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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 21:34

In FCPE Montigny

Quand on pratique massivement des suppressions de postes, comme le fait avec zèle notre académie, il faut bien s'organiser pour que ça ne se voit pas trop! Traduisez: pour qu'il y ait quand même un prof devant les élèves à peu près à chaque moment. Seulement voilà: comment faire quand le pool de remplaçants fond comme neige au soleil? Dans le primaire et le secondaire, la FCPE de Montigny a trouvé quelques indices. Car de nombreuses astuces existent. Mais la plus prisée de notre rectorat, c'est le recrutement de contractuels bac+3. Contractuel, c'est-à-dire jetable. C'est ce que François Regourd, enseignant de l'Université Paris Ouest Nanterre, appelle le "recrutement par susbtitution" dans son analyse que nous reproduisons plus bas.


Des astuces, il y en a. Enumérons-en quelques-unes.

Il y a d'abord l'émiettement de postes en heures sup (HSA). C'est pratique, ça ne se voit pas, ça trouve facilement preneur (travailler plus pour gagner plus), un même enseignant peut cumuler des heures sup dans son collège ou lycée.

Problème: il y a moins d'adultes dans l'établissement. Et quand il est malade, c'est plus d'élèves qui se retrouvent sans professeur. Surtout qu'il faut attendre des mois pour trouver un remplaçant.
Derniers exemples en date à Montigny: collège Les Prés, un prof de SVT sur 4 classes (5ème et 3ème) non remplacé pendant 5 mois. Pas un seul prof de SVT disponbile sur une académie aussi grande que Versailles pendant ( mois, alors que nous n'étions qu'à la phase I des suppressions de postes (11200 en 2008). Aussi à
Descartes (voir article), ou un prof d'anglais de Terminales ne trouvait pas de remplaçant pendant 2 mois.


Autre astuce: ne pas remplacer les courtes absences. Ca se pratique déjà massivement dans le secondaire (si prof malade 15 jours, pas de remplacement, faut attendre). Mais ce qui est nouveau, c'est que ça se pratique maintenant dans le primaire ! A Montigny par exemple, dans une école du village, des parents n'ont même pas été prévenus que leurs enfants n'avaient pas de maîtresse et qu'ils étaient dispatchés dans les classes pendant la journée en attendant de la maîtresse absente. Cela a duré plusieurs jours. La question sera posée d'ailleurs en conseil d'école du 2nd trimestre. Mais ce fait est nouveau: avant, les institutrices étaient remplacées dès le lendemain. Maintenant on ne prévient plus les familles, et si cela dure trop, on leur demande s'i par hasard elles ne peuvent pas s'arranger entre elles pour garder les enfants à la maison!

L'arme suprême: le recrutement de "non titulaires".
Vous pouvez consulter le site de Versailles:
http://www.ac-versailles.fr/rh/nontitulaires.htm 

Il y a deux formules: le contractuel à l'année et le vacataire. Le vacataire, on connaissait déjà, c'est 200 heures, et pas une de plus. Si l'enseignant titulaire n'est pas rentré de maladie à la 201ème heure, tant pis, il faudra trouver un autre vacataire jetable. Et pour les élèves, une nouvelle tête. Ce type de pratiques tend à se généraliser du fait de la baisse du recrutement des enseignants et de l'extinction du corps des remplaçants de longue et courte durée. La pratique de l'interruption de la vacation à 200 heures dont l'objectif essentiel est la non ouverture des droits sociaux élémentaires, est un non sens pédagogique car les élèves peuvent ainsi avoir jusqu'à 4 profs différents qui se succèdent dans l'année. C'est ce qui a conduit le ministère à proposer dans sa loi d'orientation de 2005 le principe du remplacement interne. Les remplaçants n'existant plus, les enseignants seront appelés à se remplacer eux-mêmes en interne au pied levé y compris hors de leur discipline. Mais on n'entend plus parler de ce système, peut-être mort-né.
L'autre variante, c'est le contractuel. C'est une sorte de prof, mais un bac + 3 suffit pour l'enseignement général (bac +2 pour le techno). On peut même se présenter avec un CAP d'après le site. L'avantage, c'est que c'est un prof sans poste. D'après ce que je comprends, c'est renouvelable sur une base annuelle (combien de fois avant d'être jeté?). 
                                                                                                                                                                     
F. André




"Recrutement par substitution" par François Regourd, Université Paris Ouest Nanterre

"Chers collègues

Derrière la réforme des concours de l’enseignement (la masterisation) surgit, comme vous le savez, un problème extrêmement grave, qui lui est intimement lié, et que nous ne faisons qu’effleurer en considérant la situation des « reçus-collés » : toutes les « réformes » en cours visent de fait la disparition des titulaires bien formés, à tous les étages, de la maternelle à l’université.


Vous trouverez confirmation de cette politique parfaitement assumée, sur le site du rectorat de Versailles, site qui avoue ouvertement recruter « toute l’année » des « enseignants non titulaires » dans toutes nos disciplines, au moment même où le nombre de postes au concours fond dramatiquement, et où l’on supprime des postes de titulaires, au prétexte qu’il y aurait trop d’enseignants en France (13500 cette année, etc.):


Divers collègues de Nanterre ont été contactés le mois dernier par les « ressources humaines » du rectorat pour inciter leurs étudiants « bac + 3 » à postuler, « en urgence ». Je viens d’apprendre que la même chose a eu lieu dans l’Académie d’Orléans. Oseront-ils bientôt nous proposer des « primes » pour cela aussi, afin de nous faire passer du statut de juré de concours à celui de sergent recruteur ?


- Pour devenir prof de collège, aujourd’hui, il suffit donc d’être « étudiant bac +3 ». Il est simplement demandé d’avoir un casier judiciaire vierge. Il y a plus de postes que de candidats.

- Le salaire est de 34,5 euros bruts par heure de cours effective devant les élèves (soit environ 8 euros bruts de l’heure « réelle », si l’on considère que l’étudiant-enseignant doit quand même préparer son cours, corriger ses copies, recevoir les parents, etc.). A charge pour les collègues, bénévolement et en plus de leurs charges toujours accrues, de l’encadrer comme ils pourront. Mais prof, au fond, est-ce vraiment un métier ?…

Il s’agit donc bien de remplacer des enseignants formés, par des « étudiants-enseignants » appelés à faire un petit boulot pour payer leurs études. Quid de l’engagement, du professionnalisme, de l’expérience, de l’investissement personnel, etc. ?


En affaiblissant ainsi le service public sous couvert de « bonne gestion », en mettant devant des élèves des enseignants de plus en plus nombreux sans formation, sans motivation, et sans avenir

, le gouvernement a l’ambition de favoriser une migration encore plus rapide des élèves vers les établissements privés. Parallèlement, l’Etat pourra se désengager d’écoles de plus en plus « autonomes », dans lesquelles il n’y aura de toute façon que des enfants de pauvres - autant dire personne. Il sera bientôt possible de laisser pourrir, encore plus (si la chose est possible), les écoles ghettos, tandis que prospèreront les officines privées et autres institutions respectables - mais payantes…

Avec un salaire d’enseignant titulaire en fin de carrière, on peut recruter deux gardiens de prison: opération blanche. L’opinion doit être informée du carnage qui est en marche. Rapidement.


Cordialement

François Regourd, Université Paris Ouest Nanterre."


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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 07:22

Dans les Yvelines, un rassemblement devant l'inspection académique est prévu au Chesnay à 14h "pour porter plainte symboliquement au commissariat du Chesnay pour disparition de 1681 élèves et de 245 postes". Ce mot d'ordre des syndicats enseignants, pour le moins étrange, s'explique par les découvertes d'anomalies dans le calcul des élèves pour la rentrée 2009 dans l'Académie. Les services du rectorat (av de Lesseps) et de l'inspection Académique (au Chesnay) sont très proches géographiquement, au sein de l'académie des Yvelines. Et pourtant, du rectorat à l'académie, 1681 élèves ont été perdus en chemin... Explications, et dépôt de plainte.


A l'issue du CTPD de janvier 2009, le recteur a dévoilé les chiffres 2009 de la DGH: l'académie de Versailles va à nouveau payer un lourd tribut dans la chasse aux postes, environ 10% du nombre total de suppression de postes. Pour la 2e année consécutive.

La prévision de la baisse des élèves sur le rectorat dans le secondaire est de 966 élèves (collèges plus lycées). Autant dire une stagnation des effectifs à l'échelle de l'Académie de Versailles. A ce titre, 1743 heures sont quand même retirées des collèges et lycées (l'équivalent de 99 postes). Mais dans les Yvelines, l'inspection académique propose de soustraire beaucoup plus de postes. Par un tour de passe-passe qui s'explique probablement par une volonté de se constituer un "matelas" d'heures DGH ou postes à rendre au coup par coup (technique expliquée dans l'article
précédent), près de 1700 élèves ont brutalement "disparu" de l'avenue de Lesseps au centre commercial de Parly II.  Inquiétant...

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 07:16

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 21:47

Pour le maintien des sections et formations BEP :

Pétition en ligne  www.sauvonslesbep.org

 

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 12:25

In Le Monde


Face à la mobilisation des lycéens, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a annoncé, lundi matin 15 décembre, qu'il voulait "prolonger les discussions" sur la réforme de la classe de la seconde, qu'il devait initialement présenter mardi, selon un communiqué de son ministère.

"Xavier Darcos a décidé de laisser plus de temps pour la mise en œuvre de la réforme de la classe de seconde initialement prévue à la rentrée 2009 dans le cadre de la réforme du lycée", écrit le ministre dans un communiqué, qui ne précise pas si la réforme est repoussée ou non. Interrogé sur cette ambiguïté, son entourage a précisé que cela signifiait "de facto", que la réforme de la seconde était "repoussée". Dans son communiqué, le ministre explique vouloir "prolonger les discussions sur le lycée, en abordant sans tabou tous les sujets, qu'il s'agisse de la place des enseignants dans ce futur lycée ou de l'équilibre respectif des disciplines".

L'information avait été révélée un peu plus tôt dans la matinée par le site Internet du Point, qui affirme que Xavier Darcos a décidé de reporter la réforme pour ne pas "mettre le feu aux poudres".

Selon Le Figaro de lundi, c'est l'Elysée qui aurait demandé à Xavier Darcos de laisser du temps pour la concertation afin d'apaiser le mécontentement des lycéens. Une version des faits démentie par le ministre de l'éducation sur le point.fr. Il "affirme au contraire que c'est lui qui a proposé au président de se donner davantage de temps et de pas courir le risque de voir cette réforme devenir l'étincelle qui mette le feu aux poudres", rapporte l'hebdomadaire.


La suite...


Communiqué du Snes-FSU

Le ministre vient d’annoncer par communiqué de presse qu’il renonçait à mettre en oeuvre à la rentrée 2009 la nouvelle classe de seconde et qu’il ouvrait des discussions « sans tabou » sur l’ensemble de la réforme avec l’ensemble des acteurs du lycée.
 

Le SNES se félicite de cette décision qui est le résultat de la large mobilisation de la profession, des parents et des lycéens.

Il continuera à porter les revendications de la profession pour une réforme ambitieuse du lycée qui soit à la hauteur des enjeux et en prenne en compte tous les aspects.

Il rappelle que toute réforme exige l’ouverture d’un véritable débat, public et transparent, et la tenue de réelles négociations avec les acteurs du système éducatif.

Le ministre a su finalement entendre la voix des usagers et des personnels sur la réforme des lycées. Il faut maintenant qu’il l’entende pour l’ensemble des revendications dans l’éducation nationale et en particulier qu’il revienne sur le budget 2009 et les 13.500 suppressions d’emplois pour la prochaine rentrée.

Le SNES appelle donc les personnels à poursuivre et à approfondir le dialogue avec les parents d’élèves et les lycéens et à rester mobilisés pour une autre politique éducative.

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:40

Appel du Snes-FSU



Xavier Darcos s’exprimera publiquement le 16 décembre sur la structure précise de la nouvelle seconde. Il persiste dans sa volonté de la mettre en place à la rentrée 2009.
Il annonce dimanche 14 decembre un enseignement de sciences économiques dans les enseignements généraux. Les groupes disciplinaires chargés de l’élaboration des nouveaux programmes dans toutes les disciplines de seconde rendent leur copie le 15 décembre.
Concernant les conditions d’enseignement dans les enseignements généraux, des moyens seraient donnés en langues vivantes et en sciences expérimentales. Pour les autres disciplines, il envisage une dotation globale supérieure aux horaires élèves mais une répartition des dédoublements dans le cadre de l’autonomie des établissements.
Face au calendrier inacceptable, à l’architecture de la seconde qui pose de gros problèmes,avec le risque d’une filiarisation de la seconde, l’inquiétude sur l’avenir de certaines disciplines (technologiques, artistiques, langues anciennes). l’hypothèse d’une gestion locale des dédoublements, maintenons la pression.en organisant partout le 15 au soir des revillons revendicatifs.

 
Première liste des initiatives dans le document ci dessous

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 07:04

In Café Pédagogique


A l’instar de l’école primaire, l’enseignement agricole public gronde et multiplie les actions de protestations. Grève des élèves en Basse Normandie, mouvement le 1er décembre en Rhône Alpes, actions de rétention de notes dans la moitié des établissements, témoignages de personnels contractuels non payés sur le net, les initiatives se multiplient. Une fois n’est pas coutume, le journal de TF1 a fait écho du malaise avec un reportage réalisé au lycée de Laval. Et chose encore plus incroyable, des élus de droite, le relaye sur le banc du Sénat.

 

Le cumul des actions donne une idée de la gravité du moment. Le mouvement avait déjà été remarquable l’an passé par l’implication des élèves et des élus qu’il avait suscitée. La mobilisation avait permis le recul sur certaines fermetures de classe mais chacun en était conscient à la rentrée, la baisse constante de la DGH pendant cinq ans était une menace bien réelle. Lors du débat sur le budget et pour la commission des finances, Gérard Longuet, peu soupçonnable d’accointance syndicale relève « Cette réduction pourrait entraîner, selon la direction générale de  l'enseignement et de la recherche du ministère de l'agriculture, une  situation tendue à la rentrée 2009, dans la mesure où elle se traduirait par la fermeture de 30 classes contre seulement 4,5 en 2007. ». Françoise Férat, coordinatrice d’un rapport fort remarqué sur l’enseignement agricole offre des titres éloquents à sa contribution à la loi de finances : « un budget qui n’est à la hauteur ni des attentes, ni des besoins », « «des réductions d’emploi qui se poursuivent à un rythme insoutenable dans l’enseignement public », « une logique de rigueur budgétaire qui contient le développement de l’enseignement agricole », « un enseignement qui n'a rien d'un coût à maîtriser, mais tout d'un modèle à imiter ». Son amendement pour une augmentation du budget de l’enseignement agricole est voté dans la foulée.

Sur TF1

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 07:20

Les professeurs du lycée Einstein à Sainte-Geneviève-des-Bois (91) ont prévu d'occuper le lycée à partir du lundi 1er décembre. Les parents et toute personne inquiète de l'avenir du lycée peuvent venir nous rencontrer.

NOUS COMPTONS SUR VOTRE SOUTIEN
LE COLLECTIF DU LYCEE EINSTEIN ENGAGE TOUS LES ETABLISSEMENTS DE FRANCE A AGIR.
N'hésitez pas à nous contacter : collectif.einstein@laposte.net
Les informations officielles sont confuses, contradictoires et données au compte-goutte. Ni les conseillers d'orientation ni les chefs d'établissement ni les inspecteurs n'ont d'informations concrètes sur sa mise en place. Les professeurs sont mis devant le fait accompli.

Les horaires de la plupart des matières sont revus à la baisse et les cours en demi-groupes (SVT, SP, SES, Maths, Français, Langues, Hist-géo) disparaissent. Les modules pourront concerner des groupes très importants d'élèves.
Le choix des élèves risque d'être restreint et si certains modules n'ont pas assez de candidats inscrits, ils seront supprimés.

Les informations sont floues:
- Les deux modules à choisir doivent-ils appartenir à la même dominante?
- Le groupe classe du tronc commun 2de sera-t-il maintenu pour le cycle terminal?
- Le choix des modules en seconde sera-t-il déterminant pour le cycle terminal? Sachant que le Ministère ne communique plus sur l'organisation de ce cycle.
- Comment organiser le quotidien (activités extra-scolaires, transports) d'élèves dont l'emploi du temps changera au second semestre?

Comment les élèves de Troisième seront-ils capables de faire des choix sans informations claires sur la nouvelle Seconde et sur le cycle terminal?

Comment les programmes pourront-ils être prêts pour la fin de l'année scolaire? Les professeurs devront-ils découvrir en septembre ce qu'ils doivent enseigner?

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 12:48

Quelle est la position des profs sur la réforme du lycée ?

Quel est l'état de la mobilisation ?

Tel est l'objet de ce questionnaire proposé par des profs de lycée pour  faire le point sur la mobilisation.

A diffuser et à utiliser sans retenue.

 

VOTRE-OPINION-SUR-LA-REFORME.doc VOTRE-OPINION-SUR-LA-REFORME.doc

 

nb Ce document est une proposiition d'action. Les questionnaires peuvent être remontés aux syndicats.

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 18:39

In Café pédagogique

Certes, en invitant 600 membres des comités de vie lycéenne à participer aux « Ateliers du nouveau lycée », ce 15 septembre, il n’était pas question pour Xavier Darcos d’une réelle consultation sur la réforme du lycée. Mais les lycéens conviés à l’école Polytechnique auraient bien aimé voir leurs questions prises en compte et l’ont exprimé avec force avant de repartir, souvent insatisfaits de cette journée « coup de pub ».


Levés souvent bien avant l’aube, venus de toute la France par groupes de 15 ou 20, accompagnés de leur recteur, 600 lycéens se sont retrouvés ce samedi dans les locaux de la prestigieuse école Polytechnique pour participer aux Ateliers du nouveau lycée. Comme Quentin, l’un des participants, nous l’affirme, beaucoup de ces jeunes gens estimaient que cette journée était pour eux une chance. Ils s’attendaient à pouvoir exprimer les positions et les questions, d’abord préparées (en urgence, car l’invitation ne leur est parvenue que peu de jours avant la rencontre) dans leur établissement, puis pendant les temps d’échanges du voyage. Ils espéraient peut-être, comme leurs aînés en 1998, participer, bien qu’à une toute autre échelle, à une réflexion de fond sur le lycée, en réponse à l’engagement qu’ils ont affirmé en candidatant aux comités de vie lycéenne.

 

« Mais », nous dit Quentin, « dès l’arrivée, on a su que ça ne se passerait pas comme cela. Après la présentation du recteur de Gaudemar, où nous avons compris que tout était déjà bouclé, les questions posées dans les ateliers nous sont apparues très orientées : « Quels sont selon vous les principaux avantages de ce découpage (en deux semestres) ? » ou « Pensez-vous que l’actuel projet de classe de 2nde est de nature à mieux permettre aux lycéens de définir leur propre parcours de formation ? ». De plus, comme nous l’avons découvert dans les discussions sur l’heure du déjeuner, dans beaucoup d’ateliers la présence d’un recteur comme expert technique et l’attitude des animateurs, étudiants en communication, attentifs à canaliser la discussion, n’ont pas permis au débat de se tenir. Certains des participants étaient très remontés et ont même évoqué l’idée d’un sit-in ! »
« L’après-midi », ajoute Quentin, « les questions étaient plus ouvertes et concernaient directement notre engagement, notamment celle portant sur les instances de vie lycéenne. Mais l’impression qui domine, c’est qu’on n’a pas été très entendus ».
 Une impression certainement partagée par beaucoup d’autres lycéens, à entendre les cris et les huées de l’assemblée lors du temps consacré à la restitution et à la synthèse  des ateliers, auquel était conviée la presse, en présence de Xavier Darcos.

« On n’a pas pu aller jusqu’au bout de nos idées et on n’est pas sûr qu’elles seront prises en compte »déclare l’un des 6 témoins présents sur scène au moment de cette restitution.
« C’est une chance que cette journée » affirme son voisin, « mais on n’en ressort pas complètement satisfaits. Les nombreuses questions qu’on avait discutées dans notre établissement n’ont pas reçu de réponses. On nous a fait travailler sur l’organisation, mais nous aurions voulu travailler sur le fond. Nous attendons d’autres initiatives ».

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