rapide et irrégulier. Des enseignants appellent les pompiers, nous le plaçons en PLS en attendant leur arrivée ils le conduisent à l’hôpital. Il en ressortira heureusement en début d’après midi une fois le malaise passé.








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