In C'est Classe

Le collège Georges Charpak, à Goussainville (Val d'Oise), est un modèle de modernité, avec wifi, un portable pour chaque prof, une cartablerie numérique, etc. Seul problème en cette rentrée: les
sixièmes sont plus de trente par classe. Et pour certains cours, on doit aller chercher des tables et des chaises dans la salle voisine. Pour protester, enseignants et parents sont restés ce
matin dans la cour avec les élèves.
Le problème est simple comme une règle de trois. Lorsque le Rectorat a calculé, au plus serré, les moyens dont le collège allait disposer à la rentrée, on attendait 419 élèves. Mais les
inscriptions ont continué d'arriver tout l'été, jusqu'à atteindre 477 inscrits à la rentrée le 2 septembre.
Résultat: des sixièmes à trente et un. Le collège, inauguré le 13 décembre 2008, est tout neuf. Grâce aux largesses du Conseil général du Val d'Oise, il est remarquablement équipé en matériel
informatique. Souvent présenté comme le premier collège numérisé, il a reçu de multiples visites officielles toute l'année dernière. Xavier Darcos y a lancé l'opération "O papier au collège". Les
journalistes ont afflué. Reste que les salles ne sont pas extensibles...
L'ensemble des personnels - enseignants, administratifs, surveillants - s'est réuni avec les parents d'élèves hier matin. Ils ont décidé d'une action commune: tant que l'inspection académique
(IA) ne leur donnera pas un rendez-vous, ils suspendront les cours et resteront dans la cour avec les élèves. Leurs demandes: création d'une classe de sixième, d'une cinquième et un surveillant
supplémentaire.
Pour l'instant, l'IA n'a proposé que du "bidouillage", disent les enseignants: prendre tout le volant d'heures sups de l'établissement réservé à des projets ou à des besoins spécifiques. "Mais là
ça coince, explique un professeur, on ne peut pas absorber toutes ces heures sups. En plus, c'est une sorte de chantage qu'on nous fait ainsi et c'est mal ressenti."
La suite...
In C'est Classe
Collège high tech retrouve des moyens
La lutte paie, y compris dans l'Education nationale par temps d'économies drastiques. Le collège Georges Charpak de Goussainville (Val d'Oise), modèle de
technologie high tech où les classes étaient surchargées, va finalement avoir une sixième et une cinquième supplémentaires. Après une mobilisation de l'équipe et des
parents.
Avec plus de trente élèves en sixième et des salles trop petites pour les accueillir, il fallait aller chercher des chaises à côté ... L'équipe réclamait donc l'ouverture de nouvelles classes. En
vain. Alors faute d'être entendus, mardi dernier, enseignants et parents sont restés dans la cour avec
les enfants.
Un enseignant raconte la suite des événements jusqu'au dénouement heureux: "Nous avons eu une audience à à l'inspection académique le jeudi à 17 heures. On nous a confirmé la création d'une
sixième avec les postes nécessaires et l'attribution d'un demi poste de surveillant.
Par contre, sur la cinquième, pas de réponse. L'inspecteur et son adjoint nous ont affirmé que celle-ci arriverait vendredi ou lundi, précisant qu'il nous serait
peut-être proposé "d'étudier de nouveaux modes de fonctionnement", en clair quelques dédoublements d'heures...!
Nous nous sommes alors mis en grève vendredi matin, avec la présence de parents, distribution de tracts et banderoles. A 10 heures 30, le principal nous informait que le rectorat avait accordé la
création d'une cinquième avec les postes nécessaire. Après une concertation dans la bonne humeur, les personnels en grève (l'intégralité des professeurs, sauf deux) ont accepté de reprendre
les cours l'après-midi.
La
suite...




Maître Nicolas et le baccalauréat

« Darcos a
menti sur la carte scolaire, s’emporte un prof. Et on en paye le prix. » Ce matin encore, la moitié des enseignants du collège Robert-Doisneau, à Paris (20e), seront en grève. Comme
depuis une semaine. Un mouvement digne du ras-le-bol de l’équipe éducative, vent debout contre la baisse continue des moyens affectés à leur établissement. Selon le projet de dotation horaire du
rectorat, Robert-Doisneau devrait perdre 51 heures hebdomadaires à la rentrée 2009, après en avoir déjà perdu 70 l’année précédente ! Un comble pour cet établissement des hauteurs de
Ménilmontant, situé en zone d’éducation prioritaire (ZEP)…
Problème:
il y a moins d'adultes dans l'établissement. Et quand il est malade, c'est plus d'élèves qui se retrouvent sans professeur. Surtout qu'il faut attendre des mois pour trouver un remplaçant.
s enseignants, pour le moins étrange, s'explique par les découvertes d'anomalies dans le calcul des élèves pour la rentrée 2009 dans l'Académie. Les services du rectorat (av de
Lesseps) et de l'inspection Académique (au Chesnay) sont très proches géographiquement, au sein de l'académie des Yvelines. Et pourtant, du rectorat à l'académie, 1681 élèves ont été perdus
en chemin... Explications, et dépôt de plainte.

Le ministre vient d’annoncer par communiqué de presse qu’il renonçait à mettre en oeuvre à la rentrée 2009 la nouvelle classe de seconde et qu’il ouvrait des
discussions « sans tabou » sur l’ensemble de la réforme avec l’ensemble des acteurs du lycée.
Pourquoi les profs contestent la réforme
Quelle est la position
des profs sur la réforme du lycée ?
Derniers Commentaires