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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 10:44

Organisations signataires le 6 novembre 2008 : Crap-Cahiers Pédagogiques, Education&Devenir, Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, Ligue de l’enseignement.

Xavier Darcos vient de rendre publique la maquette de la future classe de seconde. Elle nous paraît très éloignée des déclarations d’intention initiales du ministre précisées dans la lettre de mission à Jean-Paul de Gaudemar ou dans le document signé entre le ministre et plusieurs organisations syndicales sur les « points de convergence sur les objectifs et principes directeurs de la réforme ». La mission de Jean Paul de Gaudemar ouvrait, à nos yeux, des perspectives très positives pour que le lycée soit plus démocratique et prépare mieux à l’enseignement supérieur : elle prônait davantage de souplesse dans les parcours d’études, dans l’organisation de l’année scolaire, dans la répartition des activités des élèves, dans l’architecture de la classe de seconde, pour favoriser des choix d’orientation plus lucides , pour éviter les redoublements ; ces propositions impliquaient un suivi rigoureux des élèves, la mise en place de nouvelles modalités d’évaluation, y compris en ce qui concerne le baccalauréat, elles nécessitaient une mise à jour des programmes, une clarification des compétences attendues des élèves ; elles impliquaient une évolution des pratiques et une redéfinition du métier et du service enseignant ; elles rendaient nécessaires l’autonomie des établissements et leur accompagnement. Bref, elles promettaient, dans la lignée des rapports précédents sur le lycée, de former des citoyens actifs et ouverts.

Les objectifs qui étaient assignés à la réforme nous semblent hors de portée si elle reste en l’état. La précipitation avec laquelle elle est conduite génère déjà de l’inquiétude pour les élèves de troisième et leurs familles. Les modalités précises et concrètes de mise en oeuvre engageront durablement le sens du futur lycée d’enseignement général et technologique, d’autant qu'elle se fait dans un contexte de réduction des postes d'enseignants.
C’est pourquoi nos organisations lancent un appel aux syndicats, associations de parents d’élèves, mouvements pédagogiques et d'éducation, associations complémentaires de l’enseignement public, chercheurs pour s’inscrire rapidement dans une démarche collective pour définir les axes d’une réforme alternative du lycée, en articulation avec les autres secteurs de l’Ecole, notamment l’enseignement professionnel et le collège, mais aussi l’enseignement supérieur, prenant en compte le socle commun de connaissances et de compétences. Nous ferons des propositions sur les modalités de l’évaluation terminale (le baccalauréat), la part faite aux épreuves terminales et l’introduction des unités capitalisables, la définition des compétences évaluées, l’aspect interdisciplinaire et la démarche de projet assurés actuellement par les Travaux Personnels Encadrés. Ainsi, nous exercerons une fonction de veille sur la réforme à venir du lycée et pourrons peser collectivement sur elle.

(la suite..)

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 15:00

Dès la rentrée prochaine l'histoire des arts sera enseignée au collège et les connaissances acquises sanctionnées par une épreuve au brevet des collèges. Cet enseignement vient remplacer pour moitié l'heure d'arts plastiques et d'éducation musicale (en histoire il occupera un quart du programme). L'an prochain les collégiens n'auront plus   qu'une demi-heure d'arts plastiques et de musique. La culture patrimoniale sera privilégiée au détriment des questionnements liés à l'idée de modernité.
Des ateliers animés par des intervenants extérieurs pourront être proposés après les cours, ces matières deviendront donc des activités péri-scolaires (dénaturées et non obligatoires).
De plus le gouvernement cherche à développer une éducation artistique et culturelle hors de l'école en développant (et non en démocratisant) par exemple les cours à domicile grâce à leur paiement en chèque emploi service ! Les connaissances acquises hors de l'école pourront être validées au brevet des collèges.
L'option de spécialisation en lycée sera réduite à 3 heures hebdomadaires (au lieu de 5h actuellement) si elle n'est pas supprimée (toujours pas d'information claire à ce sujet !).
Jusqu'à présent les élèves en difficulté dans des disciplines ayant exclusivement recours à l'écrit pouvaient réussir en arts plastiques ou en musique parce que ces matières mobilisent d'autres langages...
Et pourtant Xavier Darcos affirme faire de l'aide aux élèves en difficulté sa priorité.
Les modes de recrutement et de formation des professeurs sont également transformés.
Des changements profonds s'opèrent dans l'éducation. Ils ne nous paraissent être ni en faveur des élèves ni en faveur des personnels de l'éducation.
Il généreront plus de précarité pour les personnels et plus d'inégalités chez les élèves.




APPEL

Aux professeurs, aux étudiants, aux parents d’élèves, aux organisations syndicales et à tout citoyen.

Samedi 22 novembre 2008 à 9h30
Bâtiment Mussat, Université de Haute Bretagne, Rennes II.

 

L’an prochain, Xavier Darcos prévoit le non-remplacement d’un professeur sur deux, toutes disciplines confondues.
Un moyen de supprimer des enseignants est de supprimer des enseignements.
Le sort réservé aux arts plastiques (comme à l’éducation musicale) est exemplaire.

Cette journée de rencontre sera consacrée à l’information de tous dans un premier temp
( réformes de l’enseignement des arts à l’école, au collège, au lycée, à l’université et à l’iufm ) puis à des travaux collectifs sur une motion commune et l’élaboration d’actions.

Nos positions:

Nous défendons le principe d’un enseignement des arts plastiques fondé sur la pratique réflexive en
articulation avec des connaissances artistiques.
Cet enseignement est et doit rester obligatoire, fondamental et inscrit dans un programme national.
Il doit être assuré par des professeurs spécialistes disposant d’une formation disciplinaire.
Le recrutement des enseignants s’effectue et doit continuer à s’effectuer par la seule voie d’un concours national validant des connaissances et des compétences pratiques propres aux arts plastiques.
Nous demandons l’abrogation du décret instaurant un prétendu enseignement de “l’histoire des
arts” impliquant tous les enseignants quelque soit leur formation disciplinaire.
Nous sommes contre toute bivalence ou mention complémentaire d’arts plastiques.
La mise en oeuvre de partenariats culturels doit reposer sur l’initiative des équipes d’enseignants et donner lieu à l’attribution des moyens indispensables. Ces partenariats ne doivent pas être obligatoires.

La pratique en arts plastiques ne peut être remplacée par des ateliers d’activités artistiques proposés en dehors du temps scolaire et hors de l’école.

Parce que l’école républicaine se doit de garantir à tous le même accès au savoir.

Le groupe d’organisation du 22 novembre est indépendant et se compose de professeurs d’arts plastiques: Céline Boisgérault, Pako Paugam, Benjamin Bonhomme, Denis Orhant, Sandrine Cabon, Charly Pommier, André Pasque, Dominique LeDuff, Jean Pierre Bougeard, Hélène Coppeaux, Philippe Marcelé, Danièle Salamand.

Contacts
collège : sandrine.cabon@ac-rennes.fr
lycée : benjamin.bonhomme@ac-rennes.fr
université : denis.orhant@uhb.fr
iufm : dominique.leduff@bretagne.iufm.fr


L'appel
Le dossier de presse

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 06:36

X. Darcos semblant craindre l'embrasement général de l'Education Nationale a dû mettre de l'eau dans son vin pour éviter que les lycées ne s'enflamment à nouveau : ceci dit, "la rigueur budgétaire" sera bien au rendez-vous et les 13 500 suppressions de postes restent à l'ordre du jour.


In Café Pédagogique



Que reste-il du projet de lycée "finlandais" ? Rien !


« Je ne partage pas le sentiment de ceux qui croient qu’on rend service au lycée en le figeant dans son organisation actuelle. Réclamer le statu quo pour le lycée c’est chercher à briser ce qui fait la force de son lien avec les Français. C’est le rendre sourd aux attentes de la société ». Très persuasif, Xavier Darcos a présenté le 21 octobre la nouvelle classe de seconde en présence de JP de Gaudemar, chargé de la réforme du lycée. Il a confirmé que la réforme serait appliquée à la rentrée 2009.


« Je ne partage pas le sentiment de ceux qui croient qu’on rend service au lycée en le figeant dans son organisation actuelle. Réclamer le statu quo pour le lycée c’est chercher à briser ce qui fait la force de son lien avec les Français. C’est le rendre sourd aux attentes de la société ». Très persuasif, Xavier Darcos a présenté le 21 octobre la nouvelle classe de seconde en présence de JP de Gaudemar, chargé de la réforme du lycée. Il a confirmé que la réforme serait appliquée à la rentrée 2009.

 

L’horaire de la classe comprendra 30 heures d’enseignement, soit sensiblement le volume actuel. Il comprendra 21 heures "d’enseignements généraux" (français, maths, histoire-géo éducation civique, sciences expérimentales, LV 1 et 2, EPS). La répartition entre ces disciplines n’est pas faite et sera sûrement l’objet de négociations d’ici décembre. Il n’est plus question de "modules" pour ces enseignements dans le document ministériel. Une façon sans doute de rassurer ceux qui craignaient un éclatement disciplinaire. Et aussi d'affirmer une certaine continuité. X. Darcos affirme repousser l'idée d'annualiser l'enseignement.

 

Les élèves devront suivre 4 modules au choix mais définis selon leur filière. Ainsi en Humanités ils choisiront entre littérature, langues anciennes, langue vivantes ou arts et histoire de l’art. En sciences entre maths, physique-chimie, SVT, « informatique et société numérique », un module au contenu encore indéfini. En Sciences de la société ils disposeront de SES, gestion, histoire-géo. La dernière filière concerne les technologies (ingénieur, SMS, STL, hôtellerie) et l’EPS.

 

Enfin les élèves devront suivre un accompagnement obligatoire, à raison de 3 heures par semaine, réparti entre travaux interdisciplinaires, orientation et remise à niveau.  Cet accompagnement est présenté comme une réforme essentielle. Dans l’esprit du ministre la personnalisation c’est la démocratisation. On ignore cependant comment les enseignants seront formés à cet accompagnement.

 

C’est surtout l’organisation de l’année qui change. L’année est divisée en deux semestres séparés par une semaine de bilan et examens blancs. Il y aura 4 conseils par an (au lieu de 3), 2 réunions de profs et 2 véritables conseils de classe. En contre partie de cet accompagnement renforcé des élèves, l’ISO sera réévaluée.

 

Bien des éléments du projet initial ont fondu depuis l'été. L'idée de modules indifférenciés pour ne pas reconstituer de filières. La disparition du groupe classe. Les passerelles entre séries. Le travail d'équipe des enseignants. Sur tous ces points le ministre a reculé devant les exigences des associations de spécialistes et de syndicats. Le "nouveau lycée républicain" ressemblera beaucoup à l'ancien… D'ailleurs, sortant du cadre de la seconde, le ministre a promis que son projet n’aboutira pas à une réforme du bac. On imagine mal dans cette perspective comment échapper à la hiérarchisation des filières.  A la question, "que reste-il du lycée "finlandais" annoncé au départ, un interlocuteur du Sgen répond : "Rien"…

 

Xavier Darcos présente pourtant sa réforme comme un facteur important de  démocratisation du lycée. Il en attend la diminution des redoublements  grâce à l'accompagnement individuel des élèves et au nouvel équilibre entre le temps de l’enseignement et celui du travail personnel.

 

Pourtant rien n'est moins sur. Donner davantage d'autonomie aux établissements et de liberté aux lycéens c'est sûrement favoriser la motivation, l'envie d'apprendre et de meilleurs climats d'établissement. On ne voit pas d'ailleurs pourquoi la France échapperait à un mouvement général d'évolution du secondaire. Encore faut-il que ces libertés soient accompagnées. Or on ignore comment les établissements construiront leur offre de modules et si des propositions aussi riches et variées pourront être faites en banlieue et en centre ville. Laisser les établissements définir librement une partie du curriculum pourrait mener à une aggravation des écarts entre établissements.

 

On ignore également comment les enseignants seront aidés pour la mise en place des modules d'accompagnement des élèves. Or leur rôle sera déterminant dans le guidage des élèves. Laisser les conseils de classe décider en milieu d'année de réorienter les élèves c'est prendre le risque de renforcer la hiérarchisation au sein des établissements.

 

Xavier Darcos espère de nouveaux rapports entre élèves et professeurs. C'est reconnaître qu'une réforme n'est pas faite que de règlements. Il lui faut aussi une âme et un esprit. Sont-ils là ?

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 20:37

In Libération Rennes


Le rectorat de Bretagne a décidé d’expérimenter l’affectation de professeurs sur des postes de “conseillers d’orientation psychologues” (COP) vacants malgré un “accord” passé avec les syndicats, a dénoncé le Sgen-CFDT. En septembre, le rectorat avait tenté une première fois cette ”expérimentation” avant d’y renoncer devant la fronde syndicale et d’annoncer le recrutement de contractuels.
“Le rectorat revient de façon autoritaire sur cet accord et impose aux directeurs de centre d’information et d’orientation (CIO) l’affectation d’enseignants sur ces postes comme unique solution de remplacement”, a protesté le Sgen-CFDT.
Le rectorat estime de son côté avoir tenu ses engagements. Même s’il envisage d’affecter désormais des professeurs titulaires remplaçants sur des postes de conseillers d’orientation vacants, il a bien procédé à des nominations de contractuels sur les postes qui étaient à pourvoir en septembre.
“Dans les CIO qui comptent des effectifs de COP importants, nous envisageaons de placer des enseignants volontaires”, a précisé Marc Vauléon, directeur des ressources humaines de l’académie de Bretagne. Le Sgen-CFDT a condamné une “gestion des personnels fondée sur la seule logique comptable” en nommant des professeurs sur des postes pour lesquels ils n’ont pas été formés. "Exercer la fonction de COP sans la formation nécessaire est une grave atteinte à la qualité du service public d'orientation", estime le syndicat.

P.H.A. (avec AFP)

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 17:42

Le ministre de l'Education nationale s'apprête à annoncer la nouvelle mouture de la classe de seconde. Avec moins d'heures de cours et plus d'autonomie, elle présage le lycée - et le bac - de demain. Il s'en explique à LEXPRESS.fr dans une interview vidéo.

 

Ils ne s'en doutent pas un instant, mais l'avenir des élèves de troisième est en train de se décider ces jours-ci, dans les bureaux de l'Elysée, ceux du ministère de l'Education et dans les couloirs des syndicats. S'ils poursuivent leur scolarité sans redoubler, ces collégiens de 2008 seront en effet les premiers bacheliers nouvelle formule, en juin 2012.

Mais, pour ne pas prononcer trop tôt les mots qui fâchent et évoquer déjà une réforme du bac, on se contente, pour l'heure, de s'attaquer au premier étage de la fusée: la classe de seconde. Dès la rentrée 2009, sa nouvelle architecture sera expérimentée. Le schéma définitif n'est pas encore totalement validé mais sera dévoilé d'ici aux vacances de la Toussaint. Pourtant, on en connaît déjà les grands piliers.


Le nouveau lycée, Nicolas Sarkozy l'a rêvé - le 2 juin dernier, le président évoquait un lieu "où la seule règle serait la diversité des voies proposées. Chacun y pourrait, selon ses goûts [...], construire un parcours cohérent [...] qui lui ressemble" - Xavier Darcos, bon élève, va le mettre sur pied. La réforme est souhaitée par tous, y compris par les syndicats. Même par le Snes, majoritaire, qui vient de se retirer des négociations. Elle répond a des objectifs avouables, mais elle risque aussi de déclencher plusieurs bombes à retardement.

Au service des élèves?

Dans la première catégorie figure la nécessité de mieux préparer les lycéens aux études supérieures : aujourd'hui, plus de 20 % des étudiants interrompent leur cursus universitaire au cours des deux premières années et seuls 45 % des bacheliers inscrits en licence parviennent en troisième année sans redoubler.

Autre chantier essentiel: améliorer encore la démocratisation de l'enseignement. Le lycée général est très loin de garantir l'égalité des chances. Douze ans après leur entrée en sixième, 88 % des enfants de cadres et d'enseignants obtiennent leur bac, à comparer aux 49 % d'enfants d'ouvriers. La classe de seconde fait souvent figure de Moulinette pour les élèves les plus fragiles: le taux de redoublement y est très important, 13 % (il est de 7 % en première), sans compter tous ceux qui, une fois leurs 16 ans atteints, démotivés, mal orientés, font l'école buissonnière en toute légalité. Dernière justification au remodelage du lycée: briser la suprématie des séries S, "voie royale" qui accueille les meilleurs élèves, qu'ils soient scientifiques ou non: un quart des élèves des classes préparatoires littéraires sont titulaires d'un bac S...

La réforme est donc souhaitable. Mais elle pose de très délicates questions. Celle des économies de postes, d'abord. "Le changement est au service des élèves. On ne se dit jamais: 'Quelle réforme peut-on engager pour supprimer 30 000 emplois?', confie-t-on dans l'entourage de Xavier Darcos. Mais, si on peut offrir un enseignement de meilleure qualité sans coût supplémentaire..."

La nouvelle classe de seconde prévoit 27 heures d'enseignement hebdomadaire, au lieu de 28,5 en moyenne aujourd'hui, et très fréquemment 35 heures selon les élèves et leurs options. Qui dit moins d'heures de cours dit vraisemblablement, à terme, moins d'enseignants. C'est ce point précis qui a provoqué l'ire du Snes et son départ de la table des négociations. Cette baisse du volume horaire placerait la France dans la moyenne des pays de l'OCDE.

Autre dossier sensible: l'évolution du métier d'enseignant. L'instauration d'un bloc d'accompagnement qui représenterait 15 % des cours augure d'une façon inédite de travailler, moins magistrale. "Le lycée d'aujourd'hui est une machine à donner des cours. Il faut qu'il devienne une machine à créer de l'autonomie intellectuelle", confiait Xavier Darcos, le 18 avril, à France Soir.

Cela implique de passer plus de temps dans les établissements, d'être plus disponible, plus flexible. Les lycéens demandent moins de bachotage, moins d'enseignements imposés, plus de flexibilité et davantage d'autonomie. Cela passe aussi par des rapports plus personnalisés avec leurs enseignants. Le face-à-face pédagogique statique avec un prof pressé de filer sitôt son cours terminé n'est pas la meilleure garantie de progression ni d'épanouissement.

Actuellement, les enseignants passent entre 15 et 18 heures en cours devant leurs élèves, même si l'on considère qu'ils travaillent effectivement 39 heures (corrections, préparation...). L'idée d'allonger leur temps de présence dans les lycées chatouille l'administration depuis longtemps. En 2004 déjà, la commission Thélot proposait d'ajouter des heures de soutien aux heures de cours pour "tous les jeunes recrutés" et au choix des "enseignants en place".

Cette augmentation du temps passé au lycée aurait été "à prendre en compte dans leur rémunération". "Travailler plus pour gagner plus": huit ans après, l'idée est devenue étrangement familière et Xavier Darcos compte bien l'introduire dans sa réforme. Il trouverait naturel que ces heures soient gérées individuellement, selon les besoins des élèves et des établissements. A la carte, là aussi. Ce qui ouvre un autre dossier explosif, celui de l'autonomie accrue des lycées. Et c'est le genre de sujet sur lesquels le ministre n'aura pas droit à une session de rattrapage.


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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 11:30



Vendredi 3 octobre 2008

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour le maintien des sciences en Seconde au Lycée

(...)
Considérant que :

 

 

les enjeux majeurs du monde à venir – santé, climat, alimentation, énergie, eau , risques... nécessitent une vision globale, où la compréhension de la science et de la technologie tient une place centrale ;

l’inquiétante chute des vocations scientifiques engendre pour les universités et les entreprises une difficulté croissante dans le recrutement des chercheurs et des ingénieurs, moteurs de l’innovation ;

l’affrontement entre les approches humaniste et scientifique du monde risque de conduire à une rupture d’équilibre entre ces deux cultures ;

le Lycée doit à la fois enseigner les humanités aux futurs scientifiques, et les sciences à ceux qui empruntent d’autres voies,


Avis de l’Académie des sciences

 

l’Académie des sciences déclare avec force que les élèves des classes de Seconde au Lycée général et technologique doivent tous recevoir un enseignement des sciences. Cet enseignement doit être bâti en étroite coordination et cohérence avec ceux des mathématiques, des techniques et des humanités.

La déclaration intégrale

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 06:38

On sait que le budget 2009 inscrit la suppression partielle des remplaçants. Selon le Snpi Fsu, " le ministère a commandité un cabinet privé pour effectuer un audit sur une cinquantaine de circonscriptions du premier degré. Il s’agirait d’envisager l’utilisation d’emplois de vacataires en vue d’assurer les remplacements dans les écoles primaires". Le syndicat demande le maintien des titulaires remplaçants.

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 12:20

In Rue89


Pages petites annonces du quotidien La Provence du mardi 7 octobre. Vestner France Ascenseurs recrute « Technicien d'Ascenseur H/F pour un poste dans la région de Marseille. Un peu plus bas dans la colonne, on cherche un conducteur de travaux ». Entre les deux, cet encart:

« L'académie d'Aix-Marseille recrute Enseignant(es) ds les disciplines suivantes : sciences médico-sociales, biotechnologie, technologie, mathématiques, allemand, sciences physiques, génie civil...
Niv. licence mini exige.
C.V. à adresser à : Rectorat, Académie d'Aix-Marseille, division des Personnels enseignants »

Un lien internet renvoie également vers le site de l'Académie, pour celui ou celle qui souhaite obtenir plus d'informations ou formuler sa candidature.

Comment faut-il lire cette petite annonce ? Pour le rectorat d'Aix-Marseille, il n'y a là rien d'exceptionnel:

« A la rentrée, chaque académie est obligée de s'assurer que son volant de contractuels ou de vacataires est suffisant, notamment en cas d'absences longue durée pour remplacer les enseignants titulaires.
Ce sont des ajustements auxquels nous procédons tous les ans. Il ne s'agit en aucun cas de postes d'enseignants titulaires... »

Au ministère de l'Education nationale, on précise que ces ajustements sont laissés à l'appréciation de chaque recteur d'académie.

Mais ce qui surprend, c'est que ces ajustements » portent sur des matières « généralistes comme les mathématiques ou l'allemand, ce type de recrutement étant traditionnellement réservé à des matières bien spécifiques.

1 200 postes en moins dans l'académie depuis 2003

Pourquoi alors ce besoin soudain de profs de maths? Pour le syndicat d'enseignants Snes Aix-Marseille il n'y a là aucune surprise. Laurent Tramoni, secrétaire académique, détaille :

« Depuis la rentrée 2003, l'académie d'Aix-Marseille a perdu 1200 postes, l'équivalent de 25 collèges supprimés. On veut nous faire croire que ces contractuels ne sont là que pour assurer des remplacements. On a surtout l'impression que ce sont les profs de demain. » (Ecouter le son)

Depuis plusieurs années, les syndicats dénoncent le net recul des postes ouverts aux concours d'enseignants dans de nombreuses disciplines et déplorent la substitution des titulaires de zones de remplacement (TZR) -des profs certifiés- par des vacataires.

Une enseignante d'histoire-géo d'un lycée du centre-ville de Marseille rappelle :

« Ce qui fait la différence, c'est que les enseignants titulaires ont passé des concours, ont été sélectionnés sur leurs compétences et ont été formés pour enseigner. Les autres non. »

La tendance s'accélère mais surtout, elle prend de nouvelles formes. Pour Laurent Tramoni, la petite annonce passée par le rectorat d'Aix-Marseille est symptomatique de cet état de fait:

« C'est la première fois que le rectorat lui-même recrute des personnels pour assurer des remplacements dans un grand nombre de disciplines. On a vraiment l'impression que l'essentiel, c'est qu'il y ait quelqu'un en face des élèves. »

On connaissait déjà le recrutement d'instituteurs au smic via l'ANPE. Laurent Tramoni passe en revue les trois nouvelles façons de recruter des enseignants: (Ecouter le son)

Outre l'embauche par petites annonces, les établissements font donc appel aux collègues fraîchement retraités. Une pratique de plus en plus fréquente, comme cela a été le cas cette année au lycée Thiers, fleuron de l'enseignement public marseillais.

Au début de l'été, le proviseur a fait partir un courrier dans lequel il tente de faire vibrer la fibre pédagogique de ses anciens collègues:

« Vous avez choisi (ou le système a choisi pour vous...) de faire valoir vos droits à une pension de retraite. En vous enviant tout de même un peu, nous ne vous oublions pas et je me suis interrogé pour savoir si vous ne ressentiez pas un brin de frustration, la fibre pédagogique qui vit toujours en vous n'arrivant plus à s'exprimer.

C'est pourquoi je m'adresse à vous aujourd'hui. En un mot: seriez-vous prêt à nous aider -nous, c'est vos collègues en activité, l'administration du lycée, mais surtout les élèves et leurs parents- dans une projet de soutien scolaire en classe de première (...) Nous aider bénévolement, cela va sans dire. »

Des BTS contractuels en techno ?

Plus grave selon le syndicat majoritaire chez les profs: le recours aux étudiants bac+2 sortant de BTS pour assurer des enseignements. Là encore, c'est l'Académie d'Aix-Marseille qui a initié la démarche en faisant appel au vivier des lauréats du BTS de la session 2008 pour répondre au besoin de contractuels et vacataires en technologie au collège.

Au ministère de l'Education nationale, tout en prenant soin de ne pas dévaloriser la matière, on peine quelque peu à justifier la démarche. Au Snes, on estime qu'il s'agit tout simplement d'une négation de la qualification des enseignants, d'une négation de l'enseignement, alors que c'est tout le système de formation, à travers notamment les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), qui est aujourd'hui menacé.

Bien au-delà du cas de la petite annonce du Rectorat d'Aix-Marseille, Laurent Tramoni déplore une volonté idéologique de démantèlement du service public.

Selon lui, les économies réalisées par la suppression d'1 poste de fonctionnaire sur 2, c'est des queues de cerise dans le budget de l'Etat. (Ecouter le son)

Et qu'en pense le recteur de l'académie d'Aix-Marseille, Jean-Paul de Gaudemar ? Chargé par le ministre de l'Education nationale d'élaborer le nouveau lycée général et technologique, il poursuit la concertation des différentes représentants du monde éducatif, moins le Snes-FSU qui a quitté ce jeudi la table des discussions.

Le rapport Gaudemar pourrait être remis d'ici la fin du mois d'octobre, pour une communication du ministère à la rentrée des vacances de la Toussaint. Par petites annonces ?

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 06:43

Lors d'une conférence de presse, le 9 octobre, le Snes a annoncé qu'il quittait la négociation sur la réforme du lycée.
Xavier Darcos a "pris acte" du retrait du Snes des négociations et manifesté son intention de "poursuivre les discussions avec les autres organisations". Le ministre avait déjà vu la CGT quitter la négociation.
Le SGEN et le SE-Unsa envisage d'aller jusqu'au terme des négociations.

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 17:43

L’Union des professeurs de physique et de chimie, l’UdPPC, défend depuis plus d’un siècle l’enseignement de la physique et de la chimie en collège et en lycée. Elle est représentative, de par ses milliers d’adhérents, de l’ensemble des professeurs de ces disciplines tant dans l’enseignement public que dans l’enseignement privé.

Nous avons toujours choisi la voie de la réflexion de fond en insistant sur le double intérêt de la Nation à avoir d’une part des citoyens formés par nos disciplines, qui confrontent l’élève au réel, et d’autre part des physiciens et chimistes de haut niveau dans les industries, les universités et les laboratoires.
Les craintes exprimées par de nombreux groupes industriels, avec lesquels nous avons des contacts suivis, de ne plus trouver en France les scientifiques dont ils vont avoir besoin dans les prochaines années, ont motivé dans une large mesure les travaux de notre association au cours des dernières années.

 C’est pourquoi nous découvrons avec stupeur que, en l’état actuel de la réflexion menée sur l’avenir du lycée, la classe de seconde ne comporterait pas d’enseignement de sciences expérimentales dans les enseignements fondamentaux, ni en physique et chimie, ni en sciences de la vie et de la Terre. Il nous semble même que leur place ne serait pas assurée dans les enseignements d’exploration !

Nous affirmons qu’il est impossible d’avoir un enseignement fondamental composé à 70% de disciplines non scientifiques dans une classe dite de «détermination». C’est pourquoi nous demandons fermement de voir figurer au sein de l’enseignement fondamental des modules de sciences expérimentales indispensables à la culture des citoyens du XXIe siècle.

D’autre part, certains élèves ont en fin de collège un projet scientifique affirmé : devenir chercheurs, professeurs, techniciens ou ingénieurs. C’est notamment le cas des 40000 élèves des sections STL et STI qui poursuivent tous, après le bac, une formation scientifique dans l’enseignement supérieur. Nous demandons donc que ces élèves puissent suivre en seconde des enseignements adaptés à leurs goûts par la création dans tous les lycées de France de modules d’exploration de physique et chimie.

Par ailleurs, alors que dans les collèges s’ouvre le travail d’orientation, il est actuellement impossible de présenter aux élèves de 3eme les formations qui leur seront proposées l’an prochain. Aussi, soucieux de l’intérêt des élèves et de leurs familles, nous demandons un report d’un an de la réforme.

Pour protester, vous pouvez signer la pétition de l'association des professeurs de physique et chimie : http://udppc.asso.fr/paris2007/petition/

et participer à la manifestation prévue le dimanche 19 Octobre à Paris.

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