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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 17:18
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4000 communes sont revenues à la semaine de 4,5 jours à la rentrée 2013. Mais très peu ont construit un projet éducatif satisfaisant, regrette la chronobiologiste Claire Leconte.   

Environ 4000 communes sont passées aux nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2013. Leurs projets éducatifs sont-ils à la hauteur?
Claire Leconte: elles sont très peu nombreuses à avoir joué le jeu. Peu de projets ont été élaborés en associant l'ensemble de la communauté éducative. En fait, celles qui avaient de l'ambition ont presque toutes décidé d'attendre 2014! C'était quasiment obligatoire pour avoir le temps de mener une vraie concertation et de former les acteurs concernés. Roubaix a par exemple un projet satisfaisant appliqué dès cette rentrée. Mais elle a commencé de travailler dessus dès octobre 2012, avant même la publication du décret.
 
Il y a donc de nombreuses mairies qui appliquent la réforme sans respecter son esprit de départ?
Tout à fait. Par exemple Rouen, qui est tout de même la ville de la ministre de la Jeunesse et des Sports, Valérie Fourneyron. Son projet se résume à décaler le début des cours de 15 minutes le matin et les faire finir à 16h au lieu de 16h30 les soirs. Ceci pour mettre en place un goûter financé par les parents. Quel intérêt? Sur ce type d'exemples, on est clairement en dessous des ambitions du gouvernement.
 
D'un autre côté, les communes ont une certaine liberté d'application de la réforme... Le ministre de l'Education nationale peut-il en être tenu comptable?
Qu'on laisse une liberté aux territoires, c'est obligatoire. Mais il fallait leur imposer un travail d'information et de formation de l'ensemble des acteurs concernés: ATSEM, animateurs, personnels municipaux, parents, enseignants... Et cette injonction ne pouvait venir que du ministère.
 
Le volet "rythmes", lui, reste positif?
Réformer les temps scolaires, je veux bien. Mais on n'est pas en train de le faire en profondeur. Il faut savoir que la journée type qui consiste à avoir trois heures de cours le matin, une pause, puis trois heures de cours l'après-midi date d'un édit royal de 1834! Vincent Peillon a à peine touché à cette organisation.
 
 
Vous avez collaboré au projet de la ville de Lannion, qui a été retoqué par le ministère. Pour quelles raisons a-t-il été refusé?
Le projet prévoyait sept demi-journées de classe: cinq matinées et deux après-midis, deux autres après-midis étant alloués aux activités périscolaires. Ce qui ne modifie pas le temps total de classe. Mais le décret fixe comme norme d'avoir neuf demi-journées de cours. Voilà pourquoi le projet n'a pas été validé. C'est pourtant une aberration puisqu'il n'y avait pas de contrainte de ce type avant 2008 et le retour à la semaine de 4 jours. Et il est tout aussi dommageable d'avoir cassé les bonnes volontés qui étaient à l'oeuvre: parents, enseignants et mairie étaient enthousiastes...
 
Pourquoi avoir choisi cette formule si les risques étaient connus?
Parce qu'elle est bonne. Avec ce système, il serait beaucoup plus facile d'avoir des animateurs de qualités en zone rurales car les différentes communes pourraient allouer des après-midis différents aux temps périscolaires. 45 minutes d'activité, c'est peu. Même les villes comme Paris, qui font deux sessions de 1h30, n'ont par exemple pas le temps d'emmener les enfants à la piscine. Si le ministère veut vraiment des projets solides, il doit assouplir le décret.
 
Les communes qui attendent 2014 seront-elles prêtes le moment venu?
Il est loin d'être acquis qu'elles le soient toutes. Les municipales vont perturber le calendrier
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 16:54
En Moselle, les parents doivent s’adapter à la semaine de quatre jours et demi. Il faut surtout se débrouiller pour récupérer les enfants car aucune activité périscolaire n’a été mise en place dans cette commune.
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 13:15

In Acrimed

La rentrée scolaire fournit chaque année aux médias un « marronnier » dans lequel la recension des « couacs » et autres « fausses notes » est toujours une pièce de choix. Cette année, les problèmes liés à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires ont largement occupé l’attention de la presse quotidienne.

 

Échantillon.

En janvier et février 2013, la grève des instituteurs parisiens contre la réforme des rythmes scolaires avait fait l’objet dans les grands médias d’un traitement certes classique, mais non moins cavalier, se contentant le plus souvent de fustiger « le corporatisme enseignant » et un mouvement « incompréhensible et injustifié » .

Quelques mois plus tard, sans complexes et en toute amnésie, les mêmes acteurs tancent cette fois l’institution pour son impréparation, sans jamais reconnaître que les craintes des grévistes étaient peut-être fondées. Quant à des excuses…

 

Du Parisien au Monde ...

- Spécialiste du genre, Le Parisien Aujourd’hui en France trouve dans cette affaire tous les ingrédients pour fabriquer des Unes racoleuses à souhait. Perdant tout sens de la mesure, il commence le 22 janvier 2013 par verser de chaudes larmes sur le sort des pauvres enfants privés d’école par les grévistes :

Puis, le 2 septembre 2013, soit le jour même de la rentrée, Le Parisien retourne sa veste, anticipe d’éventuels problèmes d’organisation et dénonce un chaos imaginaire :

- Le Monde, qui ne rate jamais une occasion de blâmer la frilosité, voire l’arriération de ceux qui n’applaudissent pas les réformes libérales – quels que soient leur objet, leurs finalités et leurs conséquences –, avait été particulièrement virulent à l’encontre des enseignants qui se mobilisaient contre une réforme qu’ils jugeaient mal pensée. Dès le titre de l’éditorial daté du 22 janvier 2013, le ton était donné : « L’école, ou le triomphe du corporatisme », et la suite se révélait… pire encore : si les instituteurs se mettent en grève, c’est pour éviter « de perdre dans l’affaire un privilège qui remonte à la monarchie de Juillet », ils aggravent de surcroît leur cas en tentant « d’entraîner les parents dans leur combat », bref, le « corporatisme étriqué » dont ils font preuve « est lamentable » !

 

Pourtant, quelques mois plus tard, Le Monde préfère oublier cette saine colère et, avec un culot certain, titrer sur « Le consensus oublié sur la réforme des rythmes scolaires » avant de demander : « Qui se souvient qu’on parlait encore, il y a un an, d’une réforme faisant "consensus" ? Qu’enseignants, parents, chercheurs, collectivités, associations..., réunis sous les ors de la Sorbonne pour une "grande concertation" estivale, semblaient parler d’une même voix pour dénoncer l’ineptie de la semaine de quatre jours ? »

 

Plutôt que d’admettre qu’il s’est égaré, qu’il a induit ses lecteurs en erreur, et que les réticences des enseignants pouvaient être fondées [1], le quotidien du soir préfère donc occulter une mobilisation qui lui fait particulièrement horreur et inventer rétrospectivement un « consensus » qui n’a jamais existé, mais qui a l’avantage de justifier a posteriori sa compulsion réformatrice…

 

… et de Libération au Figaro

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 12:44

In Gazette des communes

 

Les pionnières essuient les plâtres de la réforme et c’est rien de le dire ! Vues du terrain, les premières sessions de « temps d’activité périscolaire » (TAP) ratent les ambitions de la réforme. Les corrections sont déjà en chemin.

 

« Nous avons récupéré des bombes, à 16h ! Les enseignants ont pour consigne de ne plus faire de récré, du coup, les enfants n’ont plus de temps pour souffler », constate Katia Arnould, membre du SEP-UNSA, directrice de l’association Espace Jeunesse, qui organise les accueils périscolaires et la réforme pour la mairie du Séquestre (1570 hab., Tarn).

« Par souci de faire profiter les enfants de toutes les activités, nous avons levé des maternelles de la sieste et pressé les élémentaires de choisir leur activité. Les premiers étaient de vrais petits « zombies » et c’était raté aussi pour les seconds », déplore le directeur d’un centre de loisirs en Seine-et-Marne, qui souhaite garder l’anonymat.

 

Dans ces deux communes, les TAP, placés en fin de cours, sont gratuits. Mais en dépit des moyens mis en œuvre par les collectivités, le choix de l’horaire et l’absence de récréation a, semble-t-il, vidé ces TAP de leur sens : « il leur faut bien une demi-heure pour taper dans un ballon, souffler, courir, goûter et être disponibles à nouveau ». Autant dire qu’il ne reste rien, ou presque, du TAP de 45mn positionné en fin de classe les lundis, mardis, jeudis et vendredis.

 

« On assiste à une surenchère d’activités. C’est bien une réforme des rythmes scolaires, qui permet de répartir les 26 heures différemment, mais ce n’est pas une réforme des temps de l’enfant. Elle nie le besoin des enfants de se construire en jouant », s’insurge Katia Arnold.

 

Rôdage nécessaire - « Hier, j’ai travaillé jusque 22 heures, pour aider les collègues. Dans mes rêves, je coche des enfants sur des listings de « TAP », on est tous sur les nerfs. Je m’attendais à quelque chose de léger, avec des enfants détendus, des moments d’animation bien posés. Nous luttons contre la garderie et là… c’est l’usine ! », déplore le directeur de centre de loisirs de Seine-et-Marne.

 

Tout changement entraîne des frictions et des ratés : la réforme des rythmes scolaires ne fait guère exception.

Outre les problèmes d’inscription des enfants aux ateliers, la gestion du flux des parents venant chercher leur progéniture exige parfois d’être revue. « Ce n’est ni la catastrophe absolue, ni la réussite absolue. On n’est pas rôdé, il y a quelques difficultés. Par exemple, comme tous les parents n’ont pas rendu leurs fiches, mercredi dernier, nous ne savions pas quel enfant de maternelle restait pour la sieste. On en a fait dormir quelques-uns qu’il a fallu réveiller… et empêché de dormir d’autres, dont on attend toujours les parents ! », constate Thierry Bonus, animateur lecture de la Ville de Paris et membre du collectif fédéral animation de la Fédération des services publics.

 

Thierry Bonus pointe surtout du doigt les dysfonctionnements rencontrés avec les associations, qui ont répondu à l’appel à projets de la Ville de Paris et n’ont pas honoré leur engagement : « certaines ne sont tout simplement pas venues. D’autres exigent des groupes d’enfants plus petits que ceux autorisés par les taux d’encadrement ». Dernier souci : qui prend en charge l’hygiène des petits de maternelle, quand les ATSEM enfilent une casquette d’animateur ?

 

Animateurs invisibles

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 08:00

 In Chronique d'une école ordinaire

   

C03-24Jusqu’à présent, environ 30% des enfants français fréquentent les centres de loisirs municipaux. Ce qui permet de conclure assez aisément que les 70% restant bénéficient d’un autre mode de garde lorsqu’ils ne sont pas l’école.

   

Donc, jusqu’à présent le mercredi 70 % des enfants français ne sont pas en collectivité.

Grâce à la réforme des rythmes imaginée par Vincent Peillon, 100% des enfants auront donc dès 2013, ou au plus tard en 2014, cinq jours de vie en collectivité par semaine contre quatre actuellement et ceci sans interruption, puisque grâce au décret, le mercredi est obligatoire et le samedi dérogatoire.

Une réforme des rythmes pour le bien être des enfants … Vraiment?

On nous martèle que cette réforme devrait permettre de lutter contre la fatigue des enfants. J’avoue que j’ai du mal à considérer cet argument comme absolument évident.

La vie en collectivité c’est, un rythme et des horaires imposés et souvent beaucoup de bruit.

On nous explique que la journée de classe, elle, sera allégée. Pourtant je ne crois pas que les heures de classe soient les moments les plus fatiguant dans la journée d’un enfant. Pour peu qu’on aménage intelligemment l’emploi du temps et qu’on réfléchisse sérieusement aux contenus et à la manière d’enseigner.

A mon humble avis, ce qui est vraiment épuisant pour l’enfant c’est le temps collectif passé hors de la classe :

  • Le temps de cantine et la récréation géante qui suivra si la mairie, soucieuse de faire des économies, choisit l’allongement de la pause méridienne.
  • Devoir toujours courir, et bientôt se lever tôt cinq jours d’affilés pour déjeuner en quatrième vitesse afin de rejoindre l’école à temps.
  • Ce qui est épuisant ce sont les programmes indigestes que les enfants doivent subir.
  • Ce qui est épuisant c’est cette société qui oblige (le plus souvent contre leur gré mais du fait de temps de transports indécents pour faire le trajet domicile- travail) certains parents à confier à l’ école leurs enfants de 7h30 le matin à 18h30 le soir.

Alors, cette réforme des rythmes scolaires, comme elle semble prendre forme sur le terrain, est-elle vraiment pensée dans l’intérêt des enfants ? Ou ne risque-t-elle pas au contraire de faire pire en voulant faire mieux ?

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:54

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:46

In Sud Education

 

 

La réforme des rythmes scolaires va être appliquée à Paris et dans cinq communes de la Seine Saint Denis malgré des mobilisations massives voire historiques. Les amis politiques de Peillon ont voulu sauver sa peau, comme l’a explicitement exprimé Delanoë en réunion publique parisienne.

 

Nous avons dénoncé le peu d’ambition de la réforme et la supercherie du bien-être des enfants alors que la semaine des élèves de Paris et d’Aubervilliers sera ainsi rallongée : école du lundi au vendredi le matin de 8h30 à 11h30, deux après-midi comme avant jusqu’à 16h30 à Paris et 16h à Aubervilliers et deux après-midi jusqu’à 15h00 et 14h30 respectivement pour ces deux villes. Concrètement, les enfants passeront plus de temps à l’école qu’avant grâce à cette réforme qui prétendait respecter leur rythme naturel.... Elle s’accorde en fait surtout avec les lobbys du tourisme.

 

Nous nous battons encore et toujours contre la détérioration des conditions de travail de tout-es les travailleur/euses de l’éducation.

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Rythmes scolaires...

En Seine Saint-Denis...

Le directeur académique qui n’ a pas hésité à valider des rythmes scolaires dérogatoires sur la base de Projets Éducatifs Départementaux Territoriaux (PEDT) qui n’existent pas, s’asseoit sur le statut des enseignant-es en annualisant la totalité de leur temps de travail. La nécessité de continuité du service public, primant selon lui, sur les statuts !

Dans un département où c’est peu de dire que l’état n’assume pas cette fameuse continuité du service public, notamment sa responsabilité en matière de remplacement avec des milliers de journées non remplacées, faire porter cette responsabilité aux personnels en remettant en cause leur statut relève d’un cynisme absolu.

Ainsi, il compte faire travailler les remplaçant-es à Zone d’Intervention Limitée (ZIL) et les brigades intervenants sur plusieurs communes qui n’ont pas les mêmes horaires, plus que les 24 h réglementaires devant élèves. En effet, au sein d’une même commune ou d’une même circonscription, il peut y avoir des horaires différents d’une école à l’autre. Certains ZIL pourront faire jusqu’à 28 h devant élèves par semaine (+ les Activités Pédagogiques Complémentaires).

Ces heures seront récupérées à la fin de l’année scolaire, dans le flou le plus total.

A Paris...

Pour les travailleur/euses dépendant de la ville de Paris, les promesses fallacieuses de promotion de la mairie se traduisent par la création d’une nouvelle catégorie : les animateurs-rices Responsables Éducatifs Ville (REV  !) sont en exclusivité nationale des personnels de catégorie C+. Ni catégorie C, ni B mais une nouvelle catégorie pour faire miroiter qu’il y a valorisation. Pour les Agents Territoriaux de Service en Ecole Maternelle (ATSEM), d’un coup de baguette magique ils-elles doivent maintenant animer des groupes de 14 enfants avec un projet pédagogique pour la rentrée. Beaucoup d’autres dysfonctionnements apparaissent déjà : des ateliers reprenant explicitement des activités scolaires en maternelle, les injonctions du DASEN du 1er juillet sur les directeur/trices pour savoir où seront les enfants le mardi de la rentrée à 15h00, heure cruciale de passation des responsabilités entre la ville et l’état, ou encore des pressions pour libérer les classes aux animateur/trices de l’Aménagement des Rythmes Éducatifs (ARE), des surcharges de travail pour les personnels d’entretien... Outre la préparation dans les écoles, les personnels administratifs du rectorat chargés de la mise en place concrète de la réforme s’arrachent les cheveux pour gérer les temps partiels dont les attributions ont été faites en catastrophe par un rectorat dépassé par les contraintes légitimes des personnels et des écoles.

En Seine Saint Denis, faute de moyens et de personnels suffisants, les communes vont recourir massivement à la précarité en faisant appel à des emplois d’avenir, qu’elles ont l’intention de former en deux mois !

Elles comptent aussi sur la « collaboration » des enseignant-es pour assumer une réforme à laquelle ils et elles se sont massivement opposé-es, en leur demandant de participer aux activités périscolaires et/ou en laissant leur salle de classe parce qu’il n’y a pas assez de locaux. La commune d’Aubervilliers veut même recruter les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) pour l’accompagnement des enfants handicapés en leur faisant signer des contrats sans mention de leurs horaires de travail et sur la base d’une rémunération inconnue jusqu’ici.

A tous les niveaux, les personnels subissent déjà les conséquences néfastes de cette réforme sur le travail et sur leur organisation personnelle. C’est encore une fois sur la conscience professionnelle de tout-es les travailleur-ses que l’administration compte pour faire que les écoles et le périscolaire tournent malgré le grand foutoir national.

Dans les luttes...

Au niveau syndical parisien, cette lutte a été menée par une intersyndicale au complet où ce sont les plus « réformards » des syndicats (UNSA, SNUIPP) qui ont dû s’aligner sur les positions sudistes d’abrogation du décret. Nos interventions lors des réunions publiques et nos propositions d’actions ont été les plus revendicatives pour contrer les coups de force du rectorat. Nous avons aussi proposé un stage pour ne pas être présent-es à la journée de réunion voulue par le rectorat pour la mise en place de l’ARE et nous sommes aujourd’hui les seul-es à reprendre les décisions votées en assemblée de grève à la rentrée. Dans les écoles, cette ligne claire de lutte et de respect des décisions des personnels en lutte a eu du succès et, bien que les AG aient été souvent matraquées par un discours républicain distillé par FO, ce mouvement a permis à Sud éducation de s’affirmer sur Paris dans le premier degré auprès de tous les personnels. Si aujourd’hui, l’intersyndicale se défile et ne respecte pas les derniers votes d’assemblée, c’est bien Sud éducation qui appelle à la grève le mercredi 4 septembre et a posé un préavis pour toute la semaine de la rentrée permettant à de nombreuses écoles encore en lutte de renvoyer massivement des déclarations d’intention de grève et de se mettre en mouvement pour la première semaine de classe où s’appliquera cette réforme. Tout au long de l’année, nos militant-es ont porté la dimension intercatégorielle nécessaire à cette lutte. C’est par nos militant-es que se sont tenues des réunions de luttes avec tous les personnels, c’est notre discours qui a permis de casser le petit jeu de la mairie cherchant à les personnels municipaux et les personnels relevant de l’éducation nationale.

En Seine Saint Denis, après une année plutôt chaotique et divisée, l’intersyndicale 1er et 2nd degré Sud éducation, CGT éduc’action et FSU appelle à la grève le 19 septembre dans le 1er et le 2nd degré, sur la question des moyens dans les écoles, collèges, lycées et lycées professionnels mais aussi pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

En complément de cette lutte de terrain, notre fédération au niveau national et localement, Sud éducation Paris, avec d’autres syndicats parisiens du premier degré et Sud éducation Créteil en Seine Saint Denis, engagent un combat juridique avec des recours sur le fond et en référé contre le ministère et les collectivités locales qui mettent en place le décret Peillon sans même consulter les comités hygiène, sécurité, conditions de travail (CHSCT) et en s’attaquant au statut des personnels. Nous attendons encore à l’heure qu’il est les décisions du TA sur le référé suspension concernant le règlement départemental, entérinant les nouveaux horaires dont la procédure de modification n’a pas été respectée.

A ce stade de la mobilisation, le passage en force de la réforme voit se confirmer les dérives que nous avions dénoncées. Les employeurs (État et CT) accentuent ainsi les pressions hiérarchiques, transforment les promesses de recrutement en vagues de précarisation, ouvrent la porte à la privatisation de services relevant du public : animation et nettoyage notamment. Le projet éducatif départemental territorial ouvre grand la porte à l’entrée des collectivités territoriales sur le champ des prérogatives éducatives nationales et instaure une inégalité inévitable sur le territoire. Les 20 % des communes ayant validé l’ARE seront le théâtre du grand foutoir de cette réforme et nous serons là pour dénoncer les dysfonctionnements à tous les niveaux, nous serons là pour reprendre la mobilisation pour que ce décret soit abrogé et que les 80 % de communes qui ne l’ont pas appliqué soient encore plus nombreuses en 2014.

Sud éducation Créteil et Sud éducation Paris

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Activités Pédagogiqes Complémentaires
Neuilly vs Trifouilly

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 18:00

In NouvelObs

 

Mardi, c'estC03-18 la rentrée. Et pour environ 20% des écoliers, finie la semaine de quatre jours. Cette année, ils travailleront le mercredi matin. La réforme des rythmes scolaires voulue par le mi nistre de l'Éducation nationale Vincent Peillon a fait grincer des dents. Pour notre contributrice, enseignante, les mesures prises ne vont pas assez loin.

 

A propos de la réforme des rythmes scolaires dès 2013 on affirme au ministère de l’Éducation nationale que les communes qui ont opté pour la réforme à la rentrée sont "plutôt bien préparées".

 

"Il y aura forcément des couacs mais, en fin d’année, plus personne n’en parlera et on s’apercevra que les choses tournent", glisse même un proche de Vincent Peillon

 

Des enseignants opposés à la réforme

 

À la lecture du discours de Jean-Marc Ayrault aux recteurs et directeurs académiques des services de l’Éducation Nationale du 22 août, on peut aussi douter des capacités d’écoute du gouvernement. Ainsi peut-on lire cette surprenante déclaration du Premier ministre au sujet de la modification des rythmes scolaires :

 

"Le beau consensus si fortement exprimé il y a quelques mois ne doit pas être oublié…"

 

"Consensus" ? Mais avec qui ? Les communes ? Les parents ? L’Académie de médecine ? Les enseignants ?

 

Rappelons à Monsieur Ayrault que les enseignants du primaire se sont fortement exprimés contre cette réforme en janvier 2013 et surtout lors de la journée de grève nationale du mardi 12 février 2013 avec plus de 60% de grévistes sur l’ensemble du territoire (80% dans mon académie).

 

Il est à craindre que l’année scolaire à venir ressemble à s’y méprendre à la précédente. Pourtant comment refonder réellement l’école sans entendre les acteurs de terrain, sans prendre en compte leur travail et leurs convictions ?

 

Il est urgent que le gouvernement reprenne contact avec la base et pas uniquement par l’intermédiaire des recteurs et Dasen (directeurs académiques des services de l'Éducation nationale), forts éloignés des attentes et réalités du terrain.

 

L'Académie de médecine, pour le samedi travaillé

 

Pour ma part, j’ai décidé de me replonger dans le rapport de l’Académie nationale de médecine adopté le 19 janvier 2010 à propos de l’aménagement du temps scolaire et santé de l’enfant.

 

L’Académie réaffirme le rôle des parents avec l’importance du sommeil pour la bonne santé des enfants :

 

"La bonne santé de l’enfant dépend, entre autre, de la qualité de son sommeil dans sa durée et sa régularité."

 

L’Académie souligne au sujet des rythmes scolaires :

 

"Le rôle néfaste à cet égard de la semaine dite de 4 jours sur la vigilance et les performances des enfants les deux premiers jours de la semaine liées à une désynchronisation liée au week-end prolongé."

 

On peut donc noter que l’Académie de médecine, pour le bien être des enfants, recommande le retour du samedi travaillé.

 

Pourtant, la réforme des rythmes imaginée par Vincent Peillon rend le mercredi matin travaillé obligatoire et le samedi matin dérogatoire !

 

Une réforme trop prudente

 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 17:56

In NouvelObs

 

Des parents de la capitale ont été déstabilisés par les nouvelles activités périscolaires proposées à leurs enfants. Réel bug ou mauvaise foi ?

 

"Il y a eu clairement un déficit d’information, confirme Isabelle Rocca, vice-présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Paris. Les parents qui ont inscrit leurs enfants en juin ou juillet aux activités périscolaires n’ont pas compris qu’on leur redemande de les réinscrire le jour de la rentrée. Ils étaient très nombreux et certains ont passé une heure sur le trottoir…" En effet, selon les premiers chiffres distillés par la Mairie, entre 70 et 85% des enfants parisiens ont opté pour ces  activités facultatives. Pour autant, Isabelle Rocca se montre plutôt clémente avec la mairie : "Ils ont demandé une réinscription pour mieux connaître les effectifs, mais aussi pour des raisons de sécurité : n’aurait-on pas râlé si un enfant s’était retrouvé hors de l’école à 15 heures sans parent pour l’accueillir ? Mieux valait confirmer."

 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 17:39

Malgré l'avis défavorable du Conseil d'état, un décret en date du 2 août fixe les nouveaux taux d'encadrement des animateurs. 

 

I. ― A titre expérimental, pour une durée de trois ans, les taux d'encadrement des accueils de loisirs périscolaires organisés dans le cadre d'un projet éducatif territorial peuvent être réduits par rapport aux taux prévus par l'article R. 227-16 du code de l'action sociale et des familles, sans pouvoir être inférieurs à :
1° Un animateur pour quatorze mineurs âgés de moins de six ans ;
2° Un animateur pour dix-huit mineurs âgés de six ans ou plus.
Par dérogation à l'article R. 227-20 du code de l'action sociale et des familles, les personnes qui participent ponctuellement avec le ou les animateurs à l'encadrement des activités périscolaires sont comprises, pendant le temps où elles y participent effectivement et pour l'application de l'article R. 227-12 du même code, dans le calcul de ces taux d'encadrement.
Par dérogation au 1° du II de l'article R. 227-1 du même code, la durée minimale prévue pour les activités périscolaires par journée de fonctionnement est ramenée à une heure.
II. ― La liste des communes et établissements publics de coopération intercommunale signataires d'un projet éducatif territorial est fixée dans chaque département par arrêté du préfet.
III. ― Sans préjudice des contrôles prévus au II de l'article 1er du présent décret, l'expérimentation peut être interrompue à tout moment par le préfet si les exigences mentionnées ci-dessus ne sont pas respectées, dans les conditions prévues au I de l'article L. 227-11 du code de l'action sociale et des familles.

 

http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027800731&categorieLien=id

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