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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 07:15

In Café Pédagogique


"Au lieu d’engager le dialogue dans un esprit constructif, les inspections académiques s’enferment dans une répression disproportionnée visant à faire rentrer dans le rang les enseignants qui, en conscience, refusent d’appliquer les dispositifs et les programmes pédagogiques qui remettent en cause le sens profond de leur mission".
En lutte depuis des mois contre les nouveaux programmes du primaire et l'accompagnement scolaire, les "désobéisseurs" n'en démordent pas. "Il est minuit moins cinq dans la nuit où le gouvernement programme la mort de l'école de la République" écrit le Mouvement des enseignants du primaire en résistance. Ils appellent enseignants, syndicats et parents à participer  à une 3ème Journée de la désobéissance dans l'éducation.
Elle devrait être marquée par la 3 000èle lettre de désobéissance. Le mouvement se réclame de 2 747 enseignants "désobéisseurs". Ils sont principalement situés dans le sud (Hérault, Bouches-du-Rhône), l'ouest (Loire-Atlantique, Charentes, etc.), Midi-Pyrénées.

L'appel

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 16:00
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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 18:54
32 jours de retenue sur salaire pour avoir oser mettre en place et faire savoir à sa hiérarchie un autre dispositif d'Aide !

Voilà le courrier reçu par deux enseignants de Marseille. Le bâton est sorti...


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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 11:13

 

par Hubert Montagner

(Le professeur Hubert Montagner est directeur de recherche à l'Inserm. Il anime, à l'université Bordeaux- II, un groupe de recherche spécialisé dans la psychophysiologie et la psychopathologie du développement. Il a publié "L'Enfant et l'Animal". "Les émotions qui libèrent l'intelligence" et "L'Enfant la vraie question de l'école". )

 

Y a- t-il une place pour l'enfant dans la société française ?

Alors que le monde s'apprête à célébrer le XXème anniversaire de la Charte Internationale des Droits de l'Enfant, il est infiniment regrettable que la "société des adultes" n'accorde toujours pas aux enfants la place qui devrait leur revenir, et le respect qui devrait leur être dû.

Les propos, décisions et mesures du Président de la République française et de son gouvernement en fournissent une illustration caricaturale.


Malheureusement, l'opinion publique qu'ils anesthésient et brutalisent n'est pas vraiment consciente que la condition de nombreux enfants est précaire dans une jungle de pouvoirs et d'égoïsmes qui génèrent peurs, stress, blocages affectifs et inhibitions, inquiétude, anxiété et angoisse, "troubles" somatiques et psychiques. Ou alors, les enfants sont "oubliés" ou niés.


Quelques exemples sont particulièrement édifiants. * La suppression de maternités sans considération ou évaluation sérieuse des conséquences humaines et médicales, parfois graves pour la mère et son bébé. * La remise en question larvée de la durée du congé de maternité (propos récents du Président de la République) après "le retour en fanfare" de la Garde des Sceaux aux affaires politiques quatre jours après avoir mis un bébé au monde. Ce qui met implicitement en cause la durée actuelle du congé parental à l'occasion d'une naissance. Evidemment, tant mieux pour elle si son accouchement s'est bien passé et si son bébé se porte comme un charme.


Tant mieux pour elle si un ou des tiers ont pu garder le bébé à son retour dans son ministère. Mais, la garde des Sceaux paraît ignorer dans sa superbe les difficultés, contraintes, obligations et souffrances qui nécessitent pour de nombreuses mamans un arrêt de travail d'une durée de plusieurs semaines, parfois des mois, avant et après l'accouchement. Elle n'a pas eu un mot pour elles. En tout cas, on
ne l'a pas entendu. En outre, de toute évidence, elle ne sait pas que, tout au long de l'après-naissance, les interactions accordées entre la mère et son bébé sont nécessaires pour qu'un attachement "sécure" s'installe entre eux. Il faut bien plus de quatre jours pour que l'attachement se consolide. Le plus souvent, plusieurs semaines sont nécessaires pour que les deux personnes puissent s'ajuster l'une à l'autre dans leurs rythmes, leurs comportements, leurs émotions et leur affectivité, et pour que le père et la fratrie puissent trouver leur place. C'est encore plus compliqué lorsque les mères vivent seules, dans la détresse ou sans attache familiale. Quel égoïsme !

* L'insuffisance qualitative et quantitative des structures d'accueil pour la petite enfance (crèches et structures apparentées), alors que la natalité en France est la plus forte d'Europe ... et du monde occidental.

* L'insuffisance ou l'inexistence dans ces structures de places réservées aux enfants porteurs d'un handicap, aux enfants "border line" et aux enfants dont les parents sont issus de l'immigration, en particulier quand leurs revenus ne leur permettent pas d'envisager cette possibilité (les crèches ne sont pas gratuites).

* La négation de l'importance du rythme veille-sommeil dans la croissance, le développement et les équilibres de l'enfant, c'est-à- dire la succession des épisodes de sommeil au cours des 24 heures, en particulier la ou les siestes. On a en effet entendu le Ministre de l'Education Nationale s'étonner qu'il faille assurer aux professeurs des écoles une "formation bac +5" pour qu'ils fassent "faire la sieste" aux enfants de l'école maternelle. C'est évidemment indigne. Pourquoi le Ministre ne reste-t-il pas au moins une journée dans les écoles qu'il visite plutôt que frimer devant les caméras ? Il constaterait alors que la grande majorité des enfants de la petite section et de la moyenne section ont besoin d'une sieste reconstituante à la mi-journée (avec des visites renouvelées, il pourrait enfin apprécier l'importance de l'école maternelle dans le développement corporel et cérébral de l'enfant).

La méconnaissance ou le non respect de la sieste dans la famille, à la crèche, à l'école maternelle et ailleurs, ont logiquement pour conséquence une diminution de la durée du sommeil quotidien. Par ailleurs, toutes les études récentes montrent que, à tous les âges, la durée du sommeil nocturne a diminué au cours des vingt dernières années. En conséquence de la diminution de la durée du sommeil nocturne et du non respect de la sieste, on réduit logiquement les capacités de récupération physique, physiologique, mentale et intellectuelle de l'enfant, mais aussi sa vigilance, ses capacités d'attention et de traitement de l'information. On perturbe sa croissance, ses équilibres affectifs et biologiques, ses capacités de mémorisation et la consolidation de ses apprentissages. Que fait le Ministre de l'Education Nationale pour prendre en compte cette réalité ? RIEN, sinon fustiger les enseignants d'école maternelle soucieux de respecter le rythme veille-sommeil des enfants.

* L'absence de stratégies et lieux d'accueil appropriés pour recevoir les enfants et leur famille dans les différentes structures de vie et d'éducation, parfois de soins, pour la petite enfance, notamment quand ils sont en difficulté et présentent des particularité biologiques ou psychologiques qui en font des personnes "pas comme les autres".

* Le lancement de l'idée de créer des jardins d'éveil pour garder les jeunes enfants, sans aucune réflexion ou conceptualisation. Ce sont des coquilles vides, "justifiées" notamment par le colloque "L'école à deux ans : est -ce bon pour l'enfant ?" qui s'est tenu le 1er avril 2006 à l'Assemblée Nationale, et l'ouvrage collectif publié en août 2006 par les Editions Odile Jacob. J'ai participé à ce colloque pour expliquer pourquoi il est nécessaire d'améliorer les structures existantes(crèches, écoles maternelles ...), et non pas pour demander la suppression de l'une ou l'autre.

Si on se fonde sur la recherche fondamentale, les observations cliniques et le vécu des éducateurs et enseignants, il faut rénover les structures d'accueil et en créer de nouvelles. Elles doivent avoir pour mission d'accueillir tous les enfants, sans exclusive, et donc être gratuites (il est important qu'elles soient sous la responsabilité d'une équipe pluridisciplinaire, constituée notamment de Professeurs des écoles : pour plus de précisions, voir le document "les crèches- écoles enfantines").


De toute évidence, avec les jardins d'éveil, le projet du gouvernement (et pas seulement des deux sénateurs qui l'ont rédigé), est de créer des structures privées dont la logique serait le profit : non fondées sur un accueil optimisé des enfants et de leur famille, et sur un aménagement approprié du temps et des espaces, elles auraient pour objectif et finalité de rapporter de l'argent à leurs promoteurs et constructeurs, c'est-à-dire d'obéir à une logique marchande. Le Président de la République et le gouvernement penseraient-il à des amis patrons d'entreprise ?


* L'absence de réflexion véritable sur les finalités, le fonctionnement et l'organisation de l'école maternelle pour tous les enfants, sans laisser un seul au bord de la route. Alors que tout le monde s'accorde à reconnaître son importance, les "décideurs" et les autres responsables du système éducatif la laissent volontairement dans le flou. Pauline KERGOMARD et ses amis pédagogues doivent se retourner dans leur tombe devant les menaces qui pèsent sur l'école maternelle qu'elles ont inventée au XIX ième siècle, et que de nombreux pays nous envient. L'absence de définition claire des finalités de l'école maternelle, de son organisation et de son fonctionnement, la rend vulnérable et ouverte à tous les appétits ou idéologies. Allons-nous permettre qu'elle soit démantelée et/ou bradée pour augmenter les profits de quelques- uns ?


* L'aménagement du temps scolaire à contretemps des rythmes et du développement des enfants ... de tous les enfants, mais surtout ceux qui sont en difficulté, l'organisation de la journée à l'école étant la même de la petite section de l'école maternelle (enfants de trois à quatre ans, parfois de deux à trois ans) au CM2 (écoliers de dix à onze ans). Le passage généralisé de la semaine de quatre jours et demi à la semaine de quatre jours entraîne une augmentation de la pression relationnelle et intellectuelle sur les enfants car les enseignants doivent faire en quatre jours ce qu'ils faisaient en quatre jours et demi. Sous la pression de la hiérarchie, mais aussi parce qu'ils sont convaincus de cette "nécessité", ils privilégient "logiquement" les apprentissages des "fondamentaux" (vocabulaire, grammaire, syntaxe de la langue française ; calcul et mathématiques). Il ne reste plus de temps suffisant pour les autres apprentissages et activités (arts plastiques, musique, chant choral, biologie, histoire, géographie, découverte de l’environnement.), et aussi pour les moments de détente, soupapes absolument nécessaires, surtout lorsque les enfants sont en difficulté. Il est fréquent que le manque de temps dans la journée entraîne également une augmentation horaire de la journée scolaire la plus longue du monde parce que, faute de temps suffisant dans la journée ("on n'y arrive pas" disent -ils), un nombre non négligeable d'enseignants prolongent l'après -midi scolaire jusqu'à 16h.40, 16h.50 ou au delà. Il faut ajouter le temps consacré aux devoirs à la maison alors qu'ils sont interdits par une dizaine de circulaires ministérielles. Que deviennent en fin d'après - midi les temps d'activités ludiques, d'apaisement, de sécurité affective, de tendresse ... avec les parents et les autres partenaires familiaux ou familiers ? La France a ainsi la "super journée" la plus longue du monde. Pourtant, le Ministre de l'Education Nationale qui a institué la semaine de quatre jours, aggravant ainsi les difficultés des enfants vulnérables, en souffrance ... se répand maintenant dans les médias en disant qu'il est contre cette semaine. Où est la cohérence ? Faut-il rappeler que, pour imposer cette semaine, il a tenté de disqualifier les scientifiques en affirmant dans les médias que la chronobiologie est une spécificité française ! Ses propos sont non seulement diffamatoires, mais également stupides. N'importe qui peut "cliquer" chronobiologie ou rythmes biologiques sur internet, et constater la richesse de ce champ disciplinaire et pluridisciplinaire. * L'aggravation en classe de la pression intellectuelle et relationnelle avec la forte augmentation du poids des "fondamentaux" au cours de chaque journée scolaire, combinée à la semaine de quatre jours, encore plus dévastatrice, surtout pour les enfants en difficulté. Les dégâts sont évidents : en 2008-2009, la grande majorité des enfants de l'école élémentaires sont fatigués, souvent épuisés ... mais également nombre d'enseignants.


On peut faire l'hypothèse forte que les consultations des parents auprès du médecin généraliste, du pédiatre ou du pédopsychiatre, ont été motivées et sont toujours motivées non par des maladies infantiles, mais par l'état de fatigue, les difficultés d'endormissement, les réveils et cauchemars nocturnes, les "troubles du comportement" (conduites autocentrées, évitements, fuites, "hyperactivité",
agressions-destructions, conduites étranges...).

Avec pour corollaire la prescription accrue de béquilles chimiques par des médecins décontenancés et dépourvus "d'autres moyens thérapeutiques". On peut pronostiquer que la France va consolider sa place de championne du monde de la consommation de tranquillisants, somnifères, psychotropes

* Les espaces scolaires insuffisants, négligés, pauvres, fermés sur eux -mêmes, anxiogènes ... non aménagés pour que les enfants puissent construire des alliances du corps et de la pensée. Les toilettes sont souvent dans un état lamentable.

* La programmation de la suppression des RASED alors qu'il faudrait augmenter leur nombre, ainsi que la durée et la fréquence de leurs "interventions" auprès des enfants en difficulté. Comment expliquer la "confusion" persistante du Ministère de l'Education Nationale, et du ministre lui-même, entre le soutien scolaire apporté quotidiennement aux élèves par le maître dans la classe et le soutien psychologique et de reconstruction de l'enfant par les RASED ? Sous prétexte que sur leurs 26 heures "décrétées" pour la semaine, les enseignants doivent deux heures de "service" devant des enfants "puisque" que le temps scolaire des enfants "n'est que" de 24 heures. Les patachons du Ministère planifient les moments de soutien (quel soutien ?)) en dehors de la journée scolaire et aux pires moments :

++ à 16h.30, les enfants sont fatigués, voire épuisés, surtout ceux qui sont en difficulté ... et bâillent déjà beaucoup, s'affalent sur la table au début de l'après-midi quand cela n'est pas à la fin de la matinée ;

++ à la mi-journée, la neurobiologie a révélé qu'il y a une dépression de la vigilance corticale (du cerveau) ;

++ avant 09h.00 (souvent 09h.30), il faut aux enfants en difficulté beaucoup plus de temps qu'aux autres pour retrouver un niveau de vigilance et d'attention sélective qui leur permette de donner sens et signification au message du maître, donc de comprendre et d'apprendre. Comment pourraient-ils bénéficier d'un soutien réellement efficace avant 08h.30 ? On ne s'y prendrait pas autrement si on voulait aggraver les difficultés des enfants à comprendre et apprendre, surtout ceux qui cumulent les difficultés personnelles, familiales, scolaires, sociales et autres. Le Président de la République et son gouvernement ont renforcé une école à deux vitesses, rejetant ainsi les plus vulnérables, démunis, en souffrance ... vers l'échec et la marginalisation. Et on parle d'intégration ?

* Les fichage et bases de données scolaires qui permettent de suivre les enfants (et les familles) "à la trace", et conduisent donc à des risques de stigmatisation et de ségrégation de ceux qui "ne sont pas comme les autres".

* L'insuffisance dans la vie quotidienne de lieux récréatifs, sportifs, culturels et autres réservés aux enfants de tous âges. Où peuvent-ils "se poser", s'apaiser, canaliser leur trop plein de mouvement et/ou d'agressivité ?

Ainsi se trouvent favorisée l'aggravation de l'auto- exclusion de la vie sociale et de la marginalité, des conduites autocentrées, des évitements d'autrui, des fuites dans la drogue, l'alcool, le suicide ... la violence.

* Le délabrement ou la détérioration persistante des structures de prévention et de soins qui accueillent les enfants en difficultés.

On peut ajouter l'absence de propositions claires, concrètes et matérielles pour améliorer les structures spécialisées (hôpitaux de jour, I.M.E., I.T.E.P...), et les ouvrir sur la société de façon intelligente.

* La disparition des intersecteurs pédo-psychiatriques, ou leur réduction à leur plus simple expression.

* L'institutionnalisation de la prison pour les enfants de treize ans (douze ans dans le projet initial).

 

Face à ces réalités, on comprend mieux les propos du Ministre des Affaires Etrangères qui s'interrogeait sur la pertinence du maintien d'un Secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme.

 

 

 

 

 

 

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 12:44
In La Depeche.fr

Et de deux enseignants columérins sanctionnés par l'Inspection d'académie de la Haute-Garonne ! Après Alain Refalo, chef de file des enseignants « désobéisseurs » de l'hexagone auteur d'une lettre ouverte de « désobeissance » adressée début novembre à l'inspecteur d'académie, Anne Loconte, a à son tour « désobéi » aux réformes Darcos et refusé de les appliquer comme son collègue Alain Refalo.


Anne Loconte et Alain Refalo, enseignants « désobeisseurs » de Jules Ferry, déterminés à poursuivre leur action. Photo DDM.

2750 « Désobéisseurs »

C'est juste avant les vacances de février que la sanction financière est tombée pour Alain Refalo et c'est juste avant les vacances de Pâques, qu'Anne Loconte s'est vue signifier sa punition. L'un comme l'autre écopent de deux jours de retrait de salaire par semaine. L'un comme l'autre continuent leur combat. « Il y a un gagnant et un perdant » expliquent les deux enseignants de l'école Jules Ferry. « Nous sommes gagnants car nous sommes convaincus du l'école publique et l'avenir des élèves par notre action, et il y a un perdant, c'est l'Inspection d'Académie à laquelle nous réaffirmons notre refus d'obéir. » 2750 enseignants ont à leur tour refusé « d'obéir » à la réforme de Xavier Darcos qui préconise entre autres de prendre les enfants en difficultés par petits groupes sur les deux heures facultatives données par les enseignants à l'aide personnalisée.

La suite...

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 07:41
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 20:57

Une nouvelle vidéo (fort bien réalisée !)  par des parents de Paris. (Pour rappel ils sont à l'origine de "La faisabilité politique de l'ajustement" )

à voir et à diffuser...

Les propos de Jean-François Fontana concernant la maternelle (enregistrés jeudi) sont à mettre en parallèle avec les déclarations de Nadine Morano samedi dans le Journal du dimanche...

Paris XIIIe. Place d'Italie. Jeudi 2 avril 2009. L'une des 1000 manifestations pour l'école. Un point sur les RASED, les suppressions de postes, les EPEP, l'avenir de la maternelle et la formation des enseignants...

 


OPERATION 1000 MANIF.
envoyé par NTRN

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 18:10




Suite à une fermeture injustifiée de classe dans notre groupe scolaire, ne pouvant décider Monsieur Rosselet à revenir sur sa décision nous avons décidé d'envoyer une lettre ouverte à Monsieur Darcos, et d'engager la signature d'une pétition.

Nous avons besoin de votre soutien, Monsieur Rosselet ferme une classe en zep sans respecter le seuil de 23 élèves après fermeture en zep, cela va se répercuter sur tous les niveaux, en créant des doubles-niveaux en cascade et des classes surchargées.


Nous avons besoin de vous pour préserver les conditions d'apprentissage de nos enfants.

Anne Coret pour les Parents délégués et la Fcpe Pierre Foncin, paris 20ème


Pétition et pdf en ligne à signer et faire signer autour de vous




PÉTITION A MONSIEUR LE MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE

Monsieur le Ministre,


Nous nous adressons à vous pour vous alerter sur la situation de notre groupe scolaire à la rentrée 2009-2010.

Le groupe scolaire Pierre Foncin est situé rue Pierre Foncin à Paris 20ème, en Zone d'Éducation Prioritaire, il accueille 784 élèves de la maternelle au CM2.
Actuellement, le nombre moyen d’élèves par classe est proche de 25 élèves (et 26 au cours préparatoire), ce qui est déjà beaucoup pour une ZEP.

L'année prochaine, à la rentrée 2009-2010, on prévoit l'arrivée de 103 nouveaux élèves en cours préparatoire, 15 de plus que cette année, et pourtant, Monsieur Rosselet, notre inspecteur d'Académie a décidé de la fermeture d'une classe d'élémentaire au 4 de la rue Pierre Foncin.

Les classes seront encore plus chargées et les conditions de travail de nos enfants dégradées.

Jusqu’à présent, Monsieur l'inspecteur d'Académie de Paris refuse de nous entendre. Nous ne comprenons ni son obstination ni ses décisions de carte scolaire qui nuisent chaque année depuis dix ans au bon fonctionnement de notre groupe scolaire.

Nous vous demandons d'intervenir afin qu'il revienne sur sa décision, et que notre groupe scolaire puisse envisager la rentrée 2009-2010 dans le calme et la sérénité nécessaires au bon déroulement de la scolarité de nos enfants.

Les parents d'élèves du groupe scolaire Pierre Foncin, École maternelle 2 rue Pierre Foncin, École primaire 4 rue Pierre Foncin , École élémentaire 8 rue Pierre Foncin

Paris, le 3 avril 2009

Pétition soutenue par : les délégués de parents d'élèves, conseil local FCPE-Pierre Foncin, SUD-Éducation Paris, CGT-Educ'action 75, Sgen-CFDT Paris 1er degré, SNUDI-FO , Pierre Mansat (adjoint au maire de Paris), Anne-Charlotte KELLER (Maire-adjointe aux affaires scolaires Paris 20ème)

 

 

--

Signez la pétition contre la fermeture d'une classe à l'école Pierre Foncin, Paris 20ème

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 17:20

In Journal du Dimanche

Un instituteur, par "plaisanterie", avait menacé en septembre 2008 un de ses élèves qui exhibait son sexe en classe de le lui couper s'il recommençait. Des gendarmes ont ouvert une enquête et le maître des écoles se retrouve aujourd'hui devant les tribunaux. Liernais, son village en Côte-d'Or, a pris fait et cause pour l'enseignant. Lundi matin, ils manifesteront en sa faveur.

Sa voix s'entremêle à celle de son fils: "Comment, mais comment peut-on faire pour arrêter tout cela?" La grand-mère de Julien, petit écolier âgé de 9 ans, se tord les mains d'angoisse. Lundi, un instituteur va être jugé. Il risque jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende pour voie de fait. Un dénouement qui effare cette femme et son fils, Christophe, père du garçon concerné. "Je suis sûre, sûre que Julien ne s'est pas déculotté, oh non, ce n'est pas son genre", poursuit la quinquagénaire. Dans cette affaire ubuesque, le fait de savoir si son petit-fils a vraiment exhibé son sexe en classe importe pourtant très peu.

Pour comprendre l'agitation qui s'est emparée de cette famille à Liernais, il faut pousser la porte du café de la mairie, QG du comité de soutien à Jean-Paul. Fort de ses 80 adhérents, de centaines de sympathisants, de milliers d'euros collectés et de 3 500 signatures recueillies, cette association prépare une manifestation lundi matin, pendant l'audience devant le tribunal de grande instance de Dijon. Un préavis de grève a même été déposé dans le canton pour permettre aux enseignants qui le souhaitent de venir soutenir leur collègue.

La suite...

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 21:49



Mr Alain REFALO                                                                            
Colomiers, le lundi 23 mars 2009

Ecole Jules Ferry

Allée des Fenassiers

31770 COLOMIERS

 

Inspection de l’Education Nationale

17ème circonscription de la Haute-Garonne

Place Joseph Verseilles

31770 COLOMIERS

 

 

Objet : Monsieur l’inspecteur, soyez loyal, mais non servile !

 

 

Monsieur l’inspecteur,

 

Mardi 10 mars, pour la cinquième fois depuis le mois de novembre, vous êtes venu dans ma classe pendant une heure sur le temps de l’aide personnalisée. Et pour la cinquième fois, vous avez pu constater que je faisais bien ce que je vous avais écrit le 6 novembre, à savoir une activité théâtre pour tous les élèves, avec l’accord explicite des parents. Combien de visites de contrôle vous faudra-t-il encore pour vérifier que je ne mets pas en œuvre le dispositif de l’aide personnalisée dans le temps extra-scolaire ?

 

Je viens de recevoir votre troisième rapport de visite. J’avais souligné dans votre premier rapport du 12 décembre les inexactitudes qu’il contenait, tout en acceptant le constat de désobéissance. Vous ne m’avez pas répondu sur les points que je contestais. Je n’ai pas estimé utile de réagir à votre deuxième rapport puisqu’il m’a été communiqué le mercredi 21 janvier lors de l’audience à l’Inspection Académique, audience au cours de laquelle il m’a été signifié une sanction financière sous la forme d’un retrait de salaire deux jours par semaine à compter du 5 janvier.

 

A la lecture de ce troisième rapport, je crois de mon devoir d’attirer votre attention sur ce que je considère comme une attitude inacceptable vis-à-vis d’un instituteur de la République. Je suis profondément scandalisé par vos commentaires qui vont au-delà de la mission d’observation qui vous a été confiée.

 

Je cite : « A l’issue de ce nouveau contrôle, je constate que Mr Refalo ne s’applique toujours pas dans son service d’enseignement à mettre en œuvre les conditions nécessaires permettant de dispenser véritablement une aide personnalisée aux élèves de sa classe rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages » (c’est moi qui souligne). (rapport de visite du 13 janvier).

 

Je cite : « Cette attitude délibérée manque désormais totalement à ses devoirs professionnels (c’est moi qui souligne), en qualité de professeur des écoles et atteste d’un refus caractérisé de remplir correctement la mission qui lui est confiée auprès des élèves ». (rapport de visite du 13 janvier)

 

Je cite : « Au terme de cette troisième visite, je constate que malgré mes rappels et recommandations réitérés, et ce dans une volonté clairement communiquée de vous convaincre du caractère inadapté de votre attitude professionnelle (c’est moi qui souligne), tant vis-à-vis de vos devoirs et obligations de fonctionnaire que vis-à-vis de l’intérêt même des élèves et des parents de votre classe, je constate et prends acte de votre nouveau refus de faire évoluer d’une quelconque manière la position que vous avez prise ». (rapport de visite du 10 mars)

 

Je cite : « Ces dispositions maintenues contribuent autant aujourd’hui que précédemment à perturber le bon fonctionnement de l’école, à mettre en cause la cohérence et l’image du service public auquel vous appartenez  (c’est moi qui souligne) et auquel vous vous devez d’apporter votre entière contribution professionnelle. » (rapport de visite du 10 mars)

 

Je cite : « Au vu du nouveau constat de ce jour, je ne peux que conclure  à votre refus réaffirmé de ne pas vouloir vous conformer aux obligations de service qui sont les vôtres en qualité de professeur des écoles » (c’est moi qui souligne). (rapport de visite du 10 mars)

 

Je récuse absolument les jugements sans appel que vous croyez pouvoir porter sur mon travail d’enseignant, qui n’ont d’autre visée que de le discréditer et de le stigmatiser et qui, en définitive, voudraient me déconsidérer et me déshonorer. Les propos accusateurs que vous tenez à mon encontre sont totalement excessifs, outranciers, in-justifiés, in-sensés, in-acceptables. Ils procèdent d’un acharnement vraiment déraisonnable à vouloir me dénigrer.

 

L’ensemble de ces commentaires vise à instruire une culpabilisation de l’enseignant en essayant de le convaincre qu’il fait mal son travail, qu’il nuit à ses élèves et au fonctionnement du service public. Il s’agit d’une forme de pression morale qui ne peut que chercher à déstabiliser l’enseignant qui s’efforce de raisonner, de penser et d’agir pour ne pas être complice du démantèlement du service public d’éducation. Les enseignants, y compris les enseignants désobéisseurs, ont droit à être respectés dans leur intégrité professionnelle. Par ces jugements que vous portez sur mon travail, à contre-pied de l’ensemble des rapports que mes inspecteurs ont produits depuis le début de ma carrière, vous me condamnez sur le plan professionnel et vous alimentez les éléments à charge qui permettent à l’inspecteur d’académie de prendre des sanctions par ailleurs totalement disproportionnées.

 

A aucun moment, à l’occasion de vos visites, vous ne vous êtes intéressé à l’ensemble du travail que j’ai mis en œuvre dans le cadre des 24h hebdomadaires obligatoires. Comment juger de la qualité ou de la « nocivité » d’un travail sur la base de l’observation d’un dispositif situé par ailleurs sur un temps extra-scolaire et soumis à l’approbation des parents ? Il s’agit là d’une grave dérive administrative qui ne peut qu’attiser notre révolte.

 

Pourquoi donc, Monsieur l’inspecteur, tenez-vous à exprimer autant de malveillance à mon égard ? Comment pouvez-vous vous refusez à ce point à comprendre le sens de ma démarche ? Pensez-vous vraiment que c’est en vous enfermant dans une attitude entièrement négative que vous favoriserez une issue constructive au conflit auquel vous devez faire face ?

 

Ces jugements sont d’autant plus inacceptables que je vous rappelle les faits suivants :

 

- Lors de votre première visite le vendredi 14 novembre, vous aviez envoyé un mail à l’école à 15h10 pour prévenir de votre visite à 15h30. Il se trouve que ce jour-là, à 13h30, j’ai du amener en urgence à la clinique ma compagne dont la grossesse arrivait à terme. Alors que l’examen n’était pas terminé, j’ai laissé ma compagne à la clinique pour retourner à l’école afin de pouvoir assurer à l’heure la séance théâtre. Les élèves avaient été répartis dans les classes en attendant mon retour. Compte tenu des circonstances, - votre visite impromptue et l’émotion légitime de mon aller-retour à la clinique - je vous ai demandé de reporter cette visite. Vous avez refusé et devant mon insistance, vous avez appelé au téléphone l’inspecteur d’académie qui vous a explicitement dit que je n’avais pas le choix. Chacun appréciera l’humanité de cette décision et de cette attitude alors que je n’étais présent à ce moment-là que par conscience professionnelle et que le bon sens aurait voulu que je reste auprès de ma compagne hospitalisée. J’ai donc rejoint mes élèves et vous avez assisté à la séance théâtre.

 

- Vous avez totalement justifié et approuvé, à l’occasion d’un entretien récent, la sanction professionnelle de l’inspecteur d’académie, à savoir le refus de promotion au grand choix que je méritais dans le cadre du tableau d’avancement du corps des professeurs des écoles. Cette sanction professionnelle faisait suite à la décision prise quelques jours auparavant de me sanctionner financièrement. Alors qu’en droit français, la double peine n’existe pas, vous considérez de surcroît qu’il ne s’agit pas d’une « sanction ». Selon vous, la promotion devait m’être refusée car le contraire aurait été un encouragement à la désobéissance ! Jusqu’où êtes-vous prêt à aller dans le déni de la réalité et l’allégeance servile à des décisions dont le caractère politique n’a échappé à personne ?

 

Au vu de ses éléments, je considère désormais que le rapport de confiance professionnel qui devrait nous lier est rompu. Je vous informe donc que je ne souhaite plus votre présence dans ma classe à compter de ce jour, surtout s’il s’agit de constater une nouvelle fois ce que vous savez déjà et que j’assume pleinement. Je vous ferai gagner une heure sur votre temps précieux et mes élèves n’auront plus à me demander : « Pourquoi est-ce que l’inspecteur vient encore dans la classe ? »

 

Ces visites répétées dans ma classe, les différents rapports que vous m’avez transmis, vos justifications des sanctions financières et professionnelles qui m’ont été infligées constituent une forme de « harcèlement » moral et professionnel  que je décide aujourd’hui de dénoncer en tant que tel. Je vous informe que j’ai décidé de m’adresser à un conseiller juridique pour faire valoir mes droits en la matière afin que cesse cette pression permanente qui, forcément, à la longue, porte atteinte à la sérénité de mon travail.

 

Monsieur l’inspecteur, j’en appelle à votre conscience, à votre responsabilité et à votre humanité. Cessez de trahir votre mission première qui est de soutenir et d’encourager les enseignants dans les classes. Refusez d’obéir à des ordres contraires à l’éthique de notre profession. Renoncez à écrire des rapports à charge qui ont pour objectif de discréditer un collègue. Ouvrez-vous au dialogue vrai sans vous réfugier en permanence derrière une argutie juridique déconnectée des réalités du terrain. Soyez loyal à votre hiérarchie, mais non servile !

 

Sachez, monsieur l’inspecteur, que le mouvement des enseignants désobéisseurs ne cesse de progresser. 2 650 enseignants du primaire sont en désobéissance ouverte et affichée. Il s’agit du plus important mouvement de désobéissance pédagogique que l’Education Nationale ait connu.  A ce jour, la réponse de l’administration est soit de fermer les yeux (comme vous le faites pour un certain nombre de désobéisseurs sur la commune), soit de réprimer certains brutalement par des retraits de salaire et des refus de promotion. Cette incohérence témoigne que votre objectif n’est pas tant de savoir si les dispositifs que vous défendez sont réellement efficaces, que de vous assurez que l’ordre règne dans l’école par l’obéissance des enseignants aux injonctions de la hiérarchie et aux décrets absurdes du Ministère.

 

Ce mouvement ne faiblira pas, malgré les sanctions. Il est porteur d’une exigence éthique conjuguée à un volontarisme professionnel et pédagogique qu’aucun pouvoir ne pourra briser. Nous continuerons, avec le soutien des parents d’élèves, à défendre l’école publique, aujourd’hui menacée par des lois et des décrets scélérats. Nous ne faiblirons pas dans notre résistance. Plus vous nous sanctionnerez, plus nous désobéirons.

 

Notre mouvement n’est pas seulement un mouvement de contestation. Il se veut également une force de proposition. Nous attendons que la porte du dialogue s’ouvre avec les enseignants en résistance afin que la raison et la sagesse aient le dernier mot dans l’intérêt du service public d’éducation que nous avons l’honneur de servir.

 

 

 

Je vous prie de recevoir, Monsieur l’inspecteur, l’expression de mes sentiments déterminés et respectueux.

 

 

Alain REFALO

 

 

 

Copie à la presse et publication sur le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école

 

 

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