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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 21:21

In Libération

La quasi-totalité des 32 Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) étaient mobilisés lundi contre l’actuel projet gouvernemental de réforme de la formation des enseignants.



Les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) étaient mobilisés lundi, à l’initiative de leurs directeurs,
contre l’actuel projet gouvernemental de réforme de la formation des enseignants, via l’organisation de tables rondes et de conférences de presse.

La «quasi-totalité» des 32 IUFM et de leurs quelque 130 sites organisaient des actions décentralisées, sous forme de campagnes d’information, notamment auprès de la presse locale.


A Bordeaux,
quelque 200 étudiants et personnels de l’IUFM ont défilé contre «la mort de notre système de formation des maîtres». Une délégation a été reçue au conseil général de la Gironde et une autre s’est présentée devant des élus du conseil régional d’Aquitaine.

Les manifestants ont remis symboliquement aux élus une sculpture faite à partir «de morceaux des ouvrages des grands auteurs de la pédagogie française» représentant «la mort de notre formation», a indiqué à l’AFP Pascal Grassétie, un professeur formateur.


A Toulouse,
une vingtaine d’enseignants du collectif «Enseigner est un métier qui s’apprend» se sont rassemblés une heure à la mi-journée sur la place du Capitole pour une distribution de tracts.

«La réforme des IUFM, c’est la fin de la formation, remplacée par le recrutement d’enseignants qui prendront leur poste après une préparation académique à l’université, mais sans formation pédagogique, parfois même sans stage en situation scolaire concrète», a déclaré à l’AFP un enseignant en IUFM, Jean-François Grelier. 

Cette mobilisation était organisée à l’appel des directeurs d’IUFM eux-mêmes, ce qui constitue «une première» et révèle «une vraie coupure entre les directeurs et les ministères» de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, a-t-on expliqué à la CDIUFM.

C’est «un galop d’essai» avant la journée du 15 décembre pour laquelle «on peut parier sur une grève extrêmement suivie dans les IUFM», selon Jean-François Grelier.

Journée de mobilisation le 15 décembre

La journée du 15 décembre est organisée à l’appel d’une large intersyndicale composée notamment des syndicats lycéens, de l’organisation étudiante Unef et des parents d’élèves de la FCPE. Le Sgen-CFDT a déposé des préavis de grève.

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In Le Monde


Les IUFM mobilisés contre la réforme de leurs cursus

L
a réforme de la formation des enseignants, voulu par la ministre de la recherche,
Valérie Pécresse, et par le ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel, n'en finit pas de semer le trouble dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). La quasi-totalité des 32 IUFM de France étaient mobilisés contre le projet, lundi 7 décembre, à l'initiative de leurs directeurs.

Ainsi, à midi, l'amphithéâtre de l'IUFM de Paris IV, dans le 16e arrondissement, ne suffisait pas à accueillir tout le monde. Professeurs et élèves y ont débattu des conséquences de la mastérisation du cursus des futurs professeurs. Le principe de la réforme est simple : élever les niveaux des enseignants en les recrutant à bac + 5 contre bac + 3 aujourd'hui. A la sortie, deux sentiments dominent : défiance et inquiétude.


"L
a mastérisation est d'abord une chance pour les enseignants et les élèves" écrivaient pourtant les deux ministres, le 18 novembre, dans une tribune publiée dans
Le Monde. Un discours qui a laissé impassible un corps enseignant échaudé par la politique menée par Xavier Darcos, père spirituel de cette réforme. Ainsi, Thomas, professeur des écoles stagiaire, voit dans ce projet la poursuite de la stratégie du "moins disant économique" : "non-remplacement de professeurs, augmentation du nombre de classes surchargées, suppression du Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased)...  Au vu de la politique générale du gouvernement concernant l'éducation nationale, on peut légitimement s'inquiéter de toute initiative."


"LE BAGAGE QUE L'ON NOUS PROPOSE EST DÉJÀ TRÈS FAIBLE"


La réforme prévoit le recrutement d'enseignants qui prendront leur poste après une préparation académique à l'université, mais sans formation pédagogique dans les IUFM et parfois même sans stage en situation scolaire concrète. Dans le plan gouvernemental, les stages sont seulement "conseillés". Un changement minime pour Gabriela, selon qui la formation pédagogique délivrée par les IUFM est de toute façon "largement insuffisante". "Nous avons un jour de formation pédagogique par semaine, explique l'étudiante, le bagage que l'on nous propose est déjà très faible"."Il y a des insuffisances, c'est vrai, admet Thomas, on nous apprend à transmettre des connaissances, mais on ne nous donne aucune clé pour bien gérer un groupe. Ce n'est pas pour autant qu'il faut faire table rase d'un système qui fonctionne, nuance l'étudiant
, au contraire, il faut l'améliorer."

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 11:46

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 08:19

In LePopulaire.fr

L
es Instituts Universitaires de Formation des Maîtres sont en colère et le font savoir avec une journée d'action et d'explication.



Ce n'est pas d'hier que des tensions existent entre l'actuel gouvernement et les IUFM. Mais les récents décrets ou circulaires réformant la formation des enseignants ont peut être fait office de goutte débordant du vase.

Du coup, l'ensemble des IUFM se mobilise ce lundi, entre forums, débats, portes ouvertes, etc.


L'Institut limousin ne sera pas en reste et a convié cet après-midi (209 boulevard Vanteaux à Limoges), élus, parents d'élèves, membres de l'Académie à entendre les doléances que formulera notamment la directrice, Valérie Legros.


En cause donc, la refonte de la formation des enseignants, dont voici un bref aperçu.

Aujourd'hui. - Une licence suffit, donc bac +3, pour entrer à l'IUFM. La première année de formation permet de se préparer aux épreuves des concours. La deuxième année d'IUFM permet aux lauréats des concours de suivre une formation professionnelle et universitaire en alternance. Ils sont alors fonctionnaires stagiaires rémunérés par l'Etat pendant toute l'année de leur formation. Ce stage "en immersion" est d'une durée comprise entre 320 et 400 heures.

Demain. - Dès la rentrée 2010, seul un titulaire de Master, donc bac +5, pourra se dirigers vers l'enseignement. Les candidats passeront les épreuves du concours au cours de leur seconde année de Master. Sont prévus deux stages de 108 heures chacun, soit 216 heures au total, répartis sur deux ans. Seul le second stage est rémunéré.


Les IUFM dénoncent plusieurs choses dans cette réforme :

- des groupes de travail ont collaboré avec les ministères (Education nationale et Enseignement supérieur et recherche) à la réforme et présenté une synthèse, laquelle serait très éloignée des orientations retenues ;

- la forte diminution de la durée du stage pratique, à leurs yeux indispensable ;

- les contenus actuels des Masters ne répondent pas aux besoins des enseignants ;

- en Master 2, l'étudiant va se retrouver confronté à un calendrier démentiel : préparer un mémoire de recherche, effectuer le stage de 108 heures (donc faire cours), préparer son concours de l'Education nationale.


Bien d'autres griefs, plus ou moins techniques, sont adressés par les IUFM au gouvernement.

De fait, il se murmure que certains conseillers, dans les couloirs feutrés des ministères, rêvent de la disparition pure et simple des IUFM. « C'est possible, reconnaît Valérie Legros, mais nous n'en sommes pas encore là, et ici en Limousin, toutes les composantes de l'Université nous soutiennent ».


Exact. Et même mieux : les IUFM ont reçu le soutien des présidents d'université qui ont signé une motion en ce sens à l'unanimité.


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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 17:46
le comité de mobilisation de l'IUFM de La Réunion vous informe de son action, dans le cadre de la journée nationale des IUFM

LA NUIT BLANCHE DE L’IUFM 

LE 7 DECEMBRE 2009

 

DANS LE CADRE DES MOUVEMENTS NATIONAUX 

L’IUFM DE LA REUNION AGIT!!!

 

 

Programme


- toute la journée : une journée dans la vie de l’IUFM :
suivi d’une classe, d’un étudiant, d’un professeur-stagiaire, d’un formateur durant les cours de la journée : nous ouvrons nos classes à la presse pour que les citoyens se rendent compte du travail réalisé, ce que c’est la formation d’un enseignant.

 

-18 heures :         - Assemblée générale : refus de la réforme proposée par le gouvernement!

 

-19 heures :         - « défilé  des lumières »  dans l’IUFM et enterrement de la formation professionnelle ; rassemblement dans la cour de l’IUFM avec des flambeaux

 

-Soirée :     - occupation de l’IUFM

 - Pique-nique républicain

 - ateliers et réunions

 

Attention : le portail de l’IUFM sera fermé à partir de 20h30 et ne sera ouvert qu’à la demande.

 

 

 

 

 

 

Venez tous occuper l’IUFM

à partir de 18 heures 

et toute la nuit !

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 16:51

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 15:13



Le Conseil d’administration de l’Université de Provence, ayant pris connaissance des annonces faites par les ministres de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche concernant la formation et le recrutement des enseignants en dénonce solennellement les conséquences. Plus précisément, il constate que ces nouveaux dispositifs mis en place au mépris de toute concertation par le gouvernement vont :

• augmenter la durée des études non rémunérées et la sélection sociale par l’argent

• envoyer en stage des étudiants sans formation, tout en restreignant considérablement le nombre d’enseignants titulaires, ce qui revient à faire assumer aux stagiaires le rôle de remplaçants

• placer les épreuves écrites des concours au début de l’année universitaire de M2, favorisant ainsi le recours à des institutions privées pour le bachotage préparatoire aux épreuves durant l’été

• suggérer aux étudiants de présenter successivement, à quelques semaines d’intervalle, les concours de PE, de PLC, et de PLP

• demander aux étudiants de M2 de préparer un oral de concours, suivre des stages (d’observation, de pratique et enfin de responsabilité), se former à la recherche et rédiger un mémoire, s’initier à la dimension internationale de leur fonction future et connaître l’organisation de l’éducation nationale, tout ceci entre février et mai.

Le CA de l’université de Provence, très inquiet face aux évolutions actuelles qui aboutiront à une dégradation de la formation des futurs enseignants et, à terme, à une dégradation du niveau d’enseignement dans les écoles, collèges et lycées demande une profonde révision du dispositif proposé, inapplicable en l’état.


Motion adoptée en séance à l’unanimité des présents et représentés.

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 15:03

In VousNousIls

Une large intersyndicale de l'éducation et de l'enseignement supérieur appelle à une "journée nationale de mobilisation" le mardi 15 décembre contre la réforme de la formation des enseignants, selon un communiqué diffusé par l'organisation étudiante Unef.


"Parce qu'enseigner est un métier qui s'apprend", les 16 organisations signataires appellent à des mobilisations "dans l'enseignement primaire, secondaire et supérieur pouvant se traduire par des initiatives de grèves, des rassemblements, des assemblées générales de débat, des manifestations".

Il s'agit de "dénoncer le projet régressif du gouvernement pour la formation des enseignants" et "d'exiger" une réforme différente "permettant une vraie formation professionnelle".


Les signataires sont notamment l'Unef, première organisation étudiante, les fédérations FSU, Unsa Education et Sgen-CFDT, les principaux syndicats d'enseignants du primaire (SNUipp-FSU), du secondaire (Snes-FSU) et du supérieur (Snesup-FSU), les parents d'élèves de la FCPE et les organisations lycéennes UNL et FIDL.

Cette réforme prévoit le recrutement des professeurs au niveau master deux (bac plus cinq) et de confier la formation aux universités via des masters.

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 18:31

In Sciences2

MANIF017  La mastérisation sert à détruire des postes d'enseignants. Et elle se traduira par une accentuation du sentiment de dévalorisation du métier. Tract syndical ? Non, rapport du député UMP Dominique Le Mèner, présenté à l'Assemblée nationale en octobre.


Rassurons tout de suite l'électorat UMP, Jean-François Coppé (le patron des députés UMP) et Nicolas Sarkozy, Dominique Le Mèner est... pour cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Il est donc d'autant plus intéressant de le citer. Voici ce qu'il écrit à la page 7 de
son rapport : «D’autre part, le schéma d’emplois du projet de budget est directement issu de cette réforme (Note de SH la mastérisation), dont l’un des effets est d’affecter, à compter du 1er septembre 2010, dans les écoles et les établissements scolaires, les enseignants nouvellement recrutés. En conséquence, en venant s’ajouter à la suppression de 600 emplois administratifs, cette mesure entraînera la suppression, à compter de cette date, de :

 – 9 182 emplois d’enseignants stagiaires (soit 3 061 équivalents temps plein travaillé ou ETPT) dans le 1er degré ;
 – 6 733 emplois d’enseignants stagiaires (soit 2 244 ETPT) et 411 emplois de conseillers principaux d’éducation stagiaires (soit 137 ETPT) dans le 2nd degré ;
1 876 emplois de stagiaires dans l’enseignement privé (soit 625 ETPT).
»


La vérité sort donc parfois du puits... ou de l'Assemblée Nationale. Une vérité niée par les ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse l'an dernier, tout au
long du conflit qui les a opposé aux universitaires sur ce point. Sur lequel Valérie Pécresse et Luc Chatel viennent de prendre des décisions qui ont soulevé une large protestation. Tout dernièrement, des Conseil d'Administration d'université ont voté des motions refusant cette réforme (Bordeaux-4, Strasbourg, Nice...).

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 16:31
In Sciences2

Ecole ahooq Alors que de premiers signes de mobilisation se font sentir, la Conférence des Présidents d'Université (CPU) vient de publier un communiqué dans lequel elle exprime «son désaccord avec les propositions formulées par les ministres» Valérie Pécresse et Luc Chatel.


Déjà, le thème de la réforme de la formation et du recrutement (
mastérisation) des enseignants avait fait partie des raisons de la journée de mobilisation du 24 novembre. Le sujet était au coeur d'une A-G à Lille. Les deux ministres ont «choisi la pire des solutions», avais-je écrit sur ce blog. Un avis largement partagé par un front syndical. Les présidents d'université étaient au pied du mur, ils viennent de manifester clairement que si cette réforme est imposée par le gouvernement cela sera contre l'avis d'une très large majorité de la communauté scientifique, universitaire et éducative. Sauvons l'Université a d'ailleurs publié un «Appel à ne pas appliquer la réforme».

Voici le communiqué de la CPU (les mots en gras le sont dans le texte d'origine) : 


«Lors de sa réunion plénière du 19 novembre, la CPU, à l'unanimité de ses membres, a exprimé son désaccord avec les propositions formulées par les deux ministres, considérant qu'elles ne permettraient pas d'atteindre les objectifs visés : améliorer la formation des futurs enseignants et leur niveau de recrutement, au service d'une école de qualité et de la réussite des élèves.

Les propositions formulées par les deux ministres mettent en évidence un malentendu profond sur ce que sont des masters : à savoir des parcours universitaires de spécialisation de quatre semestres, adossés à la recherche, avec des modes de fonctionnement et des calendriers adaptés aux enjeux professionnels de formation et aux standards européens.


De même, ces propositions traduisent une méconnaissance de la réalité des parcours étudiants, des difficultés de réorientation en cours de cursus et du risque d'accroissement de la durée des études  induit par ces propositions.

Enfin la CPU ne comprend pas que cette réforme ne soit pas l'occasion de définir un modèle de formation des maîtres scientifiquement et pédagogiquement amélioré et novateur, s'inspirant des modèles les plus avancés au niveau européen. Car in fine, les enjeux de la formation des enseignants sont d'abord ceux des élèves des écoles, des collèges et des lycées qu'il faut faire réussir en plus grand nombre et à qui il faut donner ou redonner le plaisir et le goût d'apprendre et de réussir.

C'est pourquoi, engagées dans la formation des enseignants depuis de longues années, les universités et leurs composantes entendent
assumer pleinement leur responsabilité majeure pour mettre en place des cursus universitaires de qualité et cohérent.

En conséquence,
la CPU attend des évolutions sur ce dossier et revendique d'être consultée et associée à la définition du cadrage national des masters et aux maquettes des concours.»

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 20:42

In Le Monde
par Jean-Louis Fournel

Beaucoup a été dit sur la très barbare "mastérisation" de la formation des enseignants. Mais il est encore nécessaire de répéter comment cette réforme néfaste n'est liée qu'à un tour de passe-passe laissant croire que la simple suppression d'une année de formation rémunérée (soit 10 000 à 15 000 postes de fonctionnaires économisés chaque année pour le budget de l'Etat) équivaudrait à un prolongement et donc à un progrès qualitatif de la formation.

Il est également sain pour le débat démocratique de rappeler que la véritable raison de cette réforme relève de ce qu'une phrase brutale du projet de budget qualifie joliment de recherche d'"un gain de productivité" (faisant au passage un édifiant parallèle entre cette réforme et la suppression du service militaire...). Il n'est pas inutile non plus de faire remarquer que, avec une morgue qui ne se dément pas, les ministres concernés n'ont tenu aucun compte des propositions des groupes de travail qu'ils avaient eux-mêmes convoqués.

Et ce au grand dam d'institutions qui ne peuvent passer pour de farouches opposantes à la réforme, mais qui ont pourtant jugé, récemment, que les décrets promulgués cet été sont "la pire des solutions". Nous pensons notamment à la conférence des présidents d'université ou à la conférence des directeurs d'Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).


Pourtant ce n'est pas sur tout cela - qui relève de faits, non d'opinions - que l'on voudrait ici insister, mais plutôt sur l'effarement qui saisit le lecteur du récent article publié par les ministres en charge de ce dossier (Le Monde du 18 novembre). Certes, ce texte comporte des énoncés qui ne sont pas insupportables. Pour l'essentiel, les grands axes qui, à leurs yeux, justifient la réforme de la formation des enseignants pourraient être acceptés par la très grande majorité des citoyens : qui donc pourrait s'élever contre l'éloge de la place de l'éducation et des maîtres dans la communauté nationale, contre la reconnaissance du mérite et des difficultés des enseignants, contre la nécessité d'une formation pratique et professionnelle solide, contre l'affirmation du lien nécessaire entre la recherche et la formation dans les universités ?


Autosatisfaction

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