Nous ne sommes pas là que pour contester la semaine des 4,5 jours, annonce une enseignante d'Abbeville en grève. Il y a aussi tout ce que cette réforme implique derrière, mais que le gouvernement veut cacher au public ».
Réunis à l'espace Dewailly à Amiens, les enseignants des syndicats FO, Éducation Sud et la CGT ont fait part de leurs « inquiétudes », mais surtout de leur colère face à la réforme sur les rythmes scolaires.
Dans le département, seules les villes de Péronne et d'Abbeville passeraient à la semaine de 4,5 jours dès 2013. Les enseignants déplorent une dégradation de leurs conditions de travail.
Ils craignent également la territorialisation des écoles, c'est-à-dire qu'elles ne seraient plus sous la tutelle de l'Éducation Nationale, mais des collectivités territoriales. « C'est toute l'éducation de la maternelle au bac qui est mise à mal avec cette réforme », atteste l'enseignante.
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