Eddy Khaldi et Muriel Fitoussi,
 Main basse sur l'école
 Démopolis, 2008





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Mercredi 11 novembre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

In Médiapart

Dans un rapport sur le budget 2010 de l'enseignement scolaire, qui sera discuté demain, Yves Censi, député UMP, s'interroge sur la poursuite des réductions de postes dans l'éducation. En 2010, 16.000 postes seront supprimés, essentiellement grâce à la réforme de la formation des enseignants, qui permet d'économiser des milliers de postes d'enseignants stagiaires. Mais «il paraît difficile de maintenir la réalisation des programmes scolaires et le fonctionnement actuel des établissements en allant au-delà dans la diminution des emplois», écrit Yves Censi.

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Mardi 10 novembre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

In Le Monde

L'Etat doit 34,3 millions d'euros aux Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). C'est la conclusion de
l'enquête sur les financements de l'Etat mené par l'association des directeurs de MDPH rendu le 16 octobre. A l'origine de cette dette qui menace la pérennité des services aux personnes handicapées, des non-compensations de postes. Résultat : l'Etat a été mis en demeure de paiement avant fin novembre, selon Le Parisien du 9 novembre. "En cas de non-versement, les structures de Paris et Seine-et-Marne déposeront un recours contre lui auprès du tribunal administratif", écrit le quotidien.

Créées le 1er janvier 2006 et placées sous l'égide des conseils généraux, ces Maisons du handicap ont été constituées dans chaque département pour servir de "guichet unique" auprès duquel les personnes handicapées peuvent faire valoir leurs droits. L'accord initial "engage l'Etat à prendre en charge les personnels des MDPH. Les fonctionnaires ont par ailleurs une possibilité de retour dans leur administration d'origine, l'Etat doit alors verser une compensation permettant l'embauche d'un remplaçant", explique Christine Dupré, directrice de la MDPH de Seine-et-Marne et membre de l'association des directeurs de MDPH de France. "Dans les faits, nous cumulons des postes vacants depuis le début de la mise en place de ce système. Des postes que nous tentons d'assurer afin de mener à bien nos missions. Nous faisons intervenir des vacataires alors que les versements de compensation ne correspondent pas aux montants prévus", note-t-elle.


INÉGALITÉS ENTRE DÉPARTEMENTS


Cette alerte n'est pas la première. Déjà, dans un rapport publié le 24 juin, les sénateurs Paul Blanc (UMP) et Annie Jarraud-Vergnolle (PS) mettaient en cause les dysfonctionnements du dispositif. Côté finances, les parlementaires soulignaient la "grande disparité des situations entre les départements", avec une part de l'Etat qui peut varier de 12 % à 67 %, amenant les conseils généraux à compenser le manque financier. Cela pose "la question de l'équité de traitement sur tout le territoire", selon M. Blanc. On remarque que la dette de l'Etat vis-à vis-de Paris se monte à plus de 1,2 million d'euros. La situation est encore plus difficile en Seine-Saint-Denis, où le montant atteint 1,8 million d'euros selon l'association des directeurs de MDPH. D'autres départements ne semblent pas touchés : le montant dû par l'Etat au département des Hauts-de-Seine est ainsi de 0 euro.


"A Paris, le département devrait budgéter 100 000 euros de subventions pour 2010"
indique
Véronique Dubarry, adjointe au maire de Paris chargée des personnes en situation de handicap et présidente de la MDPH de la capitale. Cette somme ne couvre pas le montant dû par l'Etat. Tous les départements français ne sont, en outre, pas en mesure de provisionner un tel montant. "Certains conseils généraux ont atteint leurs limites dans leur capacité à nous aider", s'inquiète Christine Dupré

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Vendredi 6 novembre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

In Le Monde

L'assouplissement de la carte scolaire, instauré à la rentrée 2007, renforce la ghettoïsation des collèges "ambition réussite", ces établissements scolaires dont les élèves cumulent les difficultés sociales et scolaires. C'est ce que souligne un rapport de la Cour des comptes présenté mardi 3novembre devant la commission des finances du Sénat.

C'est au détour d'une enquête sur les dispositifs éducatifs dans les quartiers sensibles que les rapporteurs de la Cour ont découvert un phénomène de renforcement de la ghettoïsation des établissements difficiles, conséquence de l'assouplissement de la carte scolaire. Nombre d'observateurs s'en doutaient, mais personne ne pouvait en apporter la preuve, le ministère de l'éducation nationale refusant de communiquer sur le sujet. Désormais, une première indication chiffrée existe.


Dans son rapport, la Cour des comptes estime que, sur un total de 254collèges "ambition réussite", 186 ont perdu "jusqu'à 10%" de leurs élèves du fait de la réforme de la carte scolaire voulue par
Xavier Darcos.


Alors ministre de l'éducation, il avait jugé que la carte scolaire, qui affecte un élève dans un collège ou un lycée en fonction de son lieu de résidence, "n'assure plus l'égalité des chances et ne répond plus aux attentes des familles", car elle est "régulièrement contournée".


Même s'il chiffre à 7 %, et non pas 10 %, la perte d'élèves par certains collèges difficiles, l'actuel ministre de l'éducation,
Luc Chatel, n'a pas contesté ces résultats. M.Chatel dit attendre, "d'ici à la fin de l'année, une étude plus détaillée" par ses services, le rapport rendu public par Jean Picq, président de la troisième chambre de la Cour des comptes, ne reposant que sur six collèges "ambition réussite" de trois académies: Aix-Marseille, Lille et Versailles.


Plutôt que sur la fuite des collèges difficiles par leurs élèves, le ministre préfère mettre l'accent sur "50 établissements “ambition réussite” qui sont devenus plus attractifs et ont gagné des élèves", et sur les familles qui "sont satisfaites de l'assouplissement de la carte scolaire". "D'ailleurs, le gouvernement entend poursuivre jusqu'à sa disparition", note-t-il.


De son côté, M.Picq admet que "six collèges difficiles, ce n'est pas très représentatif." "Mais personne n'a remis en cause nos conclusions, remarque-t-il. Nous avons vraiment rencontré tout le monde: principaux, équipes pédagogiques, recteurs, inspecteurs d'académie, élus, associations… Tous ont relevé un aspect positif: des élèves boursiers ont pu aller étudier dans de meilleurs établissements. Et un aspect négatif: la perte d'élèves." La Cour prône de ce fait l'accentuation de la lutte "contre la constitution de “ghettos scolaires”".


Le libre choix des familles mis en avant par MM. Darcos et Chatel n'en est pas un aux yeux de la sociologue Agnès van Zanten, pour qui "le choix de l'établissement n'a de sens que s'il y a une vraie offre. Or les familles doivent se déterminer entre un bon et un mauvais établissement, ce qui n'est pas un choix. Et comme elles choisissent toutes les mêmes établissements, cela crée de l'insatisfaction".

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In Café Pédagogique

Carte scolaire : La "simple ânerie"

Le rapport de la Cour des Comptes sur l'assouplissement de la carte scolaire confirme que cette politique est néfaste. Quelle autre solution peut-on proposer ? Le rapport de la Cour des Comptes sur la politique de la ville, remis au Sénat le 3 novembre, analyse l'évolution des collèges depuis "l'assouplissement de la carte scolaire" voulu par le président de la République. Il montre que la ghettoïsation des établissements difficiles s'est accentuée. Sur 254 collèges ambition réussite, écrit Le Monde, 186 ont perdu jusqu'à 10% de leurs élèves. Essentiellement les moins pauvres. A Paris, le rectorat a inventé l'expression "collège dépressionnaire" pour désigner ces établissements d'une façon tristement éloquente.

 

Des effets déjà connus. A vrai dire, l'analyse de la Cour des Comptes avait déjà été faite il y a un an. Les inspecteurs généraux Jean-Pierre Obin et Christian Peyroux avaient remis à X Darcos un rapport qui annonçait cette dégringolade. "Dans la plupart des départements visités", écrivaient-ils, "la question de la survie de certains collèges est ouvertement posée… C'est aux deux extrémités de la hiérarchie des établissements que la mixité sociale est mise le plus rudement à l'épreuve : dans les établissements les plus convoités, il y a peu d'élèves de condition modeste ; dans les collèges les plus évités, ce sont les catégories favorisées qui ont disparu." Ils posaient le diagnostic de la survie de ces établissements.

 

Double ânerie. Pour toute réponse, X Darcos s"était contenté de qualifier de "double ânerie" les conclusions du rapport des deux inspecteurs. Luc Chatel est plus aimable et annonce la publication d'un rapport interne à la fin de cette année.

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Jeudi 5 novembre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

In 20 minutes.fr


Après la protestation sympathique, les parents de l'école maternelle et primaire Bara-Cabanis de Lille-Fives passent la vitesse supérieure. Selon nos informations, les cinq familles qui y ­scolarisent leur enfant souffrant d'un handicap s'apprêtent à porter plainte contre l'Etat. Motif : le manque de moyens mis en place par l'Education nationale pour faire respecter la loi du 11 février 2005 pour l'Egalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.


Le 8 octobre, ces familles, ­accompagnées de responsables syndicaux et même d'élus municipaux de Lille, avaient ­symboliquement « occupé » l'école toute la matinée. Dépêchée sur place, ­l'Inspection d'académie avait annoncé - miraculeusement - le déblocage « au plus vite » de trois postes d'assistant vie scolaire (AVS) afin d'accompagner les enfants. Un mois plus tard, les parents n'ont vu arriver qu'un seul AVS. « Mais il n'est pas formé pour s'occuper de nos enfants », explique Sabine Wilson, l'une des mamans en colère. « On a l'impression que l'Inspection académique gère cela n'importe comment. Et même qu'elle essaie de saper ce qui se fait. »

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In LibéLille

Une école à Lille occupée par des parents d'enfants handicapés

"On veut obtenir les postes auxquels nos enfants ont droit". Sabine est fatiguée, mais pas encore au bout de sa colère. Ce matin, les parents de cinq enfants handicapés scolarisés dans le groupe scolaire Bara-Cabanis, à Fives, un quartier populaire de Lille, ont décidé d'occuper l'école. Normalement, leurs enfants devraient être accompagnés par une aide, une auxiliaire de vie scolaire : c'est prévu par la loi. Mais dans les faits, ils n'ont personne à leurs côtés. "Les maîtresses veulent bien faire, mais elles n'ont que deux bras", soupire une parente d'élève.

Dans le groupe scolaire Bara-Cabanis, les enfants handicapés sont scolarisés de la maternelle au CM2 : l'un d'eux est en fauteuil roulant, un autre souffre de troubles sévères du langage, une demoiselle a un retard mental léger. "C'est terrible, parce que nos enfants se rendent compte de leur handicap et culpabilisent : ils disent par exemple, 'ma maîtresse ne peut pas me porter, parce qu'elle a mal au dos', on leur explique 'tu n'es pas responsable', mais cela pèse sur eux", explique Sabine. La loi prévoit qu'une auxilaire de vie scolaire soit aux côtés de l'enfant, pour l'aider à prendre des notes, pour l'emmener aux toilettes, pour l'aider à se déplacer. Le volume horaire est fixé par la maison départementale du handicap, qui autorise la scolarisation en milieu ordinaire. En tout, cela représente 76 heures dans le groupe scolaire. En théorie. Dans la pratique, seules douze heures sont assurées. "On a appris hier que nous allions avoir huit heures de plus, comptons vingt heures en tout", arrondit Sabine. Loin du compte, de toutes les façons.


Dans un coin de la salle d'éveil de 'la maternelle, une tente a été dépliée et les thermos de café aident à tenir le coup. Les parents racontent les coups de fil au rectorat qui se finissent dans le vide, les mails sans réponse, l'impression d'avoir un mur devant soi, comme si le handicap de leur enfant ne suffisait pas. "L'occupation de l'école est un geste à la hauteur de notre désarroi", expliquent-ils. A 10h du matin, l'inspecteur ASH (adaptation scolaire handicapés), responsable de la circonscription, s'est annoncé. Pour annoncer "des moyens bientôt à la hauteur des besoins", avec l'arrivée prochaine de trois contrats aidés, sans doute des CAE, dans le groupe scolaire. Pour les AVS, financées sur le budget de l'Education nationale, on repassera.  "Quand ?", l'arrête une des mères. Hésitation. "Bon, disons au 1er décembre. Je viens juste d'avoir la nouvelle aujourd'hui, on met en place le processus de recrutement". "Mais cela fait depuis le mois de juin que vous avez reçu les notifications ! Vous appelez cela de la bonne gestion ?", s'indigne-t-on autour de la table. Il précise qu'il n'est là que depuis septembre, remercie les écoles qui ont "organisé une stratégie d'attente" et dit "regretter profondément la situation". Sabine s'emporte : "Les bons sentiments, j'en ai jusque...". A la fin de la réunion, Amandine se désole :"Vous imaginez, trois mois de perdu dans la vie d'un enfant, c'est une année scolaire de fichue. Le mien est en moyenne section de maternelle, il avait enfin droit à une AVS, et voilà..." Elle est au bord des larmes.


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Samedi 31 octobre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole


In Resistance Pédagogique


M. Xavier Darcos, Ministre du Travail, a annoncé un plan d’urgence pour la prévention du stress au travail, notamment en proposant l'ouverture de négociations sur le stress dans toutes les entreprises de plus de 1000 salariés.

Nous demandons au Ministre de l'Education nationale, M. Luc Chatel, et aux organisations syndicales représentatives des enseignants d'ouvrir rapidement ce débat sur les conditions de travail au sein de l'Education nationale. Le tableau est plutôt sombre. Avec 39 cas de suicides par an pour 100 000 enseignants (contre 17,1 en moyenne en France pour 100.000 habitants ), la profession est la plus touchée par ce phénomène avec les fonctionnaires de police (35 pour 100 000).

Cela se traduit clairement dans les sondages : 93 % des enseignants jugent leur profession dévalorisée et près de la moitié sont prêts à changer de métier. Alors conseiller de M. Nicolas Sarkozy, M. Xavier Darcos, dans un rapport sur la situation morale des enseignants, évoquait en 2006 cette dévalorisation comme un élément objectif.

Le désarroi des enseignants face au désengagement de l'Etat, à la perte de sens de leur travail, à l'absence de dialogue et de concertation, aux abus de pouvoir de la hiérarchie, à l'atteinte à la liberté pédagogique, à l'échec et à la violence scolaire, au non respect des besoins et des droits fondamentaux des enfants, entravent fortement la possibilité d'une évolution positive de l'école.

Les attaques de Xavier Darcos contre l'Ecole l'année dernière ont aggravé incontestablement la situation morale des enseignants. Notre désobéissance dans ce contexte est un sursaut de conscience professionnelle face à une situation que beaucoup de collègues jugent sans espoir.

Le tableau ne serait pas complet si l'on n'évoquait pas le stress des élèves, voire leur détresse, qu'il devient difficile d''entendre par manque chronique de moyens humains (RASED, infirmières, médecins scolaires, personnels de vie scolaire, ...).

M. le Ministre doit donc faire face à une situation de crise que personne ne veut voir. Il y a urgence à ouvrir une enquête sur le stress des enfants et des enseignants dans l'école d'aujourd'hui.


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Samedi 31 octobre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

A lire sans retenue...

Libé 31/08/2009
«Il est faux de dire que tout est joué avant 3 ou 6 ans»
Interview Délinquance: deux spécialistes dénoncent le diagnostic précoce des troubles.

Hyperactivité ou déficit d’attention, faut-il les dépister au plus tôt pour éviter à l’adolescence des conduites à risques ? Peut-on repérer chez un jeune turbulent le futur fauteur de troubles ?

Dans sa loi de prévention de la délinquance, Nicolas Sarkozy aurait aimé le faire dans la foulée d’un rapport de l’Inserm (1) qui préconisait en 2005 un dépistage systématique et précoce des enfants perturbateurs. Tollé des professionnels, pétition de 200 000 signatures, création du collectif Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans.

Une psychanalyste spécialiste de la petite enfance, Sylviane Giampino, et une neurobiologiste de l’Institut Pasteur, Catherine Vidal, se joignent pour souligner le danger à diagnostiquer précocement ces troubles et réfuter tout déterminisme biologique. «La prévention des pathologies dès la petite enfance est récupérée par les approches sécuritaires et des conceptions naturalistes de l’enfant», affirment-elles dans Nos enfants sous haute surveillance qu’elles viennent de publier (2).


Pourquoi est-il contestable de détecter un «trouble des conduites» chez les très jeunes enfants ?

Catherine Vidal : Aux Etats-Unis, certains courants de la psychiatrie ont inscrit dans leur classification de nouvelles pathologies des enfants : «trouble des conduites», «opposition avec provocation», «hyperactivité et déficit d’attention». La question se pose de savoir si ces comportements, qui relèvent le plus souvent pour nous du développement normal d’un enfant, sont ou non pathologiques. Car s’il y a pathologie, il y a recherche d’une cause organique dans le cerveau ou dans les gènes. Or, les études sur le «gène de la délinquance» ou sur une origine cérébrale du «comportement antisocial» sont contestées par une grande partie de la communauté scientifique. Jusqu’à présent, aucun consensus ne permet d’affirmer qu’il existe une base biologique aux «troubles du comportement».

Sylviane Giampino : Or, c’est pourtant sur ces bases théoriques que se diffusent, sous couvert d’expériences pilotes ou de recherches en santé mentale dans certaines régions françaises, des questionnaires sur le comportement des enfants. On y trouve des questions du type «As-tu déjà volé plusieurs fois ?» «T’es-tu battu plus d’une fois avec un bâton ou avec une arme ?». Certains demandent même à un enfant de 3 ans s’il a du mal à se détacher d’un objet familier. Ce qui est absurde. Il est normal, à cet âge, d’éprouver des difficultés à se séparer de son jouet préféré. Toujours en France, il y a des sessions de formation à la socialité où des bébés de 24 mois, via des marionnettes, sont censés apprendre à contrôler leur colère. Ces programmes sont une forme de conditionnement dont l’éthique et l’efficacité sont discutables. Les temps de l’enfance y sont comprimés. Standardisés et informatisables, ces outils produisent un effet de stigmatisation et d’étiquetage nocifs.

Contrairement à ce que l’on affirme couramment, rien ne se jouerait avant 3 ou 6 ans ?

C.V. : Dire qu’un enfant turbulent à trois ans risque de devenir un inadapté social repose sur une vision déterministe du cerveau laissant penser qu’il existerait des circuits neuronaux déjà câblés à cet âge et qui le resteraient pour la vie. Cette conception est en contradiction totale avec les capacités de plasticité du cerveau révélées grâce à l’imagerie par résonance magnétique [IRM, ndlr]. A la naissance, seules 10 % de nos connexions neuronales sont présentes. Le reste va se former ultérieurement en fonction des apprentissages et de l’expérience vécue. Le cerveau évolue tout au long de la vie. On peut trouver par IRM des différences minimales d’épaisseur du cortex cérébral chez des enfants hyperactifs. Mais, on ne peut pas savoir si ces différences sont à l’origine du comportement agité ou au contraire la conséquence de ce comportement. Avec la découverte de la plasticité cérébrale, affirmer que tout est joué avant 3 ou 6 ans n’est plus défendable.


S.G. : La personnalité d’un être humain est loin d’être structurée aux premiers temps de la vie. Ce qu’on pense de lui, ce qu’on dit de lui sont des déterminants très puissants. Traquer des prétendus troubles chez les jeunes enfants n’est qu’un prétexte à durcir les normes de plus en plus tôt. Partir des difficultés de la petite enfance pour prédire une adolescence délictueuse, c’est faire fi du rôle de la famille, de l’école, de l’organisation sociale en général.


Quelles solutions ?

S.G. : Toujours chercher à comprendre un enfant qui va mal : que vit-il dans son corps, dans sa famille, à l’école et dans sa tête ? Concernant la prévention psychologique, je préfère les pratiques de terrain en maillage. Ne renonçons pas à ce qu’on fait bien en France. Nous avons de bons services, PMI [protection maternelle et infantile, ndlr], médecine scolaire, pédopsychiatrie, Rased [Réseaux d’aide aux élèves en difficulté] que les politiques actuelles menacent alors qu’il faudrait les améliorer et mieux les coordonner. Il est alors curieux qu’on copie les Etats-Unis et le Canada qui font taire les signes de mal-être des enfants par des conditionnements du comportement ou des calmants, au moment où les effets de ces traitements sont là-bas remis en question.


C.V. : En Amérique du Nord, la psychose de la drogue, de la violence et du terrorisme est telle qu’on se tourne de plus en plus vers la biologie pour trouver des explications. Cette biologisation des désordres sociaux revient à mettre de côté les causes psychologiques, économiques et politiques, fondamentales pour comprendre la société. L’être humain n’est pas réductible à une machine cérébrale programmée dès le plus jeune âge.


(1) Institut national de la santé et de la recherche médicale. (2) Editions Albin Michel ; 17 euros.


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Samedi 31 octobre 2009
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Par Sauvons l'Ecole

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Vendredi 30 octobre 2009
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Par Sauvons l'Ecole
In Canard Enchaîné 29-10-2009


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Mercredi 28 octobre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

In Justice au singulier

Le blog de Philippe Bilger

 Avocat Général près la cour d'appel de Paris


Que les conservateurs se rassurent, cette interrogation n'est pas destinée à mettre le feu à la société. Elle est née du couac qui, après avoir déclaré facultative la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet à ses parents, l'a rendue obligatoire pour les enseignants.


Je me garderai bien de me prononcer sur la personnalité de Guy Môquet, fusillé à l'âge de 17 ans par les Allemands le 22 octobre 1941 à Chateaubriant. Sa mort a fait de lui un jeune héros et je rejoins assez Gilles Perrault dans son analyse. Guy Môquet a été arrêté à Paris le 13 octobre 1940. Son père était député communiste et lui-même appartenait à ce parti. Celui-ci ne s'est lancé résolument dans la résistance qu'au mois de juin 1941 après le déclenchement des hostilités entre l'Allemagne nazie et l'URSS. Lors de son arrestation, Guy Môquet distribuait d'ailleurs des tracts n'appelant pas à résister mais dénonçant  "le caractère impérialiste de la guerre". Toutefois, Gilles Perrault, en admettant ces données de fait, considère qu'on n'a plus à discriminer et que Guy Môquet, jeune fusillé communiste, appartient à la cohorte des glorieux. Pourquoi pas ? Il serait indécent, à l'abri, si longtemps après, de passer au crible le destin tragique et courageux de ceux qui ont affronté une Histoire bouleversante. 


Guy Môquet, soit. C'est lui que le candidat Sarkozy puis le président de la République ont élu. C'est sa lettre qui, chaque 22 octobre, devra être lue obligatoirement par les professeurs à leurs élèves.


Henri Guaino s'est permis, sur France Info, de traiter de manière infiniment cavalière, pour ne pas dire méprisante, les enseignants qui exercent un métier à la fois prestigieux et déclassé (Le Monde).  En substance, les professeurs sont là pour obéir, ils doivent appliquer les directives de l'Education nationale, silence dans les rangs, un point c'est tout. Le conseiller spécial (est-il toujours spécial ?) du président de la République se persuade que la plupart, dans leur loyauté, respecteront l'injonction de lecture en rappelant que les "profs", après tout, ne pratiquent pas une profession libérale. J'avoue être choqué par cette désinvolture intimidante qui prend les enseignants pour des enfants qu'on mettra au coin s'ils n'obtempèrent pas. Qu'un haut conseiller du président s'autorise de tels propos avec la volonté affirmée de manifester le peu de cas qu'il fait de la liberté et de l'intelligence des professeurs me fait craindre le pire. J'y vois sans doute déjà la trace de frustrations personnelles. Quoi qu'on pense d'eux collectivement, on ne traite pas les éducateurs sur ce ton. C'est vouloir saper par avance la considération qui leur est due et ruiner une légitimité déjà quotidiennement mise à mal dans beaucoup de lycées et de collèges. Comment s'étonner demain de la désobéissance, violente parfois, à leur encontre, avec ce décret sommaire d'obéissance qui leur est signifié et qui les infantilise ? On les dépouille d'une autorité dont par ailleurs ils ne feraient pas assez preuve dans les classes. La République affaiblit le métier républicain par excellence et se tire une balle dans l'esprit.


Les professeurs doivent-ils obéir ? Doivent-ils courber leur être devant toutes les obligations qu'on fait peser sur eux ? Tout doit-il être mis au même plan dans la démarche de l'Etat ? Convient-il, pour des enseignants, de ne jamais avoir à s'interroger sur la nature de ce qu'on leur ordonne d'enseigner, de lire, de transmettre ? 

La cousine de Guy Môquet, Michelle Bouhours, âgée de 76 ans, déclare que "la lecture de sa lettre ne doit pas être imposée" (Le Parisien). Avant même d'examiner l'opportunité du facultatif ou de l'obligatoire, il me semble qu'il serait nécessaire de juger le fond même de la démarche de l'Etat. Que ce dernier ait évidemment le souci et la charge de diffuser dans tous les établissements scolaires et pour l'ensemble des enseignants un contenu pédagogique unifié et cohérent, indiscutable et à respecter, me paraît une évidence. C'est ce qui nourrit la substance même de l'enseignement, dans toutes les matières concernées. En ce sens, un professeur qui oserait refuser la loi commune serait à blâmer, à sanctionner. Il défierait des prescriptions que l'Etat a pour mission d'édicter.


Mais pour la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet, nous ne sommes plus dans ce cadre. Il s'agit d'une vision éthique, historique, mémorielle que les pouvoirs publics ont décidé de propager et de rendre obligatoire. Cette contrainte résulte d'un dessein présidentiel qui a choisi de généraliser sa sympathie citoyenne sans se soucier des aléas de l'Histoire et de l'autonomie des professeurs. Difficile en effet de soutenir que ceux-ci seraient tenus, comme pour le pédagogique, au respect de toutes les sollicitations à la fois subjectives et politiques d'un Etat dont on peut sérieusement se demander s'il est fondé à les imposer et donc à en exiger l'application une fois par an. C'est prendre le risque grave de poser une chape uniforme  sur la conscience et la culture de chacun.


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Vendredi 23 octobre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

In Café Pédagogique


Selon une étude publiée par le ministère (DEPP), deux enseignants sur trois se sentent concernés par le malaise enseignant.  Seulement 7% des enseignants pensent que le malaise enseignant n'existe pas. 67% se sentent personnellement concernés par lui. Ce nombre important illustre une véritable dégradation du métier : ils n'étaient "que" 53% à connaître ce malaise en 2005.

 

Plus que les conditions de rémunération ou celles de travail, c'est le manque de reconnaissance professionnelle qui est dénoncé par les enseignants des collèges et du lycée. Un prof sur trois (30%) envisage carrément de quitter le métier. La moitié souhaiterait rester dans l'éducation nationale, l'autre moitié un travail hors éducation.

 

Une perception négative des élèves. L'enquête, menée auprès de 1200 enseignants par Patricia Gambert et Jacques Bonneau, montre aussi une certaine dégradation de l'image que les enseignants ont de leurs élèves, et particulièrement les jeunes enseignants. "A peine plus de la moitié des enseignants estime que la plupart de leurs élèves travaillent pour passer dans la classe supérieure et réussir aux examens. Seulement 32% pensent que leurs élèves s'intéressent à leur discipline et à ses objectifs intellectuels et formateurs. On notera aussi qu'au moins la moitié des élèves demeurent passifs pour 28% des enseignants et que près de la moitié des enseignants ont des éléments perturbateurs dans leur classe" notent les auteurs.

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Mercredi 21 octobre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

Les responsables de plus de 40 sociétés savantes et associations d’enseignants se sont constitués en Forum le 17 octobre afin de mener une réflexion commune sur le fonctionnement de l’Education Nationale, l’avenir de la recherche et des universités. Le Forum sera un lieu de rencontre, d'échanges, d'information mutuelle, ainsi qu'une organisation destinée à exprimer les positions communes de la totalité ou d'une partie de ses membres. Il a vocation à être un interlocuteur reconnu de nos tutelles, d’autres organisations et des médias. Compte tenu de notre expérience pédagogique et de notre représentativité au sein de la communauté universitaire et enseignante dans toutes les disciplines du savoir, et afin de pouvoir défendre les valeurs partagées par nos sociétés, nous demandons à être partie prenante de véritables négociations sur les réformes en cours ou à venir.

Le Forum a adopté la résolution suivante concernant le projet de réforme de la formation et du recrutement des

professeurs.


Nos Sociétés se sont déjà adressées par deux fois en 2009 au ministre de l'Education Nationale pour lui faire part de leurs analyses sur les effets de la réforme de la formation et des concours de recrutement des professeurs, et lui demander d'écouter les spécialistes que nous représentons. Sur le principe, il est légitime que la formation des professeurs, qui s’effectue déjà en 5 ans (6 ans pour les agrégés), soit sanctionnée par un master. Si une réforme plus ample doit être envisagée, elle ne peut l’être sans l’accord des communautés enseignantes et universitaires et ne peut aboutir qu’au terme d’une véritable concertation ; or la parution des décrets de juillet a créé une situation d’extrême confusion que nos sociétés souhaitent vivement dénoncer. Confrontées à un projet de réforme qui semble, en l’état, irréalisable, les Sociétés savantes proposent de repenser la réforme selon les principes suivants.

Les concours de recrutement et leurs programmes doivent rester nationaux et fonder la sélection des candidats sur leurs connaissances et compétences, évaluées par des spécialistes universitaires et des enseignants des disciplines concernées. La réforme de la formation et des concours ne doit pas produire un affaiblissement des exigences disciplinaires ni une restriction du champ des matières étudiées. Pour les candidats au concours de professeur des écoles, la réforme doit être l'occasion d'un renforcement, adapté à leur future mission, des connaissances dans les disciplines absentes de la licence dont ils sont titulaires. La formation proprement pratique doit intervenir après le concours. La connaissance du système éducatif, notamment, ne sera vérifiée qu'à l'issue de l'année rémunérée de stage pratique en alternance dont on ne saurait faire l'économie. Si des stages doivent intervenir avant le concours, il s'agira de stages en observation ou de pratique accompagnée sous la responsabilité d'un tuteur, les stages en pleine responsabilité n'ayant de sens qu'après la réussite au concours. La formation continue des enseignants titulaires devra être développée. Les cursus menant aux différents concours de recrutement de l'Education Nationale, à une autre voie professionnelle ou à la recherche doivent pouvoir rester compatibles et permettre des réorientations. A cette fin, nous demandons le maintien d'exigences scientifiques et disciplinaires effectives dans toutes les formations de master. Enfin, pour garantir la cohérence des formations, il est indispensable de connaître les programmes et les dates des concours ainsi que les modalités des éventuels stages avant d'élaborer les maquettes des masters correspondants. Pour le concours de l'agrégation 2011, des solutions doivent être trouvées afin qu'aucun étudiant ne soit lésé dans la phase de transition.


Premiers Membres du Forum :

Association des Etudes Grecques

Association Française des Enseignants Chercheurs en Cinéma et Audiovisuel

Association Française d’Ethnologie et d’Anthropologie

Association Française d’Etudes Américaines

Association Française de Mécanique

Association Française des Russisants

Association des Germanistes de l’Enseignement Supérieur

Association des Historiens Modernistes des Universités Françaises

Association des Linguistes pour l’enseignement de l’Oral dans l’Enseignement Supérieur Secondaire et

Elémentaire

Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie

Association des Professeurs de Langues Anciennes de l’Enseignement Supérieur

Association des Professeurs de Langues des IUT

Association des Professeurs de Mathématiques de l’Enseignement Public

Association des Professeurs de Musique et de Musicologie de l’Enseignement Supérieur

Association pour la Recherche en Didactique des Mathématiques

Association des Sciences du Langage

Commission Française pour l’Enseignement des Mathématiques

Femmes et Mathématiques

Groupe de Recherche en Anglais de Spécialités

Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur

Société d’Etude du XVII

e Siècle

Société d’Etudes Medio- et Néo-Latines

Société des Etudes Romantiques et Dix-neuvièmistes.

Société Française d’Étude du Seizième Siècle

Société Française d’Etude du Dix-huitième Siècle

Société Française des Etudes Japonaises

Société Française de Littérature Générale et Comparée

Société Française de Physique

Société Française Shakespeare

Société Française de Statistique

Société des Hispanistes Français

Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur

Société de Langue et Littérature Médiévales d’Oc et d’Oïl

Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles

Société Mathématique de France

Société des Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public

Société des Personnels Enseignants et Chercheurs en Informatique de France

Rassemblement National des Centres de Langues de l’Enseignement Supérieur

Union des Professeurs de Physique et Chimie

Union des Professeurs de Spéciales


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Mercredi 21 octobre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole
In Café Pédagogique


"Responsabiliser" les parents permet-il de faire baisser l'absentéisme ? De nouvelles données, publiées le 20 octobre, démontrent l'inefficacité de cette politique.
Alors que l'UMP fait de l'absentéisme un thème de campagne en lançant une pétition pour "la responsabilisation des parents d'enfants qui ne sont pas assidus à l'école" et en demandant à son leader, Xavier Bertrand, d'appeler à l'application des textes permettant la saisie des allocation familiales, l'Angleterre publie le 20 octobre de nouveaux chiffres qui contredisent la thèse UMP.

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Lundi 19 octobre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

In NouvelObs

Alors qu'une note du bulletin officiel du 24 septembre laissait la lecture de cette lettre "à l'initiative de chacun", le ministère invoque "une ambiguïté qui a été corrigée".

Guy Môquet.

Guy Môquet.

La lecture dans les lycées de la lettre de Guy Môquet, jeune résistant fusillé en 1941, reste "obligatoire" le 22 octobre, anniversaire de sa mort, a indiqué lundi 19 octobre le directeur général de l'enseignement scolaire, Jean-Louis Nembrini. Une note de service, publiée le 24 septembre dernier au  bulletin officiel, pouvait laisser entendre que cette commémoration instaurée en 2007, était devenue optionnelle. "C'est une ambiguïté qui a été corrigée. J'ai adressé ce matin une lettre aux recteurs pour rappeler cette règle. La lecture de la lettre de Guy Môquet est obligatoire", a indiqué Jean-Louis Nembrini.

D'autres textes de résistants


"Il est demandé de lire la lettre de Guy Môquet le 22 octobre. Mais autour de cette lecture, il est recommandé aux enseignants de bâtir du sens pédagogique. Pour cela nous proposons des textes supplémentaires, qui peuvent accompagner la lecture de la lettre", a-t-il expliqué. "En 2008, année où la France présidait l'Union européenne, nous avions ajouté des textes de résistants européens. Cette année, alors que l'on va célébrer le 70e anniversaire de l'appel du 18 juin, nous ajoutons des textes de résistants de la France libre", a précisé le directeur général de l'enseignement scolaire.

"A l'initiative de chacun"


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Mercredi 14 octobre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

In VousNousIls

Plus de la moitié des collèges et lycées sont touchés par des suppressions de postes et une augmentation des heures supplémentaires cette rentrée, selon un sondage réalisé par quatre syndicats FSU du second degré, dévoilé mercredi.

Avec ce sondage, les syndicats Snes-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU et Snuep-FSU, qui envisagent une "grève à la mi-novembre", veulent "rétablir la vérité" face au discours du ministère de l'Education nationale, qui se félicite d'une rentrée "techniquement réussie", a expliqué Frédérique Relet, porte-parole du Snes, lors d'une conférence de presse.


Selon les premiers résultats, près de 62% (61,7%) des personnels qui ont répondu, essentiellement des enseignants, disent travailler dans un établissement où "des postes ou des demi-postes ont été supprimés à cette rentrée", contre 19,4% disant ne pas être concernés.

Conséquence, une très large majorité (87,8%) évoque une augmentation de la "charge de travail", dont 54,9% une augmentation "considérable".


Plus de la moitié (56,3%) évoquent une "augmentation de la quantité d'heures supplémentaires par rapport à l'an dernier", alors que près de 22% (21,7%) estiment qu'elle est restée stable, et 5,7% qu'elle est en diminution.


Ce sondage a été réalisé par internet à partir d'un questionnaire posté le 5 octobre sur le site internet du Snes.

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Mercredi 14 octobre 2009
- Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole
In Canard Enchaîné 14-10-2009


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