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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 06:59

In Mammouth Déchaîné

 

 

S'il y a un peu moins de suppressions de postes à l'avenir en primaire, il y en aura davantage  dans les collèges et les lycées (et tant pis pour ceux qui avaient cru que la réforme des lycées se ferait à moyens constants)

source Ecole: l'Elysée prêt à lâcher du lest ?

Préoccupé par la mobilisation qui prend de l'ampleur dans l'Education nationale contre le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, l'Elysée pourrait annoncer la fin de l'austérité dans le primaire pour la rentrée 2012, selon les informations du buzz politique d'Europe 1. L'idée serait de recruter un peu moins d'enseignants dans le secondaire, collège-lycée et un peu plus dans le primaire de façon à préserver cette fameuse règle du 1 sur 2.


"Cette année marque un tournant", a souligné un conseiller du président à Europe 1. "On assiste à un transfert de la contestation des syndicats vers la société civile. Ce sont les élus locaux et les parents d'élèves qui sont en pointe contre la fermeture des classes dans le primaire".

L’assemblée des départements de France s’en inquiète justement...

maires

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 19:25

In Mammouth Déchaîné

 


eval1Socle commun: un collège refuse de le valider Les enseignants du collège Voltaire (Asnières, Hauts de Seine) "ont voté à la quasi-unanimité le refus d’évaluer et de valider le socle commun" rapporte "le Café pédagogique". Ils dénoncent "des domaines très larges et 'fourre-tout' ", aux items "très vagues" et supposant "des connaissances implicites que beaucoup d’élèves n’ont jamais acquises". Ils estiment qu'il est de plus impossible d'évaluer "objectivement" des items qui "peuvent être interprétés différemment (par les professeurs, les élèves, les parents…)". Ils ne croient pas de plus "qu’un item puisse être acquis à vie" et "ne voient pas comment exploiter l’attestation de maîtrise des connaissances et compétences du socle commun pour orienter l’élève en fin de 3ème".

   
Ils s'inquiètent encore des méthodes et des moyens qui devraient être mis en oeuvre "en cas d’item non acquis" et pensent qu'il en ira de cette innovation comme du B2I pour les compétences en informatique et le niveau A2 pour les compétences en langues: "validé systématiquement, superficiellement et arbitrairement sans l’avis des équipes pédagogiques". Les autres inquiétudes qu'ils expriment sont assez proches de celles de leurs collègues du premier degré à propos des évaluations nationales.

D'autres nouvelles...

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:44

In Chronique Education

 

Selon Isabelle Ficek, des Echos, “ Chatel relance le débat sur le collège unique” Pour elle, avec l’annonce de deux nouvelles expérimentations au collège, la circulaire de préparation de la rentrée 2011-2012 réveille la querelle sur le collège unique. Un débat qui risque de monter à l'approche de l'élection présidentielle de 2012….

 


C03-24Rappelons les mesures évoquées hier dans cette circulaire de rentrée qui conduisent à cette remise en cause de l’idéal du college unique. En fin de classe de cinquième, une « évaluation nationale », dans « les établissements volontaires » -« Une cinquantaine de collèges », précise Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire -, va être testée avec une éventuelle généralisation en 2013. Elle portera sur la « maîtrise du français au sens large » et « les mathématiques, la culture scientifique et technologique. » « C'est une évaluation-bilan, qui va permettre déclencher de l'aide personnalisée pour les élèves en difficulté », explique Jean-Michel Blanquer. Mais malgré ces précisions, ça ressemble beaucoup à un « sous-socle » qui peut conduire à une préselection et une orientation précoce.

 


D’autant plus que la deuxième initiative fait système avec la première. Luc Chatel a en effet récemment annoncé la mise en place dès la quatrième de dispositifs à la carte pour envoyer certains élèves jusqu'à une journée par semaine en entreprise pendant plusieurs semaines. Ces aménagements vont être couplés à l'expérimentation d'une « troisième prépa-pro », indique la circulaire, qui sera implantée en lycée professionnel. A terme, elle a vocation, précise Jean-Michel Blanquer, à « englober et étendre » l'actuelle troisième « de découverte professionnelle » . Cette troisième prépa-professionnelle proposera moins d'enseignements de disciplines générales et plus d'enseignements technologiques. Le ministère va par ailleurs regrouper tous les dispositifs actuels de pré-apprentissage sous un « cadre national », le « dispositif d'initiation aux métiers en alternance » (DIMA), qu'il veut développer.. Si ça n’est pas de l’orientation précoce, ça y ressemble…

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 21:19

C03-01.jpg Suite à l’annonce officielle de la dotation horaire globale (DGH) pour l’année scolaire 2011-2012, les parents d’élèves et l'ensemble de l’équipe éducative (choqués, déçus et désemparés…), voulant marquer leur désapprobation, ont organisé ce jour, le jeudi 7 avril 2011, une action « collège mort » parfaitement réussie puisque 100% des parents d’élèves ont gardé leurs enfants chez eux.

 

La DGH est calculée en fonction du nombre d’élèves estimé en janvier et non réel. Nous savons déjà qu'une trentaine d'élèves supplémentaires se présenteront au collège à la rentrée. De plus, le constat est fait, chaque année, que de nouveaux élèves arrivent en cours d’année et dépassent le nombre d’enfants qui quittent Sarcelles.

Les conséquences, pour les élèves du collège Jean Lurçat de Sarcelles, sont catastrophiques puisque le nombre d’élèves par classe va augmenter et le programme national ne pourra être assuré vu que les horaires baissent. Ces enfants en difficulté vont perdre l’équivalent d’un mois voire un mois et demi de cours en : français, anglais, histoire-géographie, mathématiques, durant l’année scolaire.

 

Le collège J. Lurçat de Sarcelles classé en ZEP, RAR, ECLAIR et Zone Prévention Violence accueille dans toutes les classes les élèves handicapés du dispositif ULIS (unité localisée d’inclusion scolaire) et les primo-arrivants Non Francophones. Dans ces conditions, notre collège ne peut assurer une véritable égalité des chances pour tous au niveau national.

 

Tous les enseignants de service en ce jour sont présents jusqu’à 17h et se tiennent à votre disposition pour plus de détails … !

 

Les Parents et les Enseignants du collège

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 16:42

In Eluard en danger

 

 Compte-rendu de matinée mouvementée... Mercredi 23 mars, Rectorat de Limoges

 

Comme annoncé, les parents, élèves et enseignants du lycée Paul Eluard, se sont réunis devant les portes du rectorat de l'académie de Limoges dès 7 h 30 dans l'intention de perturber, de limiter voire d'interdire l'accès au personnel du rectorat.
 Avec politesse et détermination, notre présence a été suffisante dans un premier temps pour empêcher les personnels d'entrer, en expliquant nos motifs d'action inhabituelle. Peu à peu, les rangs se sont étoffés par d'autres parents, élèves et enseignants, quelque peu étonnés de nous voir si matinaux, y compris M. le Recteur qui a dû renoncer à accéder à son bureau à 8 h, faisant demi-tour avec son véhicule.
 
Quelques coups de fil plus loin, ce sont les forces de l'ordre qui nous ont rejoint.
 
DSCN1976.JPG
 
Étrange matinée donc, voyez le compte rendu de France3 pour vous faire une idée...

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 18:15

In Mediapart

Mediapart publie l'appel d'une dizaine d'associations d'universitaires contre le projet du gouvernement de «refonder» les SES au lycée. Economistes, sociologues ou historiens, ils demandent un moratoire dans l'application du nouveau programme, prévu à la rentrée 2011 pour la classe de première.

 

Malgré leur succès avéré auprès des élèves, les Sciences économiques et sociales (SES), matière enseignée au lycée depuis 40 ans, font à nouveau l'objet de projets visant à leur liquidation. La réforme des programmes engagée, dont le but explicite est de «refonder» les SES, tourne le dos à ce qui constitue la valeur et l'attrait de cette matière: la possibilité d'apporter aux lycéens des connaissances et des méthodes leur permettant de mieux comprendre la réalité économique et sociale, en privilégiant des outils qui leur seront, en outre, durablement utiles, en tant que citoyens, étudiants, ou actifs.

 

Au lycée, si nous ne voulons pas que les élèves récitent des savoirs qu'ils ne maîtrisent pas et qu'ils auront tôt fait d'oublier, si nous voulons qu'ils s'approprient durablement des connaissances et des méthodes, il faut tenir compte de ce qui peut leur être transmis. Depuis leur origine, les SES se définissent par une méthode pédagogique spécifique qui a fait ses preuves. Celle méthode consiste à partir de grandes questions économiques et sociales ancrées dans la réalité - le chômage, les inégalités, la crise financière, etc. -, qui suscitent l'intérêt des élèves et éveillent leur désir de comprendre. Cet intérêt sert alors de levier pour enseigner les méthodes permettant d'analyser ces questions de la façon la plus rigoureuse possible. Ceci signifie concrètement:

  • rechercher des données statistiques, des résultats d'enquêtes, des monographies, etc., s'interroger sur les sources, la construction des «faits» et les mots que l'on utilise, afin de ne pas réfléchir «dans le vide», de remettre en question des préjugés, et de rectifier une mauvaise appréciation des ordres de grandeur;
  • apprendre à raisonner sur ces données, par exemple éviter de confondre corrélation et causalité, tenter de neutraliser les effets de structure, s'efforcer de contextualiser dans le temps et dans l'espace (par exemple en distinguant des «variétés de capitalisme»), mettre en œuvre des techniques statistiques élémentaires, etc.;
  • veiller à ne pas court-circuiter l'étape de la description, qu'il s'agisse d'institutions, de typologies, de mécanismes (comment la monnaie est-elle créée ? Quels sont les principaux types d'impôts, de prestations ?; etc.), étape incluant souvent le recours à l'histoire (par exemple l'histoire des crises, l'histoire des mouvements sociaux, de l'Etat social, etc.);
  • rechercher des analyses théoriques susceptibles d'expliquer certains phénomènes, certaines relations, confronter ces analyses entre elles ou les combiner, en prêtant attention à l'importance des hypothèses, à la nécessité et à la difficulté des tests empiriques.

Cette façon de procéder a clairement pour but d'enseigner de bonnes habitudes intellectuelles, de bons réflexes, tant du point de vue de la prudence méthodologique que de la rigueur du raisonnement: de transmettre ce que l'on pourrait appeler un «esprit scientifique», critique, non dogmatique. Cela passe notamment par le travail sur documents (de différents statuts et présentant la diversité des points de vue sur les faits économiques et sociaux), marque de fabrique de l'enseignement des sciences économiques et sociales, et qui, signe de son efficacité, s'est depuis diffusé à d'autres disciplines.

 

En d'autres termes, les SES mettent l'accent sur des questions ancrées dans la réalité, sur la construction et l'analyse des «faits», sur la description d'institutions et de mécanismes et seulement ensuite sur les théories. Selon cette démarche, les théories ne sont jamais enseignées pour elles-mêmes, mais comme des outils issus des sciences sociales, sans exclusive a priori. On aura ainsi souvent recours à l'économie, à la sociologie et à la science politique, mais aussi à l'anthropologie ou à l'histoire. C'est la question posée, ce sont les réalités étudiées qui conduisent à mobiliser telle ou telle notion, empruntée à telle ou telle discipline. Car la valeur des théories est toujours conditionnelle, relative à des hypothèses, utile pour étudier telle question, mais pas nécessairement telle autre.

 

C'est cette conception qui est aujourd'hui radicalement remise en question par une réforme des programmes dont le but explicite est de «refonder» les SES, c'est-à-dire, malheureusement, d'en finir avec cette expérience collective pour rétablir «l'ordre» que certains appellent de leurs vœux. En résumé, il s'agit de décalquer pour le lycée ce qui s'enseigne dans de nombreuses facultés d'économie à l'université, c'est-à-dire une économie coupée des autres sciences sociales - la sociologie et la science politique ne survivant, dans les nouveaux programmes, qu'au titre de supplément d'âme - et quasi exclusivement centrée sur la construction de modèles mathématisés, par ailleurs fragilisés par les postulats qui les fondent. Et cela sans voir que non seulement le lycée n'a pas vocation à mimer l'université, mais qu'en plus le «modèle» à imiter est partiel et très critiquable.

 

Mais ce nouveau programme témoigne aussi de l'absence d'une véritable discussion sur ce qu'il faut transmettre et comment le transmettre. Sans évaluation préalable, sans concertation, contre l'avis de la majorité des enseignants, un petit groupe « d'experts » a voulu imposer une  démarche contraire à celle des SES. Loin de toute référence aux faits sociaux, il s'agit dans cette perspective d'empiler des notions et des exemples abstraits, sans débats ni recul critique: «Apprenez, vous comprendrez (peut-être) plus tard!». Disparaissent alors le sens, les faits, les mécanismes, les institutions, le pluralisme des points de vue et des disciplines. Rien que ça. Au bénéfice d'un catéchisme célébrant «la» science économique comme un savoir autoréférentiel et définitif, la crise actuelle devant être une illusion.

 

Après leur dénaturation, il s'ensuivra rapidement la liquidation des SES: par la démobilisation des enseignants, condamnés à une tâche désormais absurde, et par la désertion des élèves, attachés à cette discipline qui leur permet -jusqu'à quand?- de penser le monde.

 

Pour nous, enseignants-chercheurs, la reconnaissance de la pluralité des approches théoriques et la démarche empirique - sous ses différentes formes: enquêtes, travail statistique, recours à l'histoire, etc.- sont les deux exigences fondatrices de toute analyse scientifique des «faits sociaux», et donc aussi des faits «économiques». De ce point de vue, les réformes actuelles des programmes de SES, si elles aboutissaient, marqueraient, sous couvert d'une spécieuse scientificité, la victoire du dogmatisme et de la pensée unique. Or, ce n'est pas ce dont nous avons besoin, ni au lycée, ni à l'université, contrairement aux justifications de cette réforme.

 

Nous ne nous opposons pas à tout changement. Simplement, nous estimons que les programmes de SES doivent être construits à partir d'un nombre limité de questionnements contextualisés. Ces programmes devraient respecter trois principes: l'importance des faits et de l'histoire; la confrontation entre les faits économiques et sociaux et les modèles théoriques; le pluralisme théorique et disciplinaire. Ils devraient donc reposer sur l'apprentissage du débat raisonné et laisser du temps au travail sur documents.

 

Le nouveau programme de première de SES ne respecte pas ces grands principes. Il remet radicalement en question les finalités et les méthodes qui ont pourtant fait le succès de cet enseignement depuis 40 ans. Et il est à craindre que le futur programme de terminale élaboré par le même groupe d'experts, qui doit être rendu public dans quelques semaines, présente les mêmes insuffisances.

 

C'est pourquoi nous, enseignants-chercheurs de diverses disciplines, formulons deux exigences. Nous demandons tout d'abord un moratoire dans l'application du nouveau programme pour la classe de Première à la rentrée 2011, afin de suspendre la destruction en cours du savoir-faire accumulé par les enseignants de SES. Nous demandons ensuite la convocation d'un nouveau groupe d'experts, qui offre des garanties de pluralisme dans sa constitution. Ce nouveau groupe devrait procéder à une évaluation sérieuse des enseignements actuels ; mener des enquêtes auprès des enseignants et des lycéens; et procéder à des auditions d'enseignants du secondaire et du supérieur, afin de définir les orientations à donner à l'enseignement de sciences économiques et sociales.

Premiers signataires:
Yvan Abernot et Marie-Christine Presse, co-présidents de l'Association des Enseignants Chercheurs de Sciences de l'Education (AECSE)
Avner Bar-Hen, président de la Société Française de Statistique (SFdS)
Laurent Bazin, président de l'Association Française des Anthropologues (AFA)
Simon Bittmann et Arthur Jatteau, étudiants de PEPS-Économie (Pour un enseignement Pluraliste dans le Supérieur en Économie)
Sophie Chevalier, présidente de l'Association pour la Recherche en Anthropologie Sociale (APRAS)
Philippe Cibois, président de l'Association Française de Sociologie (AFS)
Laurence de Cock, présidente du Comité de Vigilance face aux Usages publics de l'Histoire (CVUH)
Natacha Coquery, présidente de l'Association Française d'Histoire Economique (AFHE)
Julien Fretel, président de l'Association des Enseignants Chercheurs en Science Politique (AESCP)
Frédéric Neyrat, président de l'Association des Sociologues Enseignants du Supérieur (ASES)
André Orléan, président de l'Association Française d'Economie Politique (AFEP)
Gilles Raveneau, président de l'Association Française d'Ethnologie et d'Anthropologie (AFEA)

 

Pour signer le texte, c'est ici

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 22:27

 In France Inter

 

Souvenez vous c'était en Octobre dernier, Aurélie et Frédéric, professeurs stagiaires, débutants, faisaient leur première rentrée sans avoir été formés. Ils étaient 16 000 dans ce cas, 16 000 professeurs stagiaires comme Aurélie et Frédéric. Ils s'étaient retrouvés seuls devant des classes de 25 à 30 élèves sans y être du tout préparés. Aurélie et Frédéric m'avaient dit alors leurs premières impressions après une semaine de cours. La course après le temps, les problèmes de discipline, l'absence de tuteur, les enfants en grande difficulté, leur manque d'expérience pour préparer et construire leurs cours, leur sentiment de solitude, de culpabilité, courageux ils essayaient de faire de leur mieux, conscients de leur responsabilité face à leurs élèves. Vous aviez été très nombreux à réagir à l'écoute de leur témoignage. Alors j'ai pensé qu'il serait intéressant de prendre de leur nouvelles 6 mois après cette première émission.

 

Que sont devenus Aurélie et Frédéric, professeurs stagiaires de français depuis 6 mois ?"

 

A écouter

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 18:35

In Midi Libre

  

C03-23Il faut pousser les murs mais cela prendra un certain temps.

 

Le collège Frédéric-Mistral de Pérols va connaître, ce mardi 25 janvier, une journée de grève déclenchée conjointement par les professeurs et les parents d’élèves. Il s’agit d’une action locale destinée à exprimer le ras le bol des uns et des autres devant les conditions d’accueil et de travail.

 

Frédérique Tonnat, professeur au collège, Nathalie Clavier présidente de la section locale de l’Apic et Marceline Logeais membre de l’Apic  citent quelques exemples parmi les multiples  problèmes rencontrés :

 

« Quatre surveillants pour 600 élèves, 300 repas servis dans les locaux de la cantine prévus pour 120 places, 30 élèves dans les salles de SVT et de physique faites pour en accueillir 25, les conditions risquant prochainement d’être aggravées par des désordres  pendant les chantiers d’extension. Pendant les cours les élèves ne sont pas sereins ».

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:50

 

In Le Monde

 

par ccileParis19, Enseignant à paris 19ème.

 

C03-18Cette semaine,

— Lundi :

 Un élève refuse de me donner sa fiche de suivi. Il s'est tellement mal tenu qu'il ne veut pas que je la remplisse... Il s'est montré odieux pendant une heure. Il sort de ma classe en courant et en me tutoyant.
 Je me rends compte qu'ont disparu de ma salle une séquence entière, 10 ans de travail dans une pochette, des documents importants, d'anciens exposés d'élèves... et une pochette de polycopiés qui étaient placés sous le bureau...
 Dans les couloirs, la tension monte. Les élèves se mettent à détaler à toute vitesse par groupe de 8 ou 10. Pas d'autre chose à faire que de se ranger sur le côté pour éviter d'être percutée. Pendant les heures de cours, ils sont 6 ou 7 à faire des allers retours dans le couloir du 1er. Ils crient, se battent, mettent des coups dans les portes, se moquent de ceux qui sont en classe... Ils se sont « échappés » de la perm.

— Mardi :

 J'apprends qu'une collègue s'est fait griffer au cou par une élève. Je suis abasourdie. Un peu effrayée aussi. Mais pas de conseil de discipline prévu, l'élève ne va pas bien ! Et la collègue ?
 L'après-midi est tendu au 1er étage. Je fais cours porte ouverte, comme d'habitude. Mais à présent, les élèves qui « zonent » dans le couloir pénètrent dans ma salle, m'interpellent, interpellent mes élèves de 5e : « Ouesch, t'es prof de quoi ? Et les bouffons ! Regardez y travaillent... ». Au bout d'1/2 heure, je décide de fermer ma porte. On me l'ouvrira 9 fois dans la 2e 1/2 heure...
 Dans la salle à côté, une élève de 12 ans répond à son professeur d'Histoire « Tu m'saoules, ta gueule ! »... Elle sera renvoyée une journée.


— Mercredi :

 Je tente de vider les couloirs à 10 h 20. Je fais le deuil de ma pause et de mon café. Plus facile quand on sait que deux heures plus tard, c'est la quille... Je parviens à sortir une bonne vingtaine d'élèves. Et trois minutes plus tard, je les vois entrer à nouveau dans le hall... On leur a dit qu'il pouvait. Il fait trop froid dehors... Je suis énervée, totalement abattue...

 

— Vendredi :

 Je me rends compte qu'on m'a aussi volé 2 manuels dans ma salle. Je m'en veux de ne pas avoir vidé mon bureau. J'en veux à ces 3 armoires fermées à clé au fond de la salle 116. Je n'ai pas une seule des clés qui ouvrent ces armoires... Elles me narguent. Pourtant en début d'année, je suis allée deux fois demander une clé à l'intendance. Personne ne sait où elles sont...

 Je suis déçue et consciente du message des élèves : toi, t'as pris trop la confiance en laissant tes affaires, ici, on est chez nous... J'ai l'impression que cette semaine, on m'a envoyé un message clair...

 Je vois 2 de mes élèves de 6e se faire rouer de coups par des 4es. Un nouveau jeu ? Ça m'inquiète. Mais je continue à tenter de vider le couloir : une bande de nanas écoute de la musique en dansant. Si. Si. Une bande de types tient le radiateur. Ils font semblant de ne pas m'entendre quand je leur demande avec un grand sourire d'aller se ranger dans la cour. Heureusement, parmi eux un des 3es dont je suis prof principal. Je lui demande de sortir et au passage d'emmener ses copains avec lui. Et puis, j'apprends qu'il y a eu un souci dans cette classe de 3e. Des élèves ont été convoqués à la vie scolaire la veille. Mais je l'apprends par une collègue et par les élèves eux-mêmes. Je me sens seule. Sans le rapport de mon collègue dans le casier, je n'aurai pas pu réagir. Drôle d'ambiance, on n'a plus vraiment l'impression d'être dans un collège. La veille, devant l'établissement, un élève a tenté une intimidation sur une prof pour éviter un rapport... Il sera renvoyé une journée.

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 20:54

In La Montagne

 
 
Une enseignante creusoise doit rouler plus de 200 km par jour pour assurer son service.

TZR. Ce joli sigle désigne les titulaires de zone de remplacement.

« Les élèves nous confondent avec des stagiaires, alors que nous sommes des professeurs certifiés », précise Magali (1), un professeur de 27 ans, qui affiche déjà cinq années d'expérience : « J'ai plutôt la pêche et j'aime les défis. À condition que la mission ne soit pas impossible ».

 

Venue d'une autre académie, Magalie a suivi son conjoint il y a deux ans. Le jeune couple s'est installé dans le nord de la Creuse.

 

Le système de points qui régente les mutations dans l'Éducation nationale ne lui a pas permis d'obtenir un poste dans l'académie de Limoges : « J'ai donc coché comme choix ultime, un poste de TZR sur l'académie d'Orléans-Tours, mais rattaché au lycée de La Châtre, à 30 kilomètres de chez moi ».

 

Le principe de la zone de remplacement, c'est que l'enseignant TZR est censé naviguer sur un périmètre limité.

Dans un contexte de diminution de postes et de nouveau système pour les stagiaires IUFM, les systèmes informatiques des rectorats semblent s'être emballés en sortant des arrêtés de nomination déraisonnables.

 

Des TZR sont affectés à l'année sur des postes fixes. Solution : aller chercher des remplaçants dans les départements voisins.

  

1.300 kilomètres par semaine

 

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