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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 10:59


"Le Journal du dimanche d'aujourd'hui 5 octobre 2008 annonce « en exclusivité » l'incroyable programme pour les lycées, applicable dès la rentrée 2009. « En juin prochain, le lycée d'aujourd'hui aura vécu. »
« Poussé par l'Elysée », le ministre Darcos va annoncer officiellement très prochainement trois révolutions jamais vues :

1 - Une réduction importante des horaires en lycée : 27 heures hebdomadaires au lieu de 28 à 35 (Ne dites pas que c'est pour accompagner les suppressions de postes de profs, ça ferait de la peine à TF1.)

2 - Une formule compliquée d'options (« modules exploratoires » ou d' « accompagnement ») qui aura l'originalité d'être à rythme semestriel, soit deux demi-années scolaires au lieu d'une, et donc la fin du groupe classe comme facteur de socialisation et de solidarité. C'est selon le propre aveu de Darcos le « lycée à la carte ». Il ne fera pas bon pour un professeur de s'être montré exigeant et trop peu démagogique au premier semestre, s'il veut retrouver des élèves candidats au module du seconde semestre... Autant faire noter les profs tout de suite par les élèves et les payer selon les résultats.

3 – Et pour finir, cette nouvelle inouïe. La suppression pure et simple de l'histoire-géographie du « tronc commun » obligatoire en première et en terminale. Certes, ce sera aussi le cas des maths, mais ceux-ci n'en souffriront pas, restant matière dominante à sélection pour la filière Scientifique, hypocritement rebaptisée « dominante sciences » pour les futurs cadres de la société, tandis que la filière L deviendra « Humanité et arts ». (Au fait, pourquoi pas d's à « humanités » ? Une faute de frappe du Journal du Dimanche ? Mystère.

Supprimer l'histoire géographie pour tous et toutes à partir de l'âge de 15 ans constitue une rupture majeure avec tous les siècles précédents d'humanisme scolaire, de l'Ancien régime jusqu'à nos jours. Cette suppression pourrait permettre un jour à un gouvernement populiste et vichysto-compatible de... 

Célébrer Guy Môquet tout en faisant ignorer pourquoi est-il mort ;

Réunir les ministres européens à Vichy (en novembre prochain ! Une première ! Une idée d'Hortefeu ! Les ministres européens en charge de... l'Immigration ! ) pour en finir enfin avec l'antifascisme culturel, avec le tabou vichyste et vichyssois, et faire oublier de quoi cette ville fut la capitale et le symbole ;

Mieux faire admirer le colonialisme, le paternalisme et le cléricalisme d'antan tout en jetant pudiquement aux oubliettes des siècles de patients combats émancipateurs pour les droits humains, sociaux, démocratiques, féministes, etc ;

Épargner aux sarkoboys l'apprentissage de tant de dates funestes et qui portent malheur : 1789, 1830, 1848, 1936, 1944, 1945...

Esquiver trop de questions gênantes des géographes sur l'habitat humain, le climat, l'écologie, et le remodelage des paysages et de la planète par les flux financiers et mafieux ;

Flatter les mémoires particulières et communautaristes pour mieux ruiner définitivement la culture historique commune, base de citoyenneté et du Vivre ensemble ;

Bref, il est quand même flatteur de comprendre que Sarkozy veut personnellement prendre soin de nos enfants. Que, malgré tout, malgré l'intensif bourrage de crânes des médias aux ordres, Sarkozy nous trouve encore trop intelligents et cultivés, encore trop peu obscurantistes, encore trop peu oublieux des leçons de notre Histoire. Mais heureusement, Darcos est là."

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6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 18:34

in Libération

Xavier Darcos espérait un consensus. C'était sans compter les enseignants qui craignent une diminution de leurs heures de cours.




Xavier Darcos, le ministre de l'Education qui aime réformer au pas de charge, doit ralentir le train face aux protestations. Il avait promis des annonces sur le lycée pour le 15 octobre. Finalement ce sera plutôt vers la fin du mois, probablement avant les vacances de la Toussaint qui débutent le 25 octobre.

Officiellement il n'y a là rien d'anormal, explique-t-on au ministère, car réformer le lycée n'est pas une petite affaire. En réalité, la réforme que le ministre voulait consensuelle – à la différence de celle, très contestée, du primaire – provoque de plus en plus en plus de grincements de dents.

Les enseignants de Sciences économiques et sociales (SES) mais aussi ceux des différentes disciplines scientifiques s'inquiètent des risques de diminution de leurs horaires d'enseignement, voire de leur transformation en simple option.

Moins d'heures de cours

Vendredi dernier, la paisible Académie des sciences s'est ainsi fendue d'un communiqué. Elle y dénonce le projet d'un enseignement des sciences en seconde réduit «aux seules mathématiques», alors que la physique, la chimie, les sciences de la vie et de la terre (SVT) et les sciences de l'univers seraient «reléguées au rang de matières optionnelles».

«Les lobbies des matières sont à l'offfensive  et à l'approche des arbitrages chacune joue sa propre carte», indique-t-on dans l'entourage du ministre. On reconnaît en même temps que l'un des objectifs de la réforme est bien de réduire les horaires globaux d'enseignement «afin de permettre de dégager des heures pour l'aide aux plus faibles et de supprimer les redoublements».

Ils passeraient ainsi de 1100 heures à 975 heures par an, c'est-à-dire au niveau moyen de l'OCDE. C'est bien là où le bât blesse. Où trouver les horaires à prendre? Pour l'éducation civique (appelée ECJS), ça n'est pas trop compliqué: l'histoire pourrait reprendre la matière. Pour les sciences ou l'économie, ça s'annonce plus douloureux.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 18:05




in Libération

Les sciences économiques et sociales (SES) vont- elles être victimes de la réforme du lycée ? La discipline, jugée gauchiste par la droite et les milieux économiques, risque en tout cas d’y perdre des plumes. Craignant une marginalisation, les enseignants de SES se mobilisent et appellent cette semaine à des actions d’information - réunions, courriers aux parents, etc.

«Nous craignons un démantèlement de notre enseignement, résume Sylvain David, le président de l’association des professeurs de SES (l’Apses). En classe de seconde, il pourrait tomber de 80 heures aujourd’hui pour ceux qui prennent l’option, à 50 heures. En première et en terminale, il risque d’être éclaté avec de la gestion, l’étude de l’entreprise, etc. Du coup, l’essence même de notre discipline, qui vise une formation citoyenne, disparaîtrait.»

L’Apses a été reçu le 24 septembre par le recteur Jean-Paul de Gaudemar chargé de mener les discussions avec les partenaires pour préparer la réforme du lycée. Il a assuré ses interlocuteurs qu’aucune décision n’était encore prise - le ministre de l’Education Xavier Darcos a prévu d’annoncer lui-même la nouvelle organisation du lycée le 15 octobre. Mais il a donné des indications jugées inquiétantes.

Tronc. En seconde, les SES devraient rester une option. Mais comme l’année sera désormais découpée en semestres, à raison de trois heures par semaine, les heures de cours vont diminuer de 40 %. Jean-Paul de Gaudemar a expliqué que des élèves se lassaient de leur option et que cela leur permettrait d’en essayer une autre au second semestre. «Mais il n’a pas dit si l’élève intéressé par les SES pourrait, lui, poursuivre cette option au second semestre», regrette Sylvain David. L’Apses demande que les sciences économiques et sociales deviennent une matière du tronc commun, estimant que tous les élèves devaient avoir une culture économique. Dans le «cycle terminal» regroupant la première et la terminale, il n’y aura plus de filières mais quatre dominantes - Humanités et arts, Sciences, Technologie et Sciences de la société. A l’intérieur, chaque élève construira son parcours, en prenant des modules en fonction de son projet professionnel. En Sciences de la société, il pourra choisir gestion ou droit - deux nouveautés -, mais aussi «Economie de l’entreprise», «sociologie des organisations», etc. Les SES voleraient ainsi en éclats. «C’est pour nous inacceptable, tranche Sylvain David, on ne peut éclater le programme de SES puisqu’il s’agit d’utiliser les sciences sociales pour comprendre les enjeux économiques.»

Oreille. Pour l’Apses, il est clair que les lobbies anti-SES - des associations comme l’Institut de l’entreprise - ont l’oreille du ministère. «Le recteur a souligné qu’il fallait réconcilier les SES avec les milieux économiques, précise Sylvain David, nous n’avons rien contre organiser des visites d’entreprises ou faire venir des acteurs économiques à l’école. Mais il ne faudrait pas qu’ils se mêlent des programmes.»

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 07:29

PARIS (AFP) - Le principal syndicat des proviseurs et principaux, le SNPDEN, a mis en garde contre la multiplication des heures supplémentaires d'enseignement, estimant que ce dispositif avait atteint "ses limites" en cette rentrée, lors d'une conférence de presse mardi.

Sur les 11.200 suppressions de postes de la rentrée 2008, 4.200 dans les collèges et lycées, selon le ministère de l'Education, sont transformées en heures supplémentaires.

"Cette année, on a encore réussi à fonctionner (...). Mais on a atteint les limites de cet exercice complexe", a expliqué Philippe Guittet, secrétaire général du syndicat, membre de l'Unsa-Education. "Pour l'avenir, il ne faudrait pas jouer avec ça car les chefs d'établissements sont vraiment au bout" de cette logique, a-t-il ajouté.

"Si on a réussi à convaincre les enseignants de faire 2-3 heures, on aura du mal à les convaincre (l'an prochain) de faire 6 ou 7 heures", selon le responsable syndical, qui précise qu'en outre cela se ferait "au détriment de la qualité".

A la question de savoir si les chefs d'établissement avaient pu faire pression pour que les enseignants les acceptent, M. Guittet, a parlé de "pression amicale" et ajouté que les professeurs "ont le droit de refuser".

"C'est sûr que certains ont dû faire des pressions importantes", notamment dans les petits établissements ou dans les zones rurales, au contraire des grands établissements où "sur la masse" d'enseignants, on arrive toujours à faire couvrir les heures supplémentaires, a-t-il expliqué.

M. Guittet a par ailleurs déploré les suppressions de postes de personnels administratifs (1.000 départs en retraite ne sont pas renouvelés cette année).

Plus largement, le SNPDEN proteste contre les 13.500 suppressions de postes annoncées pour 2009 et celles à venir. Il participera à la manifestation nationale lancée par les principales organisations de l'Education le 19 octobre.

Enfin s'agissant de ce que le ministre Xavier Darcos appelle "la reconquête du mois de juin" (le fait de faire travailler les élèves de seconde et première jusqu'à la fin de l'année scolaire en dépit de la tenue des épreuves du baccalauréat), le SNPDEN estime, après une première expérimentation menée en juin dernier qu'il est "possible de travailler jusqu'à la veille du bac, mais pas pendant".

"On peut gagner 15 jours, mais au-delà", les difficultés d'organisation de la rentrée suivante, compte tenu des délais d'orientation et d'affectation des élèves, sont trop importantes, estime-t-il.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 07:38



Très en verve, Nicolas Sarkozy a disserté hier durant près d’une heure sur l’éducation, un de ses thèmes de prédilection. Après avoir réussi «le défi de la quantité» - avec désormais 64 % d’une génération au bac - il faut maintenant réussir celui de la «qualité», a-t-il annoncé, et améliorer les résultats des élèves. Le chef de l’Etat a notamment confirmé une ambitieuse réforme du lycée qui commencera à se mettre en place dès la rentrée 2009 avec la «nouvelle seconde», pour que «le nouveau lycée» soit prêt en 2012.

«La situation actuelle n’est plus tenable» : le Président, qui s’exprimait à l’Elysée devant un parterre de cadres de l’Education pour commémorer les deux cents ans de la création de la fonction de recteur, a énoncé tous les maux qui touchent le lycée général. Il y a d’abord un «système de filières totalement déséquilibré» et le poids démesuré de la section S qui écrase toutes les autres. Devenue la voie d’excellence, elle forme à tout, y compris aux carrières littéraires, alors que la France manque de scientifiques. «Formidable ! En dehors de la voie scientifique, pas d’avenir pour nos élèves, mais à la sortie, pas assez de scientifiques !» s’est écrié le chef de l’Etat.

«Empilement». Ensuite, les lycéens ont trop de cours magistraux - jusqu’à 36 heures par semaine, plus que le temps légal du travail, soulignait-on dans son entourage - et sont mal préparés à l’autonomie qui leur sera nécessaire dans le supérieur. Un lycéen sur quatre qui entre à l’université la quitte sans diplôme. Enfin, le lycée offre «un empilement d’options» qui conduisent à une dispersion des élèves et qui sont en plus coûteuses pour l’Education. «Il faudrait un lycée beaucoup plus souple», avec des parcours plus différenciés et individuels, a indiqué Sarkozy.

Le ministre de l’Education, ce «cher Xavier» sur lequel le Président n’a pas tari d’éloges, et sa collègue de l’Enseignement supérieur, plus sobrement appelée «Valérie» (Pécresse), seront chargés de préparer ensemble les détails de la réforme. Xavier Darcos vient de nommer Jean-Paul de Gaudemar, le recteur d’Aix-Marseille, pour coordonner la concertation avec le monde enseignant et préparer une feuille de route pour juillet.

Modulaire. Concrètement, la classe de seconde devrait redevenir plus généraliste. Le gouvernement estime que les spécialités que le lycéen choisit alors - comme les SES (Sciences économiques et sociales) - déterminent déjà trop les filières. La spécialisation se ferait à partir de la première et surtout en terminale. En seconde, l’élève aurait un module trimestriel de présentation des différentes filières. Ce qui lui permettrait de mieux choisir son orientation.

La première et la terminale changeront davantage. Les horaires d’enseignement disciplinaires seront réduits, l’argument étant notamment que les lycéens français sont parmi les plus chargés d’Europe sans avoir pour autant les meilleurs résultats. Sur le modèle de la Finlande, le pays phare en matière de réussite éducative, le travail personnel sera davantage valorisé ainsi que les recherches et les travaux en groupe. Le cursus sera plus modulaire : le lycéen choisira lui-même son parcours et se spécialisera au fur et à mesure, avec une ou deux dominantes. Il n’est pas exclu d’introduire des matières enseignées dans le supérieur, comme le droit.

Entretien. On peut dès lors s’interroger sur l’avenir des filières. Mais leur suppression risque de susciter des tirs de barrage. La nouvelle première devrait en tout cas être en place à la rentrée 2010, la terminale en 2011. Avec un effort sur l’orientation, maillon faible du système actuel : chaque année, l’élève aura droit à un entretien individuel.

Le Président est resté étrangement silencieux sur le bac dont on fête aussi les deux cents ans. Pourtant, on ne fait pas mystère à l’Elysée qu’en conséquence de tous ces changements, il devra évoluer. Mais le sujet est traditionnellement explosif. «On ne réforme pas le bac, c’est un fétiche», assure-t-on à l’Elysée. On annonce tout de même un «nouveau baccalauréat» en 2012.

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