Blog de défense de l'Ecole publique
En Histoire à Strasbourg, le test de l’algorithme de tri à partir d’un fichier excel fait apparaître les bacs S, public inhabituel dans la formation, en haut du classement. En physique à Lyon, ce sont les bacs L qui se retrouvaient trop bien classés grâce aux lettres de motivation (trop) bien rédigées ! En STAPS à Grenoble, après 5 essais, avec le 6ème algorithme, le niveau des étudiants ne correspond toujours pas "aux attendus" [1].
La fac de Sciences a complètement cessé de communiquer sur le traitement des dossiers ; elle n’a pas révélé la composition des commissions aux personnels. Et dans ces commissions, certains membres ont poussé le délire paranoïaque au point de penser que leurs critères de classement relevaient uniquement de leur expertise et que non seulement ils n’avaient pas à les communiquer aux étudiants, mais que même les personnels enseignant dans les formations concernées n’avaient pas à les connaître.
Ils ont dû s’inscrire sur Parcoursup, comme leurs petits frères. Mais, contrairement aux bacheliers de l’année, leurs notes de 1ère, terminale et bac n’ont pas été transmises par les lycées, ils les ont remplies eux-mêmes !
À Lyon, un étudiant [trop couillon, mais très motivé] s’est mis 19 partout !
Ça s’est vu… il a été écarté.
Mais de plus malins qui ont panaché des 14, 12, 17 sont passés sans problème dans la moulinette de l’algorithme. Il faut reprendre "à la main" tous ces dossiers…
Mettre comme note de dossier dans l’algorithme : 01 aux bacs pros, 20 aux bacs S [2].
C’est pas gentil, ça ?
Problème : la 1ère langue n’est pas prise en compte automatiquement, il faut ouvrir le dossier.
Le comité d’éthique et scientifique sous patronage du MESR prévu par la loi n’a pu être contacté…
Un élève de terminale est sélectionné pour passer les entretiens d’admission au collège de droit de Paris I, filière très sélective qui ne retient que 60 étudiant.e.s chaque année.
Parmi les 120 candidat.e.s croisés ce jour là, aucun noir et aucun arabe ; la plupart des candidat.e.s semblent venir de Louis Le Grand et Henri IV. Jusque là rien d’inhabituel.…
Mais, pendant l’entretien, les deux directeurs de la formation ont évoqué avec lui de façon très précise et renseignée ses 9 autres vœux de parcourSup.
Il semblerait aussi que la lettre destinée au Rectorat en cas de non satisfaction des vœux, qui indique la « préférence » du candidat, soit aussi connue des établissements. [3]
C’est normal docteur ?
On peut changer le rang en changeant la note globale du dossier des candidats, qui ne sont pas anonymes ! on peut très bien décider de remonter un candidat au vu de tel ou tel élément (son lieu de formation ou... son nom...). La commission est (ou paraît, du moins) souveraine sur le classement indépendamment des paramètres modélisés. Elle pourrait très bien changer le classement des candidats une fois ceux-ci classés selon les critères entrés dans la machine. C’est sans doute cela le fameux "retour de l’humain", qui ressemble furieusement à la possibilité d’introduire un total arbitraire (sinon du favoritisme) !
Décidées par le rectorat [4], elles augmentent généralement de 10% par rapport à celles de l’année dernière —au doigt mouillé ?
Celles qui sont affichées sur la plateforme Parcoursup ne reflètent que peu la réalité : exemple à Sorbonne-Université (Paris 6) : les capacités réelles sont inférieures de 12 à 20% à celles annoncées —il faut garder la place aux réorientation de PACES (ah ! l’échec en médecine !), et surtout aux élèves de CPGE qui ont maintenant l’obligation de s’inscrire à l’université.