Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  Eglise Ecole

 

 

 

 


 



Envoyez vos mails à

 

sauvons.lecole@laposte.net

  

Recherche

Pour voir tous les articles...

Vous ne voyez sur cette page
qu'un article.

Pour voir TOUS les articles
c'est
ici !

ou revenir à la page d'accueil

10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 17:09

In Quelle école pour demain ?

0BIC0014.JPGLa nouvelle astuce inventée pour faire croire que tout de même, on cherche à améliorer l’efficacité de l’école, c’est le contrat d’objectifs. Il est déjà testé dans les collèges et lycées, il arrive, enrubanné de beaux discours, dans le premier degré.

Les Nouvelles Évaluations Nationales vont très rapidement prendre toute leur valeur : elles serviront de base pour établir ces contrats d’objectifs du primaire.

Vous avez aimé les progrès réels que les contrats d’objectifs chiffrés ont permis d’obtenir dans le fonctionnement de la police, notamment sur le taux de garde à vue ?

Vous adorerez les effets que ce mode de gestion aura sur l’école.

Efficacité, donc, modernité... on en voit les résultats en Angleterre, aux USA.

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 20:30


In Quelle école pour demain ?

La nouvelle astuce inventée pour faire croire que tout de même, on cherche à améliorer l’efficacité de l’école, c’est le contrat d’objectifs. Il est déjà testé dans les collèges et lycées, il arrive, enrubanné de beaux discours, dans le premier degré.


Les Nouvelles Évaluations Nationales vont très rapidement prendre toute leur valeur : elles serviront de base pour établir ces contrats d’objectifs du primaire.


Vous avez aimé les progrès réels que les contrats d’objectifs chiffrés ont permis d’obtenir dans le fonctionnement de la police, notamment sur le taux de garde à vue ?

Vous adorerez les effets que ce mode de gestion aura sur l’école.


Efficacité, donc, modernité... on en voit les résultats en Angleterre, aux USA.

La suite...



Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 17:04

In CGT Educ'Action 92



http://idata.over-blog.com/0/21/24/65/dessin-charb.jpgLe premier contrat d'objectifs dans le premier degré a été signé jeudi 4 février 2010 par le rectorat de Toulouse, avec la circonscription de Gourdon (Lot) : il vise à « améliorer la performance » des élèves et des pratiques professionnelles des enseignants. Le diagnostic est établi à partir des évaluations nationales de CE1/CM2, permettant ainsi de définir les priorités en termes de progrès. Établi pour trois ans, le contrat d'objectifs est piloté par des indicateurs chiffrés, dont le degré d'atteinte est mesuré chaque année dans un « rapport annuel de performance de la circonscription ».

« Le contrat d'objectifs est la capacité collective à repérer les points faibles et arrêter les cibles que l'on veut atteindre trois ans plus tard », explique à AEF Jean-Jacques Lacombe, inspecteur d'académie du Lot. « Les enseignants ne sont pas opposés à la performance quand on leur explique qu'elle est 'la réalisation de l'attendu' ».

Pour Olivier Dugrip, recteur de Toulouse, « cette contractualisation permet de décliner, dans le premier degré, au niveau territorial, les objectifs nationaux qui sont fixés par les projets annuels de performance et par le projet académique qui est en cours de finalisation ». L'académie a mis en place des contrats d'objectifs avec l'ensemble des établissements du second degré depuis 2006 et devrait généraliser cette démarche pour le premier degré dans les huit inspections académiques de la région Midi-Pyrénées.

« 
RÉFLEXION D'ÉQUIPE »

« Nous avons voulu éviter à tout prix l'outil technocratique et privilégier une réflexion d'équipe partagée », explique Jean-Jacques Lacombe, IA-DSDEN du Lot. Pour élaborer ce contrat d'objectifs de la circonscription de Gourdon, une première réflexion a été menée en conseil d'IEN, avant d'être reprise collectivement et retravaillée par l'équipe de circonscription et les 68 directeurs d'école de la circonscription pendant six mois. « Il faut que la notion de performance se différencie du simple projet de circonscription », précise-t-il.

Aucun moyen supplémentaire n'est dégagé par le rectorat ou l'inspection académique pour mettre en oeuvre les contrats d'objectifs, mais une « redéfinition totale des missions des conseillers pédagogiques » a été engagée par l'équipe de circonscription. « Il faut optimiser le temps d'accompagnement des équipes et notamment des directeurs d'école et leur dégager du temps de formation afin qu'ils intègrent cette nouvelle logique », note l'IA du Lot. Du temps de remplacement est également dégagé par l'équipe de circonscription et mis à la disposition des directeurs d'école.

LES TROIS AXES DU CONTRAT D'OBJECTIFS

Le contrat d'objectifs est orienté autour de trois axes.

Axe 1 : Réguler la fluidité des parcours des élèves, diminuer le taux de redoublement et améliorer les taux de passage
« Nous avons remarqué qu'il existait de gros écarts entre les écoles, en particulier sur les taux de maintien et de retard qui n'amenaient pas une bonne acquisition du socle de compétences », déclare Jean-Jacques Lacombe. « Ces écoles en arrivaient à des maintiens abusifs et inefficaces pour les élèves alors même que la circonscription n'a pas de mauvais résultats aux évaluations nationales. La circonscription a mis en place un outil qui permet de visualiser l'ensemble des résultats du territoire. Les informations sont partagées entre la circonscription et les écoles et entre les écoles et les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) qui sont très nombreux sur le territoire », détaille l'inspecteur d'académie du Lot. « Pour déterminer l'origine de ces retards, il faut discerner les facteurs endogènes, ceux qui dépendent de la responsabilité des professeurs d'école, et les facteurs exogènes liés à des secteurs ruraux très isolés ou à des zones en difficulté sociale », explique Jean-Jacques Lacombe.

La circonscription fait dorénavant un croisement systématique entre le maintien, le programme personnalisé de réussite éducative (PPRE), les résultats aux évaluations nationales et les Rased. L'un des indicateurs vise à fixer le taux de retard à la fin du CM2 en dessous du seuil de 3 % d'ici à trois ans. Il est actuellement « entre 6 et 7 % ».

Axe 2 
: Accroître la performance des enseignants au regard des nouveaux enjeux pédagogiques (socle commun, évaluations, aides aux élèves et aide aux futurs
enseignants)

« Les enseignants ont du mal à entrer dans le 'savoir évaluer par les compétences' et à sortir d'une logique disciplinaire », note Jean-Jacques Lacombe. L'un des objectifs est de consacrer au moins 30 % des conseils de cycle à l'aide aux élèves. Le taux est aujourd'hui de 15 %, ce qui est « nettement insuffisant » selon l'IA du Lot. Les résultats attendus portent sur la mise en place de conseils de cycle pour organiser la validation du socle, l'intégration des enjeux pédagogiques du socle commun dans les pratiques de classe, l'optimisation de l'autonomie des élèves dans leurs apprentissages, en sensibilisant les enseignants à cette priorité, la constitution d'un vivier stable d'enseignants référents, l'augmentation du nombre d'enseignants en capacité de co-intervenir dans le cadre d'animations et l'augmentation du nombre de candidats au certificat d'aptitude aux fonctions d'instituteur ou de professeur des écoles maître formateur (CAFIPEMF) issus de ce groupe de travail.

Axe 3 : Développer la diversité de l'enseignement des langues vivantes.
La stratégie vise enfin à renforcer la formation des enseignants en anglais pour une meilleure
autonomie concernant l'enseignement de cette langue, même si « l'apprentissage de l'espagnol et de l'allemand est également à développer », rappelle le recteur Olivier Dugrip.

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 21:18

La réforme managériale et sécuritaire de l’école

 

 

C03-23.jpgL’école-entreprise, tel semble bien être l’objectif des nouveaux réformateurs de l’école à l’ère néolibérale et sécuritaire. Ne serait-il pas temps de faire de l’école une machine « efficace », de la soumettre à la saine pression concurrentielle du marché, à l’évaluation généralisée des résultats, à la surveillance numérique des élèves et des professeurs, au dépistage des comportements anormaux  ?  L’heure n’est plus à la démocratisation de la culture, elle est à la croissance de la productivité des enseignants et à leur mutation en hommes d’entreprise.  La raison ultime de « la réforme de l’école », qui prétend à l’exclusivité, a un nom unique : la performance, le nouveau mantra des « modernisateurs ». L’école est désormais soumise à la logique économique globale de la compétitivité, dans ses fins, dans sa justification politique, dans ses catégories pratiques, dans ses formes d’organisation. Un nouveau mode de gouvernement de l’école s’impose qui touche au cœur du métier enseignant, qui affecte directement les rapports pédagogiques, qui modifie le sens des apprentissages et la nature de l’enseignement. Il est régi par un dispositif de concurrence et de surveillance, gage supposé de performance.  


 

En France, ce  nouveau mode de gouvernement de l’école n’est pas encore complètement identifié par les professionnels de l’enseignement et par les parents, encore moins par l’opinion. Qui lit en effet les rapports abscons et monotones des institutions internationales (OCDE, OMC, Banque mondiale, Commission européenne) où sont décrits pourtant avec précision les objectifs et les méthodes de la réforme managériale ? Cette méconnaissance  tranche avec des pays plus « en avance » comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis par exemple, où les conséquences sur le terrain et dans les esprits se font sentir depuis plus longtemps[1].


Comprendre la nature du changement en cours n’a rien d’évident parce que nous avons affaire à des tendances dominantes, à des processus complexes et souvent contradictoires, à des réformes ponctuelles et successives, dont la cohérence d’ensemble est souvent masquée par des effets idéologiques anesthésiants. Plus troublant encore, ce nouveau régime scolaire tente de se donner une légitimité par la critique de l’ancien modèle d’école, inégalitaire et bureaucratique, traitant la population des élèves et des étudiants comme une grande masse que l’institution sélectionne, distribue dans des tuyaux étanches et finalement répartit dans des groupes socioprofessionnels remarquablement proches de ceux de leurs milieux familiaux d’origine.


Aux maux de cette école, les néo réformateurs entendent imposer une solution universelle qui a pour nom « l’école managériale »

 

Pourtant, la mutation de grande ampleur qui est engagée  n’a pas toutes les vertus qu’on lui prête. Elle commence même à faire sentir des effets qui entraînent désarroi, lassitude mais aussi révolte et désobéissance du côté des enseignants. Il ne s’agit pas ici de « dénoncer » le cours nouveau pour mieux embellir l’ancien, mais de proposer un cadre d’analyse apte à rendre compte de ce qu’il a de singulier.

 

 

L’école devient une entreprise (presque) comme les autres

 

 La logique qui sous-tend la modernisation de l’école est maintenant commune à toutes les institutions publiques.  C’est celle de la concurrence et de la surveillance. L’argument qui la motive dans l’enseignement est connu. Les professeurs pèsent sur les fonds publics, accroissent la dette « laissée aux générations futures », cela pour un résultat économiquement peu rentable à l’heure de « l’économie de la connaissance ».

   Comment faire pour que les enseignants se centrent désormais sur leur mission principale : produire « des compétences nécessaires à la compétitivité de l’économie française immergée dans la compétition mondiale » ? Cela suppose une révolution symbolique, technique  et organisationnelle. La mutation, déjà bien entamée, a commencé dans le champ de l’enseignement par l’usage de la langue économique (offre, demande, marché, compétences, capital humain, calcul des « rendements »). Les professeurs, de la maternelle à l’université, ont été peu à peu regardés comme des salariés d’entreprises scolaires, des techniciens du rapport pédagogique, des opérateurs d’une « ingénierie didactique et pédagogique » élaborée par des experts de laboratoires. Les identités professionnelles des enseignants ont été ramenées à la banalité du travail en entreprise, et ce au nom de la suppression des « privilèges ». Une immense littérature a répandu l’idée que la seule véritable justification des investissements scolaires résidait dans une formation professionnelle adaptée aux besoins des entreprises et permettant l’insertion professionnelle.

 

L’Etat a mis très activement en place les outils nécessaires à la construction d’un marché scolaire.  Le changement  a commencé dès les années 1980 par une réforme du « pilotage » des établissements secondaires à l’occasion de la décentralisation. La « demande » des familles est alors érigée en principe régulateur du système d’enseignement selon une logique concurrentielle. Le « libre choix des familles » entre écoles est regardé comme une source de transparence, d’émulation et de progrès pour le système scolaire. Le modèle de management par la « pression du client » commence alors à s’imposer dans le service public, favorisant une mutation de ses missions et de ses valeurs. La diversification de « l’offre » de chaque établissement en fonction des publics (les « projets d’établissement » de la Loi Jospin en 1989), une dépendance accrue aux financements locaux, la création d’indicateurs de productivité (la « valeur ajoutée des établissements ») qui sont largement diffusés par la presse (les « palmarès annuels des collèges et des lycées ») sont censées donner aux familles les instruments objectifs de leur « choix » dans les meilleurs établissements et les inciter à faire pression sur les équipes pédagogiques  et les collectivités locales pour améliorer l’école. La construction du marché scolaire se poursuivra tout au long des années 1990 par l’assouplissement progressif de la carte scolaire et ceci jusqu’à sa suppression complète annoncée pour 2010[4]. En bref, les gouvernements successifs ont encouragé les comportements guidés par l’intérêt personnel des familles, ce qui n’a pas été pour rien dans le développement des inégalités sociales et des ségrégations ethniques  dans le milieu scolaire.

 

 Faire agir la pression de la concurrence suppose de transformer les établissements scolaires en des sortes de petites entreprises. Comme il y a des outils de la concurrence de marché, il y a des outils du management d’entreprise.  C’est là tout l’objet de la Nouvelle Gestion Publique, certes bien lente à déployer tous ses effets dans le monde de l’enseignement public français, attaché à des principes d’égalité des usagers devant les services publics et aux valeurs d’intérêt général. Mais des progrès ont été réalisés dès la fin des années 1980, qui ont permis de donner plus d’autonomie à leurs équipes de direction, de doter celles-ci de pouvoirs et de moyens de contrôle sur leur personnel plus importants, y compris en matière de recrutement. Des modifications ont été également réalisées dans la mentalité et  le comportement des chefs d’établissement.



La suite et l'intégralité texte...



[1] On pourra se reporter à la description que nous en faisons dans L’école n’est pas une entreprise, La Découverte, Poches/ La découverte, 2004. 

[2] C’est ainsi que l’ont nommé les sociologues anglo-américains. Cf. Sharon Gewirtz, The Managerial School: Post-Welfarism and Social Justice in Education, Routledge, 2001

[3] Cette « solution» est préconisée pour toutes les administrations et tous les services publics dans le cadre de la « Nouvelle Gestion Publique ».  Cf. plus loin, le texte de Pierre Dardot.

[4] Cf. Choukri Ben Ayed, Carte scolaire et marché scolaire, Institut de recherches de la FSU/Éditions du temps, 2009.

[2], et qu’on pourrait aussi bien nommer « l’école entrepreneuriale ». Cette dernière n’a pas été toute inventée par les modernisateurs de l’école. Ils ne sont que les importateurs  d’une rationalité globale qui a pour norme la concurrence du marché, pour modèle l’entreprise, et pour instrument le management de la performance[3].
Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 13:04
In Var Matin
nm-photo-283944.jpg 

Photo : So. B

Un rassemblement était organisé, hier après-midi, à la sortie des classes, devant l'école Marcel-Pagnol. À la rentrée prochaine, une classe est promise à la fermeture.


La pétition a déjà recueilli plus de 300 signatures. En deux jours, les parents d'élèves de l'école élémentaire Marcel-Pagnol ont organisé leur mouvement de protestation. Aux côtés des enseignants, ils refusent la fermeture d'une classe annoncée pour la rentrée 2010.

« Il en va de la qualité de l'éducation pour nos enfants », s'exclame Christine, maman d'une petite Manon scolarisée au CP. « Ils veulent fermer une classe, alors que les effectifs vont augmenter, cela n'a pas de sens », renchérit Laurence, dont le fils est en CE2.


Arrivée d'élèves en 2011

Ce que les parents redoutent, c'est une classe à double niveau et une augmentation des effectifs dans les classes. « Pour l'instant, l'école est sur des effectifs raisonnables, mais tant mieux ! », explique André Touvier, de la section seynoise du SNU-ipp. Une simulation a été réalisée à partir des inscriptions actuelles en maternelle. « En 2011, 50 enfants rentreront en CP. En 2012, ils seront plus de 70 », indiquent les parents dans leur tract.


Parmi les enseignants, le message est clair. « Nous savons que la classe supprimée en 2010 ne nous sera pas rendue en 2011 ». Avec la suppression d'une classe,
« le poste de directeur perdra un quart de décharge, il y aura forcément une classe à double niveau, ça déstabilise l'école ».

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 07:27

In Café Pédagogique

C03-16.jpgLe ministère publie de premières données sur l'aide personnalisée de 2 heures hebdomadaires instituée au primaire. D'après lui, 884 000 élèves de l'école élémentaire, soit 30%) et 360 000 de la maternelle (18%) auraient suivi l'aide. En maternelle elle est le plus souvent organisée en 4 moments de 30 minutes. En école élémentaire cette répartition domine suivie de 2 fois une heure.  Le plus souvent cela a lieu le soir.

 

Imposée par la réforme de 2008, l'aide personnalisée a été fraichement accueillie par les enseignants. L'aide a aussi été l'objet des attentions de l'Inspection générale. Dans un rapport publié en septembre, les inspecteurs P Claus et O Roze estimaient que "le bilan est positif", mais jugeaient que les effets sur la réussite des élèves ne se voient pas franchement.

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 21:17

In Bakchich.info

http://www.bakchich.info/IMG/jpg_ecole-publique-rc.jpg

L’instituteur Alain Refalo signataire d’une lettre à son inspecteur académique qui a lancé le mouvement des désobéissseurs dans l’école primaire revient dans un livre à paraître sur son combat. Et ce qu’il lui a coûté.

Prendre la plume lui a déjà coûté cher. Qu’importe, Alain Refalo, à l’origine du mouvement des professeurs des écoles « désobéisseurs » du primaire récidive en racontant dans un livre les raisons de son combat contre ce qu’il appelle « la déconstruction de l’école publique ».


En novembre 2008, la lettre qu’il adresse à son inspecteur d’académie où il explique que la réforme de Xavier Darcos alors ministre de l’éducation se ferait sans lui, a cristallisé la contestation des instituteurs et déclenché un vaste mouvement de « résistance pédagogique » chez ses pairs.

Alors qu’une partie des enseignants de l’école primaires est toujours vent debout contre les dernières réformes (comme en témoigne l’importante participation à la dernière journée de grève de novembre), son livre En conscience, je refuse d’obéir à paraître le 14 janvier apporte les clés d’un mouvement parfois difficile à cerner.

Incohérences

Pourquoi s’opposer aux heures de soutien aux élèves en difficultés ? Pourquoi refuser l’allègement des programmes alors que tout le monde ne cesse de se plaindre de leur lourdeur ? En re-contextualisant ces questions, Alain Refalo rappelle des éléments indispensables au débat.

En toile de fond se dessine une profonde inquiétude sur la pérennité même de l’école maternelle - alors que le ministre d’alors déplore que des Bac+5 soient employés à « changer des couches » et que les vertus des jardins d’éveil - payants – sont parallèlement louées par le gouvernement.


La semaine de 4 jours qui aboutit à des journées un peu plus surchargées pour les élèves, mise en place uniquement pour convenir aux adultes, parents et enseignants, est aussi la cible de ses critiques. D’autant que pour les élèves en difficulté les heures de soutien viennent encore allonger ces journées interminables.

Pour Alain Refalo, une autre façon de concevoir l’école est possible, à rebours de l’idéologie dominante sur les bienfaits de l’évaluation permanente et de la compétition entre établissements – la réforme prévoit ainsi la publication des résultats par classe et par école en CM2.

Harcèlement

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 20:45

In Une Ecole pour Victor Hugo

BastienBaillonne.jpg

 

Après l'acharnement* dont il a été systématiquement victime depuis qu'il a commis ce qui semble être un crime de "lèse-président", Bastien Cazals ne s'étonne plus du sort que lui réserve sa hiérarchie.

Le dernier épisode a démarré lors de la Commission Administrative Paritaire Départementale (CAPD) qui s'est réunie ce jeudi 10 décembre : l'Inspecteur d'Académie de l'Hérault y a fait savoir qu'il suspendait la promotion de 6 enseignants du primaire (et donc leur évolution de carrière) « en attente de procédure règlementaire ». Parmi ces 6 enseignants, figurent 3 "désobéisseurs" et parmi eux, Bastien Cazals.

A l'annonce de cette décision, les représentants du personnel ont déclaré, dans un communiqué commun, "qu'il s'agissait là d'une mesure disciplinaire arbitraire et que la CAPD du jour ne pouvait donner lieu à de telles décisions. Pénaliser des collègues dans le déroulement normal de leur carrière s'apparente [pour le
SNUipp, le SE-UNSA et Sud-Education] à un abus". Ils ont également affirmé refuser "cette nouvelle démonstration d'autoritarisme, s'assimilant à une double peine" et demandé "fermement le retour à des pratiques paritaires règlementaires."
A la suite de
cette déclaration intersyndicale, tous les représentants du personnel ont décidé de ne plus siéger et de quitter la salle.

Comment ce responsable hiérarchique peut-il se moquer si ostensiblement des règles établies et des valeurs communes de notre démocratie ? Est-ce le modèle autoritariste dont fait preuve le président de la République qui inspire certains fonctionnaires zélés, tentés par l'abus de pouvoir ?
Plutôt que de se hasarder à des comparaisons douteuses, Bastien Cazals souhaite que ce nouvel épisode dans le bras de fer qui l'oppose à son administration permette d'attirer le regard sur ces dérives et, par-dessus tout, sur le désastre républicain auquel nous assistons tous et qui va bien au-delà des simples questions d'éducation.

Heureusement, Bastien Cazals se réjouit du nouvel élan que prend la mobilisation autour de l'enseignement public, en cette fin d'année 2009 : en attestent
le mouvement contre la suppression de l'histoire et de la géographie en Terminale scientifique qui recueille plus de 23350 signatures, les 681 nouvelles plaintes déposées par les parents contre le fichier Base-Elèves, la lettre ouverte et la demande d'audience demandée au ministre de l'Education Nationale par le collectif RASED, les appels à la grève ou au boycott des évaluations nationales de CM2 qui pointent de nouveau leur nez...

Il est plus que temps de réagir collectivement et massivement ! Toutes les réformes dénoncées dans son livre « Je suis prof et je désobéis » (Indigène Editions, 3€), paru en mai 2009 et déjà tiré en 13.000 exemplaires, sont appliquées les unes après les autres et toutes les menaces décrites sont en passe de devenir réalité.

 

* en moins d'un an : harcèlement moral (plus d'une douzaine de visites de ses supérieurs), retraits de salaire (36 jours prononcés), blâme, retrait de la fonction de directeur et atteintes à la liberté d'expression.

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 09:44

Un nouveau fim de Rodolphe Meunier tourné à l'occasion du pique-nique de rentrée organisé à Paris le 26 septembre. L'occasion de faire le point  sur les réformes engagées dans le premier degré depuis 2007-2008...

"A l'appel d'un collectif d'enseignants et de parents, un pique-nique a été organisé sur la place de l'Hôtel de Ville à Paris, le samedi 26 septembre 2009. On y a parlé des RASED, des suppressions de poste et surtout de désobéissance..."


Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 18:25
In Rue89

Erwan Redon, enseignant désobéisseur dont vous avez déjà entendu parler sur Rue89, a finalement été muté d'office. La sanction est arrivée vendredi 25 septembre, par huissier, à l'école du quartier Belsunce à Marseille où l'enseignant avait repris du service à la rentrée.

Chargé d'une classe « double niveau » CM1-CM2, Erwan Redon s'était opposé à sa hiérachie à plusieurs reprises, en particulier sur les dernières réformes mises en place par Xavier Darcos avant son départ du ministère : suppression des Rased, soutien scolaire obligatoire ou encore fichier base élèves.

Sur Rue89, il avait pris la parole pour expliquer dans le détail son positionnement, insistant pour que ce qui est décrit comme simples bravades par le rectorat retrouve aux yeux du grand public le poids de l'engagement pédagogique qui va avec.

Voici ce qu'en disait par exemple en juin 2009 l'enseignant de 36 ans, qui a, en plus de sa mutation, écopé de 32 jours de retenues sur salaire :

« Je ne suis qu'un pauvre petit enseignant de rien du tout. Ni la culture d'un Meirieu, d'un Frackowiac, l'inventivité d'un Freinet ou la plume “ désobéisseuse ” d'un Refalo.

 

Mais quelques sentiments qui me font dire non. Si fonctionnaire je suis devenu, en acceptant une part de contrainte, ce n'est pas pour autant que je considère que je dois obtempérer devant tout ordre quel qu'il soit.

 

Dire non aux injustices, aux aberrations du quotidien scolaire, c'est refuser une somme de petites choses qui forment un tout hypocrite de l'école, invisible des passants, camouflée derrière la grille républicaine. »

 

Le rapport de la commission disciplinaire arguait pour sa part de plusieurs critères pour lester la charge de « faute professionnelle », et notamment :

  • son refus d'appliquer l'aide personnalisée telle que sa hiérarchie la prévoyait
  • son refus de faire passer les évaluations prescrites l'an dernier par Xavier Darcos

La stratégie de l'usure

Depuis, l'administration est donc allée au bout. En respectant la procédure habituelle, certes, mais d'une façon plutôt contestable, aux yeux de Me Sophie Semeriva. L'avocate a défendu Erwan Redon jusqu'au bout de la nuit (ou presque), le 17 septembre dernier. Voilà ce qu'elle expliquait à Rue89 en milieu de semaine dernière, alors que la sanction définitive n'était pas encore tombée :

 » On marche sur la tête. L'inspecteur d'académie a convoqué la commission paritaire à 15h00 en sachant pertinemment qu'il faudrait entendre 17 personnes citées par Erwan : 12 témoins et 5 défenseurs [parmi lesquels une avocate, des syndicalistes, un pédagogue ou un confrère réfractaire, ndlr]. Sans compter les quatre inspecteurs cités par l'administration.

Ils ont joué l'usure, on a fini par quitter la salle à 3h00 du matin, heure à laquelle Erwan avait finalement peu parlé. Ils ont terminé entre eux vers 5h00 pour conseiller à la hiérarchie la mutation. »

 

Pour l'avocate, l'horaire est certes grotesque, mais c'est plus encore « la confusion de l'autorité disciplinaire et de l'autorité hiérarchique », que dénonce Sophie Semeriva aujourd'hui.

Plusieurs casquettes

En effet, c'est Gérard Trève, inspecteur d'académie des Bouches-du-Rhône et représentant du ministre dans le département, qui présidait et animait les débats durant la Commission paritaire administrative ce 17 septembre… et le même Gérard Trève qui se trouve être le patron d'Erwan Redon, qui signera la sanction définitive.

La suite...

Repost 0
Published by Sauvons l'Ecole - dans Premier degré
commenter cet article

Qui êtes vous ?
Vous êtes :
Un enseignant du premier degré
Un enseignant du second degré
Un étudiant
Un lycéen
Un parent d"élève
Un simple citoyen
Un chercheur
Un enseignant à l'université
Un fonctionnaire de l'EN (non enseignant) : encadrement, Biatos...
Un élu

Résultats

Visiteurs


 

Actuellement   
visiteur(s) sur le blog

 

 

Sauvons Lecole