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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 18:32


Lorient
  

Strip-tease collectif des étudiants dans le centre de Lorient

Saint-Lô
Saint-Lô: les lycéens se mobilisent pour une jeune Rwandaise menacée d'expulsion
 
Hélette - (Pays-Basque)
Les parents d'élèves manifestent

 

Chaires d'excellence : l'autre pomme de discorde entre enseignants-chercheurs


Caen

Terrasson

 Non à la suppression d’un poste Rased à Terrasson

 

 

Aix-Marseille I

Vu sur LCM : le blocage d'Aix-Marseille I de plus en plus contesté

 

Agen

Le schéma au piquet, les élus au tableau

 

Villefranche

 De nouvelles pistes pour Beauregard

 

Toulouse

Manif casse-croûte pour la liberté pédagogique

 

Plougastel-Daoulas

Maternelles en danger. Les parents d'élèves mobilisés

 

Carcassonne

Vent de colère au lycée Charlemagne

 

Les parents disent non à la semaine des 4 jours

 

Lyon

Fac de Lyon-II bloquée : comment ils paralysent le campus

 

 

Pays de Bray

Les élèves du lycée agricole Pays de Bray en grève jeudi

 

Plérin

«Maternelle en danger». Mobilisation à Harel-de-La-Noé

 

 

Bordeaux

La situation se débloque à l'université

Bordeaux 3 «prise entre deux irresponsabilités»

 

Lille

Université : le président de Lille 3 appelle à la tenue des examens

 

Villeneuve d’Asq

Les enseignants testent l'auberge espagnole comme alternative aux blocages des universités

 

Saint Etienne

Près de 150 étudiants ont manifesté à Saint-Etienne

 

Caen

Nouvelle manifestation d'étudiants à Caen

La manifestation des étudiants rejoint le centre-ville de Caen

 

 

Lucioles. Mobilisation pour défendre les maternelles

 

Fac de lettres: les examens reportés à mi-juin malgré le vote des étudiants

 

Nancy

La fac vote non à la reprise

 

Besançon

Un nouveau vote lundi à la fac des lettres

 

Tours

Les enseignants "désobéissants" chez l'inspecteur

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Published by Sauvons l'Ecole - dans Revue de presse
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 18:14

In http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com

Pour la convergence des contestations sociales !

Communiqué de Bastien Cazals

Le 7 mai 2009


Comme il l'explique clairement dans son livre (« Je suis prof et je désobéis », Indigène éditions, en librairie le 21 mai, 3 €), Bastien Cazals s'oppose fermement au désastre républicain que subit actuellement l'école publique.

Mais ce sont bien tous les niveaux de l'enseignement public, de la Maternelle à l'Université, qui

sont menacés ! C'est pourquoi il appelle tous ses concitoyens à manifester leur désaccord avec les réformes en cours et leur souhait que soient organisés des

Etats Généraux de l'Education, en signant massivement la pétition « Sauvons l'enseignement public, de la Maternelle à l'Université ».


Malheureusement, d'autres secteurs d'intérêt général sont mis à mal : la recherche, la culture, la justice, l'information, la santé et la solidarité... C'est pourquoi, se reconnaissant dans la charte de l'Appel des appels, Bastien Cazals participera à la journée du 9 mai à Montpellier.


---------------------------------

Contact

 

Web : http://uneecolepourvictorethugo.hautetfort.com

Mail : victorethugo@live.fr

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:59
In Sauvons l'Université

Après la ronde intempestive des obtinés autour du Panthéon, une centaine d’enseignants-chercheurs et de chercheurs ont réussi une occupation surprise du minsitère de l’ESR.


Contrairement aux allégations du ministère, ces occupants n’ont pas été simplement délogés, mais ils ont été embarqués par la police et conduits au commissariat central du 11e arrondissement.

Une autre centaine d’universitaires se sont alors rassemblés devant le ministère pour réclamer leur libération et ont été chargés et matraqués par les CRS.


Nous appelons à un nouveau rassemblement, cette fois devant le commisariat, 12 Passage Charles Dallery 75011 Paris, afin d’obtenir que nos collègues soient relâchés.


Venez nombreux !


In Universités en luttte

(source : fabula)

07-mai-

16H environ: Au moins une centaine de personnes - étudiants et enseignants - occupent pacifiquement le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, rue Descartes à Paris.

- maj 16h25: Les Crs sont entrés dans l’enceinte pour les évacuer en pleine AG.

- maj 16h35: L’occupation aura été brève: ils sortent actuellement du bâtiment (16h35), sans savoir s’ils seront arrêtés, si leurs identités seront relevées etc.

- maj 16h48: Les occupants ont été arrêtés et se trouvent actuellement dans des bus aux alentours du ministère.

- maj 17h15: Les occupants ont été conduits dans un commissariat du 11ème arrondissement qui se trouve à l’angle de l’avenue Ledru-Rollin et du passage Charles Dallery, entre le métro Voltaire et le métro Ledru-Rollin.

Un rassemblement de soutien vient d’être appelé, devant le commissariat

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:52

Le Collectif "Maternelles en danger" se mobilise : plusieurs écoles maternelles du pays de Lorient ont été occupées symboliquement pour défendre la scolarisation des 2 ans.


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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:36



Déclaration de la 3e Coordination
nationale des laboratoires en lutte


Les délégués de la communauté scientifique, réunis le 5 mai 2009 au Centre Pierre Mendès-France de l'université Paris-1 pour la troisième réunion de la Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte, réaffirment leur opposition déterminée aux réformes du gouvernement imposées aux services publics d’enseignement supérieur et de recherche.

 

La CNLL appelle tous les personnels des laboratoires à se joindre aux actions suivantes :

-         14 mai : manifestation nationale Enseignement supérieur-Recherche (ESR) contre la précarité, en convergence avec la coordination nationale des universités (CNU) et le secteur des services publics de santé le même jour ;

-         26 mai : manifestation nationale interprofessionnelle à l'appel de huit confédérations syndicales, contre la casse des services publics. La CNLL appelle à manifester dans un cortège ESR fort et visible qui défilera indépendamment pour rejoindre ensuite le cortège interprofessionnel ;

-         10 juin : journée d'actions nationales et régionales à l'occasion
de la réunion plénière du Comité national de la recherche scientifique ;

-         25 juin : organisation d'actions coordonnées pour protester contre la tenue du Conseil d'administration du CNRS, au CERN
à Genève.

 

Mobilisée depuis des mois, la communauté scientifique a maintes fois demandé que s'engage une véritable négociation sur les nécessaires réformes de l'Université et des organismes de recherche afin de sortir du conflit.

Les réformes imposées — et d'ores et déjà appliquées — visent à démanteler les organismes de recherche suivant une logique idéologique inacceptable. La mise sous tutelle politique et financière du service public de recherche et d'enseignement supérieur et la mise en concurrence des Universités et des laboratoires sont en effet incompatibles avec leurs principes fondateurs : indépendance, liberté et collégialité.

Devant le mépris du gouvernement et des directions des organismes et leur refus persistant d'entrer dans un véritable processus de négociation avec tous les acteurs de la communauté scientifique, la Coordination nationale des laboratoires en lutte appelle solennellement tous les personnels à :
 

·        Prendre une part active à toutes les journées d’action nationales de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et à leur préparation ;

·        Soutenir l’action des Directeurs d’unités visant à défendre le rôle d'opérateur des organismes dans notre système de recherche ;

·        Participer à l'ensemble des blocages et boycotts lancés pour empêcher la mise en place des réformes (conseils d’administration mettant en place ces contre-réformes
dans tous les EPST, visites de l’AERES, expertises ANR…) ;

·        Refuser la mise en place du fichage déguisé, l'automatisation prévisible de la gestion des ressources humaines et dénoncer les risques de discriminations que présentent les logiciels d'évaluation du personnel des EPST, et en particulier SIRHUS.

La coordination appelle solennellement les élus siégeant au Comité national de la recherche scientifique, ainsi que dans tous les Conseils scientifiques et d’administration, à s’opposer par tous les moyens aux réformes en cours. La Coordination demande notamment que les membres du Comité national défendent le retour à une évaluation collégiale et qualitative des laboratoires par le Comité national, contre les pratiques managériales, opaques et quantitatives de l'AERES.


La CNLL appelle enfin l’ensemble des citoyens à s'intéresser aux enjeux pour la société de l'enseignement supérieur, de la recherche et des services publics (éducation, santé...) et de leur devenir, afin de ne plus être dupes des actions de propagande du gouvernement.


La 4e Coordination nationale des laboratoires en lutte se tiendra en juin 2009.

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 12:33

Sur Villeneuve le Roi, nous sommes déçus de devoir annuler l'opération escargot. En effet, comme vous le savez, était prévu samedi 16 mai , l'opération escargot en voiture, au départ de Créteil(carrefour pompadour) en direction de VSG, elle est ANNULEE.


Cette opération devait rassembler plusieurs villes du val de marne, symboliquement la fcpe du val de marne a préféré demander aux villes participantes de converger  toutes à la même date , et à la même heure vers le carrefour pompadour. Dans notre cas, il faudrait donc partir de VSG en direction de Créteil, étant donné le peu de réponses obtenues, nous préférons annuler cette action.

En revanche à cette même date nous vous invitons à participer à la marche d'Orly- Choisy le roi. Pour la manifestation : rendez-vous SAMEDI 16 mai à partir de 10H au fer à cheval d'Orly :
Le cortège  passera par le collège Robert Desnos, la mairie de Choisy, le carrefour Rouget de Lisle pour finir à la Gare de Choisy ; donc pour ceux qui ne pourrons pas être au départ d'Orly, il est possible de rejoindre la manifestation en cours de route, soyons nombreux !

N'oublions pas nos gilets jaunes , les banderoles, des idées de slogans et tout ce qui peut faire du bruit pour exprimer notre colère.

Ne perdons pas de vue que tous nous sommes mobilisés pour défendre l'avenir de l'école , et que le nombre d'actions compte ainsi que le nombre de mobilisés lors de ces actions.
 
De plus ce même jour a lieu, à Villeneuve St Georges, un rassemblement sur le parvis de la mairie.


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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 07:36

In Café Pédagogique

A l'occasion de la 3ème Journée de la désobéissance dans l'éducation nationale, des enseignants qui refusent la réforme Darcos, accompagnés de parents ont rencontré à Toulouse l'inspecteur académique. Ils ont remis 30 nouvelles lettres de désobéissance dans un département qui compte déjà 160 professeurs "désobéisseurs".

 

Ils en ont profité pour expliquer leur position. Ils reprochent au programme Darcos "d'introduire un esprit et une pratique de la compétition entre les élèves, les enseignants et les établissements scolaires, ce que nous ne pouvons accepter, nous qui sommes attachés à une pédagogie de la coopération, à l’éveil de futurs citoyens et à une école au service d’une société de la solidarité et de la réussite pour tous". Ils dénoncent également la suppression des Rased et estiment que "le dispositif de l’aide personnalisée, censé aider les élèves en difficulté, est un dispositif en trompe-l’œil"

Le blog Résistance pédagogique

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 07:27


COMMUNIQUE DE PRESSE

COORDINATION NATIONALE ECOLE EN DANGER
 

DIMANCHE 17 MAI 2009

« Ils veulent couler l’école, Remettons-la à flot ! »

 

 

Depuis de nombreux mois, des collectifs de salariés de l’éducation et parents, mobilisés dans plus d’une cinquantaine de départements, luttent contre les réformes Darcos et Pécresse et pour un service public d’éducation de qualité pour tous.

Feignant de ne dénombrer que trois mille enseignants en résistance, qu’il assimile à « un noyau radicalisé et brutal », le gouvernement nie l’ampleur et la spécificité du mouvement de contestation (notamment sa durée et sa composition qui dépasse les préoccupations corporatistes).


Après les journées nationales d’actions du mardi 10 mars et du jeudi 2 avril, la


Dans toute la France, seront organisés des rassemblements et pique-niques à proximité des plans d’eau, afin de montrer au gouvernement que ne nous sommes pas près de renoncer à un service d’éducation de qualité pour tous et que nous continuerons à sensibiliser la population sur la gravité des attaques portées contre l’école, de la maternelle à l’université, à travers les réformes Darcos et Pécresse.

 

Avec leurs réformes, Darcos et Pécresse veulent couler l’école, remettons-la à flot ! 

 

Pour plus d’informations : http://ecoleendanger.17mai.over-blog.com 

 

 

Coordination nationale Ecole en Danger (réunie en 4° AG nationale le 18 avril à Chenôve) appelle à une nouvelle journée de mobilisation le dimanche 17 mai afin de permettre à chacun d’afficher son soutien au service public d’éducation.

Porte-parole de la Coordination nationale ECOLE EN DANGER :

-                      Isabelle CAMPANELLA (Lyon) isabelle.campanella@free.fr

-                      Bruno EZ-ZAFIR (Villefranche) b.ez-zafir@laposte.net

-                      Laurent GUIDET (Toulouse) laurentmireille@wanadoo.fr

-                      Manuel GUILLEN (Montpellier) manumtp@gmail.com

-                      Marie HARMI (Guebwiller)  marie.harmi@gmail.com  

-                      Claire MERVANT (Sète) clairemervant@orange.fr

-                      Audrey RICHARD (Sète)  richardaudrey@free.fr 

-                      Hassénia SIRAT (Dijon) sirat.hassenia@hotmail.fr

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 00:00

Pécresse, incendiaire des universités - Jade Lindgaard, Médiapart, 6 mai 2009


Et si l’incendiaire des universités n’était pas « l’extrême gauche » mais Valérie Pécresse elle-même ? Au troisième mois de grève, la ministre peine à éteindre le conflit qui perturbe toujours une vingtaine de facs à des degrés divers, soit presque un quart des 85 établissements. Si « la mobilisation ne croît pas » de l’aveu d’un leader de la contestation – hors Paris, les manifestations d’enseignants-chercheurs du 28 avril furent clairsemées – et si dans la majorité des établissements la plupart des cours ont repris, des signes de radicalisation se confirment.


A Toulouse 2, le blocage a été reconduit pour une semaine, ainsi qu’à Dijon. A Reims, des universitaires ont exprimé mardi leur refus de présider les jurys du baccalauréat 2009. A Paris 4 et Paris 1, la grève est reconduite avec, fait nouveau, le soutien des personnels administratifs. A Besançon, les étudiants ont voté lundi contre la tenue des examens. Au Havre, des enseignants promettent de reprendre la grève dès la rentrée de septembre. L’assemblée générale des personnels et étudiants de Lyon 1, dirigée par Lionel Collet, le président de la conférence des présidents d’université (CPU), a reconduit la grève et déclare dans un communiqué les inscriptions de la prochaine rentrée « impossibles ».

Pire : le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche semble jeter de l’huile sur le feu et provoquer des universitaires déjà échaudés par la promulgation du décret sur leur statut en pleines vacances de Pâques. C’est au sujet de la formation des enseignants du primaire et du secondaire (la masterisation), l’un des points durs de la crise, que l’ambiance s’est brutalement tendue hier mardi. Le syndicat Autonomesup (plutôt à droite du monde syndical, rallié à la dernière version du décret sur le statut) s’est fendu d’un communiqué déclarant « irrecevable » la dernière proposition gouvernementale d’aménagement du cursus de formation des étudiants désireux de préparer le concours des professeurs en septembre 2009.


« Le gouvernement met le feu à la maison »


Depuis quelques jours, des groupes de travail réunissant syndicats, organisations étudiantes et Etat planchent sur les modalités de transition entre le système actuel et le nouveau dispositif que souhaite mettre en place le gouvernement à partir de la rentrée 2010. Or selon Autonomesup, les ministères de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ont expliqué lundi en réunion vouloir, à titre transitoire, attribuer la totalité d’un Master 1 aux étudiants qui prépareront le concours. Mais pour Jean-Louis Charlet, président d’Autonomesup, « donner la totalité d’une année universitaire à quelqu’un qui n’a pas suivi de cours, c’est la négation de notre métier ! Les universitaires en lettres et sciences humaines se battent depuis des mois contre la destruction de leurs masters de recherche. Mais si la première année du diplôme est offerte, qui va suivre les cours ? Ça va mettre la boutique par terre ».


La grande majorité des étudiants de master en lettres et sciences humaines se destinent à l’enseignement et ont donc pour priorité de passer le concours de l’éducation nationale. Ce sont sur ces disciplines que, depuis le début de la crise, la création de nouveaux masters professionnalisants voulus par Xavier Darcos suscite le plus d’inquiétudes. Avec cette proposition « le gouvernement met le feu à la maison si tant est qu’il reste encore quelque chose à brûler », se désole Jean-Louis Charlet, « C’est un casus belli, le seuil de l’intolérable. » Prof de latin médiéval à Aix-Marseille I, sa dernière manifestation remontait à 1984. Cette année, il a manifesté cinq fois. De son côté, le ministère de l’enseignement supérieur semble prêt à modifier sa proposition. Une nouvelle réunion doit se tenir la semaine prochaine, et les conclusions seront rendues autour du 20 mai.


« On est dans un phénomène de rationalisation disciplinaire et économique de l’université dont vont faire les frais à la fois lettres et sciences humaines, et les petites universités, analyse Jean-Louis Fournel, président de Sauvons l’université, pour qui « une disposition transitoire peut être un piège magnifique ».

Car derrière la mesure ponctuelle se profile la question du devenir à terme des masters de recherche en lettres et sciences humaines. L’année de transition 2009-2010 doit aussi permettre la révision des habilitations de ces enseignements. Si les amphis sont vides, le maintien de certains cursus va devenir difficile à obtenir. Or selon Jean-Louis Charlet « dans certains cercles du pouvoir, il y a des gens qui sont contents de la situation et en profiteront pour réduire de façon drastique les masters littéraires ». Sans masters de recherche, plus de thésard et plus de recherche sur les domaines concernés. La plus longue grève de l’université française depuis 1976 servira-t-elle d’argument à un grand nettoyage anti-lettres et sciences humaines ?


« Le gouvernement nous ment encore et toujours »


Cet épisode intervient après une autre récente controverse sur l’évaluation des maquettes de ces mêmes masters. En signe d’opposition à la réforme en cours, la majorité des universités ont refusé de transmettre au ministère leur projet de cursus de formation pour les étudiants souhaitant devenir enseignants. Au vu du faible nombre de dossiers (17, dont environ la moitié venue de l’enseignement catholique), l’agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) a refusé de les examiner. Mais selon le Snesup (syndicat majoritaire dans l’enseignement supérieur), le 20 avril dernier, Patrick Hetzel, directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle a annoncé au CNESER (conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, instance consultative) que les maquettes seraient évaluées par ses services et « soumises à une prochaine réunion du CNESER pour mise en œuvre à la rentrée 2009 ».


Une déclaration aussitôt interprétée par les opposants aux réformes en cours dans l’université comme un passage en force. Tout en prétendant concerter, le ministère donne tout l’air de poursuivre la mise en place de la masterisation, comme si le report d’un an de la réforme n’avait pas été annoncé.


Quant au décret sur le statut des enseignants-chercheurs, étincelle de la révolte des facs à l’automne dernier, il ne cesse de raviver la polémique. Le texte paru au Journal officiel du 25 avril, en pleines vacances de Pâques, n’est pas le même que celui avalisé par le comité technique paritaire universitaire. Parmi les principales différences pointées pour Sauvons la recherche par Marie-Pierre Gaviano : « Il n’y aura pas d’heures complémentaires payées pour un service d’enseignement modulé à la hausse. » Au point que pour le juriste Benoît Kloeckner, dans un message envoyé à la coordination nationale des universités, « le gouvernement nous ment encore et toujours. Des universitaires sont persuadés que le décret est devenu acceptable. Peut-être est-il possible de les remobiliser ».


On est loin du décret « parfaitement conforme aux attentes de la communauté universitaire » comme François Fillon pensait pouvoir s’en prévaloir le 22 avril sur France Inter. Et la circulaire qui l’accompagne, supposée en guider l’application, sème au contraire la confusion en faisant apparaître des notions jusque-là absentes, comme le fait que « pour un enseignant-chercheur, le service ne doit pas s’écarter en moyenne sur une certaine période du service de référence »... un « paragraphe dont seules sauront sonder les profondeurs les médailles Fields de l’an 3000 », ironise Marie-Pierre Gaviano pour SLR. « Le texte promulgué est écrit en pire et en plus confus », proteste Isabelle This, présidente de Sauvons la recherche, « la circulaire est incompréhensible. La confusion continue sur la modulation des services et ses modalités d’application ».


Le même épisode qu’avec Claude Allègre


Ultimes provocations gouvernementales ? Volonté de « nous mettre à genoux », comme le dénonce Isabelle This ? Plus compliqué, tempère Dominique Barjot d’Autonomesup-Lettres-Sciences humaines. « En réalité, il n’y a pas de contradiction entre le décret validé en CTPU et le texte promulgué. Je suis sûr qu’il n’y a pas d’entourloupe ».


Mais le problème, regrette Dominique Barjot, c’est que « la communication a été désastreuse : un dossier aussi technique doit s’accompagner d’une déclaration de la ministre ». Or, estimant le problème du décret réglé, Valérie Pécresse ne s’adresse plus à ses opposants que pour les accuser de prendre en otages les étudiants en poursuivant la grève. « On n’avance pas au bulldozer dans une forêt de bambous ! regrette le juriste. Il y a un problème de méthode : c’est le problème de la gestion sarkozyste. On ne fait pas une réforme fondamentale en six mois. On l’étale dans le temps. »


Inquiétude sur la méthode gouvernementale que partage Michel Lussault, aujourd’hui à la tête du pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) de Lyon, ancien vice-président de la conférence des présidents d’université, et alors fervent défenseur de la LRU : « On avait eu le même épisode avec Allègre. Il y a une responsabilité politique évidente de mes collègues universitaires dans l’incapacité à sortir de la crise mais aussi du ministère qui a fait beaucoup d’erreurs : le pilotage de l’allocation des moyens, le flou sur les compétences élargies, la question des postes. Le ministère donne beaucoup d’arguments à tous ceux qui ne veulent pas retourner au travail. »


Dans ce contexte de défiance généralisée qui semble encore s’aggraver depuis ces dernières semaines, la communication de Valérie Pécresse, désormais entièrement centrée sur la tenue des examens et la dénonciation de la prise en otages des étudiants par les personnels grévistes, prend le risque d’attiser la colère des personnels les plus mobilisés. Depuis une semaine, pas un jour ou presque sans que ne sorte une information embarrassante pour les universitaires opposés à leur ministre : vœux d’inscription des futurs étudiants en première année de Paris 4 et Paris 8 en baisse respectivement de 25% et 50% selon le JDD, sondage révélant des étudiants majoritairement favorables au maintien des examens dans
Le Parisien lundi, stigmatisation dans Le Figaro de l’extrême gauche « imposant » le blocage dans les universités.


« La mobilisation n’a pas faibli, on ne peut pas imposer une réforme à une communauté sans son assentiment, considère Pascal Binczak, président de Paris 8 et figure de proue de la contestation universitaire, le prix politique sera très lourd. » A la tête du Pres de Lyon, Michel Lussault se fait plus sombre encore : « Le régime de l’AG permanente peut être la mort de l’université française. Certaines universités ne se remettront pas de ce conflit. »

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 22:44

Une ronde intempestive...

 

Le comité de mobilisation de la Ronde infinie des obstinés
informe que, comme promis lors du deuxième ultimatum,

la Ronde resurgit de façon impromptue demain Jeudi 7 mai

à partir de midi

autour du Panthéon

http://rondeinfinie.canalblog.com/

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