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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 08:26

In Libération

 

Éducation . Un prérapport de la Cour des comptes pointe la différence de traitement entre régions.

Par VÉRONIQUE SOULÉ

Oui ou non, l’école donne-t-elle les mêmes chances de réussir à tous les élèves de France, qu’ils habitent les beaux quartiers de Paris, une cité de Seine-Saint-Denis ou le fin fond de la Lozère ? Ou amplifie-t-elle les inégalités ? A dix jours de l’élection présidentielle, un prérapport de la Cour des comptes, révélé hier par le Monde, relance le débat : loin de combler les écarts, selon lui, l’Etat ne ferait que les aggraver en donnant plus à ceux qui ont plus, c’est-à-dire aux établissements déjà privilégiés. Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a accusé hier le quotidien de «réciter en bon élève la leçon du candidat Hollande».

Les extraits de ce texte - 93 pages d’observations provisoires soumises au ministère avant le rapport définitif - sont accablants. En 2010, l’Etat a dépensé 47% de plus pour un élève parisien que pour un banlieusard de Créteil ou de Versailles, et 51% de plus que pour un Niçois. Ou encore : à la rentrée 2011, l’académie de Créteil, qui gagnait 3 836 élèves dans le second degré, a perdu 426 postes d’enseignants, alors que pour 1 000 élèves supplémentaires, celle de Paris a reçu 20 profs en plus.

 

Salaires. Selon ce prérapport, le mode d’allocation des postes par le ministère est des plus opaques, et l’on ne comprend pas quels critères dominent - le niveau social des élèves, leur nombre, leurs résultats scolaires… Du coup, les établissements ZEP sont plus ou moins bien dotés, selon les académies. «Au vu de ces chiffres et de leur évolution, souligne la Cour des comptes, aucun élément attestant d’une politique particulière en matière de réduction des inégalités n’apparaît de manière flagrante, alors que les outils sont disponibles.»

«Ce compte rendu est totalement biaisé», explique à Libération Jean-Michel Blanquer, le directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education. En effet, rappelle-t-il, les dépenses de l’Etat consistent essentiellement dans les salaires des enseignants. Or Paris détient le record du nombre de profs agrégés - les mieux payés - et celui des classes prépas - où les enseignants sont aussi bien rémunérés. A l’opposé, une académie comme Créteil, réputée difficile et peu demandée, accueille un grand nombre de débutants, aux traitements moindres. Ce qui explique, selon Jean-Michel Blanquer, l’écart des dépenses de l’Etat. «Il y a aussi un autre angle pertinent : celui du taux d’encadrement [le nombre d’élèves par prof, ndlr], poursuit-il. Et là, on aboutit à des résultats inverses. A Paris, ce taux est très défavorable [avec des classes chargées], alors que dans le premier degré en Seine-Saint-Denis, il est très favorable.» D’après lui, «des mécanismes de compensation fonctionnent pour tenir compte de la ruralité et des inégalités à l’intérieur des académies».

 

Remplaçants.

 

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