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Blog de défense de l'Ecole publique

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L'équipe Hollande est à la peine avec les profs de fac

In Marianne2

 

Plusieurs figures de l’opposition à la réforme des universités pointent le manque de cohérence dans l’équipe qui conseille le candidat socialiste en matière de recherche et d’enseignement supérieur.


Anne Fraïsse est en colère et tient à le faire savoir. Vice-Présidente de la Conférence des Présidents d’Université (CPU) et patronne de la fac de Montpellier-3, elle a fait parvenir un courrier à François Hollande dans lequel elle témoigne de « (sa) surprise, (sa) consternation et (sa) colère devant les orientations » annoncées par le programme socialiste en matière de recherche et d’enseignement supérieur. En 2009, Anne Fraïsse avait lutté contre la réforme des universités menée par Valérie Pécresse. Alors, forcément, elle espérait que le candidat de gauche déciderai de l’abroger. Or, il n’en n’est rien, croit-elle savoir : « les premières esquisses de votre programme annoncent quelques aménagements et au bout du compte, la poursuite d’une même direction ». Elle ajoute : « êtes-vous trompé à ce point sur les attentes de ceux qui vous soutiennent pour croire qu’ils souhaitent vous voir poursuivre la politique qui depuis cinq ans torpille notre enseignement supérieur ? ». Et invite François Hollande a « s’interroger sur ceux qui (le) conseillent », notamment sur ceux « qui ont aidé à mettre en place la LRU » et qui figure dans l’organigramme.
 
Vincent Peillon, le Monsieur Education du PS, avait pourtant donné un signe fort au monde universitaire en nommant comme conseillère Isabelle This Saint-Jean, ex-présidente de l’association « Sauvons la recherche » et figure de la contestation « anti-LRU ». Le problème, c’est qu’à ses côtés, on trouve aussi Lionel Collet, ancien président de la CPU qui a participé activement à la mise en place de la LRU ! Mais aussi Philippe Aghion, professeur d’économie à Harvard qui a rédigé, pour Valérie Pécresse, plusieurs rapports vantant les mérites du modèle américain. Un curieux attelage donc qui relève, pour certains, d’un astucieux mélange des genres et, pour d’autres, du manque total de cohérence.

« Dissensions »

Emmanuel Saint-James, l’actuel président de « Sauvons la recherche » assure « partager en tous points » le contenu de la lettre d’Anne Fraïsse. Reçu fin janvier par par Vincent Peillon et son équipe de conseillers, il a constaté qu’il existait « des dissensions très fortes au sein de l’équipe qui n’aident pas à l’élaboration d’une ligne claire ». Sur la présence d’Isabelle This Saint-Jean, son amie et ancienne présidente, il affirme : « elle fait ce qu’elle peut pour faire entendre de sa voix mais elle a du mal ! Ca ne doit pas être facile pour elle… ». Même son de cloche chez « Sauvons l’université », l’association sœur de « Sauvons la recherche ». Etienne Boisserie, son président, juge « très importante » la lettre d’Anne Fraïsse que « tout le monde, à l’association, pourrait signer ». Convaincu qu’Isabelle This Saint-Jean « se bat pour essayer de corriger des choses », il a néanmoins l’impression qu’elle est « contrainte de faire des compromis car le rapport de forces n’est pas en sa faveur. Bref, elle n’est pas écoutée… ».
 
 
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S
<br /> Il y a un malentendu,dans le meilleur des cas,sur la LRU qui a reçu,au moment de son adoption,un soutien implicite de la part des dirigeants<br /> du PS probablement du fait de leur méconnaissance de la question.Il s'avère que la LRU a aggravé les difficultés déjà existantes des universités françaises.Mais il est vrai,qu'en la matière,nous<br /> avons à faire à une question qui ne fait pas l'objet d'un débat public.Cela est à l'image de l'évolution de l'Université française marquée par une assez forte culture de l'entre-soit,fort<br /> dommageable à mon sens à la qualité du travail intellectuel et singulièrement de la recherche.Que penser du dramatique du sous-encadrement des étudiants dans le premier cycle universitaire,des<br /> conditions matérielles d’existence des « jeunes » chercheurs,du fait qu’un tiers des enseignants du Supérieur sont des précaires(avec l’instabilité professionnelle et la<br /> « paie » qui vont avec !=> le scandale absolu dans un pays qui prétend être riche),de la pénurie du recrutement qui s’annonce,du fait que certaines spécialités sont frappées par<br /> un phénomène de non-renouvellement des anciens,des faibles traitements des « profs » disposant d’un statut….La LRU n’a rien réglé.La LRU a accéléré le processus d’affaiblissement et<br /> d’étouffement de l’Université.Des « politiques » doivent s’atteler à la tâche consistant à renforcer les universités françaises en favorisant les recherches<br /> novatrices,l’interdisciplinarité,la coopération et la mutualisation entre les centres universitaires,en évitant la disparition de certaines spécialités gravement menacées,en mettant un terme à la<br /> dérive managériale qui est en train de faire dépérir l’excellence universitaire française.Les associations mentionnées plus haut ont un rôle important à jouer dans ce travail de soutènement mais<br /> rien ne remplacera des politiques éclairés et débarrassés de toute lubie néolibérale.Rappelons que la LRU a été la grande et première loi du quinquennat de M.Sarkozy.Si l’Université française ne<br /> rompt pas avec la logique mortifère du management elle cessera de « produire » de l’excellence et ne formera plus les élites éclairées dont la France a le plus grand BESOIN.<br />
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R
<br /> Décidément, entre celà et la reconnaissance du Concordat dans la Constitution pour l'Alsace et la Loraine, l'équipe Hollande ne comprend rien à nos vraies valeurs Républicaines et à la<br /> Gauche. <br />
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