Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 07:36

In Café Pédagogique

soldes.jpg

 

 

Le gouvernement avait repoussé les annonces de fermetures à l'après-cantonales. On sait maintenant pourquoi. Pour la première fois les suppressions de postes vont se traduire par des suppressions massives de classes.

 

Alors que le nombre d'élèves dans le primaire va augmenter à la rentrée (+ 5000), alors que nombre d'élèves par classe est nettement plus important en France que chez nos voisins, le gouvernement devrait fermer 1500 classes dans le primaire à la rentrée. C'est ce qu'affirme le Snuipp selon les remontées des CDEN qui ont déjà eu lieu. Le Snuipp confirme ce que le Café a publié ces jours derniers mais des interrogations restent encore sur la répartition de ces fermetures.

 

Selon le Snuipp, il y aura 8 967 enseignants en moins à la rentrée au primaire en prenant en compte la résorption de 5 600 enseignants en surnombre (mais qui ont été bien utiles cette année !) et 3 367 postes devant élèves. Selon le relevé du Snuipp portant sur 75 départements, 1 368 classes seront fermées dont un tiers en maternelle. La scolarisation des enfants à deux ans devrait être fortement touchée. Ensuite ce sont les formateurs de langues qui disparaissent avec 365 postes supprimés. Le ministère rappelle qu'un certificat de langue est demandé aux nouveaux enseignants ce qui, évidemment, ne règle pas la question pour les autres. Les Rased et l'enseignement spécialisé perdent 291 postes. Ensuite viennent les professeurs remplaçants avec 176 postes supprimés et les formateurs(114 postes).  Le Café avait signalé récemment le cas des Rased et des formateurs. Le suppression des maitres en surnombre affectera d'ailleurs également la formation des enseignants car ils ont permis cette année d'offrir presque trimestre de formation professionnelle aux nouveaux enseignants. L'année prochaine le problème se pose dans des conditions aggravées. 

 

Pour le gouvernement, la situation n'est pas perçue comme inquiétante. Luc Chatel multiplie au parlement les déclarations qui minimisent l'impact des difficultés. Et le secrétaire d'Etat à la fonction publique, Georges Tron a indiqué le 24 avril "on peut encore réduire le nombre de fonctionnaires" en confirmant le maintien de cette  politique en 2012 et 2013.

 

Pour le Snuipp "le ministère doit revenir sur ces mesures budgétaires". C'est aussi ce que demandent les parents de la Fcpe et l'association des maires ruraux. Sur le plan de la gestion, il faut rappeler qu'il y a 245 000 classes du primaire. Et qu'une fermeture en vaut une autre. Mais dans la réalité de ce que vivent les français, il en va autrement. Par exemple, un poste d'enseignant spécialisé en moins ne se remplace pas quand votre enfant a des difficultés scolaires graves.  La suppression de la scolarisation a deux ans a un impact financier majeur sur les jeunes couples. En zone rurale, une école qui ferme a un effet global sur le village.

 

Communiqué Snuipp

Les Rased premières victimes des suppressions de postes dans le primaire ?  Ou les maîtres formateurs ?
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 18:48

par François Leménahèze 28-03-2011-18-38-19.jpg

 

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 19:30

In France Culture

Sur les docks

 

Un documentaire d'Anne-Charlotte Pasquier-Sinet et Vanessa Nadjar

 

Il y a trois ans, à trente ans passés, j’ai repris le chemin des écoliers de l’autre côté de l’estrade pour devenir « maîtresse ».

 


Replongée dans un univers d’enfance, avec cette fois-ci des lunettes sur le nez et tout un cortège de mots nouveaux dans la tête. « Compétence », « évaluation »,  « savoir-faire »,  « savoir-être » : mon passage à l’IUFM m’avait plongée toute entière dans cette marmite de mots qui infuse le système scolaire, jusqu’à en ressortir un peu étourdie...

 


J’ai découvert l’exaltation mêlée de panique de « mener sa classe », la joie d’installer des rituels, de faire comprendre, faire apprendre ! Et puis l’angoisse de ne pas y arriver... La solitude, la fatigue, le désarroi, et souvent, le doute.


Entre la cour de récré et la photocopieuse, je me suis frottée à mes premières questions existentielles de prof.
J’ai vaillamment validé les dix compétences nécessaires pour être intégrée au « corps enseignant », avec le sentiment de découvrir à tâtons un métier à la fois passionnant et fort complexe.
Au-delà des grilles de compétences qui saucissonnent la réalité, qu’est-ce que ce métier de « professeur des écoles » ?

Ce questionnement intérieur fait écho à l’actualité, à l’heure de la suppression des IUFM au moment où certains jeunes professeurs sont plongés dans les classes sans préparation.
Avec l’équipe de Sur les Docks, nous allons tenter de mieux comprendre et faire entendre ce métier, « de l’intérieur ».

 

 

A écouter

 

Avec :

Catherine Farret, professeur des écoles ;
Evald Maillet, professeur des écoles ;
Thierry Nouhen, professeur des écoles ;
Guillaume Merle, professeur des écoles ;
Thierry Caruana, professeur des écoles ;
Roland Goigoux, professeur d’université en sciences de l’éducation.

 

 

 

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 07:20
cri.jpgLe  message qui suit de Pierre Souin (Maire de Marq et directeur d'une petite école communale) a été diffusé sur les boîtes académiques des écoles du 78, 91, 92, 95 provoquant la colère de certains - une minorité j'ose espérer !
Il est fort probable que beaucoup de collègues n'en aient pas eu connaissance (surtout avec certains directeurs débordés !) 
 
Merci Pierre

Résultats des évaluation nationales CM2 :
 
Attention, pour les collègues qui renvoient leur résultats d'évaluation CM2 à l'IEN (petits effectifs) ou directement par le biais de l'import académique (effectifs standards), il faut faire un brassage aléatoire de vos élèves avant de lancer la procédure "d'anonymation" et ne surtout pas les garder par ordre alphabétique... Chacun peut choisir et créer sa méthode.
 
Sinon quoi ? Si vous saisissez vos élèves dans l'ordre alphabétique et si vous les "anonymez" simplement ensuite, il est très simple de faire sauter l'anonymat en croisant votre fichier d'évaluation avec le fichier base élèves de vos CM2, qui est à l'IA... en principe, Base élève ne doit pas servir à monter un fichier des élèves selon leurs compétences et leurs performances, mais encore une fois, en combinant les deux fichiers, c'est envisageable et sait-on jamais ?
 
Par ailleurs, il semble bien que l'an passé les résultats aux évaluations nationales CM2 ont été demandés dans les dossiers d'entrée en sixième... Où est l'anonymat dans cette demande ? Faudra-t-il refuser d'intégrer ces résultats d'évaluation dans les dossiers à venir ?
 
 
Enseignement de l'anglais :
 
Plus d'intervenants extérieurs recrutés par l'Education Nationale pour l'enseignement de l'anglais. Donc il faut que dans chaque école où aucun enseignant n'est habilité, quelqu'un suive un stage et passe son habilitation. Dans notre école à trois classes, c'est moi qui m'y suis collé... Pas franchement convaincu au départ (je me rappelais ma note d'anglais au bac... pas fameuse). Et finalement je suis plutôt agréablement surpris : c'est de l'anglais intensif, avec des profs du GRETA compétentes et je crois que j'ai progressé (on verra ça à l'habilitation provisoire, puis à l'habilitation définitive), même s'il y a encore du travail... Attention, certains stagiaires émettent un avis semblable et donc plutôt positif sur le stage, d'autres sont très réservés.
 
MAIS SURTOUT, il apparaît que dans certaines circonscriptions, on a menacé de fermer un poste en juin dans les écoles où aucun maître n'était habilité, pour le rouvrir en poste fléché à la rentrée de septembre...
ET VOILA, la mobilité et la flexibilité forcées arrivent dans les écoles.
Est-ce bien légal ? Et même s'il s'avère que c'est légal, c'est immoral et inique (et c'est bien parce qu'il faut rester poli pour utiliser la messagerie académique).
D'autant que si dans certaines académies les PE sortants n'avaient leur habilitation qu'à condition d'avoir au moins 10 sur 20 de moyenne en anglais, il ne semble pas que c'était le cas dans tous les IUFM franciliens (à confirmer auprès des PE qui sont sortis ces dernières années) : il y a donc une inégalité flagrante entre ces jeunes PE automatiquement habilités et nous.
 
 
EPEP : à la trappe ?
 
Suite à un bon coup de la sénatrice PS Françoise Carton, un amendement proposant d'abroger le texte autorisant l'expérimentation des EPEP a été adopté par le Sénat, contre l'avis du gouvernement(c'est donc l’article 86 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales qui serait remis en cause). Toutefois, il ne faut pas crier victoire trop tôt : le circuit des navettes ne fait que commencer, et je ne suis pas optimiste sur la position de l'Assemblée Nationale sur le sujet.
C'est pourquoi je continue à refuser l'idée de transformer les écoles en "établissements", tant que nos dirigeants lieront cette transformation à une notion de regroupements d'écoles et pousseront les communes à se défaire de la compétence scolaire au profit des intercommunalités (au nom de quoi on a fermé et on ferme nombre d'écoles rurales   contre l'avis des enseignants, des parents et des élus locaux). Maintenant, si on peut imaginer l'idée d'accorder le statut d'établissement à une école à classe unique, à deux classes ou à trois classes, je veux bien en causer...
 
La prochaine fois, je pense que je vous parlerai d'un vilain avatar de la loi Carle passé presque inaperçu, de l'augmentation inquiétante de la paperasserie administrative à l'éducation nationale (overdose en vue) et peut-être encore un peu des regroupements d'écoles (avec la triste fermeture de l'école de Long dans la Somme)...
 
cordialement
 
Pierre Souin
Maire de Marcq dans les Yvelines (et directeur-instituteur de l'école communale à trois classes)
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 17:40

In Snuipp

 

Selon l’INSEE, en 2009/2010, les effectifs en classe étaient en moyenne de 25,5 en maternelle et de 22,6 en élémentaire. Un chiffre qui sera sans aucun doute revu à la hausse. En effet, nombre de départements qui connaissent une croissance d’élèves n’auront pas de dotation correspondante.

 

Selon l’INSEE, en 2009/2010, les effectifs en classe étaient en moyenne de 25,5 en maternelle et de 22,6 en élémentaire. Un chiffre qui sera sans aucun doute revu à la hausse. En effet, nombre de départements qui connaissent une croissance d’élèves n’auront pas de dotation correspondante.

 

En Haute-Garonne, par exemple, 1 200 élèves supplémentaires sont attendus et 0,5 poste en plus prévu à cet effet. Si l’IA a renoncé à augmenter le seuil d’ouverture déjà fixé à 32 en maternelle et à 27 en élémentaire, il a déjà annoncé qu’il le ferait l’année prochaine. En attendant, de nombreuses fermetures de classes sont attendues.

 

En Seine-Saint-Denis, ce sont 2160 élèves qui vont arriver alors que le département devra rendre 20 postes. La suppression des RASED et de maîtres supplémentaires devraient permettre d’ouvrir une soixantaine de classes quand 90 seraient nécessaires. La crainte dans beaucoup d’écoles c’est que les ouvertures n’aient pas lieu là où elles pouvaient intervenir jusque-là, particulièrement en maternelle.

 

Dans les départements en baisse démographique, l’équation est tout aussi difficile. Dans le Calvados et dans l’Aisne, qui doivent rendre respectivement 61 et 50 postes d’enseignants, les IA envisagent de regrouper les effectifs et de fermer les petites structures.

 


Tout ce qui n’a pas charge de classe…

Dans la chasse aux postes, tout ce qui ne justifie pas d’une prise en charge de classe est menacé. Peu importe si ces enseignants permettaient une meilleure qualité ou un meilleur fonctionnement de l’école. Tout y passe. Dans les Côtes d’Armor, c’est un catalogue à la Prévert : un poste ITEP, 1 CMPP, 1 CDDP, 2 conseillers pédagogiques (musique et arts plastiques), 1 intervenant en breton, et le passage de 0,75 à 0,50 des décharges des maîtres ressources TICE. Le Doubs perd deux postes de coordonnateurs ZEP. En Seine-Saint-Denis : fin des remplacements pour les départs en stages ASH (- 6), pour les congés formation (- 7), fin des dispositifs pour les enseignants en difficulté (- 7) et fermeture des postes de maîtres supplémentaires dans l’éducation prioritaire à l’exception des RAR (20 sur 42). Dans l’Yonne, 12 postes “soutien aux apprentissages fondamentaux” sont aussi sur la sellette.

Moins de remplaçants

Parmi les postes que l’on peut fermer sans que cela se voie dès la rentrée, figurent ceux des remplaçants. A Paris, l’IA a déjà annoncé qu’il en supprimerait une petite trentaine (à égalité avec les RASED) pour rendre les 58 postes demandés par le ministère. Si le surnombre prévu dans le département l’année prochaine ne suffit pas à éponger les absences, l’IA prévoit déjà le recours à des contractuels. En Ardèche, l’IA qui s’est félicité du taux de remplacement a cité les brigades comme des cibles. Dans les Côtes d’Armor, l’IA qui veut “protéger les écoles” prévoit en groupe de travail la fermeture de 7 à 8 postes. Dans les départements de Seine-Saint-Denis, de la Moselle, du Doubs… les brigades et ZIL devraient aussi être touchés.

Plus d’école avant 3 ans ?

Le taux de scolarisation des enfants de 2 ans était à la rentrée 2009 de 15,2%. Un chiffre en chute libre puisqu’en 2000, il était de 35,4%. La rentrée 2011 devrait confirmer cette tendance. En Gironde, où le taux est actuellement de 6,5%, l’IA annonce une baisse de 1% de la scolarisation, ce qui équivaudrait à s’en tenir à la scolarisation dans les zones d’éducation prioritaire. Même constat en Haute- Garonne où ce taux est déjà réduit à 5%.

Aide administrative : les directeurs à la peine

Dans beaucoup de départements, les directrices et directeurs se sont vus retirer leur aide à la direction assurée par les employés de vie scolaire suite au non-renouvellement des contrats. Si l’Assemblée Nationale a voté un amendement attribuant 20 millions d’euros au recrutement de 4500 contrats aidés à la rentrée 2011, les personnes recrutées seront en priorité affectées à l’accompagnement des élèves handicapés. En attendant, sur le bureau des directeurs, le travail continue de s’empiler. Le SNUipp interpelle le ministère pour que les directeurs aient une véritable aide administrative.

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 12:44

 

Ce matin nous avons fait quelques pas dans la neige pour arriver jusqu’à l’école, un peu en retard mais pas pressés. Blanche et Aimé ont enlevé leur manteau et leur chaussures pour enfiler les chaussons, Marcel les a regardés avec envie et je lui ai dit « l’année prochaine, tu pourras toi aussi accrocher ta cape sous ton prénom ». je ne savais pas encore. L’année prochaine, Marcel, Blanche et Aimé n’accrocherons pas leur manteau sous leur prénom. La veille de la rentrée, nous n’irons pas cueillir les petits bouquets que les enfants offrent à leur maîtresse pour fêter le retour à l’école. L’année prochaine, la porte de la petite école du village restera fermée. Plus de cris d'enfants pour marquer les heures, plus de légumes dans le potager, personne ne se souciera du sort de neuf enfants dispersés dans les écoles des villages alentours. Les grands arbres de la cour se sentiront bien seuls, ils protégeait les secrets des enfants depuis toujours.   J’entends déjà les voix qui me diront que ce fermeture était inévitable, qu’elle était annoncée, je vois déjà les regards de ceux qui ont retirés leurs enfants de cette école parce qu’elle était condamnée, eux qui l’ont condamnée. Il nous fallait deux ou trois enfants supplémentaires. Nous étions sur le point de convaincre certains parents. Il est trop tard maintenant. Je me souviens de notre arrivée ici et de notre visite à la maîtresse qui a décidé de notre installation. Je me souviens avoir lu avec le sourire tous ces articles sur les écoles alternatives, celles qui promettent un enseignement différent à des parents prêts à payer des fortunes pour que le rythme de leur enfant soit pris en considération. Dans la petite école publique de notre village, chaque enfant évolue a son rythme, de la moyenne section à l’entrée en sixième. Les enfants font de l’histoire, de l’anglais et apprennent à s’occuper des plus petits.  Au moment de cette entrée en sixième, quand il quitte le cocon, ils sont prêts. Depuis des années, ils ont appris l’autonomie sans subir la violence que  les contraintes scolaires et les obligations peuvent représenter pour certains enfants.. La maîtresse es toute seule pour sept niveaux et le respect des autres est obligatoire, comme à la cantine où les enfants mangent ce que la cantinière leur a préparé. Elle connaît les goûts de chaque enfant. En décembre dernier, chaque vendredi, le menu et la salle à manger était dédié à une couleur. La cantinière conduisait le bus aussi. Personne ne sait où la maîtresse ira l’année prochaine. Depuis quelques jours, les enfants sont inquiets et moi je suis en colère. J’en veux aux parents qui ont changé leur enfant d’école. Is disaient anticiper une fermeture annoncée, j’en veux à ces parents de l’école voisine qui ont mené campagne contre une école trop différente, « trop bien » peut-être ? J’en veux aux élus qui  ne se sont pas battus comme il le fallait. Quel intérêt à soutenir neuf élèves et quelques parents qui y croyaient encore? Les anciens du village nous racontaient que depuis trente ans, l’école avait toujours été en danger, à deux doigts de la fermeture. Cette fois-elle ferme, la décision est sans appel. J’en veux à l’inspectrice qui est venu annoncer a nouvelle en cherchant sa route pour venir à l’école, elle n’y était jamais venue. J’en veux à ce système, à ces ministres et à leur président qui sont arrivés à leurs fins, convaincre, même dans les campagnes les plus isolées, qu’il faut fermer pour regrouper, pour mieux fermer encore. J’en veux à ce système qui détruit et pilonne. La petite classe unique de notre village a a sauvé plusieurs enfants en grande difficulté scolaire. La maîtresse ne préparait pas seulement de la tisane au thym à ses petits quand ils n'étaient pas bien. Elle     apprenait l’autonomie à des enfants qui rejoignaient leur deuxième famille, tous les matins à neuf heures. Mais qui se soucie de neuf enfants qui apprenaient heureux, d’un village qui meurt  et de la révolte qui me ronge tant je crois maintenant qu’elle est inutile et vaine. 


Banche, Aimé et Marcel sont inquiets, moi je suis triste pour les enfants, et pas seulement pour les miens.

 

Marion le Hir de Fallois, mère d'élève, Saint-Martin de Salencey.

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 15:21

4jeudis.jpgIn Libération

 

Y avait longtemps. Revoilà sur le tapis la question du rythme scolaire, et avec elle l'éternel débat sur la semaine de quatre jours.

 

 

La mission d’information de l’Assemblée nationale sur les rythmes scolaires prône d’«interdire» la semaine de quatre jours à l’école primaire pour «alléger les journées de l’enfant», ainsi que de «réduire les vacances d’été», dans un rapport rendu public mercredi.

La semaine de quatre jours «devrait être interdite», selon une synthèse du rapport: une telle mesure «apporterait une restriction à la liberté qui devrait être offerte aux acteurs locaux», mais «enverrait un signal fort de prise en compte de l’intérêt de l’enfant».

 

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 07:34

In Snuipp 78

 

Un nouveau document départemental intitulé "préparation à l’inspection individuelle du directeur d’école" : édifiant ! Le SNUipp-FSU propose une motion aux conseils des maîtres.

Quelques collègues directeurs ont reçu récemment de leur IEN le nouveau document départemental intitulé « préparation à l’inspection individuelle du directeur d’école » à renseigner avant l’inspection.

Le voici.

Sa lecture en est édifiante.

Outre sa lourdeur et le temps qu’il faut y consacrer, ce document comporte des aspects extrêmement graves.

En effet avec ces nouvelles modalités d’inspection, pour la première fois, l’évaluation du directeur est intimement liée aux résultats et « performances » des élèves de l’école.

C’est la culture du résultat dans toute sa perversité :

- tableaux à renseigner sur le nombre d’élèves relevant de l’APE, du PPRE, du stage de remise à niveau….
- résultats des évaluations-bilans des élèves sur les 3 dernières années accompagnés des résultats nationaux, nombre de maintiens…

Jackpot pour le directeur si les scores de son école atteignent ou dépassent les scores nationaux ?

Quel nouveau rôle veut-on ainsi imposer au directeur d’école ? Un manager obnubilé par les chiffres de performance, les indices de satisfaction, les « résultats » de son équipe ?

La notion de pilotage par les résultats, transposition du monde de la banque et de l’industrie, s’installe insidieusement dans notre système éducatif.

On passe sémantiquement dans le monde de l’entreprise pour faire valoir que l’objectif n’est plus la réussite des élèves mais la mesure de la performance du système.

La dérive managériale, les évolutions en cours, notamment concernant l’évaluation des personnels, renvoient les enseignants à un désarroi grandissant.

Le réel du métier est négligé (faire classe n’est plus considéré comme suffisant). L’imposition grandissante d’indicateurs déconnectés du travail finira par produire des dérives pour obtenir des résultats.

Ce dispositif est dangereux et inacceptable.

Les réformes mises en œuvre ces dernières années se caractérisent par le choix délibéré de faire l’économie du savoir-faire et des réflexions des enseignants.

Elles relèvent de l’injonction institutionnelle, du déni de compétences et de capacité des personnels, voire d’une volonté de caporalisation.

Le risque d’une telle procédure est d’y laisser notre identité professionnelle et de voir se réduire en chiffres à fin de comparaisons malsaines toute la professionnalité et la relation humaine qui se noue dans l’acte pédagogique.

Motion proposée aux conseils des maîtres par le SNUipp-FSU

Le conseil des maîtres de l’école ___________ réuni le______ exprime son opposition au nouveau dispositif d’évaluation des directeurs basé sur un document préparatoire à l’inspection individuelle qu’il ne peut accepter. L’objectif aujourd’hui ne semble plus être la réussite de l’élève mais uniquement la stricte mesure de la « performance du système ». Cette conception du métier n’est pas la nôtre. Devant la multiplication des tâches, les enseignants sont confrontés à une justification perpétuelle de leurs actes dans un cadre qui leur impose de plus en plus de freins et de contraintes empêchant toute innovation, toute réflexion sur le métier.

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 21:21


 


L’école dans 10 ans ? Un numéro qui croise imagination et analyse.

Une livraison exceptionnelle où l'examen des évolutions de l'école se mêle à des textes de fiction inédits (cinq auteurs, Gérard Mordillat, Marc Cantin & Isabel, François Bégaudeau, Fabien Clavel et Ayerdhal, nous proposent leur vision de l'école dans 10 ans).

Parce que s’il est vain de chercher à prédire l’avenir, il nous semble indispensable de tenter de nous projeter dans le futur pour avoir une prise sur lui.

Alors, 2020 : rêve ou cauchemar ?

Dans tous les cas l’avenir ne se construira pas sans nous et nous avons dès aujourd’hui notre mot à dire (ou à écrire) pour que celui-ci soit un peu plus conforme à nos aspirations.

Cette nouvelle livraison de la revue propose des analyses – la cohérence des contre-réformes en cours, le programme CLAIR, le tout sécuritaire, le jargon technocratique et les ambitions de nos petits chefs, etc. - mais fait aussi la part belle aux résistances et aux rêves d'une autre école.

Le sujet était tellement porteur que nous n’avons pas pu regrouper toutes les contributions sur un seul numéro, le 28 traitera donc du même thème et proposera de nouvelles fictions.

Une partie historique (le centenaire de L'École émancipée) et une abondante rubrique lecture et littérature jeunesse, complètent ce numéro.

Le numéro est à feuilletter en ligne et à commander (4 € en version papier, 2 € en version électronique ou par abonnement : 20 € pour 5 n° à revue N'Autre école, CNT-FTE, 33, rue des Vignoles, 75020 Paris, chèques à l'ordre de CNT-FTE)

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 21:03

 

In Quelle Ecole pour demain ?

 

Incroyable creuset de ténacité, de créativité, de capacité de fédérer, d’organiser, de construire.

 

La mobilisation autour de l’école de Billom est exemplaire à plus d’un titre :

Contre le dogme absurde de la saignée sans fin de l’école publique, voilà des parents qui surmontent le repli et l’individualisme si conforme à la société qu’on veut nous imposer. Ils quittent leur confort, leur chez soi, embarquent avec leurs enfants sur le vaisseau école.

 

Ils jonglent avec leur emploi du temps, s’inscrivent dans la durée, arrivent à interpeller les élus, les médias locaux, des journaux nationaux, et même une chaîne de télé nationale qui nous a pourtant habitués à moins de sympathie spontanée pour les actions de ce type.

 

Ils créent blog, court-métrage, organisent tout un calendrier de rencontres culturelles et festives...

Rien que pour ça, à la longue, il devrait se créer un élan d’inscriptions dans l’école du Beffroi, parce que ça fait envie, toute cette vie, toute cette capacité d’engagement...

Et au-delà du cas de Billom, cela secoue notre abattement : oui, il est possible de continuer à se battre, il est urgent de le faire.

 

Parce que, nous le savons tous, l’accumulation des réformes qui détruisent l’école, de la suppression des RASED à la surcharge des classes, de la réduction du temps scolaire à l’alourdissement des journées des enfants, contribuent à une véritable construction de l’école de l’échec pour beaucoup, de la souffrance pour tous...

A visiter, revisiter, conseiller, le blog du Collectif du Beffroi

 

Et pour refaire le point de la situation à l’école "grâce" aux multiples décisions concernant l’éducation nationale de ces dernières années :

La rentrée 2010 expliquée aux parents

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole