Blog de défense de l'Ecole publique

Le texte soulève l'opposition des syndicats. " On a un ministre qui propose un texte pour qu'on dise ce qu'on en pense, tout en nous prévenant que le texte part demain en Conseil d'Etat, et qu'on n'aura pas la possibilité de le changer. Ce n'est pas une méthode qui peut être acceptée" estime F. Chérèque pour la Cfdt. Le Se-Unsa relève que l'article 1 permettrait d'utiliser le service d'accueil en cas de congé maladie d'un enseignant. Il considère "qu’il serait inacceptable que soit porté atteinte au droit de grève des enseignants des écoles. Toute mesure susceptible de faire pression sur eux, contre la grève, y participerait". Pour le Snuipp, " le texte, tel qu'il nous a été présenté, a une double caractéristique : d'une part il impose aux enseignants des écoles des conditions pour l'exercice de leur droit de grève en leur imposant une déclaration préalable à l'administration alors qu'ils informent déjà les familles ; d'autre part il ne donne aucune garantie sur la qualité et la nature de l'accueil proposé aux familles ni sur les financements proposés aux communes".
Car c'est aussi sur le terrain communal que le projet sera contesté. On se rappelle que seulement 10% des communes avaient accepté le service minimum. L'Association des maires de France, l'Andev avaient soulevé la question de la responsabilité des communes.
La pétition
En attendant leurs réactions, le Snuipp invite les enseignants à signer une pétition adressée par le Snuipp, le Sgen et le Se-Unsa à N. Sarkozy.
signer la pétition