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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 12:32

In C'est Classe !

 

Ubu roi En ouvrant la lettre officielle, mademoiselle X a d'abord cru que c'était une erreur, une faute de frappes, un moment de distraction. Mais non, c'était bien vrai. Mademoiselle X, prof de maths remplaçante, était nommée pour remplacer ... un prof d'Education physique et sportive (EPS). Et voilà comment le ministère de l'Education nationale ressemble parfois au royaume d'Ubu roi. De par ma chandelle verte !

 

L'histoire - véridique - débute à la veille des vacances de la Toussaint. Les personnages d'abord. Mademoiselle X en est à sa troisième d'année d'enseignement. Et comme souvent les profs débutants, elle est TZR - titulaire sur zone de remplacement -, c'est-à-dire qu'elle qu'elle n'a pas un poste fixe à l'année. Monsieur Y, lui, est prof d'EPS. De lui, on sait seulement qu'il part en formation continue du 4 au 10 novembre.

 

A priori, leurs chemins n'auraient jamais dû se croiser. Mais le rectorat de Paris en a décidé autrement. Il se trouve que mademoiselle X avait fait un remplacement entre la rentrée et les vacances de la Toussaint. A son retour, elle n'avait rien à faire. Or justement monsieur Y partait en stage à ce moment-là. Mademoiselle X tombait donc à pic pour remplacer monsieur Y. Vive le père Ubu, notre grand financier !

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 20:38

In Le Figaro

 

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé plaide dans un entretien au Parisien dimanche pour la création d'un "examen de passage en 6e" à la fin de la scolarité primaire.

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 19:31
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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 12:53

In Quelle école pour demain ?

 

Malgré toute l’énergie déployée, notamment par M. Veyssière, mais aussi par les familles et les autres maires de cette vallée d'Ardes sur Couze, malgré tous les obstacles levés un à un, les travaux n’ont pas pu commencer, et le collège d’Ardes est désormais fermé.

Dans ce combat pied à pied, les jeux d’influence, le poids des mots, l’usage des ellipses et des contre-vérités sont remarquables. Aucune des victoires intermédiaires obtenues n’a réussi à dévier le faisceau des décisions de l’objectif final de fermeture, conforme aux injonctions ministérielles. (*)

Pourtant le questionnement lié à cette décision reste posé de façon brûlante.

Economie ? L’économie effective pour l'Education Nationale : environ 60h d’enseignement, correspond à peu près à trois postes de professeurs.... et quelques heures supplémentaires.

En revanche, les dépenses du Conseil Général vont être sensiblement alourdies : 70 000 €/ an de transport.

Démocratie ? On peut s’interroger sur la notion de démocratie quand un président de Conseil Général contrevient sans état d’âme au vote de l’assemblée des élus. Quand les discours des uns et des autres correspondent si peu aux décisions finalement prises.

Droit d’accès à l’éducation ? Pour ce qui est de l’intérêt des élèves, du respect de leur rythme et de leurs chances de réussite, il semble que ces considérations ne font malheureusement plus partie des priorités de l’Etat.

Environnement et aménagement du territoire ? A l’évidence, le respect de l’environnement, mis en cause par le recours quotidien au transport par car, n’est plus une question prioritaire non plus. L’étranglement des territoires ruraux par le désengagement de l’Etat fait partie intégrante des politiques actuelles de Gestion des services. La solidarité entre territoires n’est plus de mise.

Mais on peut espérer tirer profit de ce combat et de ses détours pour enrichir notre expérience citoyenne et mieux anticiper les pièges qui nous seront tendus ailleurs, bientôt... Car la défense de l’école laïque démocratique et solidaire contre la logique de l’argent, se joue en ce moment en de multiples lieux, à des niveaux variés. Et il nous reste encore beaucoup à apprendre pour espérer gagner...

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 18:35

In C'est Classe !

 

Besson 052 

 

Cent-soixante-dix notions en cent-soixante-dix heures: c'est ce que les élèves de première vont devoir ingurgiter dans le nouveau programme de SES (Sciences économiques et sociales). Pour ses concepteurs, à raison d'une notion par heure de cours, c'est jouable. Les profs de SES jugent, eux, le programme inacceptable et en préparent un alternatif.

 

On aura rarement autant parlé des SES. En décembre 2009, l'Apses (Association des professeurs de SES) proteste une première fois en découvrant les nouveaux horaires, réduits, de la discipline dans le cadre de la réforme du lycée. Les SES, devenues une "option d'exploration", passent de 2 heures et demie hebdomadaires pour les élèves (3 heures pour les profs dont 1heure en demi groupe), à 1 heure et demie. 

En janvier, les enseignants se mobilisent à nouveau, cette fois contre le nouveau programme de seconde. En pleine crise, il "saute" carrément le chômage, l'emploi, le pouvoir d'achat. L'Apses obtient finalement le retour du chômage et quelques autres gestes. Mais rien sur les horaires.

 

Aujourd'hui, c'est le nouveau programme de première applicable en 2011-2012 - année de la mise en place de la nouvelle classe de première - qui est en cause. Mis en ligne le 27 mai sur le site du ministère de l'Education, il est soumis à consultation jusqu'au 16 juin. L'Apses réclame son retrait. A défaut, elle appellera au boycott.

 

Le 24 mai, le président de l'Apses, Sylvain David, a claqué la porte de la commission d'élaboration du programme où il siégeait. Motif: le travail est beaucoup trop précipité - un mois et demi et quatre réunions - pour une remise à plat sérieuse. Le résultat est que le nouveau programme "saborde une discipline" qui attire pourtant toujours plus de lycéens - cette année, la série ES (Economique et sociale) compte 32% des candidats au  bac général, contre 51% pour la série S et 17% pour la série L.

 

Les SES, introduites avec la création de la section B en 1966, sont une discipline transversale qui allie économie, sociologie, anthropologie et science  politique. Cette particularité a toujours agacé certains milieux, estimant que l'on ne parlait pas assez de l'entreprise, et en plus qu'on en parlait mal.

 

Dans le nouveau programme de première, les enseignants dénoncent justement le fait que l'on compartimente leur discipline, la dénaturant ainsi. On étudie d'abord l'économie qui a la part belle, surtout la microéconomie, puis la sociologie, puis la science politique, avant d'arriver à la fin à des "regards croisés" sur plusieurs thèmes.

De plus, on assomme les élèves, qui n'ont que 16 ans, avec 170 notions - contre une centaine dans le programme actuel, ce qui est déjà beaucoup - contenues dans 38 chapitres. Le programme alternatif de l'Apses se limite, lui, à 70 notions et 20 chapitres.

 

Un tel encyclopédisme risque de rebuter les élèves, estime l'Apses. D'autant plus que faute de temps, on ne pourra plus renvoyer à des thématiques contemporaines et susciter le débat, ce qui était l'un des attraits des SES. Dans le thème "consommation", "une robinsonnade" est tout de même recommandée pour expliquer les ressorts du choix (entre deux biens).

 

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 17:43

In C'est Classe



Le collège Georges Charpak, à Goussainville (Val d'Oise), est un modèle de modernité, avec wifi, un portable pour chaque prof, une cartablerie numérique, etc. Seul problème en cette rentrée: les sixièmes sont plus de trente par classe. Et pour certains cours, on doit aller chercher des tables et des chaises dans la salle voisine. Pour protester, enseignants et parents sont restés ce matin dans la cour avec les élèves.

Le problème est simple comme une règle de trois. Lorsque le Rectorat a calculé, au plus serré, les moyens dont le collège allait disposer à la rentrée, on attendait 419 élèves. Mais les inscriptions ont continué d'arriver tout l'été, jusqu'à atteindre 477 inscrits à la rentrée le 2 septembre.

Résultat: des sixièmes à trente et un. Le collège, inauguré le 13 décembre 2008, est tout neuf. Grâce aux largesses du Conseil général du Val d'Oise, il est remarquablement équipé en matériel informatique. Souvent présenté comme le premier collège numérisé, il a reçu de multiples visites officielles toute l'année dernière. Xavier Darcos y a lancé l'opération "O papier au collège". Les journalistes ont afflué. Reste que les salles ne sont pas extensibles...

L'ensemble des personnels - enseignants, administratifs, surveillants - s'est réuni avec les parents d'élèves hier matin. Ils ont décidé d'une action commune: tant que l'inspection académique (IA) ne leur donnera pas un rendez-vous, ils suspendront les cours et resteront dans la cour avec les élèves. Leurs demandes: création d'une classe de sixième, d'une cinquième et un surveillant supplémentaire.

Pour l'instant, l'IA n'a proposé que du "bidouillage", disent les enseignants: prendre tout le volant d'heures sups de l'établissement réservé à des projets ou à des besoins spécifiques. "Mais là ça coince, explique un professeur, on ne peut pas absorber toutes ces heures sups. En plus, c'est une sorte de chantage qu'on nous fait ainsi et c'est mal ressenti."


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In C'est Classe

Collège high tech retrouve des moyens

La lutte paie, y compris dans l'Education nationale par temps d'économies drastiques. Le collège Georges Charpak de Goussainville (Val d'Oise), modèle de technologie high tech où les classes étaient surchargées, va finalement avoir une sixième et une cinquième supplémentaires. Après une mobilisation de l'équipe et des parents.


Avec plus de trente élèves en sixième et des salles trop petites pour les accueillir, il fallait aller chercher des chaises à côté ... L'équipe réclamait donc l'ouverture de nouvelles classes. En vain. Alors faute d'être entendus, mardi dernier, enseignants et parents sont
restés dans la cour avec les enfants.


Un enseignant raconte la suite des événements jusqu'au dénouement heureux: "Nous avons eu une audience à à l'inspection académique le jeudi à 17 heures. On nous a confirmé la création d'une sixième avec les postes nécessaires et l'attribution d'un demi poste de surveillant.

Par contre, sur la cinquième, pas de réponse. L'inspecteur et son adjoint nous ont affirmé que celle-ci arriverait vendredi ou lundi, précisant qu'il nous serait peut-être proposé "d'étudier de nouveaux modes de fonctionnement", en clair quelques dédoublements d'heures...!

 


Nous nous sommes alors mis en grève vendredi matin, avec la présence de parents, distribution de tracts et banderoles. A 10 heures 30, le principal nous informait que le rectorat avait accordé la création d'une cinquième avec les postes nécessaire. Après une concertation dans la bonne humeur, les personnels en grève (l'intégralité des professeurs, sauf  deux) ont accepté de reprendre les cours l'après-midi.

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 23:46

In C'est Classe

Maître Nicolas et le baccalauréat


Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage.

L’apologue qui suit illustre cet adage.

 

Dur chasseur de Princesses, Maître Nicolas

Avait un fier chenil dit Baccalauréat.

Or ses clebs trop nombreux, bruyants et dispendieux

Lui cassaient l’oreille, lui sortaient par les yeux.

Il décida un jour de s’en débarrasser.

Mais le moyen d’agir sans risquer de passer

Pour un fieffé coquin, hystérique, imprudent ?

C’est que les partisans de la canine gent

La jugeaient race ancienne et de digne lignée.

Mons Nico eut alors l’artificieuse idée

D’accabler, rudoyer tous ces preux canidés

Pour les pousser à bout et les faire enrager.

C’est ainsi qu’ils vécurent grande aberration

Et virent étendue sans commune raison

La mission à laquelle chaque fin d’année

Les voyait dévoués. Ce n’était pas assez

D’organiser, surveiller et évaluer

Les épreuves aux jeunes chiots destinées ;

Il fallait aussi, et dans la même semaine,

Encadrer plusieurs jours (sans ménager sa peine)

La basse-cour Collège, et assurer ses cours

Et surveiller Brevet et siéger tout un jour

En Commission d’appel et corriger de nuit,

Oh, à tarif spécial ! les infinies copies.

« Voyez comme ils aboient et tirent long la langue !

Voyez comme ils sont faibles, foireux et exsangues !

À quoi bon les nourrir et les entretenir ?

De quelle infection vont-ils pas nous pourrir ?

Il vaut mieux les tuer. » Ainsi le fin matois

Exultait, tout ravi de son secret exploit.

Mais les chiens, devenus enragés pour de vrai,

Déchirèrent leur chef, sonnèrent la curée.

 

Que l’on soit maître ou grand, ou même président,

À prendre autrui pour dupe, on se casse les dents.

Eric Négrel, prof de Lettres à la Cité scolaire internationale de Lyon
d'après La Fontaine

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 14:01
In Rue89

Un "collège novateur de référence nationale" va ouvrir en Vendée. Ses innovations : internat, tutorat serré et retour des "humanités".

 

Xavier Darcos en 2003 (David Mendiboure/Matignon) et Philippe de Villiers en 2005 (Kenji-Baptiste Oikawa/Wikimedia Commons)

Quand le ministre de l'Education phosphore sur le collège du futur, c'est chez Philippe de Villiers qu'il trouve son mentor.

En guise de projet innovant, c'est un pensionnat à l'ancienne façonné par le patron du Mouvement pour la France qui a obtenu le feu vert de Xavier Darcos. Et qui pourrait même essaimer ailleurs en France, malgré son style un poil suranné (pour dire le moins).

C'est Bernard Girard, un riverain dont vous suivez souvent les contributions sur l'éducation, qui a alerté Rue89.

Sur le site du rectorat d'académie de Nantes, l'info date du 5 juin : entre 2010 et 2012, la Vendée comptera bien un établissement de plus, conforme aux voeux de Philippe de Villiers.

Ce dernier négociait depuis février 2008 auprès du ministère. Après avoir loué la fermeté de Xavier Darcos dans le dossier sécuritaire, il a fini par avoir gain de cause.

Une section "humanités classiques, art, culture"

On en sait plus dans le dossier de presse du 18 mai, qui acte le lancement de ce projet de "collège novateur de réference nationale" à Montaigu, à deux pas de l'autoroute reliant Nantes à Niort.

Quatre mesures principales pour cette inovation :

  • le tutorat permanent des profs avec passage "de la notion d'enseignement à la notion de présence"
  • l'internat pour six cents élèves pour "changer de logique : de lieu de passage, le collège devient lieu de vie" avec "deux soirées de culture générale" par semaine en vertu d'une "logique d'éducation humaniste"
  • pas de section "sport-études" mais une section "humanités classiques, art, culture" et la priorité aux options latin et grec
  • "l'engagement social personnel" et "l'apprentissage de la générosité" inscrits dans le règlement intérieur, à raison de "une demie-journée par semaine de présence caritative ou humanitaire, par exemple la visite de personnes âgées"

Caricatural ? La prose du rectorat de l'académie de Nantes nous dit que Xavier Darcos a "accepté cette idée avec enthousiasme et détermination". Le ministère précise que "cet établissement novateur a vocation à valoir d'exemple au niveau national" et qu'il pourrait essaimer en France sur le même concept.

On ignore encore le coût d'un tel établissement car l'étude est en cours. Mais on peut s'interroger sur le feu vert que lui donne Xavier Darcos, alors que jusqu'ici les départements s'en tenaient au financement des locaux, sans incidence sur le contenu pédagogique des établissements.

Villiers voulait des uniformes et un drapeau

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 06:27

Dernière minute :

L'inspection académique a prévenu le Principal du collège Jean Giono
que le 2e poste de CPE était maintenu.


Comme l'année dernière, notre mobilisation aura été déterminante, mais il faudra sans aucun doute rester vigilants dans l'année prochaine.

Le rassemblement prévu demain est annulé.

FCPE COLLEGE JEAN GIONO A NICE



au collège Jean Giono à Nice
Jeudi 26 mars 2009 à 13h30





Rassemblement pour le maintien des conseillers principaux d’éducation

Les parents d’élèves et les personnels du collège Jean Giono (quartier St-Roch à Nice) organisent un rassemblement de soutien aux conseillers principaux d’éducation (CPE) le jeudi 26 mars à 13h30. Les cours seront suspendus, et les parents d’élèves se rassembleront pacifiquement pour exiger le maintien de deux postes de CPE au collège, classé « difficile » par les autorités de l’éducation nationale. Ils affirment que ces deux postes sont absolument nécessaires pour une bonne vie scolaire dans l’établissement, alors que le rectorat envisage de supprimer un des deux postes, (ou un demi-poste) à partir de la rentrée 2009.

Le collège scolarise plus de 600 élèves issus des quartiers St-Roch, St-Charles et Bon Voyage, qui concentrent de nombreux problèmes sociaux. Les résultats aux évaluations de 6e, malgré les efforts réalisés dans les écoles environnantes, restent très inférieurs à la moyenne académique. De plus le collège compte une mission d’insertion et deux sections d’UPI. Malgré un important travail de prévention, de dialogue et de surveillance, le taux d’incidents signalés reste très élevé.

Pour les parents, comme pour la direction et les personnels du collège, une éventuelle suppression d’un poste (ou d’un demi-poste) CPE aurait des conséquences graves pour tous les acteurs du collège, et en particulier, ce serait tous les enfants (et les nouveaux collégiens des années futures) qui subiraient de plein fouet une augmentation inévitable des violences, ce qui renforcerait encore les inégalités et dégraderait l’image du collège auprès des parents des quartiers environnants.

D’après l’équipe éducative, de nombreux projets et dispositifs d’accompagnement de la scolarité devraient être abandonnés : module de prise en charge des élèves exclus, aide à la parentalité, parcours alternance en 3e, programme de prévention de la violence « grain de sable »… De plus, les partenariats établis avec les associations de soutien scolaire, la classe relais, et le correspondant police seraient inévitablement dégradés, voire remis en question.

C’est finalement l’ensemble de la vie des élèves qui serait altérée, car le suivi personnalisé, le contact avec les parents, avec les enseignants et l’ensemble des acteurs du collège dépendent pour bonne part d’une organisation de qualité reposant sur les CPE.

Tous les parents des élèves du collège sont consternés à l’idée que l’on envisage amputer l’équipe des CPE. Cette éventualité est considérée comme inacceptable, et les parents sont en train de se mobiliser amplement pour le maintien des deux postes de CPE. Une pétition circule dans le quartier et chez les commerçants. Ils ont alerté les élus qui commencent à faire part de leur soutien (courrier de Jacques Victor, conseiller général du canton).

Les parents d’élèves demandent instamment aux autorités de l’éducation nationale de considérer ce problème dans toute sa gravité, et de prendre des décisions dans l’intérêt des élèves, en confirmant le maintien des deux postes de CPE au collège Giono.


http://fcpe.giono.over-blog.com

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 13:05

In L'Humanité


Il avait promis que la fin de la carte scolaire n’entraînerait pas de diminution de moyens. La preuve du contraire au collège Robert-Doisneau à Paris.

« Darcos a menti sur la carte scolaire, s’emporte un prof. Et on en paye le prix. » Ce matin encore, la moitié des enseignants du collège Robert-Doisneau, à Paris (20e), seront en grève. Comme depuis une semaine. Un mouvement digne du ras-le-bol de l’équipe éducative, vent debout contre la baisse continue des moyens affectés à leur établissement. Selon le projet de dotation horaire du rectorat, Robert-Doisneau devrait perdre 51 heures hebdomadaires à la rentrée 2009, après en avoir déjà perdu 70 l’année précédente ! Un comble pour cet établissement des hauteurs de Ménilmontant, situé en zone d’éducation prioritaire (ZEP)…


Cercle infernal

« Cela va se traduire par la suppression de deux postes pour l’année prochaine, auxquels s’ajoutent les deux de cette année, déplore Éric Watteau, professeur d’histoire-géographie et représentant du SNES-FSU. En clair, cela veut dire moins de dédoublements de classe, moins d’heures de soutien et peut-être aussi la suppression de la sixième de consolidation, que l’on avait créée pour les élèves en difficulté. » Au rectorat, on réplique avec un unique argument : la baisse continue des moyens accompagne la baisse continue des effectifs. Point final.


Ce discours horripile les enseignants de Robert-Doisneau. Pour cause : cette fonte du nombre d’élèves est la conséquence directe de l’assouplissement de la carte scolaire, voulue par le gouvernement, et qui permet l’augmentation des dérogations. « Le plus haut niveau de l’État encourage implicitement les familles à fuir les établissements qui n’ont pas bonne réputation », s’agace Anne Baudonne, une prof de français. Résultat : chaque année, le collège perd des élèves - souvent les meilleurs -, le rectorat supprime des heures, les conditions d’enseignements se dégradent et… la réputation baisse encore !


Un cercle infernal. Qui se double d’une fermeté du rectorat à rebours des discours de Xavier Darcos. Sur l’assouplissement de la carte scolaire, le ministre de l’Éducation nationale a en effet toujours tenu des propos mielleux : « Les établissements qui perdront des élèves en raison de la suppression de la carte scolaire conserveront leurs moyens et les mobiliseront pour améliorer la réussite de leurs élèves », répète-t-il à l’envi. « Nous sommes la preuve du contraire », assène Anne.


Reçue hier matin par l’inspecteur d’académie, la délégation d’enseignants et de parents d’élèves a pu mesurer l’ampleur de l’entourloupe. La dotation horaire est calculée en fonction du nombre d’élèves. Plus précisément, l’administration attribue un coefficient horaire par élève (H/E) en fonction des difficultés de l’établissement. Plus la situation de ce dernier est compliquée, plus le coefficient est élevé. Classé niveau 5 (le maximum), le collège Robert-Doisneau a droit à 1,35 heure par élève. « Inflexible, l’inspecteur d’académie nous a expliqué que le maintien des moyens signifiait le maintien de ce coefficient de 1,35 heure par élève, et non pas le maintien du nombre de postes ! On a tous éclaté de rire… » À défaut d’en pleurer.


Désormais, les enseignants de Robert-Doisneau ont les yeux rivés sur la commission technique paritaire (CTP). Celle-ci se tient demain, au rectorat de Paris, et tranchera définitivement sur les dotations horaires des établissements de la capitale. Caroline, une prof de maths, soupire : « Et dire que l’on est classé "ambition réussite" ! Enfin… je crois … »





 In C'est Classe

Zep: le collège Marie Curie se rebiffe

Manif_devant_le_rectorat_collge_ma L'an dernier, déjà, les profs de Marie Curie s'étaient plantés devant le Rectorat avec banderoles et percussions. Et ils avaient obtenu des heures de cours en plus pour leur collège. Hier, ils y sont retournés avec leurs percussions. En vain. Ils n'ont même pas été reçus.


Situé en plein dix-huitième arrondissement, quartier populaire de Paris, le collège Marie Curie est classé en Education Prioritaire. A ce titre, il ne peut compter plus de 25 élèves par classe. Mais il ne dispose pas des moyens supplémentaires qu'ont les collèges voisins, classés eux "Ambition Réussite". "Pourtant nous avons pratiquement la même population, souligne un prof, il nous manquait juste quelques élèves boursiers pour entrer dans cette catégorie".


Comme tous les établissements en début d'année, le collège Marie Curie a reçu sa DHG (dotation horaire globale, le nombre total d'heures d'enseignement dont il va disposer en 2009-2010). Pour faire fonctionner les 15 classes, l'équipe estime qu'il faut 475 heures de cours par semaine. Il y en aura 455 heures.

"Du coup, nous ne pourrons plus continuer le soutien méthodologique que nous faisons aux sixièmes, explique Sylvie Dazy, prof de français, or c'est très important pour nos élèves qui sont perdus en arrivant au collège. On ne pourra plus non plus faire des demi-groupes en technologie ou en SVT (sciences et vie de la terre) alors que ce sont des matières où nos élèves s'en sortent bien, où ils sont valorisés".


Cela fait déjà plusieurs années que l'équipe a l'impression de travailler au plus juste. L'an dernier, les profs avaient dû faire une semaine de grève - chaque jour étant décompté du salaire -, puis se rendre au Rectorat pour obtenir quelques heures en plus. "Cette année, c'est le deuxième jour de grève pour les conditions de travail de nos élèves, souligne un prof, et notre salaire n'est pas mirifique".


Ils ont l'impression qu'on les mène en bateau. Le ministre de l'Education Xavier Darcos a promis que les collèges en difficultés, qui perdaient des élèves, continueraient à être aidés. Or c'est le cas de Marie Curie: des résultats médiocres au brevet, de nombreuses dérogations et "fuites" vers des collèges plus "performants", une population encore mixte socialement mais de moins en moins.

 

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