Blog de défense de l'Ecole publique
La journée de grève et manifestation des enseignants du primaire a été massivement suivie le 12 février à l'appel du Snuipp Fsu. La manifestation du Snuipp a entraîné avec elle les troupes clairsemées des autres syndicats (Cgt, FO, Sud, Faen) qui défilaient sur un autre mot d'ordre. L'incontestable succès de la journée du 12 février interroge le gouvernement sur le maintien du calendrier de la réforme des rythmes.
Une grève importante
Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes. A Paris, elle comptait de 6 000 à 12 000 personnes, très majoritairement dans le cortège Snuipp. Selon le ministère, on comptait 36% de grévistes dans le primaire dans le pays, le Snuipp en revendiquant 60%. A Paris ces taux sont montés à 60 et 80%. Les collèges et les lycées ont continué à fonctionner normalement, l'appel à la grève de la Cgt, Cnt, Sud, FO, Faen n'étant suivi que par 2% des enseignants selon le ministère.
Plus d'unité sur le terrain que prévu
A coup sur, ce sont les enseignants du secondaire qui ont eu du mal à se faire entendre dans le cortège. Normalement, il aurait du éclater en deux cortèges nettement séparés mais dès le début les deux tronçons se sont joints. C'est que la perception de la situation des enseignants du primaire du Snuipp et des autres syndicats n'est pas si différente. Une banderole "La réforme à la poubelle" était d'ailleurs visible dans le cortège Snuipp.
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