Blog de défense de l'Ecole publique
In Sciences2
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Un vent mauvais souffle sur l’université. Semi-reculs, atermoiements, provocations (lire ici le mensonge de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée)... le gouvernement joue le pourrissement de la contestation dans les universités et les laboratoires.
La recherche de formes plus visibles de contestation, susceptibles d’interesser les médias, se traduit par des opérations délicates à gérer, comme le Printemps des chaises - blocages temporaires des établissements.
Si la plupart des contestataires persistent avec intelligence à user de la persuasion, de l’humour, du cours public, de la lecture marathon (après la Princesse de Clèves, c'est le tour de Rabelais et Gargantua), de la mise en évidence de leur rôle indispensable (la démission de directeurs d’UFR à Aix-Marseille)... d’autres se lancent dans des actions moins pertinentes. A Toulouse le Mirail, à Montpellier-III, des actes de saccage ont eu lieu, permettant à Valérie Pécresse de les «condamner». De son côté, la police utilise souvent des moyens disproportionnés alors que la presque totalité des manifestations sont d’un calme remarquable (ici démonstration par la vidéo à Strasbourg). On ne peut, à cet égard, que renvoyer à la leçon de lutte donnée par Bernard Thibaut (secrétaire général de la CGT)qui rappelle qu’un gouvernement à toujours plus peur d’une mobilisation de masse que d’une frange hypermobilisée.